Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici les nouvelles les plus importantes concernant la biomasse et les filières vertes.

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2015/07/09

Animation sur l’économie circulaire de la filière bois


Source : Bioénergies International



Animation filière bois
Animation réalisée par l’ADEME et diffusé à l’occasion des 2è assises de l’économie circulaire 16 & 17 juin 2015

Euronext lance un contrat à terme sur les granulés de bois


Source : Bioénergies International



Chargement d'un bateau de granulés de bois, photo Bellona
Chargement d’un bateau de granulés de bois, photo Bellona
L’opérateur financier Euronext a annoncé le 29 juin 2015 le lancement, à l’automne 2015, d’un nouveau contrat à terme sur les granulés de bois, sous réserve d’approbation par le régulateur. Destiné aux producteurs, aux grossistes et aux distributeurs,  ce contrat à livraison physique ciblant le secteur du chauffage résidentiel permettra à l’industrie de couvrir ses positions. 
Les granulés de bois constituent une source d’énergie en croissance rapide, en particulier en Europe où 80% de la production de granulés résidentiel est écoulée, pour être utilisée dans des chaudières, des poêles ou des chaufferies collectives. Les politiques environnementales de l’Union Européenne sont de plus en plus favorables aux énergies renouvelables, ce qui incite par conséquent les particuliers à se tourner vers des sources alternatives d’énergie. Il est anticipé que les granulés de bois jouent un rôle central dans cette transformation, grâce à leur coût plus faible relativement aux autres combustibles. Les fluctuations de prix de l’industrie du bois énergie sont engendrées par la saisonnalité de la température hivernale dans l’hémisphère nord, l’évolution économique de l’offre et de la demande ou la disponibilité des matériaux bruts.
Christian Rakos, Président de l’European Pellet Council (EPC) et directeur de Propellet Autriche, a déclaré : «Il s’agit d’une initiative importante pour l’industrie du granulé car cela fournit une réponse claire à la forte volatilité que nous avons récemment observé dans le prix des granulés. Elle fournira un outil de couverture qui permettra à nos membres de couvrir leur risque de la production à l’achat et à la vente. Nous pensons que cette initiative contribuera à renforcer et à structurer le secteur.»
Lee Hodgkinson, Directeur Marchés et Ventes mondiales d’Euronext, a commenté, «L’une des raisons principales du lancement de ce projet est la croissance exponentielle que nous avons vu ces dernières années dans les granulés de bois comme source alternative d’énergie renouvelable. A la lumière de la conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques qui se tiendra cet automne à Paris, Euronext se réjouit d’offrir à l’économie réelle un produit qui renforce les initiatives d’énergie renouvelables. Nous sommes convaincus du succès à venir de ce produit, en effet, outre le nouvel intérêt porté par la filière elle-même, de nombreux clients existants sont à la recherche d’un moyen de couvrir leur risque de prix dans ce secteur. »

A Saint-Aoustrille dans l’Indre, deux chaufferies bois pour changer la vie


Source : Bioénergies International



chaufferies
Saint-Aoustrille, la commune limitrophe d’Issoudun a fait le choix d’investir dans deux chaufferies bois pour ses services publics, mais pas seulement.
C’est le constat de factures d’électricité trop salées qui a décidé le maire de Saint-Aoustrille, Thierry Chauveau, et son conseil municipal, à investir dans deux chaufferies bois. Ces gros investissements sont installés à quelques encablures l’un de l’autre, dans le centre de la commune, mais vont en changer la vie…
Lire la suite dans www.lanouvellerepublique.fr

2015/07/08

Le salon Biogaz Europe 2016 se déroulera à Nantes les 27 et 28 janvier


Source : Bioénergies International



Conférences BiogazEurope2014
BEES vient d’annoncer que l’édition 2016 de Biogaz Europe se déroulera à Nantes, les 27 et 28 janvier prochains. Elle avait eu lieu cette année en même temps que BOIS ENERGIE à Nantes également, et à Saint-Brieuc en 2014. Nantes, au cours des dernières années, s’est avéré être le lieu de choix pour le secteur français du biogaz et pour la première fois, Biogaz Europe aura lieu dans le cadre prestigieux du tout nouveau Hall XXL, offrant tous les avantages d’installations ultra-modernes et spacieuses !
Dans la perspective de Biogaz Europe 2016, sont prévus :
  • Plus de 200 Exposants et sociétés représentées internationaux
  • 4000 visiteurs professionnels attendus : professionnels du secteur de l’énergie, agriculteurs, secteur agricole, chargés de projet, responsables politiques, collectivités locales
  • un programme riche comprenant conférences,  visites techniques, concours de l’innovation
Réservations de stands dès maintenant à tarif préférentiel : remise de 10% (sur le tarif du stand et du forfait d’inscription, hors équipements et services optionnels) pour toute réservation reçue avant le 25 SEPTEMBRE 2015 !!
CLIQUEZ ICI pour télécharger votre DOSSIER DE PARTICIPATION 2016
Contact : Gloria Miconi – Tél : +33 (0)3 62 27 61 56 – gloriamiconi@bees.biz

Etude des filières des sous-produits des IAA pouvant être utilisés pour la production de biocarburants


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Depuis 2011 ont été mises en place des dispositions incitatives transposées de la directive européenne sur la promotion des énergies renouvelables pour favoriser la production de biocarburants à partir de déchets, résidus, coproduits.
La présente étude porte sur trois sous-produits de l’industrie agroalimentaire (IAA) et de la restauration (traditionnelle, collective, rapide…) qui peuvent participer à l’atteinte de ces objectifs :
  • les huiles alimentaires usagées (HAU),
  • les graisses animales fondues de catégories 1 et 2 (GAF C1-C2),
  • les sous-produits de la vinification (marcs, lies et bourbes).
Elle a cherché à :
  • d’une part quantifier, au niveau français à l’échelon national et régional, pour les trois filières de sous-produits étudiées, les ressources et les usages actuels, ainsi que les volumes non valorisés et, donc, potentiellement disponibles pour la production de biocarburants liquides. Identifier les acteurs présents aux différents stades des filières et les interactions entre eux,
  • d’autre part étudier le potentiel de production locale de biocarburants ou biocombustibles liquides à partir de ces trois sous-produits, en coexistence avec les filières nationales actuellement en place, avec au préalable le recensement et l’analyse d’expériences récentes.

2015/07/07

BioGNVAL : expérimentation préindustrielle de production et distribution de biométhane carburant liquéfié issu de biogaz de station d'épuration


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Télécharger la fiche BioGNVAL, projet soutenu dans le cadre de l'AMI Collecte, tri, recyclage et valorisation des déchets.
biognval.jpg

2015/07/01

Une charte pour le bois énergie


Source : Fordaq



Rencontre Bois Energie du 30 juin à Lyon : la filière se mobilise et signe la « charte des acteurs de la filière bois énergie ». Le Mardi 30 juin 2015, 150 personnes (forestiers, producteurs de bois énergie, exploitants de chauffage, collectivités territoriales, bureaux d’études…) étaient rassemblées lors de la rencontre de la filière bois énergie à Lyon, en présence du Président du Conseil régional Rhône-Alpes, du Directeur de la DRAAF, du Délégué régional de l’ADEME, du Président de FIBRA (Fédération forêt bois Rhône-Alpes) et du Président de RAEE (Rhônalpénergie-Environnement).
La rencontre, co-organisée par le groupe de travail « sécurisation des approvisionnements en bois énergie en Rhône-Alpes » animé par FIBRA et RAEE, s’est déroulée en 2 temps : Deux tables rondes « la filière bois énergie se mobilise » et « le bois énergie, une opportunité au service du territoire et de l’Environnement »; Présentation et signature de la « charte des acteurs de la filière bois énergie » portant et affirmant les valeurs de cette filière en Rhône-Alpes. Lors des 2 tables rondes, les acteurs de la filière ont échangé sur leurs attentes et sur les points de blocages partagés. Ils ont acté la nécessité de travailler de concert au sein d’un même comité stratégique. Cet espace d’échange, de partage, de travail et de co-construction entre la filière amont (la production) et aval (la consommation) sera aussi un espace de médiation entre toutes les parties prenantes de la filière Bois dans son ensemble. Ce comité stratégique bois énergie aura pour ambition d’aider à la construction et au développement de la filière. Après avoir été présentée par 2 entreprises de bois énergie certifiées CBQ+, la Charte a été signée par 45 structures représentatives de l’ensemble de la filière (COFOR, le CRPF, l’ONF, le SEIBE RA, ABSRA, la FEDENE) La Région Rhône-Alpes, la DRAAF et l’ADEME, qui appuient la démarche, ont également été signataires. Cette charte engage ses signataires, de la racine à la cendre, autour de 2 objectifs : « Dans le cadre de forêts gérées durablement, dans une logique de préservation et d’optimisation de la ressource notamment au travers de la maîtrise des consommations de chaleur, les signataires s’engagent à tout mettre en oeuvre pour favoriser les objectifs suivants : • davantage de bois produit en Rhône-Alpes, • davantage de bois énergie produit et consommé en Rhône-Alpes, dans des conditions technico-économiques acceptables par tous. » Pour faire vivre cette Charte, un programme d’actions a déjà été identifié, le Comité Stratégique Bois Energie initiera les premières actions dès l’automne prochain. Contacts : Valérie BORRONI - RAEE - 04 72 56 33 55 - valerie.borroni@raee.org - Martin DELTOMBE - FIBRA - 04 27 86 13 56 – mdeltombe@fibra.net

2015/06/29

Economie circulaire : lancement d'un appel à projets en Languedoc-Roussillon


Source : Actu-Environnement



Pour faire émerger et accompagner des initiatives d'économie circulaire en Languedoc-Roussillon, l'Ademe, la Région et la Chambre de commerce et d'industrie de Languedoc-Roussillon lancent un appel à projets jusqu'au 11 septembre 2015. Les conditions d'éligibilité ? Relever de l'un des sept piliers de l'économie circulaire identifiés : l'écoconception, l'écologie industrielle et territoriale, l'économie de la fonctionnalité, le réemploi, la réparation, la réutilisation et le recyclage. 
Les projets devront se dérouler en Languedoc-Roussillon et être réalisés (fin de l'opération, réception industrielle, etc.) au plus tard dans un délai de trois ans à compter de la signature du contrat de cofinancement. Ils ne devront pas avoir déjà bénéficié d'un financement public portant sur les dépenses éligibles (études, programmes d'animation, innovation, actions de sensibilisation et de communication etc.). Enfin, les projets devront être en adéquation avec les objectifs des plans départementaux et régionaux des déchets approuvés ou en voie de l'être en Languedoc-Roussillon.
Les particuliers ne sont pas éligibles à cet appel à projets.

Actions de l'ADEME pour soutenir la transition vers l'économie circulaire (Les)


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Le présent document, sans prétendre à l’exhaustivité, fait un inventaire à la fin du premier trimestre 2015 des actions soutenues ou réalisées récemment (dans les deux ou trois dernières années) ou en cours à l’ADEME dans le champ de l’économie circulaire :
  • l’approvisionnement durable en ressources ;
  • l’écoconception et la production efficace en ressources ;
  • l’écologie industrielle et territoriale (EIT) ;
  • l’économie de la fonctionnalité ;
  • la consommation responsable : comportement d’achat, consommation collaborative et utilisation ;
  • allongement de la durée d’usage : le réemploi, la réparation et la réutilisation
  • le recyclage et la valorisation des déchets ;
  • actions transversales ou participation à des travaux contribuant à l’économie circulaire.
De multiples actions, dans différents domaines, pouvant contribuer à l’économie circulaire ne sont pas reprises ou détaillées ici. Nous renvoyons le lecteur aux liens contenus dans ce document ou plus généralement au site internet de l’ADEME. 

2015/06/26

Évaluation du gisement de déchet bois et son positonnment dans la filière bois/bois énergie


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



L’objectif premier de cette étude est de disposer d’une évaluation des gisements «déchets bois» et de dresser une photographie actuelle et factuelle de la filière (productions, échanges, consommations) des déchets. La production de déchets de bois (hors connexes de sciage) atteint en 2012 près de 7,2 millions de tonnes, dont environ 1 million est auto consommé par les sites les produisant. Il existe donc un gisement annuel disponible de déchets de bois de près de 6 millions de tonnes dont le taux de valorisation est de l’ordre de 80%. Deux scénarios prospectifs à horizon2025 ont été étudiés pour la filière : «Valorisation Matière des déchets bois» et «Valorisation Énergie des déchets bois». Sur la base d’éléments contextuels uniquement, l’exercice à permis de positionner les modes de valorisation des déchets bois en fonction des évolutions potentielles de la filière bois/bois énergie. 

Bilan National du Recyclage 2003-2012


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Le Bilan National du Recyclage (BNR) 2003-2012 est un recueil de données et d’analyse, portant sur une période glissante de 10 années, et faisant le point sur les évolutions du recyclage en France de différents matériaux (métaux ferreux, papiers, cartons, verre, plastiques et inertes du BTP).

Références Agriculture & Environnement : Des pratiques clefs pour la préservation du climat, des sols et de l’air, et les économies d’énergie


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Les études menées par l’ADEME ont mis en évidence un réel potentiel d’amélioration de la performance environnementale.
Neuf leviers d’actions regroupant un ensemble de pratiques applicables aux exploitations agricoles ont ainsi été identifiés et déclinés dans une collection de fiches. Les conseils d’experts, les aspects technico-économiques et la reproductibilité des pratiques ont également été pris en compte pour une meilleure adéquation aux réalités du terrain.
Une dixième fiche « Trajectoires d’agriculteurs » complète le jeu en illustrant l’introduction progressive de ces pratiques dans les exploitations agricoles.
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Forêt : les premiers groupements d'intérêt économique et environnemental bientôt constitués


Source : Actu-Environnement



Un décret, publié le 26 juin au Journal officiel, précise la procédure de reconnaissance des groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) forestiers créés par la loi d'avenir pour l'agriculture du 13 octobre 2014. L'objectif de ces groupements est de faciliter les démarches collectives de propriétaires forestiers volontaires.

2015/06/25

Agritrop devient archive ouverte institutionnelle


Source : CIRAD



La base des publications du Cirad, Agritrop, a récemment été développée en tant qu’archive ouverte institutionnelle. Avec plus de 90 000 références et 12 000 documents en texte intégral, cette nouvelle version offre un accès libre et gratuit à la production scientifique écrite du Cirad.

Programme des Investissements d’Avenir : poursuivre et amplifier l’action en faveur de la transition énergétique


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



L’ADEME s’est vue confier en 2010 la mise en oeuvre opérationnelle de quatre programmes des Investissements d’Avenir (PIA) – pilotés par le Commissariat Général à l’Investissement – pour soutenir la réalisation d’expérimentations préindustrielles, de démonstrateurs de recherche, ou de premières industrielles dans les domaines des énergies renouvelables et de la chimie verte, des véhicules et de la mobilité du futur, des réseaux électriques intelligents et de l’économie circulaire.
En 4 ans, le Programme des Investissements d’Avenir (PIA) a montré sa capacité à mobiliser les entreprises sur ces créneaux porteurs et à stimuler leur capacité d’innovation. Les bilans dressés sur les vingt thématiques qui le composent, montrent que ce programme est un véritable outil de politique industrielle qui agit en catalyseur de la croissance verte. Il finance des projets innovants de toutes tailles pour faire émerger, structurer et développer les filières industrielles de demain ou accompagner l’émergence de nouveaux marchés.

2015/06/24

Les 10 indicateurs pour en finir avec le PIB


Source : Usine Nouvelle



Le Conseil économique social et environnemental (CESE) et France Stratégie propose 10 nouveaux indicateurs pour mieux prendre en compte les dimensions du développement économique, sociale et environnementale.
Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie
En finir avec la dictature du PIB tout puissant. France Stratégie et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) proposent un tableau de bord 10 nouveaux indicateurs à côté du PIB afin d’explorer les domaines oubliés par la mesure reine. Les indicateurs proposés couvrent trois grands champs : l’économie, le social et l’environnement. Pour Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie, l’objectif de ces nouveaux indicateurs est simple  :  "permettre aux citoyens de juger de la capacité des gouvernants. " Jean-Paul Delevoye, président du CESE, ajoute qu’ils doivent permettre à un "Etat moderne de se doter d'indicateurs rapidement accessibles dans le temps et à la hauteur des enjeux pour prendre des décisions politiques."
PAS DE TAUX DE CHÔMAGE, MAIS UN TAUX D'EMPLOI
La proposition s'articule sur le choix de mesures qui remontent rarement en tête des préoccupations de l'exécutif (comme le taux de recyclage des déchets) ou la révision de celles qui sont classiquement utilisées. Ainsi en lieu et place du taux de chômage, qui rythme chaque mois le calendrier de François Rebsamen,  les deux instances proposent le taux d’emploi. Un changement loin d’être cosmétique pour Vincent Aussilloux, directeur du Département Economie-Finance de France Stratégie. "Le taux d’emploi de la population active tient compte des personnes qui auraient éventuellement arrêtées de chercher un emploi par découragement." De même la dette d’un pays ne serait plus seulement constituée des créances d’un Etat mais prendrait en compte selon l’économiste « l’ensemble des dettes des agents économiques non financiers (Etat, entreprises et ménages) ».
LA SANTÉ
L’espérance de vie, souvent utilisée pour mesurer le niveau de développement d’un pays, serait remplacée par celui de "l’espérance de vie en bonne santé". Un indicateur plus subjectif serait développé sur la  "satisfaction à l’égard de la vie" afin de rendre compte de la qualité de vie en société et du vivre ensemble.
La plupart des indicateurs permettront de comparer les performances nationales au regard des résultats d’autres pays. Ce tableau de bord élaboré conjointement doit être annexé par le gouvernement au prochain projet de loi de finances.
Souhaitons-lui un meilleur sort que le rapport commandé par Nicolas Sarkozy en 2009 alors président de la République sur la "mesure des performances économiques et du progrès social".Les 12 recommandations alors proposées par les économistes Joseph Stiglitz, Jean-Paul Fitoussi et Amartya Sen étaient restées lettre morte.
Le Bhoutan a lui eu le courage politique de devenir le seul pays du monde à avoir abandonné le PIB pour le Bonheur national brut (BNB). Le royaume l’avait adopté en 1972 afin de donner la priorité au bien-être sur la croissance économique.Depuis 2013, son premier ministre a émis quelques doutes sur l'utilisation "abusive [du concept] qui a détourné des problèmes réels" du pays. En France , il semble encore y avoir quelques marges.

L'Ademe pointe l'impact du développement du bois énergie sur le bilan carbone de la forêt


Source : Actu-Environnement



Qui dit développement de la biomasse dit augmentation des prélèvements de bois, ce qui impacterait le bilan GES de la forêt. L'Ademe présente les effets d'une hausse de ses prélèvements et formule des propositions.
L'Ademe pointe l'impact du développement du bois énergie sur le bilan carbone de la forêt
© olada
L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a publié, courant juin, un avis sur les conséquences d'un prélèvement croissant de bois sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la forêt. Elle formule également des recommandations destinées à les contourner, du moins les anticiper. 

La canne à sucre : une culture qui produit aussi de l’énergie


Source : CIRAD



Avec une demande en bioénergie croissante, l’exploitation des sous-produits de la canne à sucre, comme la bagasse et l’éthanol, pourrait devenir plus rentable.
Encore faut-il déterminer les conditions dans lesquelles cette production peut être à la fois optimale et compatible avec des rendements en sucre élevés.
Une équipe du Cirad, associée à la société eRcane, a entrepris une étude complexe et originale sur toute la chaîne de production, du champ à l’usine, pour déterminer l’incidence des facteurs de production sur le rendement en biomasse et sa qualité, mais aussi sur la répartition de la biomasse aérienne entre production alimentaire et énergétique.

3 juillet 2015 à Dijon, le bois-énergie opportunité pour le développement des réseaux de chaleur


Source : Biomasse-territoire.info



Le CIBE organise une journée technique le 3 juillet 2015 à Dijon sur le thème « Bois-énergie et chauffage urbain, une opportunité pour la création, l’extension et l’interconnexion de réseaux ».
Contact : Elodie Payen - 09 53 58 82 65.

Inauguration de la chaufferie biomasse de Cernay (4,2 MWth)


Source : Enerzine.com



Inaugurée très récemment, la chaufferie biomasse de la ville de Cernay fait partie d'un projet d'aménagement urbain durable qui constitue un élément clé de la transition énergétique du territoire.
Inauguration de la chaufferie biomasse de Cernay (4,2 MWth)
Composée d'une chaudière bois de 4.2 MWth, cette nouvelle chaufferie fonctionnera de septembre à mai et couvrira 85 % des besoins du réseau. Elle consommera annuellement 6.500 tonnes de bois issus de forêts situées dans un périmètre de 50 à 80 Km. Elle devrait contribuer de façon significative à la pérennisation de la filière bois dans le sud de l'Alsace. L'approvisionnement devrait entraîner la création de 7 emplois dans la filière bois locale.
La chaufferie biomasse permettra également d'éviter l'émission de 115.000 tonnes de CO2 sur toute la durée du contrat, soit l'équivalent des émissions de 4 100 véhicules chaque année.
A travers ce projet, la société Cofely Services à proposé des matériaux respectant des critères de fabrication très stricts ; Le respect d'une charte « chantiers verts » ; La récupération des eaux de pluies pour l'entretien des espaces verts ; Un traitement des fumées optimisé avec la mise en place d'un condenseur et d'un électrofiltre.
La nouvelle chaufferie fournira aux usagers un chauffage sûr et économique, avec 25% de réduction du prix à la consommation soit environ 300 / 350 € pour un foyer type.
Cette diminution est directement liée au choix du bois-énergie, énergie produite localement. Elle s'explique aussi par l'extension du réseau de distribution. En effet, la construction de 4 nouveaux kilomètres de canalisations sous voierie permettra de desservir de nouveaux abonnés. L'économie d'échelle réalisée grâce à l'élargissement du service à de nouveaux utilisateurs permet d'en diminuer le coût. Aujourd'hui 1000 équivalents logements bénéficient de ce mode de chauffage écologique et économique.
Le coût total du projet porté par Cofely Services s'élève à 6,9 millions d'euros dont 1.5 million financé par le Fonds Chaleur de l'ADEME.
Afin de sécuriser l'approvisionnement des 6 500 tonnes de biomasse par an pendant 18 ans, Cofely Service a travaillé à la structuration d'une filière bois énergie locale. Le gisement de matière première sera constitué de bois situés dans un rayon entre 50 et 80 km de la ville de Cernay. La chaufferie aura un impact direct sur la structuration et la pérennisation de la filière bois énergie dans le sud de l'Alsace.
7 emplois locaux seront créés principalement dans la filière amont de collecte de biomasse.
Dans un contexte de raréfaction des ressources et de croissance de la demande énergétique, l'économie circulaire vise à gérer les produits « de la naissance à la renaissance » afin de récupérer tout ce qui peut être réemployé, recyclé ou transformé en énergie. L'économie circulaire vise à épargner les ressources naturelles, réduire les émissions de gaz à effet de serre, sécuriser les approvisionnements et créer des emplois qualifiés.
De la forêt à la chaleur renouvelable, la biomasse représente plus de la moitié de la production d'énergie renouvelable en France. De plus en plus de réseaux de chaleur développement des chaufferies biomasse pour « verdir» leur mix énergétique.

2015/06/23

Loreki inaugure sa plateforme biomasse d’Hastingues entre Bayonne et Pau


Source : Bioénergies International



Plateforme biomasse d'Hastingues, photo Frédéric Douard
Plateforme biomasse d’Hastingues, photo Frédéric Douard
LOREKI est une SCOP du Pays Basque, bientôt trentenaire, spécialisée dans la valorisation de matières organiques locales dans un rayon d’environ 200 km autour de son siège d’Itxassou dans les Pyrénées atlantiques. A ce jour, elle emploie 24 salariés tous associés et réalise un chiffre d’affaire de près de 4 millions d’€uros par an. Le 1 juillet 2015, elle inaugure une toute nouvelle plateforme dédiée à la biomasse-énergie à Hastingues, le long de l’autoroute A64 entre Bayonne et Pau.
Loreki produit des terreaux, paillages et amendements pour les professionnels locaux de l’horticulture et des espaces verts. Elle recycle en composts agricoles des déchets verts et biodéchets industriels et ménagers collectés sélectivement. Elle assure des prestations de broyage (déchets verts, bois …), criblage, calibrage et déplasticage (composts et autres matières) sur de nombreux sites avec des matériels mobiles de grande capacité. Depuis 3 ans, elle a repris une activité de distribution de fournitures horticoles, en créant la filiale Comptoir Horticole Basco-Landais Baratzezainen Etxea à Bayonne.
Au fur et à mesure des années, ses activités l’ont amenée à la fourniture de combustible bois à partir de refus de criblage de compost vert, ainsi qu’à être de plus en plus sollicitée pour la préparation de biomasse, directement ou indirectement, pour de grosses chaudières industrielles locales (broyage et/ou criblage).
Face à la demande croissante de bois-énergie à l’échelon régional, notamment avec de gros projets de chaudières dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, et grâce à la confiance qu’elle a déjà acquise auprès de nombreux acteurs locaux de la filière bois par le sérieux et la qualité de son travail, c’est tout naturellement que LOREKI a travaillé sur un projet de développement de cette activité spécifique de fourniture et de préparation de bois-énergie.
LOREKI vient donc d’achever la construction de son centre de valorisation de biomasse à Hastingues (40), proche de la sortie « Peyrehorade » de l’autoroute A64, comprenant 28.000 m2 d’enrobés et près de 2.500 m2 de hangar de stockage en structure bois, réalisés par des entreprises locales basques et landaises. Ce site est destiné à réaliser des prestations de stockage, broyage et criblage de bois-énergie, pour le compte de clients ou de LOREKI (vente de combustible) et pourrait servir de centre de regroupement de petits lots de bois mal valorisés à ce jour.
Cet investissement est complété par l’achat de nouveaux matériels mobiles performants pour le broyage de bois ronds en plaquettes forestières, le broyage de souches, le criblage/calibrage de biomasse, ces matériels pouvant intervenir tant sur le site de Hastingues qu’en forêt.
L’ensemble, en cours d’achèvement, représente un investissement de près de 3,2 millions d’€uros et a été rendu possible grâce au soutien financier du Conseil Régional d’Aquitaine, du Conseil Général des Landes et de l’Europe (FEDER), et la bienveillance de la Mairie de Hastingues et de la Communauté de Communes du Pays d’Orthe.
Par ce projet, LOREKI espère participer à une valorisation harmonieuse et rentable de la forêt locale (Bas Adour, piémont pyrénéen) et au développement des énergies renouvelables, continuant ainsi son action concrète en faveur de l’environnement et de l’économie solidaire sur son territoire.

2015/06/18

Transition énergétique : les sénateurs veulent une taxe carbone à 100 euros la tonne en 2030


Source : Actu-Environnement



Les sénateurs de la Commission des affaires économiques ont modifié le projet de loi sur la transition énergétique. Ils ont fixé de nouvelles valeurs à atteindre pour la taxe carbone à 56 euros la tonne de CO2 en 2020 et 100 euros en 2030.
Transition énergétique : les sénateurs veulent une taxe carbone à 100 euros la tonne en 2030
© Jittima_Stock
Les travaux des commissions du Sénat sur le projet de loi relatif à la transition énergétique et la croissance verte (PLTE) se sont terminés mercredi 17 juin. Les sénateurs ont annoncé l'adoption de deuxamendements identiques fixant une nouvelle valeur cible pour la contribution climat énergie (CCE). Présentés par les membres du groupe écologiste et Chantal Jouannot (UDI), l'amendement fixe un objectif de valeur de la tonne carbone à 56 euros en 2020 et 100 euros en 2030. "L'efficacité de cette mesure dépend de sa progressivité dans le temps afin de donner de la visibilité aux investisseurs particuliers et économiques, et de son périmètre d'application qui doit être le plus large possible afin de ne favoriser aucune énergie comme l'électricité, ni dispenser un secteur en particulier", argumentent les sénateurs dans l'exposé des motifs. "La fixation d'une valeur-cible représentative des coûts réels du carbone est attendue par de très nombreux acteurs, y compris économiques, pour disposer d'une vision de long terme qui permette d'orienter les comportements et les investissements", ajoutent-ils dans leur communiqué de presse en rappelant les récentes prises de position d'entreprises mondiales, dont celles de grands énergéticiens, en faveur d'un prix du carbone réellement incitatif.
Une progressivité qui divise
Pour fixer ces seuils, les sénateurs se sont inspirés des travaux du rapport Quinet de 2009, dans la lignée des travaux de la commission Rocard. Des travaux qui avaient reçu un accueil très favorable à l'époque car ils étaient basés sur des réflexions communes entre ONG environnementales, administration, syndicats et entreprises. Le rapport fixait un prix carbone à 32 euros la tonne de CO2 pour 2010 et une augmentation de 5% par an, atteignant 56 euros en 2020, 100 euros en 2030 et 200 euros en 2050.
La taxe carbone actuelle, instaurée en 2014, est fixée à 14,5€ la tonne pour 2015 et 22€ pour 2016 (contre 7€ en 2014). Elle prend la forme d'une composante carbone adossée à la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et à la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN). Sa montée en puissance progressive est un sujet houleux qui divise dans le cadre du PLTE.
Alors qu'en octobre 2014, en première lecture, les députés y étaient favorables en commission, la mesure avait disparue du texte de loi en séance publique. Les députés UMP, à l'origine de cette suppression, estimaient que la CCE est contradictoire avec l'objectif de la loi de transition énergétique d'augmenter la production des énergies renouvelables puisqu'elle impacte l'ensemble des produits pétroliers et assimilés, y compris les agrocarburants. "Elle renchérit certains process industriels et nuit à la compétitivité des entreprises françaises car elle ne concerne que les produits pétroliers vendus en France", faisaient-ils également remarquer.
Le Gouvernement avait quant à lui appuyé cette suppression au motif que "c'est la stratégie bas carbone qui va définir les moyens [de la réduction des émissions de CO2] et certainement pas une augmentation systématique de la CCE", dixit la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Finalement, le texte de loi avait été modifié pour "procéder à un élargissement progressif de la part carbone [dans la fiscalité des produits pétroliers et gaziers] dans la perspective d'une division par quatre des gaz à effet de serre".
Quelle place pour la taxe carbone dans la stratégie bas-carbone ?
En attendant de voir si le Gouvernement ou les députés vont une nouvelle fois supprimer cette notion de progressivité, les sénateurs fourbissent leur argumentaire. Ils n'hésitent pas à rappeler leur volonté de"poser le principe d'une stricte compensation de cette hausse par la baisse d'autres prélèvements, assurant ainsi le caractère non punitif de cette fiscalité « verte » pour le consommateur final". Un argument qui vise directement la ministre de l'Ecologie farouchement hostile à la fiscalité punitive.
La stratégie bas-carbone, mise en avant par la ministre en octobre dernier pour justifier son refus, pourrait également faire débat. Ce document en cours d'élaboration a été présenté le 16 juin au Conseil national de la transition écologique (CNTE). Il présente un scénario de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui répond aux objectifs du projet de loi transition énergétique. Pour qu'il soit réalisé, ce scénario va nécessiter le lancement de mesures supplémentaires à celles présentes dans le texte actuel. Mais pour l'instant la question de la taxe carbone n'a pas du tout été évoquée.
Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte sera étudié en séance publique au Sénat à partir du 9 juillet prochain. Il n'est pas prévu de seconde Commission mixte paritaire (CMP). L'Assemblée nationale aura le dernier mot. Elle devra choisir entre sa version du texte votée le 26 mai dernier ou un texte enrichi des amendements sénatoriaux qu'elle estime intéressants.

2015/06/17

Renouvelables : la France en retard sur l'objectif européen


Source : Actu-Environnement



"Seuls la France et les Pays-Bas ont échoué à atteindre leur objectif intermédiaire [de déploiement des renouvelables] pour 2011/2012", indique la Commission européenne dans son rapport sur les progrès accomplis vers la réalisation des objectifs fixés pour 2020 en matière d'énergies renouvelables.

L'économie circulaire pourrait employer un million de personnes en France


Source : Actu-Environnement



Une étude indique qu'une réduction substantielle de notre consommation en ressources naturelles permettrait de créer 200.000 à 400.000 emplois supplémentaires aux 600.000 actuels. Les régions se mobilisent pour lancer des projets de territoire.
L'économie circulaire pourrait employer un million de personnes en France
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Alors que la commission de l'environnement du Parlement européen a adopté aujourd'hui un rapport sur l'économie circulaire qui en appelleà l'introduction d'objectifs contraignants pour l'efficacité énergétique et la réduction des déchets à la source, une étude estime que le potentiel de création d'emplois de ce secteur n'en est qu'à ses débuts. Les produits plus durables, réutilisables et recyclables sont aussi ceux qui mobilisent plus de main d'oeuvre. Selon l'Institut de l'économie circulaire, qui a mené cette étude, ce sont près de 600.000 personnes en France qui travaillent déjà dans ce secteur.
Les emplois concernés relèvent de sept secteurs, répertoriés par l'Ademe comme étant constitutifs de l'économie circulaire : l'approvisionnement durable ; l'écoconception ; l'écologie industrielle et territoriale ; l'économie de fonctionnalité ; la consommation responsable ; l'allongement de la durée de vie des objets ; le recyclage et la valorisation des déchets. Si l'on raisonne par "piliers", l'économie circulaire repose principalement sur le recyclage, l'allongement de la durée de vie des produits et l'approvisionnement durable, qui, selon l'étude, couvre l'ensemble des activités de protection de l'environnement, de la gestion des eaux usées à la remédiation des sols, de la récupération d'objets usagés à la production d'énergies renouvelables.
Un vaste périmètre
L'état des lieux de l'emploi dans les autres composantes de l'économie circulaire est plus difficile à établir. Ainsi, selon l'Institut de l'économie circulaire, " l'économie de fonctionnalité, l'écoconception ou l'écologie industrielle, qui sont des disciplines étayées sur le plan académique, restent relativement peu étudiées à une échelle macroéconomique. De nombreux exemples montrent pourtant qu'un potentiel de création d'emplois important existe pour chacun de ces piliers".
L'écoconception, qui vise à optimiser l'efficacité de l'utilisation de la matière dès la phase d'élaboration des produits, peut aussi bien être mise en oeuvre par les entreprises engagées dans les écoactivités que dans des entreprises traditionnelles. Elle permet notamment aux entreprises de limiter leur vulnérabilité aux variations de prix des matières premières tout en se positionnant comme un acteur durable auprès des consommateurs.
L'économie de fonctionnalité mise sur la vente de l'usage plutôt que du produit. " Elle est généralement fortement créatrice d'emplois", estime l'étude. Exemple : les solutions pour les pneus des poids lourds développées par Michelin vendues au kilométrage, la vente des impressions plutôt que des imprimantes par Ricoh.
Quant à l'écologie industrielle, dont l'objectif est d'optimiser les flux de matières entre entreprises, " il n'existe pas à ce jour en France d'évaluation macroéconomique des contributions des démarches d'écologie industrielle en termes d'emplois", mais certaines démarches sont prometteuses, comme celle de la SNCF, qui valorise les matériels roulants et les rails radiés. Selon les travaux de l'Ademe en 2011, le développement de projets d'écologie industrielle devrait permettre d'assurer la création de 1.300 emplois supplémentaires en 2020.
Des emplois non délocalisables
C'est en compilant un ensemble de données produites par l'Ademe, le CGEDD et l'ONEMEV que l'Institut de l'économie circulaire est parvenu au chiffre de 600.000 emplois déjà créés dans le secteur. L'économie verte semble moins affectée par le chômage que le reste des secteurs. Ainsi le CGEDD calcule qu'une hausse à court terme de 5 millions de tonnes de déchets recyclés pourrait créer plus de 3.000 emplois à temps plein. En revanche, l'automatisation des centres de tri pourrait supprimer jusqu'à 5.000 emplois. Au final, le bilan est largement positif, tant en nombre qu'en termes de qualité des emplois créés, car ils ne sont pas délocalisables. De fait, la vente de l'usage plutôt que de l'objet implique une proximité des fournisseurs, qui assurent localement les prestations garantissant la réutilisation des objets.
Il en va de même pour l'écologie industrielle, qui "permet d'impulser de nouvelles filières locales" et de renforcer l'ancrage territorial des entreprises. Au final, l'étude souligne que l'économie circulaire s'adresse à un large éventail de compétences et de niveaux de qualification : " Les travailleurs les plus qualifiés ont un rôle majeur à jouer dans l'innovation et la conceptualisation de nouvelles boucles de production, tandis que des emplois de moindre qualification sont nécessaires pour entretenir les boucles de matières (collecte sélective, réparation, désassemblage et réassemblage, etc.)."
Prochaines étapes
Il reste à lancer une vaste étude prospective transversale permettant d'affiner le potentiel de création d'emplois de l'économie circulaire, secteur en pleine émergence. Plusieurs études européennes ont été diffusées, en amont de la préparation d'une directive en attente, reportée par la Commission. L'étude European Bioplastics de 2014 estime par exemple qu'il est possible de créer 100.000 emplois dans le secteur d'ici 2017. Dans le même esprit, le European Compost Network juge que l'adoption du paquet économie circulaire aurait permis d'ajouter 100.000 emplois aux 50.000 déjà existant dans ce domaine en Europe.
Pour Grégory Giavarina, directeur de l'Institut d'économie circulaire, le secteur est en pleine montée en puissance, autour de "gros projets, tels que les filiales de recyclage des anciens compteurs de GRDF, en lien avec des acteurs territoriaux et des entreprises de l'économie sociale et solidaire". En matière d'écologie industrielle, les perspectives vont se préciser dans quatre régions pilotes (Bretagne, Aquitaine, Haute Normandie, Rhône Alpes), mobilisant 600 entreprises, afin d'identifier leurs priorités et de mobiliser les acteurs.
Au Royaume-Uni, l'étude publiée en 2015 par Morgan et Mitchell estime qu'un scénario dit de transformation, sur la base d'un taux de recyclage global de 85%, d'un taux de récupération de 50% pour les produits électroniques et les équipements, et une extension importante du secteur du réemploi et de la réutilisation aboutirait à la création de 517.000 emplois d'ici à 2030. L'extrapolation de ce scénario à la France se solderait par 440.000 emplois.

Transition énergétique : le médiateur distribue les bons et les mauvais points


Source : Actu-Environnement



Le médiateur de l'énergie Jean Gaubert a présenté le 16 juin son rapport d'activité annuel. Il y dresse un diagnostic sans concession du marché de l'énergie actuel et des mesures inscrites dans le projet de loi sur la transition énergétique.
Transition énergétique : le médiateur distribue les bons et les mauvais points
© CynthiaAnnF
Hausse des prix liés à l'ouverture des marchés, poids de la Contribution aux charges de service public de l'électricité (CSPE) sur la facture des ménages mais aussi moyens de lutte contre la précarité énergétique… Dans son rapport annuel, le médiateur de l'énergie Jean Gaubert fait le bilan du marché actuel de l'énergie et revient sur les avancées et les ratés du projet de loi sur la transition énergétique.
Des consommateurs lésés par l'ouverture des marchés…
Si l'ouverture à la concurrence des marchés de l'énergie "devait apporter une baisse des prix, celle-ci est loin d'êtreau rendez-vous, particulièrement pourl'électricité : +33% depuis 2007 pour un clientau chauffage électrique, +35% pour un clientavec un autre mode de chauffage", souligne le médiateur de l'énergie. La raison ? Une grande majorité des Français sont restés clients des fournisseurs historiques, alors que les tarifs réglementés n'ont cessé d'augmenter. L'Etat a bien tenté de maîtriser cette hausse, mais les fournisseurs alternatifs ont automatiquement attaqué devant le Conseil d'Etat les arrêtés tarifaires, conduisant à un rattrapage de la hausse des tarifs sur la facture des ménages.
Pour lutter, les fournisseurs alternatifs ont développé des offres inférieures : "La décote du prix du kilowattheure a atteint en moyenne-12% pour le gaz et -8% pour l'électricité en 2014". Cependant, les offres low cost des nouveaux entrants s'accompagnent d'une "recrudescence des litiges": difficulté à émettre les factures, à résilier les anciens contrats, à rembourser les trop perçus…
… et inéquitablement traités face à la CSPE
Jean Gaubert pointe également du doigt le "poids financier de plus en plus lourd" de la CSPE. D'un montant de 48€ pour les consommateurs d'électricité et de 22€ pour les autres modes de chauffage en 2007, elle a atteint respectivement 211€ et 94€ en 2015. "Le principal défaut de la CSPE est d'être la seule source de financement des énergies renouvelables, reposant uniquement sur la consommation d'électricité", souligne le médiateur.
En cause : les tarifs d'achat excessifs qui, bien que révolus, sont financés par la CSPE pendant les vingt années qui suivent la signature des contrats. Selon lui, les futurs projets renouvelables "ne vont pas arranger les choses" : "Les installations éoliennes offshore coûteront ainsi plus de 35 milliards d'euros aux consommateurs d'électricité, à raison de 2 milliards d'euros par an à l'horizon 2020".
Le médiateur dénonceun système de financement inéquitable puisqu'"il fait reposer principalement sur les épaules des consommateurs d'électricité les charges de la transition de notre mix énergétique". Il souligne que ce sont surtout les ménages qui se chauffent à l'électricité qui contribuent à cette charge, alors que, pour la plupart, ce sont des locataires qui ne choisissent pas leur mode de chauffage. En vue de la prochaine réforme de la CSPE, il plaide pour un financement mutualisé entre les différentes sources d'énergie pour soutenir le développement des énergies renouvelables. Une telle proposition a été soumise par des députés socialistes lors des débats parlementaires sur le projet de loi sur la transition énergétique.
Le "service après-vente", grand absent de la transition énergétique
Justement, le médiateur regrette que ces débats n'aient pas permis d'élargir son champ d'action à l'efficacité énergétique : "Il faudra encore attendre pour avoir en France un médiateur du Green Deal, comme en Grande-Bretagne, où les services de l'Ombudsman traitant des litiges dans le secteur de l'énergie ont hérité de la résolution des différends liés à la rénovation thermique".
S'il se félicite que ses compétences aient été élargies aux autres énergies et aux réseaux de chaleur (en soulignant toutefois que cela se fera à moyens financiers constants), il regrette que "les litiges relatifs à la production d'énergie renouvelable, tels que ceux liés à l'installation de panneaux solaires photovoltaïques, ou à tous les travaux d'efficacité énergétique (isolation, installation d'équipement d'efficacité énergétique ou de production de chaleur…) ne seront pas couverts par un dispositif de médiation spécifique". Cette question a bien été abordée lors des débats parlementaires, mais la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal redoutait d'élargir ses compétences sans lui conférer les moyens nécessaires.
Pourtant, insiste Jean Gaubert, cette période de transition est propice au développement de nouveaux acteurs et aux arnaques, les ménages ont donc besoin d'accompagnement. "Il n'y aura pas de service «après-vente » de la transition énergétique", souligne-t-il.
Il regrette également le rejet de l'amendement déposé par la rapporteure Sabine Buis visant à "inscrire dans le code de l'énergie que le fournisseur qui bénéficie de certificats d'économie d'énergie (CEE) est responsable de la bonne fin des travaux réalisés par des sociétés partenaires". Cette mesure aurait permis d'assurer une meilleure qualité des travaux.
Lutte contre la précarité : peut mieux faire
En revanche, le médiateur se réjouit que plusieurs de ses propositions sur la lutte contre la précarité énergétique aient trouvé un écho lors des débats parlementaires. "L'article 1 du projet de loi fait de la lutte contre la précarité énergétique un objectif. Un droit à l'accès de tous à l'énergie est affirmé. Les consommateurs, qui seront un des piliers de la réussite de la transition énergétique, sont mieux pris en compte".
Il se félicite des objectifs ambitieux de rénovation énergétique, de la trêve hivernale des coupures d'énergie, de la limitation à un an de la régularisation des factures, de la gratuité de l'affichage déporté des consommations pour les ménages les plus modestes ainsi que de la création du chèque énergie. Il estime qu'une enveloppe d'un milliard d'euros est nécessaire pour la mise en place de ce dernier dispositif, "pour que l'aide aux ménages soit significative, de l'ordre de 250€ par foyer". Cependant, il s'inquiète de la sécurisation du financement de ce dispositif et du fait qu'il ne repose que sur les consommateurs d'électricité et de gaz, via la CSPE et le CTSS (contribution au tarif spécial de solidarité).
Il regrette que "le fournisseur de dernier recours, garant d'un droit d'accès à l'énergie, n'[ait] pas vu le jour. Ce dispositif, mis en œuvre dans certains pays de l'Union européenne, comme la Belgique et le Portugal, vise à éviter les situations de privation d'énergie". Mêmes regrets pour l'abandon d'"uneobligation de rénover les logements non contraignante pour les propriétaires bailleurs".

2015/06/16

Visite ministérielle de la chaufferie bois du réseau de chaleur du Grand Dijon


Source : Enerzine.com



Vendredi dernier juin, Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, et François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social ont visité la chaufferie biomasse des Péjoces.
Visite ministérielle de la chaufferie bois du réseau de chaleur du Grand Dijon
La visite était réalisée à l'occasion de leur déplacement pour la signature de la convention du « Territoire à énergie positive pour la croissance verte » du Grand Dijon. Cette installation, utilisant le bois-énergie local, ainsi que le raccordement à l'usine d'incinération permettent d'éviter l'émission de 36.000 tonnes de CO2 par an, soit l'équivalent des émissions de 15.000 véhicules dans l'agglomération dijonnaise.
20 emplois locaux ont été créés dans ce cadre. La chaufferie des Péjoces (90 MW) approvisionne le réseau de chaleur du Grand Dijon, qui dessert une large partie Nord-Est de Dijon ainsi que la commune de Quetigny. L'installation utilisera principalement 3 chaudières biomasse (30 MW) et consommera 50.000 tonnes par an de bois-énergie en majorité d'origine bourguignonne.
Ce réseau de chaleur, étendu sur 30 km, est déjà approvisionné depuis l'hiver 2013-2014 à partir de la chaleur dégagée (8,5 MW) par l'usine d'incinération des ordures ménagères de l'agglomération dijonnaise. Grâce à ces deux principales sources de production de chaleur, le réseau du Grand Dijon fonctionnera à 80 % à base d'énergies renouvelables.
La construction de cette chaufferie bois et de ce réseau représente un investissement de 40 millions d'euros pour Dijon Energies (filiale de Dalkia groupe EDF), qui en assurera l'exploitation pendant 25 ans. Soutenu par l'ADEME dans le cadre du Fonds chaleur à hauteur de 13,5 millions d'euros, le projet alimente d'ores et déjà des bâtiments publics de la ville de Dijon et du Grand Dijon, le CHU de Dijon et le campus de l'université de Bourgogne, qui ont démantelé leurs anciennes chaudières fonctionnant au gaz ou au charbon. À terme, les éco-quartiers Heudelet 26 et Jardins des maraîchers seront également desservis.
La chaufferie a été inaugurée en décembre dernier par Alain Millot, maire de Dijon et président du Grand Dijon, Bruno Lechevin, président de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), et Jean-Michel Mazalérat, président-directeur général de Dalkia, en présence de François Rebsamen.

2015/06/15

Territoire à énergie positive : comment dépenser les 500.000 €


Source : Actu-Environnement



Vingt-trois territoires à énergie positive sur les 212 sélectionnés ont déjà signé leur convention avec l'Etat dans laquelle tout est dit sur la façon de dépenser les 500.000 euros. Détails.
Territoire à énergie positive : comment dépenser les 500.000 €
© amoklv
Les 212 territoires à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV), lauréats de l'appel d'offres du même nom, ont commencé à signer leur convention avec l'Etat.
A ce jour, 23 territoires commencent à appliquer concrètement la future loi de transition énergétique pour la croissance verte. Les derniers en date sont plusieurs communautés de communes de la région Bourgogne où la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal s'est rendue vendredi 12 juin pour la signature des conventions. Pour financer ces actions, le gouvernement a décidé d'affecter une partie du fonds de financement pour la transition énergétique (FFTE) qui sera officiellement créé par le projet de loi sur la transition énergétique.
250 millions d'euros par an pendant trois ans sont prévus. Ils seront gérés par la Caisse des dépôts. Les crédits sont d'ores et déjà engagés pour permettre de signer les conventions des 212 territoires pour un montant total de 106 millions d'euros. La signature de la convention déclenche le paiement. L'appel à manifestation d'intérêt a été lancé en direction des collectivités publiques. L'enveloppe a donc vocation à financer des dynamiques territoriales larges par l'intermédiaire des collectivités lauréates. Toutefois, les collectivités peuvent décider de faire appel à des opérateurs privés (associations, groupements divers…) ou publics (établissement public consulaire…) auxquels elles confient une prestation. La collectivité peut également décider de mettre en place un régime d'aides directes à des particuliers.
Les dépenses éligibles doivent relever prioritairement de l'investissement (travaux, acquisition de matériel…) et accessoirement du fonctionnement (études, prestations diverses…).

2015/06/14

Tout est bon dans le chanvre du vendéen Cavac Biomatériaux


Source : Usine Nouvelle



La société Cavac Biomatériaux a trouvé des débouchés pour tous ces coproduits de fabrication, de l'agriculture à l'automobile.
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© cavac ; D.r.
Le chanvre possède bien des vertus. Généreux en biomasse, adapté à la rotation des cultures et pouvant se passer d’eau et de pesticides, on lui découvre sans cesse de nouvelles applications industrielles.
Cavac Biomatériaux, filiale du groupe coopératif vendéen Cavac, est l’un des pionniers de la transformation de cette plante. La société vient d’installer à Sainte-Gemme-La-Plaine un nouveau bâtiment de 4 000 m², portant à 12 millions d’euros l’investissement consenti dans cet outil industriel, depuis 2008. Son premier débouché est le bâtiment, avec une production annuelle de 200 000 m3 d’isolants.
Cavac Biomatériaux fabrique sous la marque Biofib’Isolation des nappes isolantes à base de fibres de chanvre et de lin. "Nous disposons d’un outil industriel assurant à la fois le défibrage et le nappage, ce qui est unique en Europe", assure Olivier Joreau, le directeur.

2015/06/10

Un appel à projets méthanisation dans la région Poitou-Charentes


Source : Actu-Environnement



La Région Poitou-Charentes lance un appel à projets pour développer la méthanisation.
Proposé en partenariat avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), il vise à "renforcer le maillage territorial par l'encouragement à la réalisation d'études de faisabilité et de démarches de développement", souligne la Région. Il se clôture le 17 juillet 2015.
Plus précisément, l'objectif est d'initier de nouveaux projets à vocation collective "de puissance supérieure à 250 kilowatts (KW) d'électricité ou de débit d'injection supérieur ou égal à 50 Nm3 de biométhane / heure". Et ce, sur des territoires aujourd'hui non concernés par l'un ou plusieurs des projets de méthanisation mais "disposant de ressources et de potentiels".
L'appel à projets s'adresse aux collectivités locales (communautés de communes, communautés d'agglomération, pays, syndicats de traitement...), aux sociétés d'économie mixte (SEM), aux développeurs-investisseurs régionaux ou nationaux, aux détenteurs locaux de biomasse (agriculteurs, coopératives agricoles, industries agro-alimentaires, collecteurs de déchets...), ainsi qu'aux entreprises consommatrices d'énergie cherchant à utiliser des énergies renouvelables.
Il est prévu un financement public "significatif", précise la Région, dans le cadre du Fonds régional d'excellence environnementale. Cette aide pourra atteindre 50 à 70 % du montant HT de l'assiette éligible, selon la taille de l'entreprise candidate et le plan de financement présenté dans le dossier du candidat. Sont également prévues des études de gisement, de faisabilité et des démarches de développement.

2015/06/08

Transition énergétique en actions : Entrez dans l'ère de l'économie circulaire !


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Issu de la révolution industrielle, le modèle classique de l’économie linéaire – production, distribution, consommation, gestion des déchets – a atteint ses limites. L’augmentation de la population mondiale, la pénurie annoncée de nombreuses ressources et les impacts environnementaux croissants sonnent l’heure de l’économie circulaire. Télécharger le Mag.

Le gaz est il le meilleur allié des énergies renouvelables ?


Source : Enerzine.com



Essentielles pour répondre à la demande croissante en énergie et pour lutter contre le changement climatique, les énergies solaires et éoliennes devraient représenter 4 % du mix énergétique mondial à l'horizon 2035 selon l'Agence Internationale de l'Energie.
Mais pour assurer leur développement à grande échelle, reste à relever le défi de leur variabilité. La disponibilité de l'énergie solaire et éolienne variant fortement en fonction de facteurs météorologiques et des heures de la journée et n'étant pas toujours en adéquation avec la demande, elle-même évolutive.
Le stockage est évoqué comme l'une des solutions - Total travaille d'ailleurs avec différentes start-up sur cette thématique - mais le gaz représente également un allié déterminant pour apporter de la flexibilité à l'évolution des marchés de l'électricité. Le gaz prendrait le relais des énergies renouvelables lorsque la production de ces dernières ne serait plus suffisante pour répondre à la demande. "Le gaz présente une double complémentarité avec les énergies intermittentes", explique Arnaud Chaperon, directeur Prospective et Relations Institutionnelles au sein de la direction Energies nouvelles de Total. "Une complémentarité d'usage d'abord puisque contrairement au solaire et à l'éolien, le gaz est une énergie flexible, que l'on peut stocker en attendant de l'utiliser. Et une complémentarité de coût. Une fois l'installation réalisée, le prix de l'électricité produite à partir de l'énergie solaire ou éolienne est fixe, contrairement à celui du gaz qui évolue en fonction de son marché. L'un permettant de pondérer la variabilité de l'autre".
Le gaz a en outre l'avantage d'être l'énergie fossile la moins polluante, puisqu'elle émet deux fois moins de gaz à effet de serre que le charbon, encore très largement utilisé dans la génération électrique, et une fois et demie moins que le fioul. Dans le cadre de la réforme de l'organisation du marché électrique européen, l'Association européenne des industriels du gaz (GasNaturally) travaille à faire des propositions qui favorisent un déploiement encore plus important du gaz et des renouvelables. 

2015/06/06

Matrica, du chardon aux bioplastiques


Source : Info Chimie



La Sardaigne est vouée à se couvrir petit à petit de champs de chardons. C'est en tout cas le souhait de Matrica, coentreprise entre Novamont et Versalis. Leur site de production de Porto Torres monte petit à petit en puissance et requiert de plus en plus de chardons, sa matière première.
Tout commence avec la culture de cette plante, connue plus comme une « mauvaise herbe » que pour sa culture intensive. Et pourtant ce sont notamment ces conditions de cultures qui ont séduit Novamont. La société a identifié le chardon pour ses propriétés de cultures sur le sol de Sardaigne, sans eau et avec peu d'intrants. « La seule façon de tuer les chardons, c'est d'avoir trop d'eau » , souligne Catia Bastioli, p-dg de Novamont.
L'utilisation d'un insecticide deux à trois fois par an permet par ailleurs de lutter contre une catégorie d'insectes qui s'attaquent aux graines, recherchées par Matrica, confie Paolo Sgorbati, agronome de Novamont. La société travaille ainsi avec une cinquantaine d'agriculteurs locaux pour la culture de cette plante pluriannuelle qui peut pousser six années de suite.
Pour la 4e année consécutive, les agriculteurs sardes s'apprêtent à récolter sur les champs de chardons, à l'aide de machines développées spécialement pour cette culture atypique, selon Catia Bastioli. Et les surfaces cultivées ne cessent d'augmenter. Si en 2015 elles seront de 500 hectares, elles pourraient atteindre 4 000 ha en 2016-2017, selon Paolo Sgorbati.
La phase suivante, visant à atteindre 10 000 ha, dépendra de cette première étape. L'objectif est de cultiver 15 000 à 20 000 ha de chardons pour atteindre la pleine capacité de l'usine Matrica, selon Luigi Capuzzi, directeur de recherche de Novamont.

2015/06/05

De l'énergie verte pour alimenter une usine de déshydratation de lait


Source : Enerzine.com



Le Syndicat de Répurgation du Centre Ouest Bretagne (SIRCOB) et SUEZ environnement ont décidé de développer la production d'énergies vertes en Bretagne pour alimenter en chaleur la plus grosse usine de déshydratation de lait de France.
Les deux entités renouvellent pour 10 ans leur partenariat industriel pour l'exploitation de l'Unité de valorisation énergétique des déchets de Carhaix (29), et renforcent la performance énergétique du site avec le développement d'un réseau de chaleur pour alimenter la plus importante usine de déshydratation de lait de France. Cette énergie verte et locale permettra de couvrir 20 % des besoins de l'industriel, en substitution d'énergies fossiles.
SUEZ environnement exploite l'unité depuis sa création en 1994, et y valorise en nouvelles ressources énergétiques 30.000 tonnes de déchets par an, provenant des 77 communes du SIRCOB. Dans le cadre de ce renouvellement, SUEZ environnement et le SIRCOB développeront la production d'énergie sur le site, pour produire désormais 51.000 MWh / an d'énergie verte, l'équivalent de la consommation de plus de 9.000 habitants, avec un taux de performance énergétique de 75 % et un bilan carbone neutre.
L'énergie produite servira notamment à alimenter les process industriels de l'usine de déshydratation de lait SYNUTRA à Carhaix (29), la plus importante de France, et permettra la production de lait en poudre.

2015/06/03

Journée technique Bois énergie et chauffage urbain – 3 juillet 2015


Source : Réseaux de chaleur



« Bois-énergie et chauffage urbain – Une opportunité pour la création, l’extension et l’interconnexion de réseaux » - Vendredi 3 juillet à Dijon. Cette journée sera organisée autour de trois axes majeurs : les bonnes pratiques (conception, construction, exploitation, suivi, optimisation) ; les aspects économiques (prix de la chaleur, aides) ; les retours d’expérience régional et dijonnais.

Transition énergétique : Annecy se chauffe au bois


Source : Enerzine.com



S'inscrivant dans une politique de développement durable ainsi que des engagements pris dans l'agenda 21, la commune d'Annecy, en Haute Savoie, a modernisé une nouvelle fois son réseau de chaleur ; antérieurement, le réseau d'Annecy est passé du fioul au gaz naturel.
Annecy a renouvelé sa confiance à l'opérateur Idex en signant un nouveau contrat à long terme de 24 ans. Ce dernier reste donc le délégataire du réseau depuis sa mise en service, il y a 47 ans.
Le réseau de chaleur d'Annecy, qui dessert les abonnés du quartier Novel, est désormais alimenté à 85 % par du bois énergie. Ce projet constitue également une belle opération de ré-industrialisation du site SICN, filiale d'Areva.
Après 3 ans de travaux, la nouvelle chaufferie bois de la ville sera inauguré le 5 juin prochain.

2015/05/26

Transition énergétique : les députés adoptent le projet de loi en seconde lecture


Source : Actu-Environnement



L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi de transition énergétique en seconde lecture. La ministre de l'Ecologie a salué un texte qui fait de la France "un pays exemplaire", alors que l'UMP a dénoncé une "trahison" énergétique.

Le biosourcé et le recyclage regroupés sous une même bannière


Source : Info Chimie



Exit les 34 plans de la Nouvelle France Industrielle lancés en 2013 par Arnaud Montebourg, ex-ministre du Redressement productif.
Son remplaçant, Emmanuel Macron, préfère recentrer le pays sur un nombre plus restreint de sujets à commencer par celui de l'usine du futur. Concrètement, il s'agit d'utiliser la révolution du numérique pour métamorphoser notre industrie en « une industrie plus connectée, plus compétitive, plus réactive aux besoins de ses clients, plus respectueuse de son environnement et des travailleurs ».

2015/05/22

Projet RESOBIO. Gestion des rémanents forestiers : préservation des sols et de la biodiversité


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Le projet RESOBIO – «Gestion des Rémanents forestiers: préservation des sols et de la biodiversité», soutenu par l’ADEME et le Ministère en charge de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a pour double objectif :
(i) d’actualiser les connaissances disponibles au niveau international – avec un focus sur les zones tempérées – sur les conséquences potentielles du prélèvement des rémanents forestiers dans le domaine de la fertilité et de la biodiversité et
(ii) d’identifier les pistes de recommandations pour une révision du guide de l’ADEME (2006) sur la «récolte raisonnée des rémanents en forêt». Ce dernier thème n’était pas couvert par le guide ADEME.
Le projet a été mené entre mai 2012 et juillet 2013 par une dizaine d’experts et deux chargés de mission. Une quinzaine d’autres experts ont directement contribué en apportant des éléments originaux. Une importance particulière (2 réunions) a été apportée aux interactions entre l’équipe-projet et les partenaires – acteurs de la filière forêt-bois et de l'environnement – qui ont exposé leurs positions et attentes en début de projet et ont interagi sur une base provisoire des résultats.
La 1ère partie du rendu consiste en un rapport de synthèse. Il s'agit de décliner les résultats autour d’une vingtaine de questions sur :
i) la nature des bois utilisés pour la production d’énergie et la place des rémanents
ii) les conséquences de ce type de prélèvement pour la fertilité des sols et la productivité des peuplements
iii) les effets sur la biodiversité.
Sur la base de ces éléments sont identifiés :
(i) des pistes de recommandations concernant la gestion des rémanents
(ii) des besoins de suivi et de recherche.
La 2ème partie du rendu est composée de cinq rapports scientifiques et techniques qui analysent plus en détail la thématique de la fertilité et les documents techniques de gestion (guides) des rémanents à l’étranger. 

Global Bioenergies et Cristal Union s'associent pour produire 50 000 tonnes par an d’isobutène biosourcé


Source : Usine Nouvelle



La PME Global Bioenergies, qui développe la production d’hydrocarbures à partir de matières premières végétales, crée une joint-venture avec la coopérative sucrière, Cristal Union. Son objectif est de construire en France une usine capable de produire 50 000 tonnes d’isobutène biosourcé par an.  Elle devrait démarrer en 2018.

2015/05/20

Douze propositions pour développer l'agroforesterie en France


Source : Actu-Environnement



Accroître la connaissance sur les systèmes agroforestiers et leurs bénéfices économiques, développer la formation et le conseil, simplifier les dispositifs de soutien, mettre en place une certification du bois agroforestier… Le conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAER) liste, dans un rapport publié fin avril, ses propositions pour développer l'agroforesterie en France.
La mission ministérielle est favorable à un véritable plan d'action pour encourager cette pratique ancienne, mais peu définie. Selon les experts du ministère, un changement des mentalités doit être encouragé : "L'association arbres-cultures est certainement en France un défi sociologique, tant le défrichement et la conquête de l'agriculture sur la forêt ont été considérés comme un signe de progrès".
De fait, l'arbre et la haie "ont reculé devant l'agriculture dite productiviste, intensive en intrants et en énergie fossile". Pourtant, ils ont un rôle à jouer dans la recherche de la double performance économique et écologique, inscrite au cœur du projet agro-écologique français.

COP21 : Pour François Hollande, pas de prix du carbone avant 2019


Source : Usine Nouvelle



A l’occasion de la conférence inaugurale du Business & Climate Summit, le Président de la République a confirmé la mise en place d’un prix du carbone en Europe pour le 1er janvier 2019.
Pour les optimistes qui espéraient aller plus vite dans la mise en place d’un prix du carbone stable et élevé en Europe, la réponse est claire. Le Président de la République française a entériné la date du 1er janvier 2019, déjà évoquée à plusieurs reprises en Europe. Une date compatible avec les accords qui seront signés à Paris, "même si cela peut paraître tard".

2015/05/19

Un site sur la récupération de chaleur industrielle


Source : Réseaux de chaleur



www.recuperation-chaleur.fr. Le guide de la récupération de chaleur est un outil de sensibilisation, destiné à un public industriel, sur la récupération et la valorisation des rejets de chaleur dans l’industrie. Il a pour double vocation d’apporter à la fois une vision globale sur le sujet et de détailler certains points, notamment sur l’intérêt d’une récupération, les technologies et méthodologies associées. Ce site détaille les questions importantes suivantes : pourquoi, comment et où récupérer la chaleur industrielle ? Que faire de la chaleur récupérée ? Et détaille techniquement les notions de chaleur, puissance, audit, etc.
Rappel : pour les installations > 20MW thermique et soumises à autorisation au titre de la réglementation des installations classées (ICPE), une analyse coût-avantage est obligatoire pour la valorisation de la chaleur fatale sur réseau de chaleur.

L'Aquitaine fait le pari de la méthanisation


Source : Actu-Environnement



L'Aquitaine disposerait de 4.300.000 tonnes brutes par an de ressources mobilisables pour la méthanisation à l'horizon 2030. La région a mis en place un dispositif d'accompagnement des porteurs de projets.

Global Bioenergies annonce son premier lot de "pétrole renouvelable"


Source : Enerzine.com



La compagnie Global Bioenergies récemment côtée sur le marché Alternext à la bourse de Paris a annoncé avoir converti des ressources végétales en isobutène gazeux, puis secondairement en carburants liquides similaires à ceux extraits du pétrole. Ce mélange de carburants ressemble à du pétrole léger, et peut être qualifié de "pétrole renouvelable".
Le gaz isobutène est une des principales briques élémentaires de la pétrochimie. 15 millions de tonnes d'isobutène sont produites chaque année à partir de pétrole, et sont utilisées pour produire des carburants, des plastiques et des caoutchoucs.
Global Bioenergies a développé et industrialisé un procédé de biologie synthétique capable de produire de l'isobutène de façon alternative, à partir de sucre, de céréales, ou de déchets agricoles ou forestiers.

2015/05/18

Produire des huiles essentielles avec des déchets végétaux comme énergie


Source : Bioénergies International



Informations clés – Exploitation agricole – Processus vapeur à 5 bar – Combustible : 1700 tonnes de plaquette forestière, déchets verts, plantes distillées par an – Chaudière à double grille Uniconfort EOS de 1,6 MW – Couverture des besoins à 90% par la biomasse – Investissement chaufferie biomasse : 300 000 € – Broyeur rapide Willibald distribué par Hantsch – Mise en service en 2011.

Anjou Bois Energie : créer des emplois durables


Source : Bioénergies International



Lucien Gerbier est agriculteur depuis 1976 à Cizay-la-Madeleine, une petite commune du Maine-et-Loire située entre Doué-la-Fontaine et Saumur. En 1983, alors qu’il travaille avec son père sur l’exploitation familiale, son troupeau est frappé par la brucellose. 40 de ses 70 vaches laitières vont être abattues, mais le pire était encore à venir, car 1983 fut l’année qui servit de base au calcul des quotas laitiers européens mis en place en 1984. Ces difficultés vont définitivement donner à Lucien l’énergie de se battre pour son activité et pour l’emploi en général, et toujours, comme nous le verrons, dans une éthique sociale et environnementale.

2015/05/15

La valorisation de la chaleur de l’unité de méthanisation Marnay Energie


Source : Bioénergies International



Marnay Energie est un projet d’envergure territoriale qui fédère des acteurs locaux et des gisements de matières entrantes dans un rayon de 30 km. À l’origine du projet, il y a l’action d’un agriculteur, Matthieu Breusse, à la tête d’une exploitation céréalière implantée sur le site de la ferme du moulin de Marnay à Feux dans le Cher à 15 km au sud de Sancerre. Situé au cœur d’une grande zone agricole confrontée à des problèmes de traitement des effluents viticoles et agricoles, Marnay Energie a pour vocation de traiter 36 500 tonnes de déchets organiques agricoles et coproduits des industries agro alimentaires.

2015/05/13

Produire du biogaz et de l’électricité avec les déchets d’agrumes en Sicile


Source : Bioénergies International



Le projet « Energie à partir d’agrumes : une opportunité pour l’ensemble de la filière » a pour objectif de transformer de déchet en ressource la pulpe, les graines et les épluchures qui restent de la transformation des agrumes. Ces déchets représentent actuellement un coût pour l’industrie des agrumes et un facteur de risque juridique, mais, s’ils sont bien gérés, ils peuvent représenter une opportunité pour toute la filière des agrumes sicilienne, créant un cercle vertueux qui génère de l’énergie renouvelable et des nutriments pour le sol.

Un procédé moins cher pour la purification du biogaz en biométhane ?


Source : Bioénergies International



Un nouveau système permet de produire du biométhane à partir de déchets organiques à des coûts inférieurs par rapport aux procédés actuels, en utilisant des composés à faible impact environnemental capable de capturer du CO2. Ce système permet de produire du biométhane pouvant alimenter un réseau pour la fourniture de gaz, d’électricité et de chauffage d’environ 5 mille habitations d’un territoire, pour un budget total de 3,5 milions d’euro. Cet objectif pourra être atteint grâce à la technologie « Smart upgrading » développée par les chercheurs du Département de Science des Matériaux de l’Université de Milan-Bicocca, qui ont récemment conclu une série de tests sur l’ancien site d’enfouissement de CEM Ambiente à Cavenago, suite à un accord de collaboration entre l’entreprise et l’université. Suite à cette phase expérimentale, la réalisation d’un prototype de site industriel qui sera prêt pour l’été, est amorcée.

L’assistance au suivi de la production de biogaz


Source : Bioénergies International



Le fabricant d’appareils de mesure GEOTECH rappelle aux producteurs de biogaz toute l’importance des options d’assistance après-vente qu’il propose pour le contrôle fixe et en continu des caractéristiques du gaz produit. Il insiste notamment sur les conséquences coûteuses d’un manque d’entretien du système de contrôle centralisé d’un digesteur. Un digesteur de 1.000 kW est en effet capable de produire environ 8.000 MWh par an et il est donc essentiel que le système subisse le moins possible d’interruptions. Étant donné qu’un grand nombre d’analyseurs sont utilisés en milieux difficiles et explosifs, les premiers signes de dysfonctionnement peuvent engendrer une longue période d’immobilisation de la station toute entière voire même des dommages coûteux au moteur.

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