Articles biomasse et filières vertes

Date: 2018/05/16

Responsabilité des installations subventionnées dans le cadre du fonds chaleur et référentiels pour l'élaboration d'un bilan combustible biomasse


Date: 2018/05/16
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Responsabilité des installations subventionnées dans le cadre du fonds chaleur et référentiels pour l'élaboration d'un bilan combustible biomasse

Responsabilité des installations subventionnées dans le cadre du Fonds chaleur et de leurs fournisseurs.

referentiel_combustibles.pdf (PDF — 711.56 Ko — 16/05/2018)

Date: 2018/05/11

Lutte contre les renouées invasives et valorisation par méthanisation


Date: 2018/05/11
Source: Bioénergies International



Lutte contre les renouées invasives et valorisation par méthanisation

Article paru dans le Bioénergie International n°52 de novembre-décembre 2017

Récolte de rénouée asiatique avec une épareuse et aspirateur sur un VSV Noremat, photo Noremat

L’homme favorise, depuis longtemps, volontairement ou non, l’importation d’espèces végétales exotiques. Certaines d’entre elles s’intègrent très progressivement à la flore locale et contribuent ainsi à la biodiversité des milieux et sont qualifiées d’espèces naturalisées. D’autres par contre deviennent envahissantes quand leur rapide prolifération dans les milieux naturels conduit à des changements significatifs de composition, de structure et de fonctionnement des écosystèmes, on parle alors d’espèces invasives. Les 4 et 5 octobre 2017, le SPIGEst, groupe de travail Synergie plantes invasives Grand Est, accueillait à Laxou près de Nancy plus d’une centaine de personnes lors de son deuxième colloque national sur la gestion des renouées asiatiques invasives. Le SPIGEST est composé sous une forme associative de deux collectivités locales : les villes de Laxou et de Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries alimentaires (ENSAIA, Université de Lorraine), des associations des botanistes lorrains Floraine et des amis de la Chèvre de Lorraine, ainsi que de l’entreprise NOREMAT.

Ayant développé une véritable stratégie de compétition envers les autres espèces locales, les renouées asiatiques, plantes herbacées vivaces originaires de l’Extrême-Orient, sont invasives et constituent de véritables fléaux pour la biodiversité. Les renouées asiatiques se rencontrent en France et en Europe le long des cours d’eau via une dispersion par les akènes (fruit sec à graine unique) ou des morceaux de rhizomes. Ces plantes colonisent également les milieux ouverts dégradés comme les friches industrielles, routières ou ferroviaires, les zones de dépotage et de stockage de terre, par ailleurs leur présence sur les bords de route commence à poser d’importants problèmes de visibilité, impactant la sécurité des usagers.

Deuxième colloque national du SPIGEst les 4 et 5 octobre 201è à Laxou, photo Noremat

Leurs dimensions hors normes, leurs capacités extraordinaires de dissémination et de développement sont ainsi préoccupantes pour les gestionnaires d’infrastructures et les propriétaires de sites envahis. Les enjeux sont aussi économiques puisque l’espèce impacte les infrastructures, le bâtiment et les cultures agricoles. Le ministère français de l’écologie chiffrait à 38 millions d’euros en 2015 les frais de lutte engagés contre les espèces invasives.

Le fauchage, principale méthode d’épuisement des renouées, Bruno Chanudet, NOREMAT

Concrètement, les techniques envisagées doivent épuiser les réserves rhizomiales des renouées, afin de favoriser le retour à un équilibre écologique. Pour ce faire, les équipes de SPIGEst se sont inspirées des actions de lutte menées un peu partout en France, les ont adaptées et ont mesuré leurs effets : arrachage des rhizomes, pâturage, compétition écologique, bâchage et fauchage.

Le fauchage est la pratique la plus courante et des opérateurs de l’entretien des routes ont témoigné à Laxou des contraintes spécifiques à leur territoire. Pour eux, la gestion des renouées asiatiques est primordiale pour en limiter l’impact sur la sécurité routière (visibilité, accès, etc.) et sur les infrastructures.

Récolte de renouée asiatique sur accotement routier avec une épareuse et aspirateur sur un VSV, photo Noremat

65 % des gestionnaires interrogés déclarent utiliser cette méthode, seule ou combinée à d’autres. Des expérimentations de fauchage répété, broyage et collecte des tiges en vue de leur valorisation ont alors été conduites par les membres de SPIGEst, de quoi livrer des résultats précis.

Des massifs maîtrisés : les effets d’un fauchage fréquent, toutes les 5 ou 10 semaines, sont visibles dès la première année. Si, dans un premier temps, la plante réagit au stress en multipliant le nombre de ses tiges (entre 1,2 et 2 fois plus nombreuses que le témoin), leur hauteur et leur diamètre sont ensuite rapidement divisés par deux. À partir de la deuxième année, la densité de tiges réduit drastiquement, traduisant une perte de vivacité. Moins hauts et moins denses, ces massifs sont plus faciles à entretenir.

Invasion d’un accotement routier par une renouée asiatique, photo Noremat

Les opérations de gestion peuvent être menées avec du matériel de fauche traditionnel. Le fauchage répété, avec broyage et collecte limite fortement les nuisances des massifs de renouée qui, de taille inférieure, posent moins de problèmes de visibilité routière, d’accès pour la surveillance, etc.

Une plante affaiblie : au niveau du sol, les tiges sont plus éparses, donc l’accaparement des ressources et les effets allélopathiques (qualifie un végétal, qui inhibe la croissance d’autres organismes en sécrétant des substances chimiques nocives ou toxiques) de la renouée vis-à-vis des autres espèces sont moindres.

Fauche et récolte de renouée asiatique avec une épareuse et aspirateur sur un VSV, photo Noremat

La régularité du fauchage empêche également la production des graines et contraint la renouée à puiser dans ses ressources, sans lui laisser l’opportunité de les reconstituer. Le SPIGEst a quantifié l’affaiblissement de ces ressources en mesurant la teneur en amidon des rhizomes des plantes fauchées. Les quantités y sont deux fois inférieures suite à trois ans de fauche, par rapport aux rhizomes du massif témoin.

Restauration : la régression de la plante permet d’envisager l’implantation d’un couvert végétal compétitif adapté au milieu, afin de recoloniser l’espace. Sur les parcelles d’expérimentation, le semis d’espèces prairiales a été réalisé avec succès lors de la troisième saison de fauchage.

Des risques de dispersion maîtrisés : les travaux ont aussi porté sur les risques de dispersion des fragments de rhizomes, de tiges et de graines lors des opérations de gestion. D’une part, le fauchage régulier empêche la plante de monter en fleurs et de disperser ses graines. D’autre part, le broyage fin opéré lors du fauchage évite tout bouturage des tiges. Enfin, il est impératif de nettoyer les outils de coupe avant le transport pour éviter de disséminer la renouée le long des routes.

La valorisation, Yves Le Roux de l’ENSAIA

Les points de vue opérationnels et scientifiques ont permis d’appréhender les conditions de mise en œuvre des différentes techniques et leur efficacité. Les travaux sur la valorisation des résidus de renouées ont prouvé qu’il est possible de les valoriser (en compostage industriel ou en méthanisation) plutôt que de les éliminer, le tout sans risquer de disséminer la plante.

Suite au fauchage et à la collecte, la valorisation des résidus de la gestion des renouées s’est posée alors que de nombreuses préconisations indiquent une élimination pure et simple. Pourtant, la renouée est capable de générer une quantité importante de biomasse à chaque opération de fauchage (plus de 5 tonnes par hectare), ce qui rend très coûteuse son élimination via les filières déchets.

Plateforme de recherche sur la méthanisation de l’ENSAIA à Vandoeuvre-lès-Nancy

Dès 2014, le SPIGEst a cherché à investiguer les voies de valorisation, garantissant la sécurité des débouchés. D’après les travaux présentés par la société Agrivalor au premier colloque national SPIGEst en juin 2015, le compostage industriel assure une élimination efficace de la plante. En 2016, le SPIGEst a mené des expérimentations de méthanisation, afin de transformer la renouée en biogaz et en amendement.

Les analyses ont révélé le potentiel méthanogène du broyat de tiges de renouées : environ 40 Nm³ de méthane par tonne de matière brute. Si la renouée produit trois fois moins de biogaz que le maïs, c’est tout de même un potentiel non négligeable pour une biomasse réduite à un déchet. En revanche, le digestat est riche en carbone non dégradé et en retournant dans les champs, il devient un atout pour les sols agricoles.

Comparaison du pouvoir méthanogène de différents substrats, source ENSAIA.

Les tests ont aussi montré l’intérêt de pré-traiter la renouée, comme pour les autres plantes ligno-cellulosiques, pour en améliorer la digestibilité et la production de gaz. Un test d’ensilage a par ailleurs montré la faisabilité du stockage de longue durée, pour la gestion de la saisonnalité.

Les expérimentations ont enfin montré que la méthanisation stérilise les akènes fertiles et les rhizomes : après 15 jours dans le digestat, ils ne sont plus en mesure de germer, de quoi rassurer les gestionnaires et les sites de valorisation !

Conclusions

Les différentes interventions ont retranscrit la complexité des milieux rencontrés et la diversité des acteurs concernés. Les bonnes pratiques ne sont pas toujours connues et l’évaluation des travaux déjà réalisés manque.

L’invasion par la Renoué du Japon n’est pas une fatalité, photo Noremat

Pourtant, ces résultats pourraient éclairer les gestionnaires dans leurs choix, en matière de faisabilité technique, de temps et d’investissement, mais aussi rassurer les financeurs publics. Du côté des collectivités, l’inquiétude est en effet bien réelle : sans idée de coût ni d’actions concrètes à engager, la rédaction d’un cahier des charges de marché public s’avère difficile. Cependant, en tant qu’élue ayant pris à bras le corps la gestion des invasives, Laurence Wieser, maire de Laxou, peut affirmer que les difficultés ne sont pas insurmontables. Des solutions peuvent être trouvées, avec les professionnels présents sur le terrain. Ce fut le cas dès 2012 pour la commune de Laxou, co-fondatrice de l’aventure SPIGEst.

Une suite à ces rencontres est envisagée et le SPIGEst travaille en parallèle sur la méthanisation d’autres espèces exotiques envahissantes comme l’Ambroisie, les Séneçons et la Berce du Caucase…

En savoir plus sur spigestinvasives.com et retrouvez notamment l’étude réalisée par l’ENSAIA en 2014-2015 sur la méthanisation des renouées asiatiques.

Contact :

Date: 2018/05/03

Les opérateurs de réseaux d'énergie lancent un service d'open data de données énergétiques


Date: 2018/05/03
Source: Actu-Environnement



Les opérateurs de réseaux d'énergie lancent un service d'open data de données énergétiques

Les opérateurs de réseaux d'énergie lancent un service d'open data de données énergétiques

L'agence des Opérateurs de réseaux d'électricité (ORE), présente son premier service d'open data portant sur les données de consommation d'électricité et de gaz.

ORE est l'association qui regroupe l'ensemble des acteurs français de la distribution d'électricité et de gaz. Le jeu de données qu'elle met en place "permet de visualiser les consommations annuelles d'électricité et de gaz à différentes mailles géographiques sur l'ensemble du territoire français (...) et sur plusieurs années,...

Portail Open Data de l'Agence ORE

Date: 2018/04/24

Energies renouvelables : un tarif d'achat spécifique aux installations agricoles collectives ?


Date: 2018/04/24
Source: Actu-Environnement



Energies renouvelables : un tarif d'achat spécifique aux installations agricoles collectives ?

Lors de l'examen du projet de loi sur l'agriculture, les députés de la commission des Affaires économiques ont adopté un amendement visant à mettre en place "un prix de rachat différentiel de l'électricité produite par méthanisation ou photovoltaïque lorsque les installations sont le fruit d'une démarche collective".

Cette mesure a été adoptée avec l'avis favorable du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert.

Atlas 2018 de 1408 sites de production et transformation de biogaz, dont séchoirs


Date: 2018/04/24
Source: Bioénergies International



Atlas 2018 de 1408 sites de production et transformation de biogaz, dont séchoirs

Atlas paru dans le Bioénergie International n°53 de janvier-février 2018

Atlas biogaz 2018 Bioénergie International. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

L’atlas 2018 Bioénergie International des sites de production et de transformation de biogaz comporte 1408 installations réparties dans le Francophonie, dont 220 références supplémentaires par rapport à l’an passé sur la France. Sur la carte deux couleurs permettent de distinguer les installations de type épuration ou industrielles en bleu, des unités agricoles ou territoriales en rouge.

Une nouveauté fait son apparition sur l’atlas 2018 : les sites en cogénération équipés d’un séchoir pour la valorisation de la chaleur sont signalés en gras dans les tableaux et par un point jaune sur la carte.

L’atlas recense 889 installations agricoles, dont 820 en France, 30 en Suisse francophone, 22 en Belgique francophone, 11 au Luxembourg, 5 au Canada francophone et 1 au Cameroun. Parmi ceux-ci, 600 seront en service en France d’ici la fin de l’année 2018.

Les installations sur sites industriels, stations d’épuration et décharges sont au nombre de 437 en France, 29 en Belgique francophone, 25 au Canada francophone, 10 au Maroc, 8 en Suisse francophone, 4 en Tunisie, 4 sur l’île Maurice et 2 au Luxembourg.

La France compte 186 sites de production de biométhane et 932 sites en cogénération (486 en service à fin 2018 et 146,9 MWé installés. Les autres installations valorisent le biogaz à l’aide de chaudières.

 

Les données sont classées par département pour la France, et par pays pour le reste de la Francophonie. Les abréviations utilisées pour distinguer le type des installations sont les suivantes : AGRicole, TERritorial, CET pour centre d’enfouissement technique, STEP pour station d’épuration, et OM pour les sites de valorisation des ordures ménagères par tri-mécano biologique et autres procédés.

Précisons enfin une chose importante quant à l’exhaustivité : nous enrichissons nos bases de données au fil de l’eau et la carte est simplement une photographie de ces bases à une date donnée. Aussi nous invitons les représentants des installations manquantes, et tous ceux dont les informations ne seraient pas totalement exactes, de nous faire passer leurs précisions pour l’édition 2019 à fbornschein@bioenergie-promotion.fr.

François Bornschein

 

Date: 2018/04/20

Données pour la planification énergétique territoriale


Date: 2018/04/20
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Données pour la planification énergétique territoriale

L'état des lieux des données de planification énergétique territoriale est un projet ayant pour objectif la création d'un catalogue opérationnel des données de planification énergétique, à destination des collectivités territoriales en charge d'un exercice de planification.

Il s'insère dans différents accompagnements de l'ADEME sur cette thématique (club STEP, réseaux d'acteurs...). Le catalogue des données s'accompagne d'une carte mentale illustrative (télécharger le logiciel libre Xmind afin de la visualiser) et d'une plaquette explicative.

Date: 2018/04/03

L'hydrogène dans la transition énergétique


Date: 2018/04/03
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



L'hydrogène dans la transition énergétique

Les développements technologiques et les expérimentations menées ces dernières années dans le domaine de l'hydrogène permettent d'affirmer que ce vecteur apportera des contributions majeures à la transition énergétique et écologique :

  • Des solutions de flexibilité et d'optimisation aux réseaux énergétiques dans le cadre d'un mix électrique futur associant fortement les sources renouvelables ;
  • De nouvelles perspectives pour l'autoconsommation à l'échelle d'un bâtiment, d'un ilot ou d'un village grâce au stockage permis par les technologies hydrogène ;
  • Des solutions nouvelles pour l'électromobilité grâce à l'hydrogène embarqué.

Enfin, l'industrie emploie actuellement plus de 900000 tonnes d'hydrogène par an, produit à partir de combustibles fossiles, ce qui représente 7,5% des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie française. L'enjeu est d'améliorer les procédés et de substituer, lorsque cela est possible, des ressources renouvelables aux ressources d'hydrogène fossiles.

fiche-technique_hydrogene_dans_la_te_avril2018_2.pdf (PDF — 777.76 Ko — 03/04/2018)

Date: 2018/03/30

Valorisation des déchets verts et bois-énergie dans le Golfe de Saint-Tropez


Date: 2018/03/30
Source: Bioénergies International



Valorisation des déchets verts et bois-énergie dans le Golfe de Saint-Tropez

La ligne de criblage à trois fractions à poste fixe TERRA SELECT T5 E avec à droite le système d’aspiration des plastiques, photo Frédéric Douard

La Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez a été créée le 1er janvier 2013 en lieu et place de l’ancien SIVOM du Pays des Maures et du golfe de Saint-Tropez. La collecte et la gestion des déchets figurent parmi ses compétences, de même que la protection de l’environnement et le débroussaillement pour limiter les risques d’incendies. C’est dans ce cadre que la collectivité gère l’Écopôle du Maravéou sur un terrain de 2,5 ha mis à disposition par la commune de La Mole. Créé en 2004, ce pôle traite les déchets verts, produit du compost normé pour l’agriculture biologique et du bois-énergie depuis 2008.

La fraction ligneuse des déchets verts

Par ses propres moyens logistiques, la collectivité centralise sur l’Ecopôle les déchets déposés dans les dix déchetteries de son territoire. En 2016, ce sont ainsi plus de 16 000 tonnes de déchets verts qui ont ainsi pu être valorisées. Cinq agents assurent le fonctionnement de la plateforme.

Camions de collecte des déchets verts de la Communauté de Communes, photo Frédéric Douard

Les déchets verts passent dans un broyeur dès leur arrivée sur la plateforme et le broyat est ensuite criblé pour séparer la partie fine destinée au compostage et au paillage agricole, de la partie ligneuse destinée à l’énergie.

Au premier plan la fraction fine sortant du tambour pour le compostage, et à droite un chargeur en train de prélever la partie bois-énergie sous le crible à étoiles, photo Frédéric Douard

Pour réaliser cette opération, la collectivité a engagé des investissements importants avec notamment durant l’été 2016 la mise en place par la société VERCOM d’une ligne de criblage électrique à poste fixe.

Sylvain Brehm, VERCOM à gauche et Sinon Beaujon, Ecopôle, devant le combustible destiné à la centrale de Brignoles, photo Frédéric Douard

Pour le débouché énergie, la partie ligneuse, riche en eau et en minéraux, est mélangée à du broyat de palette produit également sur la plateforme à partir des DIB collectés par la collectivité. Les palettes sont broyées et criblées sur l’Ecopôle et disposent aujourd’hui d’un seul débouché : la centrale Sylvania à Brignoles. Pour cette dernière, le broyat de palettes est additionné à la fraction ligneuse des déchets verts, dans une proportion égale, ce qui permet d’obtenir un combustible équilibré en humidité et en taux de cendres ; 1500 tonnes y sont ainsi livrées par an.

Gros plan sur la fraction ligneuse extraite des déchets verts broyés à La Mole par la ligne TERRA SELECT T5, photo Frédéric Douard

Gros plan sur la ligne de criblage des déchets verts broyés

La ligne vendue et installée par la société VERCOM est composée d’un crible rotatif, d’une table à étoiles, d’une table à rebond, d’un déferrailleur et d’une soufflerie à plastiques mous.

Gros plan sur la table à étoiles de la ligne TERRA SELECT T5 de La Mole, photo Frédéric Douard

Le crible à tambour TERRA SELECT T5 est conçu pour le criblage du compost, du bois-énergie, des déchets verts broyés et de la terre végétale. Il possède une trémie d’alimentation à tapis de 5 m³. Sa bande crantée évite de se décentrer et de patiner. Son tambour, d’un diamètre de 2 m, a une surface effective de criblage de 25 m².

La ligne de criblage à trois fractions à poste fixe TERRA SELECT T5 E à La Mole, photo F. Douard

Parmi les options disponibles dans l’offre TERRA SELECT, les gestionnaires de l’Ecopôle ont choisi de doter leur ligne d’un tapis balistique pour ôter les pierres, d’une poulie magnétique pour ôter les métaux ferreux, d’un séparateur aéraulique pour ôter les plastiques légers et enfin d’une table à étoiles pour sortir une troisième fraction. Le tambour permet de prélever en tête de ligne la fraction fine de 0 à 30 mm (50 % du volume), et la table à étoiles en fin de ligne permet de sélectionner les produits de 30 à 150 mm pour l’énergie (40 % du volume). Les surlongueurs sont repassées au broyeur.

Gros plan sur les plastiques extraits des déchets verts broyés à La Mole par la ligne TERRA SELECT T5, photo Frédéric Douard

Tous les convoyeurs font un mètre de largeur et leurs châssis sont galvanisés. De plus, la vitesse des bandes sous tambour et de refus est réglable en continu. La ligne a une capacité de traitement de 70 à 80 m³ de matière à l’heure. Elle travaille silencieusement et présente une très bonne accessibilité pour toutes les opérations de maintenance et d’entretien.

Séparateur de métaux ferreux sur la ligne de criblage TERRA SELECT T5, photo Frédéric Douard

Sur la plateforme de La Mole, la collectivité a fait le choix d’un entraînement 100 % électrique de 65 kW, ce qui permet de réduire fortement le travail de maintenance et ce qui est très économique en termes d’énergie consommée par rapport à une version thermique. Le premier bilan d’exploitation montre un prix de fonctionnement de 3 à 4 €/tonne, manutention au chargeur comprise.

La plaquette forestière

Parallèlement à la gestion des déchets, la Communauté de communes s’est engagée dans une politique de développement de la filière bois-énergie sur son territoire. Ainsi, l’Ecopôle de La Mole héberge-t-il aussi une plateforme dédiée à la production de plaquette forestière fine, calibrée et sèche pour les petites chaufferies collectives (P16 et P31,5 – M30).

La plateforme des plaquettes forestières à La Mole, photo Frédéric Douard

Cette plateforme de 4500 m² accueille des stocks de bois rond sur 2000 m² bitumé et dispose d’un hangar de séchage et de stockage de plaquettes de 400 m² pouvant contenir 1200 m³. Initialement mise en place par la collectivité, cette activité a vu sa gestion confiée à l’association Maures Bois Énergie depuis le premier janvier 2017.

Si la production de plaquettes forestières alimente aujourd’hui une bonne quinzaine de chaufferies dans le département, l’objectif est d’arriver à 4000 tonnes de production annuelle. Notons enfin qu’une partie de ce combustible haut de gamme est livrée par un caisson souffleur TRANSMANUT, ce qui permet aux porteurs de projets de faire des économies de génie civil lors de la conception et de la construction de leurs chaufferies, en permettant de valoriser des locaux existants.

Le caisson souffleur de plaquettes TRANSMANUT, photo Maures Bois Energie

Contacts :

Frédéric Douard, en reportage à La Mole – Golfe de Saint-Tropez

Énergies renouvelables : un enjeu pour l'agriculture


Date: 2018/03/30
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Cette infographie présente les chiffres clés, contributions et opportunités des énergies renouvelables pour les exploitations agricoles.

ademe_le_mag_114_faits_et_chiffres.pdf (PDF — 542.56 Ko — 30/03/2018)

Date: 2018/03/13

Biogaz : 2 TWh d'électricité ont été produits en 2017


Date: 2018/03/13
Source: Actu-Environnement



Biogaz : 2 TWh d'électricité ont été produits en 2017

La dynamique du biogaz se poursuit en France.

En 2017, 72 nouvelles installations, représentant une puissance de 40 mégawatts (MW), ont complété le parc de production d'électricité à partir de biogaz. Le rythme est plus élevé qu'en 2016 qui comptabilisait 32 MW de raccordements.

La production d'électricité s'est élevée à 1,9 terrawattheure (TWh) sur l'année 2017, en hausse de 4% par rapport à 2016, grâce aux 548 installations totales (423 MW).

C'est le bilan que dresse le ministère de la Transition écologique dans le tableau de bord du biogaz pour la production d'électricité du quatrième trimestre 2017, publié le 28 février 2018.

Par ailleurs, "70 MW étaient en file d'attente fin 2017", précise le ministère.

Biométhane : 44 installations injectent dans les réseaux de gaz naturel


Date: 2018/03/13
Source: Actu-Environnement



Biométhane : 44 installations injectent dans les réseaux de gaz naturel

En 2017, 18 nouvelles installations ont injecté du biométhane dans les réseaux de gaz naturel, après production et épuration de biogaz, selon le tableau de bord du biométhane injecté dans les réseaux de gaz publié par le ministère de la Transition écologique. Les raccordements sont deux fois plus élevés qu'en 2016. Après un troisième trimestre moins dynamique, l'injection a accéléré sa progression au quatrième trimestre.

Cela amène à 44 le nombre total d'installations pour une capacité maximale de production de 696 GWh/an. "Sur l'ensemble de l'année, la production a atteint 406 gigawattheures (GWh), contre 125 GWh en 2016", indique le ministère. Par ailleurs, une puissance de 7.958 GWh/an de 361 projets était en file d'attente au 31 décembre 2017.

Trois régions, Grand Est, Hauts-de-France et Ile-de-France, concentrent 50% des capacités installées au 31 décembre 2017 et 54% des injections sur l'année.

Date: 2018/03/12

[VIDEO] De la vigne pour alimenter les centrales biomasse ?


Date: 2018/03/12
Source: Actu-Environnement



[VIDEO] De la vigne pour alimenter les centrales biomasse ?

Chaque année, de nombreux ceps de vignes sont arrachés, plus assez productifs ou contaminés par des maladies. Un gisement significatif de bois qui pourrait être brûlé pour produire de la chaleur voire de l'électricité. Reportage vidéo dans le Vaucluse.

Sur une parcelle expérimentale de quatre hectares, des milliers de ceps de vignes ont été arrachés, puis réduits en fragments grâce à une broyeuse et un cribleur. Une parcelle assez grande pour optimiser le coût de déplacement de ces engins. Le but : valoriser les déchets verts au lieu de les brûler à l'air libre, comme c'est le cas généralement, ce qui participe à la pollution atmosphérique. "Aujourd'hui, les agriculteurs ont encore le droit de le faire mais mieux vaut anticiper une future interdiction en pensant dès maintenant à une méthode alternative pour se débarrasser de ces déchets verts et de façon économiquement viable", précise Gérard Gazeau, chargé de mission à la chambre d'agriculture du Vaucluse.

Alimenter la centrale biomasse de Gardanne

Une expérimentation menée conjointement avec Uniper, l'énergéticien qui gère notamment la plus grande centrale biomasse de France, à Gardanne. Cette dernière doit brûler 800.000 tonnes de bois par an pour produire de l'électricité. Mais ce n'est pas si facile de trouver autant de bois dans un périmètre local, en particulier en région PACA. Du coup, aujourd'hui 50% de son bois provient de l'étranger et pour le reste, l'entreprise doit diversifier son approvisionnement : "La moitié en provenance de ressources forestières, sur un rayon très large de 17 départements autour de l'usine, et une autre moitié de bois de fin de vie, des déchets issues de déchetteries ou de pratiques agricoles", explique Gilles Martinez, ingénieur forestier chez Uniper.

Selon Uniper, le gisement de déchets verts en provenance des activités agricoles serait considérable "en PACA, il y aurait plusieurs centaines de milliers de tonnes par an". Reste à les mobiliser, ce qui n'est pas une mince affaire, on retrouve les mêmes difficultés qu'en exploitation forestière : morcellement des parcelles, acces parfois difficile… De plus, pour faire changer les pratiques agricoles, il faudra soit une interdiction règlementaire ou bien inciter les agriculteurs en achetant ce bois à un tarif attractif. Cette première expérience devrait néanmoins permettre d'éclaircir un certain nombre de points notamment sur les coûts de fabrication du combustible

Les gaz renouvelables, mieux que le tout électrique pour réussir la transition énergétique


Date: 2018/03/12
Source: Bioénergies International



Les gaz renouvelables, mieux que le tout électrique pour réussir la transition énergétique

Editorial du Bioénergie International n°54 de mars-avril 2018

Selon une étude publiée le 22 février 2018 par le consortium Gas for Climate, les gaz renouvelables pourraient jouer un rôle prépondérant en Europe pour parvenir à des émissions de gaz à effet de serre nulles d’ici 2050 et atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Un tournant idéologique dans la transition énergétique : la fin du tout électrique renouvelable

Le rapport montre qu’il est possible d’augmenter la production de gaz renouvelables (biométhane et hydrogène renouvelable) d’ici 2050 de plus de 120 milliards de mètres cubes par an. Le potentiel de biométhane est fondé sur un scénario conservateur d’utilisation durable de la biomasse en Europe.

Selon le rapport, si un quart de la demande actuelle de gaz était couverte par la production de gaz d’origine renouvelable d’ici 2050, en utilisant les infrastructures gazières existantes, l’Union européenne économiserait même 140 milliards d’euros chaque année, en comparaison avec un scénario fondé sur une électrification totale. Ces économies seraient principalement réalisées par la limitation des pics de demande d’électricité, et donc des besoins d’investissement dans les capacités de production de pointe et dans la construction de nouvelles infrastructures nécessaires pour gérer ces capacités.

Retour à un paradigme de réalité : la biomasse et le gaz renouvelable, vecteurs les moins chers pour stocker l’énergie renouvelable

L’arrivée de la solution globale du gaz renouvelable, aux côtés d’une filière bioénergie représentant déjà plus de 63 % des énergies renouvelables en Europe, est une véritable bombe politique qui remet en place le dogme électrique (tout PV et éolien), les velléités hégémoniques des électriciens depuis des décennies sur les renouvelables et l’idée comme quoi la transition énergétique sera forcément électrique et coûteuse !

Le gaz renouvelable est un vecteur qui fait la synthèse entre les sources d’énergie solides, gazeuses et électriques renouvelables ! Fini l’impérieuse nécessité de batteries polluantes et coûteuses pour le stockage d’électricité, la solution est bien plus simple : produire du gaz stockable à partir de la biomasse (par méthanisation ou gazéification) ou à partir de l’électricité renouvelable excédentaire par l’électrolyse de l’eau. L’électrolyse met à disposition de l’hydrogène pour alimenter les piles à combustible des futurs véhicules électriques par exemple, ou pour produire du méthane en recyclant au passage le CO2 émis par la combustion.

Des filières plus économiques et plus sûres que le réseau électrique seul

La filière gaz renouvelable, tout comme la filière bioénergie, permet d’envisager une production massive d’énergie à bas coût sur la base des infrastructures actuelles, tant en transport, en stockage qu’en génération de l’énergie.

Du côté de la sûreté énergétique, quoi de plus facile aujourd’hui (terrorisme ou catastrophes « naturelles ») que de faire disjoncter n’importe quelle région ou pays dont le système n’est basé que sur un réseau électrique centralisé et en équilibre instable permanent ? À côté de cela, les applications thermiques directes et les productions électriques thermiques sont autonomes, décentralisées, en équilibre stable et donc globalement beaucoup plus difficiles à déstabiliser.

La montée à venir du gaz renouvelable, et la reconnaissance de la dimension stratégique des biomasses en termes de stockage, de disponibilité et de sûreté est une véritable révolution culturelle, alors que depuis 30 ans en matière d’énergie renouvelable, on ne jurait que par l’électricité !

L’étude est disponible en anglais sur le site www.gasforclimate2050.eu

Date: 2018/03/07

[JEC 2018] Du végétal dans les composites


Date: 2018/03/07
Source: Usine Nouvelle



[JEC 2018] Du végétal dans les composites

Le JEC World réunit à Paris-Villepinte toute l'industrie mondiale des composites du 6 au 8 mars. Dans l'automobile, pour réduire le coût des grandes pièces en composites, les constructeurs s’intéressent aux agro-composites et à la fibre de carbone low cost.

[JEC 2018] Du végétal dans les composites

© L’américain Hexcel fournit à Airbus de la fibre de carbone depuis près de trente ans.

Parmi les innovations à suivre, la production de fibre carbone à moindre coût.

Date: 2018/03/05

Les énergies renouvelables et de récupération


Date: 2018/03/05
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Les énergies renouvelables et de récupération

Cette infographie présente la part des énergies renouvelables et de récupération dans la consommation énergétique française et dans le mix énergétique français à échéance 2035 puis 2050 selon les Visions énergie-climat de l'ADEME. Le bénéfice environnemental et climatique ainsi que l'opportunité économique qu'elles représentent sont également exposés.

DOCUMENTS À TÉLÉCHARGER

Date: 2018/03/04

Le top 1000 des chaufferies à biomasse solide de la Francophonie


Date: 2018/03/04
Source: Bioénergies International



Le top 1000 des chaufferies à biomasse solide de la Francophonie

Atlas paru dans le Bioénergie International n°52 de novembre-décembre 2017

Atlas Bioénergie-international 2017 des chaufferies à biomasse.

Cet atlas Bioénergie International 2017 présente les chaufferies collectives, industrielles ou agricoles d’au moins 1100 kW fonctionnant à la biomasse solide et réputées en fonctionnement dans la francophonie. D’année en année ce seuil de puissance évolue afin de toujours vous présenter les 1000 chaufferies les plus puissantes que nous avons pu répertorié.

Résultats 2017 : 885 chaufferies en France et 176 dans les autres pays francophones.

En termes de puissance, l’atlas recense 1031 installations représentant 2396 MW thermiques.

Les chaufferies collectives sont au nombre de 536 et représentent 46,3 % de la puissance totale (1109 MW). Au niveau de l’industrie, l’atlas compte 414 installations pour 42,5 % de la puissance totale (1019 MW). Enfin, le secteur agricole, avec quelques 111 chaufferies représente 11,2 % de la puissance totale répertoriée ici
(268 MW).

Les données sont classées par département pour la France, et par pays pour la francophonie. Les lettres AGR, IND et CT indiquent respectivement si la chaufferie est de type agricole, industriel ou collectif et tertiaire. La mention de la marque de la chaudière et des équipements installés figure également le plus souvent (83,7 % des sites mentionnés sont renseignés).

Enfin, nous enrichissons les données sur base de nos enquêtes et de vos retours. Aussi nous invitons les représentants des installations manquantes, et tous ceux dont les informations ne seraient pas totalement exactes, de nous faire passer les informations pour l’édition 2018 à fbornschein@bioenergiepromotion.

Date: 2018/02/28

Les lauréats de l’appel d’offres CRE 5-2 cogénération biomasse enfin dévoilés


Date: 2018/02/28
Source: Bioénergies International



Les lauréats de l’appel d’offres CRE 5-2 cogénération biomasse enfin dévoilés

Conformément aux objectifs d’accélération du développement des énergies renouvelables rappelés lors du Sommet sur le Climat « One Planet Summit », Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, vient de désigner les 11 lauréats de l’appel d’offres CRE 5, année 2, pour développer des installations de production d’électricité à partir de biomasse, pour un volume de 52,9 MWé.

« La France a voté en décembre dernier une loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures sur tout notre territoire. En parallèle, notre pays doit monter en puissance sur le développement des énergies renouvelables pour répondre aux objectifs fixés dans le Plan climat. Les projets annoncés aujourd’hui répondent à cette ambition de soutenir des filières créatrices d’emplois » déclare Nicolas Hulot.

Lancé en février 2016, pour un volume total de 180 MWé, l’appel d’offres dit CRE 5 pour les installations biomasse énergie comporte trois périodes de candidature, réparties sur trois ans, et repose sur le nouveau dispositif de soutien, le complément de rémunération. Cet appel d’offres porte sur  un volume annuel de 50 MW de nouvelles installations « bois-énergie » de plus de 300 kW et de 10 MW pour de nouvelles installations de méthanisation de plus de 500 kW.

Pour cette deuxième tranche, 45 dossiers de candidature ont été reçus, pour une puissance cumulée de 176,8 MWé. Tous les dossiers transmis étaient complets et la CRE les a instruits en fonction du prix de vente de l’électricité proposée, de la qualité de l’approvisionnement, de l’efficacité énergétique et de la performance en matière de qualité de l’air.

Sur cette base, Nicolas Hulot désigne 11 projets lauréats : 9 projets pour le lot bois-énergie et 2 projets de méthanisation

Les installations des lauréats seront soutenues par un complément de rémunération garanti pendant 20 ans. Elles produiront de l’électricité renouvelable pour un volume total de 400 GWh par an et de la chaleur renouvelable à hauteur de 1 000 GWh par an.

Le projet porté par la société PV BAISSES à Villelaure (Vaucluse) est le deuxième projet « bois-énergie » qui bénéficiera du bonus mis en place en 2016 afin de soutenir les structures ayant recours à l’investissement participatif.

Cette année, le tarif moyen, pondéré par la puissance des installations des lauréats pour les installations « bois-énergie » de moins de 3 MW est égal à 137 €/MWh. Il est inférieur au tarif des lauréats de la tranche précédente, dans la même catégorie, qui était égal à 149 €/MWh.

Pour l’ensemble des lauréats, le tarif moyen, pondéré par la puissance des installations de tous les lauréats est de 122,50 €/MWh. Ce tarif est égal au tarif moyen pondéré par la puissance des installations des lauréats de la première période.

Une troisième période de candidature sera ouverte du 29 juin au 31 août 2018.

Liste des projets retenus cette année 

Installations bois-énergie de moins de 3 MW  

Projets lauréats

Région

Commune

Puissance allouée (MW)

PERENIA

Provence Alpes Côte d’Azur

Clans

1,2

NEOWAT

Normandie

Longueville sur Scie

1,2

COMBRAILLE BOIS ENERGIE (COBE)

Nouvelle Aquitaine

La Souterraine

2,5

BIOMASSE 45

Centre Val de Loire

Nogent sur Vernisson

1,18

BIOMASSE 31

Occitanie

Gratens

1,18

BIOMASSE 18

Centre Val de Loire

Lury sur Arnon

1,18

CAMPUS SAG Sud Luberon

Provence Alpes Côte d’Azur

Villelaure

1

Installations bois énergie de plus de 3 MW

Projets lauréats

Région

Commune

Puissance allouée (MW)

BIO-Watt

Provence Alpes Côte d’Azur

Tarascon

25

BiotricityMaubourguet

Occitanie

Maubourguet

15,98

Installations de méthanisation

Projets lauréats

Région

Commune

Puissance allouée (MW)

Méthanisation à la ferme de Goasmin

Bretagne

Plusquellec

0,51

MEDOC ENERGIES 2

Nouvelle Aquitaine

Hourtin

0,79

Date: 2018/02/27

Le biométhane de deuxième génération, des enjeux méconnus


Date: 2018/02/27
Source: Bioénergies International



Le biométhane de deuxième génération, des enjeux méconnus

Le bilan énergétique du biométhane 2Gr

A l’occasion du salon Biogaz Europe 2018, Olivier Guerrini de la Direction Recherche et Technologies, Key Program Biogas d’ENGIE, répond aux questions de Jeremy HUGUES-dit-Ciles sur la synthèse de la conférence “Le Biométhane de 2ème Génération : Enjeux et perspectives industrielles” donnée le 8 février 2018 sur le salon à Nantes.

Le domaine concerne la production de méthane à partir de la pyrolyse-gazéification de biomasses solides, un travail dont le club pyro-gazéification est l’animateur professionnel.

Pour en savoir plus sur cette filière : www.clubpyrogazeification.org

Valoriser les bois de vignes et vergers en chaudière au lieu de les brûler à l’air libre


Date: 2018/02/27
Source: Bioénergies International



Valoriser les bois de vignes et vergers en chaudière au lieu de les brûler à l’air libre

Démonstration de broyage des ceps de vigne par les Ets Gordo, photo Uniper

L’énergéticien Uniper et la Chambre d’agriculture de Vaucluse se sont associés le 23 février 2018 pour réaliser un chantier pilote de valorisation énergétique et agricole de 4 ha de vignes dans le Luberon, en alternative au brûlage à l’air libre. En soutien avec l’ADEME et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce projet s’inscrit dans le cadre du Lab’Forêt d’Uniper, programme d’expérimentation visant à structurer la filière bois locale et à assurer un approvisionnement durable de sa centrale biomasse à Gardanne. Gordo SARL, spécialisé dans les travaux agricoles et terrassements en région PACA et basé à Robion, a mis en oeuvre ce chantier. Une solution pour la gestion des déchets verts agricoles placée sous l’angle de la transition énergétique et de l’économie circulaire.

Agriculture et énergie : des voies de valorisation complémentaires

En répondant à l’appel à projet de l’ADEME pour la prévention dans le cadre du brûlage agricole, la Chambre d’agriculture de Vaucluse a fait le choix, suite à une interrogation d’élus agricoles du Groupement de Développement Agricole Sud Luberon, de se positionner sur la valorisation énergétique des souches de vigne et le stockage de carbone dans le sol. Ce sont 4 ha du vignoble de Cadenet qui ont ainsi été arrachés et broyés.

Matthieu Raby, directeur de Gordo SARL complète “La fraction fine sert à faire de la terre végétale pour enrichir les sols et stocker le carbone, tandis que les grosses fractions vont approvisionner la centrale biomasse de Gardanne pour produire de l’énergie”.

Les objectifs de ce chantier pilote étaient d’analyser le potentiel fertilisant des terres végétales et le potentiel énergétique des plaquettes, d’évaluer la rentabilité économique et réaliser un bilan énergie/gaz à effet de serre de l’opération.

Arrachage de vieux ceps de vigne au Cadenet, photo Uniper

Une alternative au brûlage à l’air libre

Comme le département voisin des Bouches-du-Rhône, le Vaucluse est confronté à une problématique de qualité de l’air avec un Plan de Protection de l’Atmosphère approuvé en 2014 sur 22 communes de la région avignonnaise.

La valorisation énergétique de la biomasse agricole est une alternative au brûlage à l’air libre. Elle apportent une solution aux agriculteurs de notre territoire qui sont confrontés à la difficulté d’évacuer ces déchets issus de la viticulture, mais également de l’arboriculture” précise Gérard Gazeau, chargé de mission agro-environnement à la Chambre d’agriculture. “

Ces résidus de cultures correspondent aux tailles et aux arrachages des arbres des vergers ou vignobles qui doivent être renouvelés tous les 30 ans.

Une économie locale méditerranéenne diversifiée et vertueuse

Cette voie de valorisation constitue une réelle opportunité pour la région PACA dont près du 1/3 des exploitations agricoles est spécialisé en viticulture.

C’est ce que confirme Matthieu Raby : “Nous avons développé la prestation d’arrachage, unique dans le Vaucluse, et c’est grâce au débouché de la centrale biomasse que nous avons pu voir plus loin en développant le bois-énergie, nous permettant de répondre à notre ambition première : l’économie circulaire et les circuits courts. Toute la vigne est valorisée, de la souche jusqu’à la petite branche.

Date: 2018/02/23

L’agriculture produit 20% des énergies renouvelables françaises, soit 4,5 Mtep


Date: 2018/02/23
Source: Bioénergies International



L’agriculture produit 20% des énergies renouvelables françaises, soit 4,5 Mtep

Chaufferie bois et méthanisation au Gaec des Friches à Saint-Nicolas-du-Tertre dans le Morbihan, photo Frédéric Douard

L’Ademe dévoilé Le 22 février 2018 une étude inédite qui conforte la place de l’agriculture au cœur du développement des énergies renouvelables. L’agriculture produit aujourd’hui autant d’énergies renouvelables qu’elle consomme d’énergies conventionnelles. Les énergies renouvelables sont aussi une source importante de revenus pour les agriculteurs, pouvant dans certains cas générer jusqu’à 15000€ annuels de revenus complémentaires.

Pour Nicolas Hulot, Ministre d’Etat, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire « cette étude prouve une nouvelle fois que la transition énergétique est une réalité et une opportunité pour les agriculteurs. Les énergies renouvelables, c’est de l’emploi dans les territoires, c’est un revenu complémentaire pour les agriculteurs, c’est un plus pour la planète. Avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie, nous allons encore accélérer et faire en sorte que chaque agriculteur qui le souhaite puisse s’engager pour le solaire, l’éolien, ou le biogaz ».

Le secteur agricole, un important producteur d’énergies renouvelables

En 2015, le monde agricole a contribué à la production de 20% des EnR nationales. Avec 4,5 Millions de Tonnes Equivalent Pétrole (Mtep), les exploitations agricoles participent autant à la production d’EnR qu’elles consomment d’énergie non renouvelable.

Cette contribution des exploitations agricoles à la transition énergétique prend plusieurs formes :
• L’autoconsommation de chaleur et d’électricité pour réduire la facture énergétique de l’exploitation (géothermie, solaire thermique, photovoltaïque, méthanisation);
• La production et la vente de biomasse pour la production d’énergies renouvelables (cultures pour les biocarburants et la méthanisation, bois pour la chaleur) ;
• La vente d’électricité ou gaz directement sur les réseaux (photovoltaïque, méthanisation) ;
• La mise à disposition de surface pour les installations de panneaux solaires ou d’éoliennes.

Selon les estimations de l’étude, en 2015 plus de 50 000 exploitations agricoles (soit 15% des exploitations) participent déjà à la production d’EnR de manière significative. L’étude estime que cette contribution pourrait être multipliée par 2 à l’horizon 2030 et pourrait atteindre 15,8 Mtep en 2050, grâce au développement de la méthanisation, du photovoltaïque et de l’éolien notamment.

Les EnR : un plus pour le revenu des agriculteurs

Selon l’étude, en 2015 la contribution du secteur agricole à la production d’EnR représente un chiffre d’affaire d’1,4 milliard d’euros soit l’équivalent de 2% du chiffre d’affaires de l’agriculture française.
Ce chiffre d’affaires est essentiellement porté par les biocarburants, pour 1 milliard d’euros, suivi du photovoltaïque, pour 109 millions d’euros, de la méthanisation et de la biomasse chaleur, pour respectivement 88 et 85 millions d’euros et, dans une moindre mesure, 34 M€ pour la mise à disposition d’espace permettant l’installation d’éoliennes.

Ces chiffres, encore limités au regard du potentiel de l’ensemble du secteur agricole, génèrent néanmoins un impact significatif pour les agriculteurs engagés dans ces projets : le développement des EnR contribue à diversifier leur revenu, pour des montants pouvant aller de quelques milliers d’euros de réduction de leur facture énergétique à plus de 15 000 € de revenus complémentaires. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le revenu agricole moyen en 2015, évalué à 25 400 € pour l’ensemble des filières.

L’étude a identifié plus d’une cinquantaine d’opportunités offertes aux agriculteurs selon leur filière, les caractéristiques de leur exploitation, leurs possibilités d’investissements financiers ou leur volonté d’implication dans la gouvernance des projets.

Pour en savoir plus, télécharger l’étude : Agriculture et EnR : contributions et opportunités pour les exploitations agricoles

Date: 2018/02/22

Les 25 propositions de la FNCCR pour développer la méthanisation en France


Date: 2018/02/22
Source: Bioénergies International



Les 25 propositions de la FNCCR pour développer la méthanisation en France

Les deux gazomètres, les trois digesteurs et les trois décanteurs d’Ovilléo, la grande STEP de la métropole lilloise, photo Frédéric Douard

La méthanisation s’installe progressivement dans le paysage énergétique français mais les projets souvent complexes et coûteux peinent à émerger. Or, la France s’est fixé un objectif de 10 % de la consommation de gaz en 2030 à partir de biométhane, soit une production annuelle de 30 TWh. D’autres scénarios (Ademe, GRDF, GRTgaz) envisagent même 100% de gaz renouvelable en 2050. Il est donc urgent de donner des garanties à la filière.

Aujourd’hui, la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR) formule 25 propositions articulées en trois axes :

1 – Le développement du biométhane comme carburant

  • Création de stations GNV (puis rapidement bioGNV) ;

  • Aides à la mutation des flottes en mesure d’utiliser ce carburant ;

  • Mise en place d’un PIA (plan d’investissement d’avenir) accompagnant le développement des stations d’avitaillement…

2 – La réévaluation des niveaux d’accompagnement de la filière d’injection dans le réseau gaz

  • Facilitation de l’injection dans le réseau par une visibilité accrue du mécanisme de soutien

  • Constitution d’un fonds de garantie pour l’accompagnement financier des projets

  • Expérimentation du rebours (vers le réseau de transport)…

3 – L’essor de la méthanisation dans des projets de territoire

  • Gestion locale concertée des déchets agricoles, issus des collectivités et STEP, des particuliers ou des industriels ;

  • Augmentation des fonds chaleur et déchets de l’Ademe ;

  • Consultation et appui de la collectivité organisatrice de la distribution de gaz…

Avec ces mesures, la filière disposera de la visibilité nécessaire pour accélérer son développement. La FNCCR rappelle que le gaz renouvelable contribue à la réduction des gaz à effet de serre, mais aussi du déficit commercial, tout en créant des emplois non localisables.

Détail des propositions

Développer l’utilisation du biométhane en finalité carburant

Le rendement le plus efficace du biogaz est l’utilisation comme carburant. Cependant plusieurs freins subsistent dans le développement de cet usage, tant au niveau d’une organisation pertinente des stations sur le territoire que de la mutation des flottes en mesure d’utiliser ce carburant.

Ainsi pour lever ces freins, la FNCCR propose de :

1. Accompagner les collectivités et leurs groupements dans leur acquisition des véhicules GNV afin de permettre la mutation des flottes vers des carburants alternatifs.

2. Développer un PIA (plan d’investissement d’avenir) accompagnant le développement des stations d’avitaillement, à l’instar des différents PIA pour les IRVE.

3. Réaliser un retour d’expériences des collectivités et de leurs groupements ayant développées des mesures d’accompagnement à la mobilité bioGNV sur leur territoire, en réalisant notamment un benchmark utile de la mobilité électrique : stationnement gratuit, aide à l’achat, etc.

Ré-évaluer les niveaux d’accompagnement de la filière d’injection dans le réseau gaz

De nombreuses actions ont été conduites au fur et à mesure du temps pour développer les différentes filières d’énergies renouvelables. Cependant, la filière d’injection dans le réseau gaz n’a pas encore été suffisamment accompagnée pour permettre son réel développement. Malgré les chiffres pourtant annoncés de fort verdissement du réseau gaz à moyen terme, il reste de nombreux projets qui ne trouvent pas de rentabilité économique suffisante.

Ainsi pour développer les projets d’injection, la FNCCR propose de :

4. Revaloriser les tarifs d’injection gaz et majorer les primes. La filière a besoin d’une visibilité à court et moyen terme sur ce tarif d’achat revalorisé. Il est souvent craint une rentabilité excessive alors que sur le terrain nous en sommes loin. De nombreux projets en restent aux études qui elles même durent souvent des années et coutent très cher au porteur du projet. En aucun cas un appel d’offres à court ou moyen terme permettrait une industrialisation ou une baisse des coûts. On parle ici d’un procédé complexe faisant appel à une accumulation de risques (sur les gisements, sur les prêts bancaires, sur la technologie, sur le manque de visibilité du tarif à la fin de l’étude de faisabilité,…). Toutes les comparaisons avec les autres EnR et les avantages d’un appel d’offre sont biaisées par cette pluralité de l’environnement d’un projet. Dans une perspective longue de la dizaine d’année, des seuils devraient être appliqués pour permettre aux petites puissances de continuer à être réalisées avec le tarif d’achat.

5. Porter la durée d’achat de biogaz à 20 ans au lieu de 15 ans, de manière analogue à ce qui avait été décidé pour l’électricité avec l’arrêté du 14/12/16.

6. Passer d’un pas mensuel à un pas annuel dans le contrat d’achat type entre producteur et fournisseur de gaz.

7. Permettre d’utiliser la chaleur fatale pour chauffer le digesteur, avec une aide de l’ADEME via le Fonds Chaleur.

8. Faciliter et subventionner des expérimentations de rebours pour statuer dans un avenir proche sur les possibilités offertes par cette technologie et faciliter les projets sur des territoires où le réseau de distribution sera vite saturé.

9. Diminuer l’impact du coût du poste d’injection.

10. Valoriser l’utilisation en autoconsommation dans la logique d’une approche multi-réseaux.

11. Intégrer l’utilisation de la chaleur fatale pour chauffer les digesteurs dans le financement par l’ADEME (Fonds chaleur à augmenter).

12. Créer un fonds de garantie analogue à celui mis en place par l’ADEME pour la géothermie.

13. Faciliter l’intégration des financements citoyens et des collectivités territoriales ou de leurs établissements publics dans les projets de méthaniseurs, par exemple en majorant les soutiens apportés dans ces cas.

14. Permettre à l’Etat et aux collectivités territoriales d’utiliser le BioGNV dans le cadre de leurs obligations d’utilisation des véhicules à faible émissions.

15. Développer un programme CEE dédié, afin d’aider la création de stations GNV.

Accompagner la méthanisation territoriale et les échanges avec le territoire

Le développement de la méthanisation se joue autour de diverses parties prenantes. Les collectivités territoriales jouent un rôle stratégique dans le développement des projets, dans l’acceptabilité de ceux-ci et dans la mise en relation des différents acteurs concernés.

Ainsi pour accompagner ce développement, la FNCCR propose de :

16. Consulter la collectivité autorité organisatrice de la distribution du gaz en amont de tout projet de méthanisation ou de desserte gaz, notamment dans le cadre des DSP, afin de s’assurer d’un développement cohérent du réseau.

17. Intégrer la part de biométhane comme critère de choix dans les appels d’offre de distribution de gaz en DSP.

18. Inciter les collectivités et leurs groupements à l’échelle départementale à effectuer un recensement des gisements disponibles et des acteurs du territoire afin de proposer un développement cohérent de la méthanisation et des réseaux associés.

19. Favoriser le dialogue entre les collectivités et les chambres d’agriculture par des chartes ou des conventions de partenariats.

20. Initier une campagne nationale d’information sur la méthanisation et ses bénéfices environnementaux.

21. Faciliter la co-méthanisation des boues d’une station d’épuration avec d’autres boues ou produits organiques non dangereux (FAQ, modification décret et arrêté ICPE, relèvement des seuils d’autorisation pour que la plupart des méthaniseurs de step se trouvent en régime d’enregistrement, suppression de la nécessité de demander une dérogation préfectorale pour le mélange des boues à méthaniser ou pour l’accueil d’autres bio-déchets , instruction unique du dossier de validation des intrants et de valorisation du digestat).

22. Permettre sous conditions le traitement de la fraction liquide des digestats de biodéchets dans les stations d’épuration des eaux usées urbaines.

23. Inciter les collectivités à réaliser des inventaires de gisements et des schémas de valorisation territoriaux en lien avec les schémas départementaux de gestion des déchets et des PCAET et grâce à des financements de l’ADEME.

24. Augmenter la disponibilité du fonds déchets pour les projets territoriaux et les études de gisements.

25. Intégrer l’utilisation de la chaleur fatale pour chauffer les digesteurs dans le financement par l’ADEME (Fonds chaleur à augmenter)

Créée en 1934 en France, la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR) est une association nationale de collectivités locales et de groupements de collectivités entièrement dévolue à l’organisation et à la gestion performante de services publics : distribution d’électricité, de gaz, de chaleur et de froid, petit et grand cycles de l’eau, communications électroniques, e-administration, gestion des données, collecte et valorisation des déchets. Elle accompagne aussi ses adhérents dans les activités liées à ces services publics : éclairage public, mobilités propres (véhicules électriques, GNV, hydrogène), systèmes d’information géographique, mutualisation informatique, …

Organisme représentatif et diversifié, la FNCCR fédère à la fois des collectivités qui délèguent ces services publics à des entreprises privées ou publiques du territoire national, et d’autres qui confient leur gestion à des opérateurs locaux (régies, SPL, SEM…). La FNCCR exprime en toute indépendance le point vue collectif de ses adhérents, notamment lors de la préparation des textes législatifs et réglementaires et dans le cadre de négociations avec les pouvoirs publics et entreprises délégataires.

Pour en savoir plus : www.fnccr.asso.fr – www.territoire-energie.com

Agriculture et énergies renouvelables


Date: 2018/02/22
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Agriculture et énergies renouvelables

En 2015, le monde agricole a contribué directement et indirectement à la production de 20% des EnR nationales. En définitive, les exploitations agricoles participent autant à la production d'EnR qu'elles ne consomment d'énergie (4.5 Mtep).

A ce jour, cette contribution est essentiellement liée à la production de biomasse pour les biocarburants et au développement de l'éolien sur des terres agricoles. A l'horizon 2030, la contribution des exploitations agricoles serait multipliée par 2, pour atteindre, en 2050, 15.8 Mtep, grâce au développement de la méthanisation, du photovoltaïque et de l'éolien notamment.

Selon la méthode développée dans l'étude, en 2015 la contribution du secteur agricole à la production d'EnR représente un chiffre d'affaire d'1,4 milliard d'euros soit l'équivalent de 2% du chiffres d'affaires de l'agriculture.

Le développement des EnR, la transition écologiquepermet aux agriculteurs de diversifier et de renforcer leur revenu, pour des montants pouvant aller de quelques milliers d'euros de réduction de leur facture énergétique à plus de 15 000 € de revenus complémentaires. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le revenu agricole moyen en 2015 évalué à 25 400 ¤ pour l'ensemble des filières.

L'étude a identifié plus d'une cinquantaine de modèles d'affaire possible offrant aux agriculteurs des opportunités selon leur filière, leur contexte pédo-climatique, leur volonté d'implication dans la gouvernance des projets, d'investissements financiers, de temps de travail, de risques et d'acceptabilité sociale.

Les EnR constituent une nouvelle filière pour le monde agricole en plein développement. Elles représentent une opportunité économique en tant qu'activité en développement qu'il faut nécessairement organiser et accompagner. Compte tenu des perspectives, l'ADEME recommande le renforcement d'une animation locale axée sur la fourniture de conseils techniques, administratifs et financiers, ainsi que celle d'un accompagnement au montage de projets. Les objectifs sont d'accélérer la diffusion des EnR et de permettre à l'agriculture d'être un véritable acteur de la transition énergétique.

De plus, les projets d'EnR collectifs intégrés aux territoires contribuent à l'acceptation des EnR par la société, et développent une image positive de l'agriculture utile aux défis énergétiques et climatiques de nos sociétés.

Date: 2018/02/19

Le chiffre du jour : 477


Date: 2018/02/19
Source: Actu-Environnement



Le chiffre du jour : 477

C'est le nombre de groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) au 31 janvier 2018. Ils regroupent 7.500 exploitations et 9.000 agriculteurs. Les GIEE sont des collectifs d'agriculteurs reconnus par l'Etat qui s'engagent dans un projet de modification ou de consolidation de leurs pratiques en lien avec des objectifs économiques, environnementaux et sociaux. Les actions agro-écologiquesmises en place dans ce cadre bénéficient d’aides majorées ou d'une attribution préférentielle des aides.

Date: 2018/02/17

Objectif 30% de gaz renouvelable d’ici 2030 dans les Pays de la Loire


Date: 2018/02/17
Source: Bioénergies International



Objectif 30% de gaz renouvelable d’ici 2030 dans les Pays de la Loire

Pompage de digestat chez Vihiers Bioénergie dans le Maine-et-Loire, photo Frédéric Douard

A l’occasion du salon Biogaz Europe qui s’est déroulé les 7 et 8 février 2018 à Nantes, la Région des Pays de La Loire, GRDF, GRTgaz ont affirmé leur volonté de collaborer étroitement pour rendre ce territoire capable de produire 30 % de gaz renouvelable dans la consommation régionale à l’horizon 2030.

Au niveau français, l’ensemble des gestionnaires de réseaux gaz ont récemment proposés dans leurs perspectives d’atteindre 30% de gaz renouvelable dans la consommation française d’ici 2035. Aujourd’hui le biogaz représente moins de 1 % du gaz consommé en région pays de la Loire. Compte tenu des ressources agricoles, agroalimentaires et de biomasse dont dispose le territoire régional, les partenaires estiment que le potentiel de production de biogaz est important. Les récentes réalisations y ont confirmé la présence d’un tissu d’acteurs dynamiques sur la filière dont la technicité s’est récemment développée. En conséquence, les quatre partenaires souhaitent rassembler tous les acteurs de la filière afin de bâtir en 2018, une feuille de route concertée pour atteindre 30% de gaz renouvelable dans la consommation régionale.

Le gaz renouvelable en Pays de la Loire : des exemples concrets

Depuis 10 ans le Plan Biogaz Bretagne Pays de la Loire, animé par l’association AILE et piloté par l’ADEME et les Régions, a favorisé la création de 57 unités de méthanisation produisent aujourd’hui de biogaz utilisé principalement en cogénération. Concernant l’injection, quatre unités fournissent 93 GWh/an, soit une multiplication par douze par rapport à 2016 ! Il existe par ailleurs actuellement 28 projets représentant une capacité de production de 627 GWh/an, soit une multiplication par sept des capacités actuelles !

Actuellement, un certain nombre de mesures regroupées autour de trois axes doivent permettre en les dynamisant d’atteindre cet objectif.

1. Accompagner et accélérer le développement de la méthanisation

  • Accompagner l’émergence des projets au travers des contrats de territoires entre la Région et les EPCI, d’actions de sensibilisations et d’informations vers le monde agricole, les territoires et le grand public : salon biogaz, journées de sensibilisation,
  • Accompagnement des porteurs de projets, et en particulier du monde agricole par AILE,
  • Faciliter l’accès aux solutions de financement pour les projets de méthanisation : Appel à projet FEDER avec 8 lauréats, soutien de l’ADEME, création d’un fonds régional ENR, travail avec les acteurs bancaires, financement citoyen et participatif,
  • Le développement d’une véritable filière industrielle régionale avec la création du Cluster Méthatlantique,
  • Adaptation des réseaux gaz pour intégrer au meilleur ces productions locales et renouvelables, en développant des réseaux intelligents : ex du projet West Grid Synergy dans les Mauges et en Vendée,
  • Mise en place d’un schéma directeur biométhane permettant d’anticiper les investissements nécessaires sur les réseaux.

2. Promouvoir l’utilisation du biométhane pour la mobilité dans la cadre de la politique GNV

  • Avec une ambition forte proposée par le schéma régional d’implantation de stations GNV qui ambitionne 19 stations de GNV d’ici 2020. Les trois premières ont été installées en 2017 et le projet VENDEE GNV va déployer 7 nouvelles stations et mettre en circulation plus de 140 véhicules équivalents Poids Lourds en Vendée
  • Par le développement du transport de voyageurs au gaz (Semitan avec 170 bus au gaz, Expérimentation de car en Sarthe en janvier 2018 par Transdev )
  • Par l’exonération fiscale de la région sur la carte grise (48 € par Cheval fiscal)

 

Le module de micro-cogénération fonctionnant au gaz de bois à Vertou, photo Naoden

3. Soutenir l’innovation et la R&D dans le domaine des nouvelles voies de production des gaz renouvelables

  • Pyrogazéification à partir de la biomasse : projet Naoden (site des Côteaux Nantais à Vertou),
  • Production de méthane à partir de la culture des micro‐algues et macro‐algues (en projet à Saint-Nazaire),
  • La production de gaz dans le but de stocker l’électricité avec l’exemple du projet MINERVE porté par l’AFUL de la Chantrerie à Carquefou et inauguré le 8 février 2018.

Date: 2018/02/16

Comment atteindre un mix de gaz 100% renouvelable en 2050 en France ?


Date: 2018/02/16
Source: Bioénergies International



Comment atteindre un mix de gaz 100% renouvelable en 2050 en France ?

Emmanuel Combet, ingénieur et économiste à l’ADEME, photo Jean Chiscano

Emmanuel Combet, ingénieur et économiste à l’ADEME revient sur l’étude qui vient d’être publiée par l’ADEME, GRDF et GRTgaz, et intitulée “un mix de gaz 100% renouvelable en 2050”

Quelles sont les sources de production du gaz renouvelable ?

Le gaz renouvelable peut être produit par trois types de procédés :

  1. La méthanisation permet de produire du méthane en utilisant des micro-organismes qui dégradent de la matière organique (résidus de cultures, déjections d’élevage, déchets agroalimentaires, herbes, algues, etc.).

  2. La pyrogazéification permet également de produire du méthane, mais cette fois par dégradation thermochimique, principalement de bois. Enfin, du gaz renouvelable peut être produit à partir d’électricité renouvelable (éoliennes, panneaux photovoltaïques, énergies marines).

  3. Les procédés électricité->gaz permettent de produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau, ou bien de produire du méthane en combinant l’hydrogène produit avec du CO2 (par « méthanation »).

Quelle est la part du gaz renouvelable aujourd’hui dans la consommation d’énergie globale en France ?

Aujourd’hui la production de gaz renouvelable est encore peu développée en France, bien qu’elle progresse. Dans leur panorama du gaz renouvelable, les gaziers ont annoncé l’injection de 815 GWh de gaz renouvelable sur les réseaux en 2016, ce qui représente plus du double de ce qui était injecté en 2015 (82 GWh). Il existe 522 unités de production (méthaniseurs) et 26 unités d’injection sur les réseaux (contre 17 en 2015). Une partie du gaz produit n’est pas injecté sur les réseaux, mais consommé sur place, essentiellement par des exploitations agricoles. Les deux autres filières de gazéification et de power-to-gas ne sont pas encore industrialisées. Malgré ces développements, le gaz renouvelable représente toujours moins de 1% de la consommation totale de gaz en France. La consommation française s’approvisionne donc toujours par des importations de gaz naturel.

Selon l’ADEME, quels sont les leviers pour atteindre un mix de gaz 100% renouvelable en 2050 ?

Il est d’abord possible d’augmenter la disponibilité en matières biodégradables et en électricité renouvelable. On estime à 620 TWh le contenu énergétique de ressources mobilisables en métropole en 2050, contre 140 TWh estimés pour 2010. Cela représente un potentiel de 460 TWh de gaz, soit la consommation de 2016. Une partie des ressources biodégradables devrait aussi servir à produire de la chaleur et de l’électricité. L’hypothèse d’un mix 100% renouvelable ne peut que s’inscrire dans un contexte de demande réduite, ce qui suppose une poursuite des efforts d’efficacité énergétique. Si ces efforts sont poursuivis, les besoins d’adaptation des réseaux seraient limités, consistant essentiellement au raccordement d’environ 10 000 méthaniseurs répartis sur le territoire.

En plus des évolutions agricoles, sylvicoles, et la mise en place de filières de récupération des déchets, le développement des filières de pyrogazéification et de power-to-gas serait aussi nécessaire. Cette dernière présente des synergies intéressantes avec l’évolution des systèmes électriques mais coûte aussi plus cher. Des conditions économiques compatibles, notamment une progression de la tarification du carbone, sont également nécessaires pour que les acteurs économiques mettent en œuvre ces solutions techniques au bon niveau (les coûts moyens en 2050 du gaz 100% renouvelable sont estimés à 100 à 150 €/MWh pour une demande comprise entre 270 et 360 TWh ; les coûts seraient inférieurs à 80€/MWh pour une production inférieure à 200 TWh).

>> Lire également et télécharger la synthèse de l’étude ADEME : Un mix de gaz 100 % renouvelable pour la France en 2050

Date: 2018/01/31

L'agriculture sera le secteur où se développeront le plus de projets de méthanisation


Date: 2018/01/31
Source: Trame



L'agriculture sera le secteur où se développeront le plus de projets de méthanisation

L’association des Agriculteurs Méthaniseurs de France, voie représentative de la méthanisation agricole en France, est en lien permanent avec les services de l’Etat pour faire évoluer les cadres et proposer des perspectives de développement à tous les agriculteurs français qui seront demain les acteurs principaux du biogaz.

En effet, les gouvernements successifs ont émis le souhait de développer la méthanisation pour contribuer à la production d’énergies renouvelables. La méthanisation agricole contribue également à l’évolution de l’agriculture vers de nouvelles pratiques, une meilleure valorisation des effluents d’élevage et de nouveaux services au territoire. Elle rentre pleinement dans une logique de bioéconomie et d’économie circulaire qui est une des priorités retenues à l’issue des Etats généraux de l’alimentation.

Le développement de la méthanisation contribue à la diversité du bouquet électrique français, permet d’envisager une part croissante de biométhane vert dans les réseaux de gaz, et pourrait contribuer à l’évolution de la mobilité à travers le BioGNV. Trame et les Agriculteurs Méthaniseurs de France vous donnent rendez-vous au Salon Biogaz Europe pour échanger sur le développement de la méthanisation agricole en France.

Karen Serres, présidente de Trame et  Francis Claudepierre, président de l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France.

Date: 2017/12/20

Transition énergétique : coulisses et termes du débat


Date: 2017/12/20
Source: La gazette des communes



Transition énergétique : coulisses et termes du débat

Le Débat national sur la transition énergétique, annoncé lors de la conférence environnementale de septembre 2012, a connu au premier semestre 2013 des développements tous azimuts, après un démarrage un peu poussif.

La remise officielle de ses conclusions lors de la conférence environnementale de septembre 2013 précédera la présentation d'un projet de loi de programmation sur la transition énergétique qui devrait être débattu au Parlement en 2014.

Enjeux nationaux et locaux, prises de position et rapports de force : La Gazette vous révèle les coulisses du débat.

SOMMAIRE DU DOSSIER

Date: 2017/11/13

Maîtriser l'énergie durablement


Date: 2017/11/13
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Maîtriser l'énergie durablement

Nouveau - Mis en ligne le : 13/11/2017 - Date d'édition : 01/09/2017

L'industrie contribue à une consommation substantielle d'énergie : un quart de la consommation finale nationale d'énergie, un tiers de la consommation d'électricité. Cette consommation induit des émissions importantes de gaz à effet de serre, une dépendance énergétique et des charges toujours plus... 

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Date: 2017/11/11

C’est maintenant qu’il faut sauver l’avenir de la petite cogénération en Europe


Date: 2017/11/11
Source: Bioénergies International



C’est maintenant qu’il faut sauver l’avenir de la petite cogénération en Europe

Le module de micro-cogénération fonctionnant aux déchets de bois installé à Vertou par Naoden

Les associations professionnelles représentant les acteurs clés de la transition énergétique en Europe invitent les décideurs à adopter une approche par étapes de l’intégration des petites installations de cogénération renouvelables et à haut rendement. Alors qu’en ce mois de novembre 2017 les institutions européennes négocient la refonte du règlement sur la conception des marchés de l’électricité, les signataires de la déclaration lancent la campagne “Small Is Beautiful” visant à mettre en évidence les avantages des petites installations propres et propres à évoluer progressivement vers un système énergétique décentralisé.

Les petites installations de cogénération à la biomasse et les autres énergies renouvelables permettent aux territoires, aux petites entreprises et aux consommateurs d’être autonomes. De plus ces systèmes de production sont aussi les plus grands fournisseurs d’emplois.

Ces avantages sont toutefois menacés par la proposition actuelle du Parlement européen exigeant la suppression générale de la répartition des priorités de livraison et que tous les producteurs d’électricité soient responsables de l’équilibrage du réseau.

Les installations de cogénération à petite échelle, renouvelables et à haut rendement, sont généralement gérées par des particuliers, des ménages, des communautés, des agriculteurs, des coopératives ou des PME et profitent à l’économie locale. Cependant, les marchés européens de l’électricité ne sont généralement pas encore «adaptés» aux petites installations. La suppression des exemptions de la responsabilité d’équilibrage du réseau électrique et de livraison prioritaire entraînera des coûts disproportionnés et des fardeaux techniques et administratifs.

“Maintenir les régimes de distribution et d’accès prioritaires pour les petites installations proposés par la Commission européenne est fondamental pour autonomiser les consommateurs d’énergie et stimuler les investissements dans des solutions énergétiques locales durables et efficaces”, a indiqué Hans Korteweg, directeur général de COGEN Europe.

Plutôt que d’encourager la participation des consommateurs ou des PME à la transition énergétique, les mise en oeuvre des propositions actuelles du Parlement européen auraient un effet purement dissuasif.

Rémi Gruet, président d’Ocean Energy Europe, a commenté: “Pour accélérer la transition énergétique, le risque des investisseurs doit être réduit. Les exemptions à l’équilibre de la responsabilité et le maintien de la répartition des priorités permettent d’atteindre cet objectif. D’autant plus pour les projets de démonstration de technologies innovantes: plus le risque est faible, plus vite ils peuvent être mis sur le marché ».

Les signataires de la déclaration exhortent les décideurs à maintenir la répartition des priorités et l’exemption des responsabilités d’équilibrage pour les installations de cogénération à petite échelle, renouvelables et très efficaces. Une approche équilibrée est essentielle pour permettre l’avènement d’un système énergétique de plus en plus réparti, permettant aux consommateurs d’énergie et contribuant au dynamisme économique et social des communautés locales et des petites entreprises.

Donc, pour les acteurs qui plaident en faveur du développement de la petite cogénération, il est important aujourd’hui de le faire savoir au plus vite et le plus fort possible à son ministère de l’énergie, sachant que les opposants à ce développement le font déjà !

Contact à l’association européenne de la biomasse : Nathalie Hemeleers – hemeleers@aebiom.org – www.aebiom.org – Tél. : +32 23 18 41 00

Peut-on réduire la charge des chaudières à biomasse sans dégrader la combustion ?


Date: 2017/11/11
Source: Bioénergies International



Peut-on réduire la charge des chaudières à biomasse sans dégrader la combustion ?

Article de Rémy Aubry de WEISS France, de Dominique Plumail du bureau d’études CEDEN et de Yann Rogaume du LERMAB, paru dans le Bioénergie International n°50 de juillet-août 2017

 

Feu de biomasse à charge réduite et bien contrôlé dans l’une des chaudières Weiss de la chaufferie de la Duchère à Lyon, photo Frédéric Douard

Le bois-énergie est la première énergie renouvelable dans le monde, ainsi qu’en Europe et en France. Ce secteur énergétique peut se décrire en trois sous-ensembles : le chauffage au bois domestique ; le secteur bois et déchets (collectif, industrie, tertiaire) et l’électricité biomasse. Par ailleurs en Europe et dans les pays industrialisés, après avoir fortement réduit au cours du vingtième siècle, l’utilisation et la production des énergies renouvelables retrouve progressivement sa place avec un indice de croissance fort.

En France, la politique menée depuis plus de 20 ans a permis une augmentation forte de l’installation des chaudières automatiques à bois dans la gamme de puissances de 200 kW à 20 MW. Généralement, les performances énergétiques de ces chaudières sont maximales lorsqu’elles fonctionnent à leur puissance nominale et les niveaux d’émissions sont alors minimaux dans ces conditions [1]. Or, dans la plupart des cas, les besoins en chaleur fluctuent, et tout particulièrement sur les sites de chauffage collectif, conduisant à une utilisation des chaudières dans des plages de charges très variables pour lesquelles les performances sont souvent dégradées. Pour pallier à ce défaut, lorsque la puissance demandée induit un taux de charge inférieur à 25 %, une autre source d’énergie d’appoint est le plus souvent mise en fonctionnement au détriment de l’utilisation de bois.

Le projet CBTHP2E

Le projet ADEME « Chaudières Biomasse à Très Hautes Performances Energétiques et Environnementales » est le fruit d’un partenariat entre l’entreprise WEISS France, le CEDEN (Cabinet d’Etudes sur les Déchets et l’ENergie) et le LERMAB (Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur le MAtériau Bois). Ce projet comportait deux axes principaux…

… pour lire la suite, consulter le Bioénergie International n°50 de juillet-août 2017

Vosges, l’unité de méthanisation Agriwatt ouvre ses portes le 2 décembre 2017


Date: 2017/11/11
Source: Bioénergies International



Vosges, l’unité de méthanisation Agriwatt ouvre ses portes le 2 décembre 2017

L’unité de méthanisation agricole d’Agriwatt à Aydoiles, photo agriKomp

Le 2 décembre 2017, de 10 à 16h, la SAS Agriwatt basée à Aydoilles dans le département des Vosges ouvre les portes de son unité de méthanisation. Cette unité produit 600 kW d’électricité avec valorisation de la chaleur.

Cette journée sera l’occasion de rencontrer les exploitants et d’échanger avec des professionnels autour des sujets de la planification, de la réalisation et de l’exploitation d’un projet de biogaz. Possibilité de restauration sur place.

Equipementiers : agriKomp, Schnell Motoren, Wofl Système.

Le GAEC d’Aydoilles : “La méthanisation est la continuité logique de notre élevage”

“Le GAEC d’Aydoilles compte cinq associés et trois équivalents salariés répartis sur les différents ateliers :

  • Lait : 200 Vaches à la traite pour 2,1 millions litres de production annuelle
  • Viande : 950 places pour 1300 bovins vendus par an
  • 700 ha (520 Ha de cultures / 180 Ha de prairie)

L’unité de méthanisation mise en service en juillet 2014 d’une puissance de 250 kW est le fruit d’un raisonnement sur la continuité de notre élevage. Comment valoriser les effluents déjà produits ? La méthanisation nous semblait être le bon procédé afin d’optimiser ces derniers.

Suite à l’agrandissement en 2015 de l’atelier d’engraissement de 400 places, et du retour d’expérience de l’intégration de matières végétales, l’option d’un passage à 600 kW est retenue dès 2016.

Aujourd’hui l’installation de biogaz valorise en électricité chaque année 9200 tonnes de fumier, 6570 m3 de lisier + eaux souillés, 1500 tonnes d’ensilage de maïs, 2550 tonnes d’ensilage d’herbe, et achats extérieurs (déchets végétaux 1000 tonnes, produits liquides 2000 m3).

En plus de la production d’électricité, une partie de la chaleur produite est utilisée pour chauffer une maison d’habitation, les bureaux, l’atelier, l’eau chaude nécessaire à l’installation traite, un séchoir à plat. Il a été mis en place un système pour tiédir l’eau d’abreuvement des vaches laitières.

Notre unité de méthanisation nous apporte une certaine pérennité financière grâce à un revenu complémentaire stable. Notre métier principal reste bien sûr celui d’éleveur.

Aujourd’hui nous voyons la méthanisation comme une continuité logique de notre élevage et elle nous permet d’approcher une valorisation plus autonome de nos cultures.”

Lieu  : SAS Agriwatt / GAEC Aydoilles
14 route de Vaudeville – 88600 Aydoilles

Micro-méthaniseurs, solution pour mieux valoriser les biodéchets en ville ?


Date: 2017/11/11
Source: Bioénergies International



Micro-méthaniseurs, solution pour mieux valoriser les biodéchets en ville ?

Un article d’Anne Trémier, Ingénieure de recherche à l’Irstea

Micro-méthaniseur domestique mis au point par Homebiogas

Malmö (Suède) en 2001. Un éco-quartier de 18 hectares ouvre ses portes. Il étonne par son habitat varié, son objectif de 100 % d’énergies renouvelables et son tri des déchets ultramoderne. À Ithaca, dans l’État de New York, un écovillage de 90 maisons tend avec succès vers une autonomie alimentaire et énergétique. En France, un label ÉcoQuartier existe pour souligner les efforts d’aménagement durable. On peut citer, parmi ses bénéficiaires, le quartier des Courtils, à Bazouges-sous-Hédé en Bretagne, qui a promu une politique très active d’économie d’énergie et de recyclage des déchets dans un cadre de vie favorisant le lien social.

Quatre milliards de personnes vivent aujourd’hui en ville dans le monde. La population urbaine, qui augmente de près de 2 % par an, devrait représenter 70 % de la population mondiale en 2050.

Pour répondre aux besoins de cette population grandissante – en logements, en nourriture, en déplacements et en énergie – tout en relevant les défis du changement climatique, de la pollution de l’air et de la raréfaction des ressources naturelles, la ville se doit de repenser ses fonctionnalités et ses rapports à la nature et à l’écologie. Rendre la ville durable est donc une nécessité.

Grâce à ses éco-quartiers, Malmö est la ville la plus durable d’Europe – Euronews.

Des villes très énergivores

La quantité très importante de déchets (1,3 milliard de tonnes par an dans le monde en 2012) produite par la population urbaine place les villes sous une pression environnementale, économique et sociale majeure. Parallèlement, la consommation énergétique des espaces urbains représente près de 67 % du total mondial.

Or en Europe, selon les pays, de 14 à 47 % de ces déchets sont biodégradables ; dans les pays en voie de développement, cette part de biodéchets grimpe à plus de 60 %. S’ils peuvent générer des odeurs, des gaz à effets de serre, des lixiviats et des problèmes sanitaires en cas de mauvaise gestion, les biodéchets sont aussi une ressource valorisable énergétiquement et agronomiquement. Ils représentent donc une richesse à exploiter pour les villes. La méthanisation est une manière de les valoriser.

Le développement de la méthanisation

La méthanisation est un procédé biologique qui dégrade la matière organique et produit un biogaz riche en méthane, lequel est utilisable pour produire de l’énergie, ainsi qu’un digestat riche en azote assimilable par les plantes.

En Assyrie, on retrouve déjà, au Xe siècle avant J.-C., des traces de bains chauffés avec du biogaz. En Europe, les premiers développements significatifs de la méthanisation sont apparus beaucoup plus récemment, dans les années 1970, après les crises pétrolières. Plusieurs milliers de tonnes de déchets ont alors commencé à être traités, dans les fermes ou à l’échelle industrielle, dans des réacteurs de traitement appelés les digesteurs.

Dans d’autres parties du monde, la méthanisation s’est cependant développée à une échelle beaucoup plus petite, avec des micro-méthaniseurs de quelques mètres cubes, destinés à une utilisation domestique. Au début du XXe siècle, des digesteurs sont ainsi construits en Chine pour fournir de l’énergie à des villages ruraux éloignés de toute production d’énergie centralisée. Une croissance exponentielle de l’installation de ces systèmes a été notée à partir des années 1970 : on en relevait plus de 30 millions en Chine et en Inde en 2007. En Amérique latine, l’aboutissement de milliers de projets de micro-méthanisation est prévu pour 2020.

Des solutions multiples

Les digesteurs existent principalement sous trois formes différentes : à dôme fixe ou dôme flottant ; il y a également le digesteur piston ou tubulaire. Toutes ces technologies sont relativement rustiques. Il s’agit de limiter la consommation d’énergie intrinsèque à la technologie et d’éviter des opérations de maintenance technique complexes. Aucun équipement ne vient compléter le réacteur afin d’optimiser la réaction biologique : pas de brassage du déchet dans le réacteur, pas de maintien d’une température favorable (c’est-à-dire de 37 à 55 °C) par un chauffage extérieur. Pour pallier cette simplicité technique et assurer une production de biogaz efficace, les digesteurs sont le plus souvent enterrés : ils bénéficient ainsi de l’isolation naturelle du sol et évitent l’impact des variations climatiques sur les processus biologiques.

Le biogaz produit est utilisé directement en combustion pour la cuisine ou le chauffage, pour alimenter des unités de cogénération d’électricité, des lampes à biogaz ou encore des réfrigérateurs à gaz. Ces systèmes de micro-méthanisation rustiques sont très intéressants car ils permettent d’acquérir une certaine autonomie énergétique localement, à partir du recyclage de déchets. Cependant, leur efficacité environnementale est questionnable car il existe une forte suspicion de fuites de biogaz et donc d’émissions non-contrôlées de gaz à effets de serre.

Des solutions technologiques de micro-méthanisation, inspirées de ces systèmes rustiques, mais adaptées au contexte occidental, ont également été développées en Europe, aux États-Unis ou encore en Israël. Elles se veulent simples et peu encombrantes et visent à répondre à la transformation des déchets de quelques foyers ou d’un quartier, de restaurateurs, de grandes surfaces ou encore de petites industries agroalimentaires. Le micro-méthaniseur domestique proposé par la société Homebiogas, en est un bon exemple, tout comme celui testé en Angleterre dans le cadre d’un projet communautaire dédié à la valorisation circulaire des déchets de cuisine.

Des solutions plus intégrées existent aussi. On peut penser à ce container, transportable et duplicable, qui contient à la fois le réacteur biologique de méthanisation et les équipements techniques de valorisation du biogaz (notamment la génération d’électricité). Ce type de système est d’ores et déjà installé au Portugal (voir la vidéo ci-dessous).

Présentation (en anglais) du système de recyclage des invendus alimentaires dans un supermarché portugais.

De nombreux freins demeurent

En France, plusieurs textes de loi sont favorables à l’élaboration de solutions au plus près des producteurs. C’est le cas de la réglementation sur la valorisation des biodéchets des gros producteurs, ou encore, plus récemment, de la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte, qui instaure l’obligation de généraliser le tri à la source des déchets à l’horizon 2025.

Néanmoins, de nombreux freins existent encore et limitent le déploiement des micro-méthaniseurs urbains. Il reste, malgré les quelques démonstrations pilotes citées précédemment, à démontrer que ces technologies sont suffisamment maîtrisées et robustes pour répondre aux exigences sanitaires, environnementales et sécuritaires européennes.

La réglementation n’est d’ailleurs à ce jour pas vraiment adaptée : en France, si un arrêté est en cours de révision pour la mise en œuvre du compostage de proximité, il n’inclut pas la micro-méthanisation. Celle-ci doit donc faire l’objet d’une autorisation en tant qu’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), dont la complexité pourrait rebuter les porteurs de projets.

D’autre part, la performance environnementale et le coût global de réseaux urbains de micro-unités de méthanisation doivent être évalués. Enfin, l’implantation même de ces unités bouscule l’organisation des systèmes de gestion centralisée des déchets. Il convient donc de repenser les métiers associés à cette gestion. De même, dans un contexte décentralisé, l’exercice de la responsabilité de la collecte et du traitement de déchets doit-il rester du ressort des EPCI ou revenir aux communes ou encore à l’échelle des producteurs de déchets ?

Tous ces freins sont autant de questions que propose d’étudier le projet européen H2020 DECISIVE afin de démontrer l’intérêt et la viabilité de ce nouveau paradigme de gestion décentralisée des biodéchets urbains.

Anne Trémier, Ingénieure de recherche, Irstea

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Date: 2017/11/09

Des bois tropicaux “Fair & Precious”


Date: 2017/11/09
Source: Usine Nouvelle



Des bois tropicaux “Fair & Precious”

L’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) a annoncé, le 8 novembre, le lancement d’une marque pour promouvoir les bois tropicaux légaux et/ou écocertifiés.

Des bois tropicaux “Fair & Precious”

© Rougier

Rouge pâle de l’Okoumé, rouge brun du Sapelli, brun gris de l’Ipé ou de l’Azobé vieilli…  Il est difficile de voir les choses en noir et blanc dans les forêts d’Afrique centrale. Quand on sait d’où viennent les producteurs de bois tropicaux du bassin du Congo, tant en termes de responsabilité environnementale et sociale que de communication, on ne peut que se féliciter de la démarche menée actuellement par l’ATIBT pour promouvoir les bois légaux et écocertifiés. Mais du chemin reste à faire pour convaincre les ONG et les acheteurs de la crédibilité de cette appellation "Fair & Precious".

Une marque-ombrelle…

L’association, qui représente des producteurs de bois tropicaux travaillant majoritairement dans le bassin du Congo, a annoncé le 8 novembre à Nogent-sur-Marne la création d’une marque pour promouvoir une filière bois tropicaux "plus forte et plus responsable", avec l’aide financière de l’Agence française de développement et de la Comifac (Commission des forêts d’Afrique centrale). Elle met en avant dix critères, allant de la responsabilité climatique à la responsabilité sociale et économique envers les communautés locales. L’un des plus innovants de ses axes de travail étant la recherche et la promotion des bois alternatifs, pour augmenter la rentabilité des exploitations tout en évitant la concentration de la demande sur quelques essences, dont il devient alors plus difficile de préserver le renouvellement.

Pourront se réclamer de cette marque les bois issus de forêts écocertifiées (label FSC, le PEFC n’étant pas encore implémenté en Afrique), mais aussi de façon temporaire ceux bénéficiant déjà d’un certificat de légalité (OLB de BureauVeritas ou VLO/VLC de Rainforest Alliance) et dont les producteurs se sont engagés à mener dans les cinq ans une démarche d’écocertification. C’est là que le bât blesse.

… pas si couvrante que ça

Bien que de bonne volonté, l’ATIBT n’a pas encore fixé le moyen par lequel elle vérifiera le bon respect de cet engagement, ni comment elle gèrera la différence entre les critères que couvrira l'appellation Fair & Precious des nouveaux arrivants (pour lesquels la légalité suffira) et ceux des exploitants qui n’auront pas réussi à se faire écocertifier dans les cinq ans. Ce qui ouvre la voie aux critiques des ONG, "indispensable caution si vous ne voulez pas rester un lobby professionnel", assène Jean-Jacques Landrot, consultant et ancien président de l’ATIBT. "Le WWF, les Amis de la Terre et les autres sont-ils prêts à se bagarrer pour vous ?" A dire vrai, pas encore.

Si les relations entre forestiers et ONG se sont nettement améliorées au fil des décennies, elles partaient de très bas. Greenpeace, notamment, a multiplié les campagnes contre leurs activités et dénonçait encore en mai 2017 l’implication de l’AFD dans le développement d’une industrie forestière en République démocratique du Congo après un long moratoire (qui n’a pas totalement empêché les attributions de concessions). D’ailleurs aucune d’entre elles n’était présente au lancement de Fair & Precious ce 8 novembre, hormis les représentants du Forest Stewardship Council (FSC), lui aussi objet de critiques (de moins en moins) car il réunit organisations environnementales, communautés autochtones et professionnels du bois.

Une route forestière semée d'embûches

"Les choses ont changé en vingt ans. Aujourd’hui le grand public ne sait pas que nous prélevons un à deux arbres à l’hectare en rotations de 25 à 30 ans par zone. Les arbres jeunes et les semenciers sont laissés sur pied", affirme Robert Henink, président de l’ATIBT. "Nous avons 5 millions d’hectares certifiés FSC en Afrique". Lui défend la faisabilité du projet Fair & Precious précisément parce qu'il ne réclame pas la mise en place d’un long et fastidieux processus de contrôle, mais s’appuie sur des certifications existantes.

Dans plusieurs pays d’Afrique centrale, il a longtemps été possible de payer son certificat de légalité. La législation et son implémentation ont depuis beaucoup évolué, jusqu’à devenir assez drastiques. Mais il reste plusieurs freins au contrôle de la préservation de la forêt du bassin du Congo.

La très grande diversité de pratiques selon les acteurs, les plus respectables pâtissant des mauvais élèves, pénalise le secteur. "Nous sommes peu nombreux à être certifiés dans le bassin du Congo, et d’autres ont encore de gros efforts à faire", rappelle Francis Rougier, du groupe Rougier. Cet exploitant forestier depuis près de 100 ans, qui travaille en Afrique depuis plus de 60 ans, fut parmi les premiers à faire certifier ses concessions. La corruption, loin d’être éteinte, fait qu’il faut parfois encore payer… pour obtenir un certificat de légalité auquel on est éligible. Les concessions sont encore parfois attribuées à celui qui fait le plus gros chèque, et à ce jeu les plus vertueux sont les perdants, tant face à des homologues moins scrupuleux que face à des projets agricoles de grande ampleur, en monoculture, dont le rendement à l’hectare est de très loin supérieur à celui d’une exploitation forestière. "Effectivement, nous courons le risque d’être remplacés, demain, par des exploitants moins vertueux", alerte Stéphane Glannaz, directeur commercial de Precious Woods.

Date: 2017/11/08

La fiscalité matières : une opportunité pour une économie circulaire


Date: 2017/11/08
Source: Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie



La fiscalité matières : une opportunité pour une économie circulaire

La fiscalité portant sur les matières incorporées dans l’appareil productif offre un potentiel important pour accélérer la transition vers une économie circulaire.

Il s’agit de taxer directement les flux physiques des matières qui circulent dans l’économie, à la fois les sorties sous forme de déchets et les entrées liées aux prélèvements de ressources naturelles vierges, afin de réduire les pressions qu’elles exercent sur l’environnement.

Le signal-prix qui en découle doit faire en sorte que le prix des matières reflète mieux les coûts de ces pressions.

Les taxes existantes concernent essentiellement les sorties, à savoir les déchets.

L’étude exploratoire montre qu’une fiscalité matières renforcée combinant taxation des entrées et taxation des sorties permettrait à la fois un gain environnemental et un gain économique, sous réserve d’une utilisation appropriée des recettes fiscales générées.

En particulier, l’affectation des recettes à une baisse de cotisations sociales permettrait de favoriser l’emploi et de maintenir la compétitivité.

La fiscalité matières : une opportunité pour une économie circulaire (format pdf - 503.89 Ko).

Date: 2017/11/07

5 décembre 2017, journée de travail sur la valorisation des menues pailles


Date: 2017/11/07
Source: Bioénergies International



5 décembre 2017, journée de travail sur la valorisation des menues pailles

 

Le RMT biomasse et territoires, organise une journée de travail sur la valorisation des menues pailles à Troyes le 5 décembre 2017. L’objectif de cette journée est d’informer les futurs porteurs de projets sur les enjeux et opportunités de valorisation de cette ressource, et de travailler ensemble aux besoins d’accompagnement techniques et politiques pour développer l’utilisation de cette biomasse.

Contexte

Les menues pailles (fines pailles extraites lors de la moisson) représentent une ressource prometteuse mais encore peu connue. Considérées comme pouvant apporter une véritable plus-value aux systèmes agronomiques par la réduction d’apport de produits phytosanitaires, elles semblent proposer un potentiel énergétique pertinent et un composé pour litières en élevage efficace. Enjeux logistiques, manque d’organisation des chaines de valorisation, faible diffusion des informations etc., les causes au développement restreint des filières de collecte des menues pailles sont plurielles. Le RMT se propose de réunir les différents acteurs intéressés par ces enjeux et de développer des pistes de travail pour participer au développement de la valorisation de cette ressource biomasse.

Le programme de la matinée

  • Ouverture : présentation des enjeux et objectifs de la journée
  • Etat de l’art des systèmes de valorisation de la menue paille et enjeux de structuration de la filière, Camille Poutrin, Service COOP de France
  • Retours d’expérience d’acteurs impliqués dans la valorisation de la menue paille, Claude Duvivier, valorisation avicole sous forme de granulés et Thomas Courageot, valorisation locale en méthanisation
  • Présentation des équipements de valorisation disponibles sur le marché, Benjamin Vauchelet, Ets Thierart

Le programme de l’après-midi

Groupes de travail :

  • Quels sont les besoins des participants : développement du machinisme, recherche d’informations, confirmation scientifique des intérêts agronomiques etc.
  • Quels sont les projets en cours connus ?
  • Comment chacun est-il prêt à s’impliquer (recherche d’information, zones de tests, mise en place de chaines tests etc.) ?

Restitution des groupes de travail et validation des prochaines actions à mener

Informations pratiques

  • Horaires : 10h30 à 16h45
  • Lieu : Chambre d’Agriculture de l’Aube, 2 bis rue Jeanne d’Arc – Salle Jeanne d’Arc à Troyes
  • Participation gratuite, frais pris en charge par le RMT Biomasse avec le soutien du CasDAR.
  • Inscription en ligne ou par courriel auprès de Camille Poutrin – Services Coop de France : camille.poutrin@servicescoopdefrance.coop – Tel: 01 44 17 58 40

CIBE, 16 novembre 2017, évolution de la réglementation des chaufferies bois


Date: 2017/11/07
Source: Bioénergies International



CIBE, 16 novembre 2017, évolution de la réglementation des chaufferies bois

La chaufferie à bois de Planoise à Besançon sera visitable par les participants de l’atelier du CIBE le 15 novembre 2017

Le CIBE tiendra sa prochaine réunion plénière le jeudi 16 novembre 2017 au matin à Besançon, au lendemain de la Journée Technique “Approvisionnement : Complémentarité chaudières et combustibles – Focus sur la préparation” du 15 novembre.

Cette réunion plénière abordera le sujet de la transposition de la Directive européenne « MCP » (Medium Combustion Plant) dans la réglementation française des ICPE pource qui concerne les chaufferies à bois.

La matinée sera également le lieu pour la présentation des derniers indices CEEB du bois-énergie

Pour télécharger le programme, c’est ici.

Pour vous inscrire, c’est là.

5 décembre 2017, vers une démarche qualité de la filière biogaz


Date: 2017/11/07
Source: Bioénergies International



5 décembre 2017, vers une démarche qualité de la filière biogaz

Unité de méthanisation Agrifyl’s à Chamarande Choignes, photo ATEE

Pour sa seconde édition, la journée d’étude « Vers une démarche qualité de la filière biogaz », organisé par le Club Biogaz ATEE avec le soutien de l’ADEME, mettra en lumière les avancées réalisées depuis 2015 dans la filière biogaz agricole et territoriale française, entre bonnes pratiques et points de vigilance. Elle se tiendra le 5 décembre 2017 à Paris.

Tous les corps de métiers de la filière autour de trois thèmes :

  1. montage de projets,
  2. conception et construction d’unités de méthanisation
  3. exploitation des installations

Les trois temps forts au programme

  1. Une matinée technique dédiée à la qualité : sécurité des installations, contractualisation, performances, risques et amélioration continue.
  2. Une table ronde sur le montage des projets : assurances et responsabilités, risques construction, risques exploitation, conditions de financement, conseils technique, conseil/audit assurances, constructeurs.
  3. Une concertation de la filière sur la création d’un certificat professionnel d’exploitant d’unité de méthanisation en présence de l’ADEME, de l’AAMF, du Club Biogaz ATEE, des Chambres d’agriculture, d’exploitants, d’enseignants, de constructeurs, de bureaux d’études et de développeurs.

Programme complet de la journée d’étude du 5 décembre 2017

Bulletin d’inscription

Date: 2017/11/01

Dans le Grand-Est, la filière bois peut mieux faire


Date: 2017/11/01
Source: Usine Nouvelle



Dans le Grand-Est, la filière bois peut mieux faire

La ressource du massif vosgien n’est pas assez valorisée, faute d’un tissu de transformation suffisamment fourni.

Dans le Grand-Est, la filière bois peut mieux faire

Une partie du bois abattu dans les forêts vosgiennes est sciée et transformée en Allemagne, puis réimportée en France.

Le massif vosgien forme un poumon économique pour la région Grand Est. Un poumon vert qui manque parfois de souffle pour affronter la concurrence internationale. La fabrication locale de produits semi-finis pour la construction demeure sous-dimensionnée comparée à celle du voisin allemand, les investissements dans la régénération des peuplements baissent et d’importants volumes de grumes continuent d’être aspirés par l’Asie.

La riposte s’organise. Le 17 juillet, sur le site de Pavatex, un fabricant de panneaux isolants en fibres de bois (groupe Soprema) venu s’implanter en 2013 près d’Épinal (Vosges), les représentants de la Région, de l’État et de trois associations professionnelles ont adopté le contrat de filière forêt-bois 2017-2020. Son ambition : redonner des marges de compétitivité à la filière dans les Vosges et sur l’ensemble du Grand Est.

Date: 2017/10/11

La filière bois en France "ne s’est jamais portée aussi mal", alerte Jean-Marie Ballu


Date: 2017/10/11
Source: Usine Nouvelle



La filière bois en France "ne s’est jamais portée aussi mal", alerte Jean-Marie Ballu

Des forêts sous-exploitées, une offre absolument pas adaptée à la demande et un défaut de modernisation des scieries, c’est le constat amer de Jean-Marie Ballu, co-rédacteur du rapport Puech en 2009 et auteur d’un nouveau rapport sur la filière bois en France.

Jean-Marie Ballu présentera officiellement le 12 octobre son nouveau rapport sur la filière bois en France, intitulé "Un paradoxe français, une forêt sous-exploitée et un risque d’envol des constructions en bois importées". Il en a dévoilé le contenu en avant-première à L’Usine Nouvelle.

Rédacteur du rapport Puech en 2009, vous avez souhaité revenir cette année sur l’état de la filière bois et les pistes pour la sortir de son marasme. Pourquoi ?

En 2007, le président Nicolas Sarkozy avait demandé ce rapport à l’ancien ministre de l’Agriculture Jean Puech, qui m’en avait confié la rédaction. J’avais alors fait une trentaine de propositions, dont une dizaine ont été reprises sous la forme de décrets. Mais l’une des mesures, préconisant la multiplication par dix des volumes de bois utilisés dans la construction, a été cassée par le Conseil constitutionnel après avoir été attaquée par les promoteurs des autres matériaux. Avec le recul, je pense que je n’avais pas été assez précis. Tous les rapports montrent que la forêt française est sous-exploitée. Pourtant, on assiste à une hausse des importations de bois de construction. Un peu de  bois canadien, beaucoup de bois scandinaves, allemands et belges.

En 2009, Jean Puech (à gauche) et Jean-Marie Ballu (à droite) remettaient leur rapport à Michel Barnier, ministre de l'Agriculture

D’où le « paradoxe français » ?

La forêt française est constituée de feuillus à 75%, tandis que les sciages concernent des résineux à 80%. Comme je n’ai pas de baguette magique pour transformer des chênes récoltés à 200 ans en Douglas de 50 ans, nous, forestiers, ferons le maximum de résineux possible et vous, industriels, devez essayer d’utiliser le bois qu’on vous offre. J’ai un petit slogan : "plus de bois dans les maisons plutôt que plus de maisons en bois". Pour créer de la valeur ajoutée en France, avec notre matière première, il faut soutenir l’usage de bois feuillus – chêne, hêtre, etc – dans la construction.

Mais le chêne est beaucoup plus cher ?

Effectivement, dans la construction, tout le monde veut de l’épicéa ou du Douglas. Bien que des immeubles à ossature chêne tiennent depuis cinq ou six siècles dans les rues de Paris, de Rouen et ailleurs, aujourd’hui ce bois est beaucoup plus cher. En revanche, cela peut fonctionner pour les escaliers, les parquets, les placards. Il faut redonner le goût du feuillu aux Français.

… ou planter des résineux ?

Savez-vous pourquoi les forêts françaises contiennent tant de chênes ? Ce n’est pas seulement le résultat de la nature, comme le disent beaucoup d’associations écologistes. C’est le résultat du pacage dans les zones de forêts. Les cochons domestiques aiment les glands, donc beaucoup de chênes ont été plantés à l’époque. Puis ces chênes ont servi de bois pour les bateaux. Quant aux résineux… Les quelques Douglas qui sont coupés en France aujourd’hui ont été plantés grâce au FFN, le Fonds forestier national créé en 1946 par De Gaulle. Mais ce fonds, qui était alimenté par une taxe sur les volumes passant dans les scieries, a été supprimé en 2000 parce que les industriels affirmaient que ce prélèvement les empêchait de se moderniser.

Résultat ?

On a arrêté de reboiser faute de fonds, et les scieries se portent encore plus mal qu’avant. La filière ne s'est jamais portée aussi mal. Cette taxe était son plus important outil de modernisation. Il faut donc le recréer, quitte à l’alimenter avec une taxe carbone, en plus des contributions des acteurs de la filière. Car dans dix ans, nous n’aurons plus de résineux. La dégradation de la filière va être pire encore. Et nous nous mettons dans les mains de forêts industrielles étrangères.

Vous annoncez une hausse des importations de résineux ?

La campagne actuelle de promotion de la construction à ossature bois risque de soutenir les filières bois à l’étranger, car le sciage en France coûte plus cher qu’ailleurs. Et le bois qui vient des forêts scandinaves, qui sont en monoculture, est parfaitement trié et normé, ce qui n’est pas le cas chez nous. AdivBois, pour son concours « Immeubles à vivre bois », a inscrit au cahier des charges que 50% de la matière devait provenir des forêts françaises. Cela a provoqué beaucoup de résistances, et s’ils y arrivent, je serai très content.

Comment se portent les sciages de feuillus en France ?

Sauf dans la filière tonneaux, qui est une très belle niche, nos feuillus partent en grumes vers la Chine pour y être sciés avant de revenir en France. Le coût de transport des chênes français est très bas, car ils partent sur des bateaux vides, venus livrer des produits manufacturés. Notre scierie de chêne se délite. Je garde un espoir, c’est que les grands industriels du résineux français commencent à faire du CLT (contreplaqué à grande échelle destiné aux parois et planchers). Des usines françaises comme Piveteau commencent à en faire (le groupe vendéen investit 15 millions d’euros dans une nouvelle usine de CLT dont l’ouverture est prévue en 2018). A contrario, une usine qui faisait du CLT en hêtre vient d’être liquidée (il s’agit de Lineazen à Guenange, Moselle, Ndlr).

Qu’est-ce qui permettrait cette modernisation de l’industrie du bois que vous appelez de vos vœux ?

J’aimerais que les industriels fassent un effort de modernisation pour utiliser ces feuillus, en allant vers les composites, en ajoutant des traitements thermiques pour les rendre imputrescibles. La France était un modèle de multifonctionnalité des forêts, où l’on pouvait à la fois couper du bois, se balader, chasser. Ce modèle disparaît.

Données énergétiques : des outils en préparation pour accompagner les collectivités


Date: 2017/10/11
Source: Actu-Environnement



Données énergétiques : des outils en préparation pour accompagner les collectivités

A l'occasion d'une "data session" organisée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le 10 octobre avec une centaine d'acteurs (experts, collectivités, producteurs de données énergétiques), la secrétaire d'Etat Brune Poirson a annoncé plusieurs mesures pour faciliter la gestion des données énergétiques.

Un "nouveau dispositif plus complet d'accès aux données" sera mis en place progressivement et intégré à la plateforme nationale data.gouv.fr. Une boîte à outils sera créée afin d'accompagner les collectivités dans l'élaboration de leur plan climat air énergie (PCAET). "Les start up de la Green Tech verte sont invitées à la déployer, l'enrichir ou l'adapter pour le bénéfice des collectivités", précise le ministère. Un concours sera lancé dans les prochaines semaines par le ministère sur la visualisation des données énergétiques. Enfin, un "lab" sera ouvert sur les données énergétiques dans les incubateurs de la Green tech pour "échanger et partager la connaissance".

Pour rappel, la loi relative à la transition énergétique prévoit la mise à dispositions de données énergétiques sur les territoires, à différents maillons. L'objectif est de faciliter la mise en place de stratégies et de politiques d'efficacité énergétique et de déploiement d'énergies renouvelables.

Date: 2017/10/07

Création du syndicat Français des Chaudiéristes Biomasse


Date: 2017/10/07
Source: Bioénergies International



Création du syndicat Français des Chaudiéristes Biomasse

Dix sept fabricants et importateurs français de chaudières bois de petites et moyennes puissances se fédèrent au sein du Syndicat Français des Chaudiéristes Biomasse (SFCB) pour promouvoir le chauffage central au bois dans le domestique, collectif et tertiaire. Ces dix sept marques représentent plus de 80% du marché français.

La chaleur issue de la biomasse représente plus de 60% de la chaleur renouvelable en France (90% de cette chaleur bois est produite par le secteur domestique). Elle est indispensable à la France pour atteindre ses objectifs en matière d’énergie renouvelable et de réduction des émissions de GES. Générée par des chaudières performantes, elle garantit un air de qualité.

Le SFCB a été créé pour accompagner et conseiller la mise en oeuvre de politiques énergétiques cohérentes et efficaces afin d’assurer le développement du chauffage central bois en France.

Ci-dessous quelques-unes des mesures proposées :

  • La mise en place de mesures incitatives différenciées qui favorisent la vraie chaleur renouvelable (bois et solaire),
  • Une meilleure prise en compte de l’énergie bois dans les outils de calculs règlementaires et les outils de calcul utilisés pour l’attribution des aides de l’ANAH,
  • L’augmentation du fonds chaleur, la simplification des démarches administratives, particulièrement sur les plus petites puissances
  • La mise en place d’aides favorables au chauffage central au bois performant sur les zones concernées par des Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA).
  • La mise en place d’une prime à la casse sur les chaudières bois de plus de 15 ans pour favoriser le renouvellement par des chaudières plus performantes et plus propres.

A noter que les quelques 10 000 chaudières bois (bûches, granulés, bois déchiqueté) vendues en 2016 dans le marché domestique vont permettre aux utilisateurs de gagner en pouvoir d’achat grâce à une énergie bon marché, de créer de l’emploi local et d’économiser pendant les 20 prochaines années 1 200 000 t de C02 par an.

Le bureau du SFCB :

Président :

  • Eric Trendel (Gilles, HS France, Zaegel Held)

Vice-Présidents :

  • Christian Baldauff (Fröling)
  • Philippe Gondry (Hargassner)
  • Thomas Perrisin (Ökofen)
  • Nicolas Willerval (Heizomat)

Syndicat Français des Chaudiéristes Biomasse : 229 rue Joseph Fontanet, bât. C – 73000 Chambéry – secretariat.sfcb@gmail.com

Date: 2017/10/06

GRAINE : gérer, produire et valoriser les biomasses


Date: 2017/10/06
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



GRAINE : gérer, produire et valoriser les biomasses

Nouveau - Mis en ligne le : 05/10/2017 - Date d'édition : 01/09/2017

La bioéconomie est une clé de la croissance verte et intelligente. Elle permet de limiter à la fois la dépendance aux ressources pétrolières et certains impacts environnementaux, en contribuant notamment sous certaines conditions à lutter contre le changement climatique. L'appel à propositions de... 

couverture_coll_graine2017.JPG

Date: 2017/10/04

Les coopératives forestières française réclament une augmentation rapide des projets bois-énergie


Date: 2017/10/04
Source: Bioénergies International



Les coopératives forestières française réclament une augmentation rapide des projets bois-énergie

Récolte de bois-énergie en forêt privée, photo UCFF

Depuis le lancement du marché du bois-énergie en France il y a plus de 20 ans, les coopératives forestières ont toujours su répondre présent pour satisfaire un marché nouveau et en pleine expansion. Elles ont démontré leur compétence dans la mobilisation de la ressource et sont aujourd’hui les premiers producteurs de plaquettes forestières en France.

Le fonds chaleur, outil indispensable à la mise en place de chaufferies collectives en énergie bois, est-il à la hauteur de la situation ? La réponse est NON, le nombre de projets est historiquement bas.

Il ne correspond pas aux objectifs fixés par les pouvoirs publics pour atteindre les pourcentages de consommation d’énergies renouvelables en 2030.

De plus, le prix des énergies fossiles handicape fortement la consommation de bois-énergie. Une baisse de 30% des volumes livrés au deuxième trimestre 2017, au niveau national, montre notamment que les énergéticiens privilégient d’autres énergies à bas coût.

Les conséquences immédiates sont un fort déficit de l’exploitation forestière dans son ensemble et une perte de revenu direct pour les propriétaires forestiers.

Les coopératives forestières demandent donc un rééquilibrage urgent de la compétitivité du bois-énergie. Le fonds chaleur dont le montant doit doubler rapidement, doit servir à relancer et soutenir dans la durée l’utilisation du bois-énergie.

Les coopératives forestières ont la ressource suffisante pour répondre aux marchés. Elles savent la récolter et la valoriser. Par conséquent, les coopératives forestières s’engagent dans la fourniture régulière de bois-énergie si ces marchés sont relancés très rapidement.

Enfin, les coopératives forestières incitent fortement l’Etat à poursuivre activement son investissement pour une réelle hausse de la consommation des ENergies Renouvelables. Le bois est la première des ENR loin devant l’éolien, le solaire ou encore l’hydraulique. Il est donc nécessaire de flécher les aides sur le différentiel de prix entre énergie fossile et bois-énergie.

Le bois n’est pas rare, il est précieux pour l’ensemble de la filière forêt bois. Mais il est indispensable d’investir de manière réfléchie et équilibrée entre l’amont (mobilisation de la ressource) et l’aval (construction de chaufferies), en encourageant le regroupement des propriétaires forestiers.

Avec un chiffre d’affaires de 430 millions d’euros et 1 000 salariés, l’Union de la Coopération Forestière Française est la première force économique de la forêt privée française. Elle rassemble 19 coopératives forestières en France qui regroupent 120 000 producteurs forestiers adhérents, gèrent 2 millions d’hectares de forêts, produisent 7 millions de mde bois par an. Les coopératives forestières sont le premier producteur de plaquettes forestières en France (600 000 tonnes/an). www.ucff.asso.fr

Date: 2017/10/03

L'essentiel sur les déchets


Date: 2017/10/03
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



L'essentiel sur les déchets

Mis à jour - Mis en ligne le : 02/10/2017 - Date d'édition : 01/10/2017

Créée à l'occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD), cette exposition présente en 3 affiches l'essentiel sur les déchets : les déchets en quelques chiffres ; comment valoriser nos déchets ; réduire ses déchets, c'est possible. Pour rappel, l'objectif de la SERD est de... 

essentiel-dechets-exposition-010315.JPG

Date: 2017/10/02

La vente directe des énergies renouvelables sur la Bourse de l’Électricité


Date: 2017/10/02
Source: Bioénergies International



La vente directe des énergies renouvelables sur la Bourse de l’Électricité

L’Office franco-allemand pour la transition énergétique propose une note de synthèse rédigée par la Bourse Européenne EPEX Spot au sujet de la vente directe des énergies renouvelables sur la Bourse de l’Électricité – Retour d’expérience franco-allemand sur l’intégration au marché des énergies renouvelables.

La vente directe est un élément clé pour l’intégration des énergies renouvelables aux systèmes d’électricité en France et en Allemagne. La note de synthèse présente le cadre réglementaire dans les deux pays et propose une analyse des stratégies de commercialisation des agrégateurs à la Bourse de l’Électricité.

Elle souligne notamment les points suivants :

  • Quel est le cadre légal et réglementaire de la vente directe en France et en Allemagne? Quelles sont les différences entre les deux pays ?
  • Comment la vente directe a-t-elle évolué en Allemagne et quelles sont les tendances en France ?
  • Comment se comportent les agrégateurs à la bourse ? Comment réagissent-ils au signal-prix du marché et en particulier aux prix négatifs de l’électricité de la bourse ?

>> Télécharger le document sur le site de l’OFATE

Date: 2017/09/29

Nicolas Hulot réduit les coûts de raccordement des énergies renouvelables


Date: 2017/09/29
Source: Enerzine.com



Nicolas Hulot réduit les coûts de raccordement des énergies renouvelables

Afin de permettre un déploiement des énergies renouvelables plus équilibré sur le territoire, y compris dans les zones rurales éloignées des réseaux de distribution, les coûts de raccordement aux réseaux des installations de production d’électricité renouvelable ou de biogaz injecté dans le réseau de gaz seront considérablement réduits.

Deux semaines après la présentation en conseil des ministres du projet de loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures, cette mesure est une nouvelle illustration de la mise en œuvre du Plan climat. Celui-ci prévoit de laisser les énergies fossiles dans le sous sol tout en favorisant le déploiement massif des énergies renouvelables. Objectif : viser la neutralité carbone à horizon 2050.

Les coûts de raccordement des installations de production de biogaz à la plupart des réseaux de distribution de gaz naturel seront pris en charge à hauteur de 40 %.

Jusqu’ici, les coûts de raccordement des installations de production de biogaz au réseau de gaz étaient entièrement à la charge des producteurs, ce qui pouvait rendre impossible des projets de production de biogaz en zone rurale lorsque la ressource méthanisable était trop loin du réseau de gaz.

Pour lutter contre cette difficulté, le ministère de la Transition écologique et solidaire prévoit une réduction des coûts de raccordement à la plupart des réseaux de distribution de gaz de 40 %, soit le taux maximum prévu par la loi. Le maintien d’un paiement par le producteur de 60 % du coût permet de maintenir une incitation à optimiser la localisation, lorsque c’est possible.

Cette nouvelle disposition vise à réduire significativement les coûts mis à la charge des producteurs de biogaz injecté dans les réseaux de gaz et ainsi à faciliter le développement de cette filière encore émergente, dans le but d’atteindre les objectifs ambitieux fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie.

Pour Nicolas Hulot, « notre volonté est de rendre accessible la production de biogaz à tous ceux qui veulent s’engager dans la filière, y compris dans les territoires les plus éloignés des réseaux de raccordement. Chacun doit être en mesure de participer au développement des énergies renouvelables et à l’essor d’une économie circulaire, avec la valorisation des déchets produits localement ».

Les coûts de raccordement des installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables seront pris en charge jusqu’à 40 % en fonction de la taille des projets notamment.

Pour l’électricité, jusqu’à présent, seuls les consommateurs et les gestionnaires de réseaux bénéficiaient d’une réduction sur le prix du raccordement aux réseaux électriques, appelée « réfaction tarifaire ». Cette réduction est prise en charge par le tarif d’utilisation des réseaux électriques.

Le dispositif pour favoriser la transition énergétique et le déploiement des énergies renouvelables s’enrichit. En effet, dans un contexte d’augmentation des coûts de raccordement au cours des dernières années, il sera désormais possible pour les petites et moyennes installations d’énergies renouvelables de bénéficier également d’une réduction du prix du raccordement allant jusqu’à 40 %.

La réduction du prix du raccordement s’applique à tous les petits et moyens producteurs d’énergie renouvelables.

Le niveau de réfaction diminue avec l’augmentation de la puissance de l’installation, pour favoriser le foisonnement nécessaire à la transition énergétique ainsi que le développement de l’autoconsommation par le déploiement de petites et moyennes installations de production d’énergies renouvelables.

En déplacement en Vienne lundi sur le sujet, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a rencontré les acteurs locaux du développement des énergies renouvelables. Il leur a notamment indiqué que « ce sont au total près de 30 millions d’euros par an qui seront consacrés par ce biais au déploiement des énergies renouvelables, dont plus de la moitié pour les installations de petites puissances agricoles. L’État marque ainsi sa volonté de soutenir l’ancrage de la transition énergétique au niveau local, véritable levier de développement et d’attractivité pour nos territoires ».

Date: 2017/09/28

Le développement des bioénergies en France va devoir très vite s’intensifier


Date: 2017/09/28
Source: Bioénergies International



Le développement des bioénergies en France va devoir très vite s’intensifier

La centrale biomasse de l’Esplanade devant le Rhin, photo és

France Biomasse Energie a tenu le 27 septembre 2017 son sixième colloque à Paris. Plus de 200 personnes ont participé à cet évènement lors duquel les différentes filières, qui composent les bioénergies, ont échangé sur les belles opportunités qui s’offrent à elles, les progrès réalisés, les innovations en cours et les freins qui restent à lever, pour atteindre les objectifs de développement des énergies renouvelables fixés à l’horizon 2030 : 38 % dans le mix chauffage et refroidissement, 15 % de la consommation finale dans les transports, 40 % de l’électricité et 10 % de la consommation de gaz.

Malgré une amélioration du rythme de développement constatée ces dernières années, chacun a rappelé la nécessité d’accélérer. En effet, en 2016, la chaleur renouvelable s’est élevée à 20,4%, dont 78% à partir de biomasse solide et déchets, l’incorporation des biocarburants à 7,2% et le gaz renouvelable à 0,05% de notre consommation de gaz.

« Nous avons progressé, mais pas suffisamment pour être sur la bonne trajectoire pour atteindre les objectifs 2020 et 2030. Il nous faut des mesures nouvelles pour y parvenir et les professionnels ont besoin de visibilité, de prévisibilité et de stabilité » a alerté Jean-Louis BAL.

Dans ce contexte où tous les acteurs, grands groupes comme ETI, PME et startups, poursuivent leurs investissements et leurs engagements dans ces filières, les annonces du gouvernement concernant le maintien du CITE pour le chauffage au bois en 2018, le soutien jusqu’à 3 000 euros pour les ménages modestes substituant une chaudière bois à une chaudière au fioul, la prise en charge à hauteur de 40% des coûts de raccordement des installations de production de biométhane aux réseaux et, plus encore l’augmentation accélérée du prix du carbone dès 2018 sont très bienvenues.

Cyril LE PICARD a rappelé que « le prix conjoncturellement bas des énergies fossiles depuis quelques années impacte la compétitivité des bioénergies et pourrait remettre en cause la pertinence de nos énergies renouvelables aux yeux de nos concitoyens. L’augmentation de la Contribution Climat Energie constituera un outil essentiel, même s’il n’est pas le seul, pour permettre à nos filières de se déployer plus vite afin que les bioénergies jouent pleinement leur rôle dans la transition écologique et énergétique dans tous les secteurs de la société. »

Dans le même sens, les professionnels des bioénergies sont toujours en attente, notamment :

  • du doublement du Fonds Chaleur qu’ils demandent depuis plusieurs années et sur lequel le Président de la république, Emmanuel MACRON, s’est engagé lors de la campagne présidentielle, et la simplification de sa mise en œuvre,
  • de la révision et de la notification à la Commission Européenne du tarif d’injection du biométhane,
  • de la position qu’adoptera la France sur le projet de révision de la Directive sur les énergies renouvelables (RED II) du 30 novembre 2016 de la Commission européenne. En effet, si les propositions de révision étaient adoptées en l’état, les filières françaises des biocarburants, qui ont massivement investi sous l’impulsion des agriculteurs, seraient gravement menacées,
  • de l’exonération de la biomasse de la part carbone sur les taxes intérieures à la consommation.

Jean-Louis BAL et Cyril LE PICARD ont rappelé que le coût du soutien à ces filières est faible pour la collectivité et qu’elles sont déjà bénéfiques économiquement si l’on prend en compte les importations d’énergies fossiles évitées, le nombre d’emplois qu’elles représentent et les tonnes de CO2 évitées.

Le biogaz dans l’agriculture et les déchets en France et en Allemagne


Date: 2017/09/28
Source: Bioénergies International



Le biogaz dans l’agriculture et les déchets en France et en Allemagne

Installation de méthanisation d’Hayingen en Allemagne, photo Biogaskontor

L’Office franco-allemand pour la transition énergétique organisait le 21 septembre 2017 à Paris au Ministère de la Transition écologique et solidaire une conférence sur “le biogaz dans la chaîne de valeur locale : agriculture et gestion des déchets.

À cette occasion, près de 80 représentants de l’industrie, de la recherche et de l’administration ont eu l’occasion d’échanger sur les questions suivantes :

  • Quelles sont les perspectives de développement pour les bioénergies en France et en Allemagne ?
  • Quelle est la valeur ajoutée créée à travers les bioénergies dans les territoires ?
  • Quels sont les modèles économiques et financiers pour les porteurs de projets bioénergies ?
  • Quelles technologies permettent-elles la valorisation énergétique des ordures ménagères et des eaux usées ? Quelle est la rentabilité réelle de ces technologies ?

Les présentations (en anglais) de cet événement sont disponibles en ligne sur le site de l’OFATE : energie-fr-de.eu/fr/

Pour toute question relative à cette manifestation, contacter Julian Risler : Tél. : +33 140 81 93 15 – julian.risler@developpement-durable.gouv.fr

Date: 2017/09/26

Un séchoir solaire de plaquettes forestières dans les Deux-Sèvres


Date: 2017/09/26
Source: Bioénergies International



Un séchoir solaire de plaquettes forestières dans les Deux-Sèvres

Projet de séchoir solaire à Nueil-les-Aubiers, BASE

La commune de Nueil-les-Aubiers dans le département des Deux-Sèvres est résolument tournée vers les énergies renouvelables. Elle a décidé d’implanter des éoliennes sur son territoire et a sollicité l’entreprise BASE pour un projet de développement local tourné vers les énergies renouvelables. Ce projet consiste à construire un séchoir solaire basé sur la technologie Cogen’Air (couverture photovoltaïque refroidie par circulation d’air) pour sécher du bois produit localement et alimenter les chaufferies du territoire.

Ce séchoir solaire est composé de 400 panneaux Cogen’Air pour une production électrique de 100 kWc et une production thermique de 298 kW. Cette énergie permettra de sécher du bois déchiqueté (peuplier, frêne vert et chêne) dans trois cellules et quatre bennes de séchage.

L’air extérieur est aspiré au faîtage, est réchauffé sous les panneaux Cogen’Air puis est insufflé sous la matière à sécher. Cette solution est 100% écologique et permet d’augmenter le pouvoir calorifique du bois pour pouvoir chauffer plus longtemps. Le séchage solaire avec Cogen’Air des plaquettes forestières permet également de maîtriser l’humidité de la matière, réduire les émissions de particules fines et d’augmenter la durée de vie des chaufferies.

Le démarrage des travaux de construction du séchoir est prévu pour l’été 2017. La mise en service se fera à la fin de l’année.

www.base-innovation.com

La maîtrise de l'énergie dans le froid industriel


Date: 2017/09/26
Source: ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



La maîtrise de l'énergie dans le froid industriel

Mis à jour - Mis en ligne le : 26/09/2017 - Date d'édition : 01/09/2017

Cet ouvrage est une édition entièrement révisée du précédent ouvrage ADEME-AFF de 1999 : Le froid efficace dans l'industrie. Il permet de comprendre et d'identifier des pistes pertinentes (techniques et méthodologiques) pour améliorer l'éco-efficience des installations de froid. Ce guide s'adresse... 

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