Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici notre sélection d'actualités concernant la biomasse et les filières vertes.

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2017/06/29

Méthanisation: Paris a lancé la collecte de déchets alimentaires dans 2 arrondissements


Source : Connaissance des Energies



Méthanisation: Paris a lancé la collecte de déchets alimentaires dans 2 arrondissements

A la traîne pour recycler ses déchets, la Ville de Paris vient de lancer la collecte des déchets alimentaires dans deux arrondissements: ils seront méthanisés et transformés en électricité verte et en compost, de quoi réduire l'empreinte carbone de la capitale.

Ils sont flambant neufs et roulent au gaz naturel. De couleur vert pomme, les nouveaux camions-bennes achetés par la mairie de Paris défilent dans le XIIe arrondissement sous l'oeil sévère de Mao Peninou, adjoint à la maire de Paris chargé de la propreté. Les agents descendent du camion, repèrent les nouvelles poubelles à couvercle marron, les embarquent pour en vider le contenu. La plupart sont à moitié vides. Depuis le début du mois de mai, Paris collecte les déchets alimentaires des habitants des IIe et XIIearrondissements dans des bacs séparés, pour les "valoriser".

Les Parisiens ont reçu un "P'tit Bac" où ils peuvent déposer leurs restes de repas, fruits, légumes, viandes, sachets de thé et coquilles d'oeufs compris. A charge pour les habitants de les déposer ensuite dans un grand bac à couvercle marron, installé au bas des immeubles parisiens. Ces nouvelles poubelles sont collectées deux fois par semaine et acheminées dans le Val-de-Marne, à l'unité de déconditionnement de Villeneuve-Saint-Georges. Les déchets alimentaires passent alors des mains du SYCTOM (agence métropolitaine des déchets ménagers) au géant Veolia, chargé de leur méthanisation.

Sur place, l'odeur de pourriture domine. Les corbeilles, corbeaux et mouettes font un festin des restes des Parisiens. Ceux-ci sont triés puis placés dans une déconditionneuse, qui sépare les éventuels emballages de la matière organique, vidée dans une citerne. La présence de liquides crée une "soupe", selon le jargon d'usage. Elle est ensuite acheminée par camion-citerne à l'usine de méthanisation située dans le Pas-de-Calais.

De « bons derniers » à « bons premiers » ?

Là, à 200 km de Paris, les restes de repas vont se transformer en biogaz sous l'action de "bactéries méthanogènes", explique Olivier Leviel, responsable des biodéchets chez Veolia. La chaleur récupérée devient de l'électricité verte, distribuée par EDF. Les 95% de matières organiques restantes (appelées digestat) partent en compostage.

Il existe des usines de méthanisation en Ile-de-France. Une nouvelle est même en conception à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Des plates-formes de compostage existent également, mais les normes à respecter sont drastiques. La Ville de Paris préfère pour l'heure confier la méthanisation au Pas-de-Calais. L'objectif de la maire Anne Hidalgo: que toute la capitale trie ses déchets alimentaires d'ici la fin de sa mandature en 2020. Chaque année, 30 kg de biodéchets par habitant pourraient être récoltés.

Après un mois d'expérimentation dans les IIe et XIIe arrondissements, "il est trop tôt pour faire un bilan", estime l'adjoint chargé de la propreté Mao Peninou. Mais "ça fonctionne mieux dans le XIIe arrondissement que dans le IIe", glisse-t-il. Environ 70% des immeubles sont désormais équipés. "Mais c'est arrivé trop vite", déplore un gardien d'immeuble, Olivier Megueule, "les gens n'utilisent pas les nouvelles poubelles ou se trompent souvent".

Parmi les erreurs constatées, des bombes de mousse à raser ou des bouteilles d'eau de Javel avec les restes de repas... "On va procéder par phases", précise Mao Peninou qui envisage de "généraliser la collecte à partir de 2017." Coût du dispositif: "un quart plus élevé que celui des ordures ménagères", affirme la mairie de Paris. Soient 334 euros par tonne de déchets alimentaires, contre 266 euros par tonne pour le reste. La ville a investi 2 millions d'euros pour les nouvelles bennes et les embauches.

Les déchets alimentaires représentent 25% des ordures ménagères parisiennes. Sur l'ensemble des déchets, 80% sont brûlés, 4% enfouis et 16% recyclés. Or, la loi sur la transition énergétique impose la valorisation de 65% des déchets d'ici 2025. La perspective des jeux Olympiques motive également la mairie de Paris à promouvoir une capitale "zéro déchet". "Nous espérons passer de bons derniers à bons premiers", sourit Mao Peninou.


2017/06/22

Guide du traitement des digestats liquides de méthanisation


Source : Biomasse-territoire.info



Guide du traitement des digestats liquides de méthanisation

La codigestion des effluents d’élevage avec des déchets organiques issus des industries agro-alimentaires et des collectivités est le modèle de méthanisation le plus développé en France.

Dans les zones à forte pression environnementale, le traitement du digestat peut alors s’avérer nécessaire pour résorber les excédents en éléments fertilisants, l’azote et le phosphore étant principalement visés par les réglementations environnementales.

Dans le cadre du projet Casdar « METERRI » (2014/2016), un bilan des procédés de traitement des digestats liquides (moins de 12 % de matière sèche environ) a été réalisé après une enquête sur des unités en fonctionnement, une consultation d’entreprises et complété par des travaux antérieurs.

Ce guide a été réalisé par l’institut du Porc, en partenariat avec la Chambre d’agriculture de Bretagne, l’institut e l’élevage et TRAME.

Pour télécharger ce guide de 18 pages, se rendre sur le site de l’IFIP :  www.ifip.asso.fr

Pour en savoir plus sur le même sujet, voir aussi les fiches VALDIPRO sur le site www.aile.asso.fr


Rapport sur les opérateurs énergétiques territoriaux


Source : Biomasse-territoire.info



Rapport sur les opérateurs énergétiques territoriaux

Le CLER publie un rapport pour témoigner de la diversité des approches qui ont été adoptées dans des territoires pionniers, par une diversité d’acteurs et dans des contextes très différents.

Le choix des opérateurs qui font l’objet d’un portrait s’est appuyé sur une connaissance fine des initiatives pionnières au niveau français et européen, acquise par le CLER via les échanges au sein de son réseau et les coopérations régulières avec ses partenaires.

Avec les exemples concrets qu’il propose, ce rapport ouvre de nouveaux terrains de recherche qui pourront conduire à des analyses plus complètes.

Consultez le rapport : http://www.territoires-energie-positive.fr

Contact : Yannick Régnier – contact@tepos.fr 


2017/06/14

Inventaire et performances des technologies de déconditionnement des biodéchets


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Inventaire et performances des technologies de déconditionnement des biodéchets

Nouveau - Mis en ligne le : 14/06/2017 - Date d'édition : 01/11/2016

L'objectif de l'étude est d'inventorier et de comparer les différentes technologies de déconditionnement de biodéchets. Ont été retenus les équipements pouvant déconditionner un flux de biodéchets emballés en mélange provenant de la grande distribution alimentaire. Sont hors champ de l'étude les équipements ne déconditionnant que des monoflux ou seulement une partie des flux de la grande distribution.

L'étude se base sur une enquête bibliographique, sur des entretiens avec les acteurs du déconditionnement et la visite de 5 installations de déconditionnement. Des essais y ont été menés avec prélèvements en sortie de déconditionneurs, de la pulpe organique et de refus pour leur analyse par un laboratoire spécialisé et apprécier la performance de captage et d'épuration des équipements.

Bien que les essais menés soient en nombre trop limité pour être représentatifs de la filière,l'étude apporte nombre d'enseignements.Une note de recommandations en conclusion de l'étude s'adresse à tout exploitant ou opérateur qui envisage de se doter d'une ligne de déconditionnement pour traiter des biodéchets emballés de la grande distribution. 

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2017/06/13

Un guide pour créer un réseau de chaleur


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Un guide pour créer un réseau de chaleur

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et l'association Amorce ont publié, courant mars, un guide sur la création des réseaux de chaleur à l'attention des maîtres d'ouvrage.

Il répond à la question : Pourquoi et comment développer les réseaux de chaleur ? Il détaille le montage et la validation du projet via l'étude de faisabilité, en précisant comment choisir et dimensionner les installations mais aussi monter son projet sur les plans financier et juridique.

Les auteurs rappellent que les réseaux de chaleur font partie des leviers pour accompagner l'objectif de la loi de transition énergétique qui vise à multiplier par 5 la quantité de chaleur et de froid renouvelables. La tendance des réseaux de chaleur, notamment pour le chauffage urbain, est à l'utilisation des énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) et de l'énergie fatale des industries.

Un travail auprès des décideurs locaux est toutefois nécessaire pour qu'ils s'approprient la question du développement des réseaux de chaleur sur leur territoire.


2017/06/10

L'autorisation de la centrale biomasse Uniper de Gardanne annulée


Source : Usine Nouvelle



L'autorisation de la centrale biomasse Uniper de Gardanne annulée

Alors qu'elle poursuit ses essais, la centrale biomasse sur laquelle Uniper a investi 250 millions d'euros a vu son autorisation d'exploitation annulée le 8 juin par le tribunal administratif de Marseille (Bouches-du-Rhône), au vu des carences relevées dans l'étude d'impact du projet.

L'autorisation de la centrale biomasse Uniper de Gardanne annulée

© D.R.

 

Le 29 novembre 2012, le préfet des Bouches-du-Rhône, Hugues Parant, avait autorisé la société EON, devenue Uniper, à exploiter une centrale biomasse à Gardanne (Bouches-du-Rhône) d'une capacité de 150 MW, suite à la reconversion de la tranche 4 de sa centrale thermique au charbon.

Le 8 juin 2017, le tribunal administratif de Marseille a annulé cet arrêté à la demande de plusieurs associations  telles France Nature Environnement, "Ceze et Ganière" ou le Syndicat mixte du parc naturel régional du Luberon.


2017/06/09

Des biodéchets valorisés par électrosynthèse microbienne


Source : Info Chimie



Des biodéchets valorisés par électrosynthèse microbienne

L'Irstea a présenté les résultats du projet collaboratif de R&D Biorare, initié en 2011. Il vise à mettre au point une technologie pour la valorisation de biodéchets en molécules plateformes pour des applications en chimie.

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21 septembre 2017, le biogaz dans l’agriculture et la gestion des déchets


Source : Bioénergies International



21 septembre 2017, le biogaz dans l’agriculture et la gestion des déchets

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L’Office franco-allemand pour la transition énergétique (OFATE) organise le 21 septembre 2017 à Paris au ministère de la Transition écologique et solidaire une conférence intitulée « Le biogaz dans la chaîne de valeur locale :  agriculture et gestion des déchets ».

En France et en Allemagne, le cadre réglementaire et les mécanismes de soutien de la filière sont en évolution.

En Allemagne, la puissance installée des centrales électriques au biogaz a progressé ces dernières années : de quelques 3 000 MWé en 2006, elle s’est établie à environ 7 100 MWé en 2015. En 2006, leur production électrique brute avoisinait les 18,6 TWh avant de grimper à 50 TWh en 2015. Leur nombre n’a également cessé d’augmenter, puisqu’on comptait 3 700 centrales environ en 2007 et près de 9 000 en 2015. La principale nouveauté de la loi EEG 2017, entrée en vigueur le 1er janvier 2017, porte sur l’instauration d’appels d’offres pour les différentes technologies. Seules les unités de méthanisation valorisant les intrants autorisés par le décret relatif à la biomasse peuvent y participer.

En France, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a introduit un nouveau cadre réglementaire. Elle a pour objectif d’augmenter à 32 % en 2030 la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie par rapport à 14 % en 2014. La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie applique cette loi de transition énergétique. Elle formule un plan de diversification du mix énergétique français, avec des objectifs concrets de développement des différentes filières de production d’électricité renouvelable d’ici 2023. Pour le biogaz, les objectifs sont les suivants : 540 MWé de  puissance installée au 31 décembre 2018 et entre 790 MWé et 1040 MWé au 31 décembre 2023. Selon le baromètre 2016 des énergies renouvelables électriques la puissance électrique installée (méthanisation et ISDND) fin septembre 2016 s’élevait à 385 MWé.

Cette conférence offrira aux participants la possibilité d’échanger sur la chaîne de valeur locale et la valeur ajoutée des bioénergies dans l’agriculture. Le rôle de l’agriculteur dans la transition énergétique en France et en Allemagne devrait être également au cœur des discussions. Les modèles économiques et financiers pour les unités de méthanisation dans l’agriculture seront également évoqués. De plus, les déchets et les eaux usées peuvent être une ressource précieuse pour la méthanisation. Lors de cette conférence de l’OFATE, des projets innovants pour la production de biogaz à partir de déchets et des eaux usées en France et en Allemagne seront également présentés.

Lors de la conférence, l’OFATE proposera de participer à un échange d’experts franco-allemand sur les sujets suivants :

  • Quelles sont les perspectives de développement pour les bioénergies en France et en Allemagne ?
  • Quel rôle peut jouer l’agri-entrepreneur au sein de la transition énergétique engagée dans les deux pays ?
  • Quelle est la création de valeur ajoutée des bioénergies dans les territoires ?
  • Quels sont les modèles économiques et financiers pour les porteurs de projets bioénergies ?
  • Quelles technologies permettent la valorisation énergétique des ordures ménagères et des eaux usées ? Quelle est la rentabilité réelle de ces technologies ?

La manifestation vise à créer un dialogue entre acteurs industriels, scientifiques et institutionnels. Elle s’adresse à l’ensemble du secteur énergétique et de la branche des énergies renouvelables en France et en Allemagne.

Informations et inscription

Contact : Julian Risler – +33 (0)1 40 81 93 15 – julian.risler@developpement-durable.gouv.fr


2017/06/06

Dossier : biodéchets, comment les trier en ville ?


Source : La gazette des communes



Dossier : biodéchets, comment les trier en ville ?

Le projet de loi de transition énergétique prévoit l’obligation, d’ici 10 ans, de trier à la source l’ensemble du gisement des biodéchets, qui représente environ la moitié du volume des ordures ménagères. Une disposition qui condamnerait donc, de fait, les installations de tri mécano-biologique (TMB) pour lesquelles ont opté beaucoup de collectivités…Et qui pose question sur sa faisabilité : la généralisation du tri par l’habitant est-elle possible ? Comment mettre en œuvre la collecte ? Quels débouchés pour le compost produit ?

Sommaire du dossier


2017/06/03

20 et 22 juin 2017 en Bretagne, les techniques de séchage du bois-bûche


Source : Bioénergies International



20 et 22 juin 2017 en Bretagne, les techniques de séchage du bois-bûche

Plateforme de séchage thermovoltaïque de bois-énergie Base Innovation, photo Frédéric Douard

Plateforme de séchage thermovoltaïque de bois-énergie Base Innovation, photo Frédéric Douard

Abibois, l’interprofession de la filière forêt-bois en Bretagne, organise deux réunions destinées aux professionnels du bois de chauffage, qu’ils soient transformateurs ou négociants, qui s’interrogent sur les méthodes de séchage naturel ou artificiel du bois bûche.

Les matinées, qui auront lieu à Vannes et à Morlaix les 20 et 22 juin 2017, seront une occasion pour faire le tour de la question en présence de Gérard GANDON, spécialiste du comportement du bois au séchage, et avec la présentation d’une technologie innovante pour allier séchage artificiel et production d’énergie renouvelable (Sébastien ACKERMANN, BASE).

PROGRAMMES

9h30 – Introduction, présentation de la démarche de qualité Bretagne Bois Bûche : Nathalie BRAC / ABIBOIS
Cette marque collective, lancée en 2010 en Bretagne, a pour objectif d’accompagner le vendeur de bois de chauffage dans une posture professionnelle qui traduit la qualité de son service et de ses produits. Une courte présentation de la démarche permettra d’en savoir plus sur les engagements des entreprises qui ont fait le choix du réseau régional du bois de chauffage.

10h00 – Les connaissances liées au séchage du bois bûche, panorama des solutions de séchage naturel et artificiel : Gérard GANDON / OLERGIE
A travers les enseignements d’une étude commandée par Abibois en 2013 et menée par le cabinet OLERGIE, Gérard GANDON fera le tour des méthodes de séchage naturel adaptées à notre région et présentera un panorama des solutions de séchage artificiel appliquées au bois de chauffage.

11h00 – Zoom sur une solution innovante : le séchage à partir d’installations « thermovoltaïques » par Sébastien ACKERMANN / BASE
En récupérant la chaleur émise par des panneaux photovoltaïques, on a un double bénéfice : les rendements de ces derniers sont améliorés et on dispose d’une source de chaleur renouvelable. Cet air chaud est notamment disponible pour sécher du bois de chauffage. Venez poser vos questions au directeur de l’entreprise BASE.

Séchage de bois-buche par installation thermovoltaïque, photo Base Innovation

Séchage de bois-buche par installation thermovoltaïque, photo Base Innovation

Télécharger l’invitation ainsi que le bulletin d’inscription (obligatoire) à retourner avant le 16 juin.

Contact : Nathalie BRAC – nbrac.energie@abibois.com – 02 99 27 78 00 – abibois.com


2017/06/02

Tous les avantages de la biomasse pour la production de chaleur en entreprise


Source : Bioénergies International



Tous les avantages de la biomasse pour la production de chaleur en entreprise

Témoignages Fonds Chaleur

La production de chaleur renouvelable permet d’associer deux priorités dans le développement de toute entreprise : l’optimisation énergétique et la performance environnementale. La biomasse constitue une voie majeure pour y accéder, tant en raison des gisements dont bénéficie le territoire français que des technologies en fonctionnement dans de nombreux sites soutenus par l’ADEME.

Pour accompagner le développement de nouveaux projets, le dispositif de soutien Biomasse Énergie et Entreprises du Fonds Chaleur s’adresse aux PME-PMI comme aux industries pour tous les secteurs d’activité, de production ou de service.

La brochure proposée ci-après en téléchargement résume les cinq bonnes raisons pour passer le cap du fossile au renouvelable grâce à la biomasse :
1 – Avoir de la visibilité sur ses coûts de production
2 – Bénéficier de technologies éprouvées à haut rendement énergétique
3 – Profiter d’une ressource de proximité disponible (bois énergie, sous-produits agricoles ou industriels…), dans une logique d’économie circulaire
4 – Accéder à une haute performance environnementale en divisant par 10 les émissions de CO2 par rapport au gaz (Base Carbone®)
5 – Agir avec le soutien du Fonds Chaleur

Ils témoignent

Chefs d’entreprise et responsables des services dédiés à l’énergie et à l’environnement témoignent ici de leur intérêt pour cette énergie renouvelable et démontrent que produire et se chauffer à partir de biomasse, c’est possible :

Sébastien Chaffray d'Aéroports de Paris devant sa chaufferie bois WEISS de 14 MW, photo Hervé Ronné pour l'ADEME

Sébastien Chaffray d’Aéroports de Paris devant sa chaufferie bois WEISS de 14 MW, photo Hervé Ronné pour l’ADEME

Télécharger la brochure

  • Jacques Buffet, responsable des services généraux chez SKF, production 11 GWh/an à Saint-Cyr-Sur-Loire (37)
  • Dominique Deboeuf, directeur d’activités du site chimique de Roussillon, production 172 GWh/an à Roussillon (38)
  • Sébastien Chaffray, responsable de l’activité thermique à Aéroports de Paris, production 78 GWh/an à Roissy-en-France (95)
  • Céline Procop, pPrésidente-directrice générale de Guyenne Papier, production de 4,35 GWh/an à Nanthiat (24)
  • Guillaume Brouard, responsable énergie et environnement des Laiteries Triballat, production 19,4 GWh/an à Noyal-sur-Villaine (35)
  • Gaël Jouanne et Paulo De-Souza, responsables énergie d’Airbus Safran, production 19,4 GWh/an aux Mureaux (78)
  • Gilles Falc’hun, président de la Laiterie de Saint-Malo (SILL), production 61 GWh/an à Plouvien (29)
  • Minh Hiep Nguyen, responsable des projets énergie chez Nestlé, production 136 GWh/an à Dieppe (76)

2017/06/01

La micro-méthanisation pour l’autonomie énergétique des petits élevages


Source : Bioénergies International



La micro-méthanisation pour l’autonomie énergétique des petits élevages

Le micro-méthaniseur ENERPRO chez Hervé Sevenou

Le micro-méthaniseur ENERPRO chez Hervé Sevenou à Sizun dans le Finistère

Enerpro est une jeune entreprise, créée en 2015 à partir de l’expérience de l’un de ses associés qui travaille depuis 2009 sur la micro-méthanisation en Afrique, pour développer un procédé adapté au contexte des petits élevages français pour une valorisation en électricité, en chaleur, en combustible ou en carburant.

Hervé Sevenou, éleveur de veaux de boucherie à Sizun dans le Finistère est utilisateur d’un solution Enerpro. Désireux d’optimiser le fonctionnement de son exploitation, Hervé a décidé de saisir l’opportunité de valoriser son lisier dans le but de produire lui-même l’énergie dont il a besoin pour chauffer l’eau pour la production de lait pour ses veaux, cette eau étant préalablement chauffée par des résistances électriques.

Les déjections des veaux (2 600 m3 de lisier par an) arrivent dans une pré-fosse et sont ensuite transférés via une pompe dans le digesteur, par l’intermédiaire d’une canalisation souterraine. Le digesteur est une cuve de 50 m3 non brassé, chauffé à 38°C et pourvue d’un écosystème de micro-organismes. Le biogaz produit est brûlé à la demande dans une chaudière de 40 kW pour produire l’eau chaude nécessaire à l’élevage.

PourHervé Sevenou, « le principal avantage est le fait que cette technique requiert un investissement qui peut être levé par presque toutes les exploitations. Par rapport à d’autres modèles qui coutent 1 million d’euros, ici avec environ 60 à 100 000 euros, on a déjà un bloc de base. L’objectif pour nous est de passer d’une consommation de 260 000 kWh à 130 000 kWh. C’est l’autonomie que nous recherchons. Dans quelques mois, je pense qu’on en mettra un second. »

Pour en savoir plus : www.enerpro-biogaz.fr


2017/05/31

Biomasse energie et produits biosourcés


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Biomasse energie et produits biosourcés

Nouveau - Mis en ligne le : 31/05/2017 - Date d'édition : 01/05/2017

Biomasse énergie et produits biosourcés

Recueil de projets de R&D soutenus par l'ADEME entre 2008 et 2015

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Le coût des énergies renouvelables en France en 2016


Source : Bioénergies International



Le coût des énergies renouvelables en France en 2016

Coûts de production de la méthanisation en France en 2016, rapportés à tous les MWh utiles. Source ADEME. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Coûts de production de la méthanisation en France en 2016, rapportés à tous les MWh utiles. Source ADEME. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Dans le but de limiter le recours aux énergies fossiles et ainsi de freiner le réchauffement climatique, les filières de production d’énergie renouvelable sont en plein essor grâce aux politiques publiques mises en place en France et dans le monde. Avec la maturité croissante des différentes filières, leurs coûts de production évoluent à la baisse. Les annonces médiatiques sur ce sujet sont nombreuses et illustrent la compétitivité croissante des énergies renouvelables dans le monde.

Toutefois, ces coûts varient selon de nombreux facteurs (progrès technologiques, perception du risque par les investisseurs, lieu d’implantation…) dont les impacts sont plus ou moins importants. Afin d’objectiver ces baisses de coûts et de publier des chiffres représentatifs des conditions de développement françaises, l’ADEME a réalisé un document présentant les plages de variations des coûts de production actuels de chaque filière en France, pour la production de chaleur et d’électricité renouvelables.

Télécharger le document (52 pages)


2017/05/27

Solagro ambitionne 10 000 méthaniseurs agricoles en France en 2050


Source : Bioénergies International



Solagro ambitionne 10 000 méthaniseurs agricoles en France en 2050

Vue de l'installation de Clottes Biogaz à Nojals & Clottes en Dordogne, photo Frédéric Douard

Vue de l’installation de Clottes Biogaz à Nojals & Clottes en Dordogne, photo Frédéric Douard

A l’initiative de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France, AMMF, Solagro présente sa vision prospective sur la place de la méthanisation agricole dans la transition énergétique française, durant le cycle de conférences d’EXPOBIOGAZ 2017.

Les modélisations projettent d’ici à 2050 le développement de quelques… 10000 méthaniseurs agricoles (pour seulement 250 aujourd’hui environ).

Ces méthaniseurs seront répartis sur l’hexagone, y compris hors des régions d’élevage. Ils seront de fait de moins en moins alimentés par des effluents d’élevage, et de plus en plus par des déchets et des résidus végétaux, des récoltes d’engrais verts, des algues, … tous substrats qui ne rentrent pas en concurrence avec les cultures alimentaires.

Ces ressources étant majoritairement agricoles, les agriculteurs sont appelés à jouer un rôle majeur dans la transition énergétique, une transition qui ouvre des perspectives d’activité et d’emplois équivalentes à celles de certaines filières agroalimentaires, comme la filière lait, par exemple.

Comment le biogaz pourra-il être valorisé ? Majoritairement par injection dans le réseau, un réseau gazier « reconfiguré », décentralisé, qui fera office de stockage et dont le maillage rapprochera zones de production et bassins de consommations. En parallèle, l’interconnexion croissante des réseaux électricité et gaz permettra via le Power-to-gas (la conversion de l’électricité en gaz), et la montée en puissance de la gazéification, de résoudre la question de l’équilibre entre l’offre et de la demande, problématique majeure de la transition énergétique.

Retrouvez Solagro sur le stand de Solagro – A17, hangar 14, salon EXPO BIOGAZ les 31 mai et 1 juin 2017 à Bordeaux :

  • Christian COUTURIER, directeur du pôle énergie de Solagro, Tel : 07 86 17 07 73
  • Céline LABOUBEE, chargé de mission méthanisation : Tel : 06 45 18 35 84

Pour en savoir plus : https://solagro.org/methanisation


2017/05/24

Les énergies renouvelables comptent près de 10 millions d'emplois dans le monde


Source : Actu-Environnement



Les énergies renouvelables comptent près de 10 millions d'emplois dans le monde

Les énergies renouvelables comptent près de 10 millions d'emplois dans le monde

© zstock

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables(Irena) a publié ce 24 mai son rapport intitulé "Energies renouvelables et emplois - Bilan annuel 2017". Le constat est sans appel : le nombre d'emplois dans les énergies renouvelables (EnR) est en forte hausse et atteint 9,8 millions en 2016. Il pourrait atteindre 24 millions d'ici à 2030, "compensant les pertes d'emplois dans le secteur des combustibles fossiles et devenant un moteur économique majeur". En 2012, seules 7 millions de personnes travaillaient dans ce secteur. L'Irena explique cette augmentation par la baisse des coûts des EnR et par la mise en place de politiques publiques ambitieuses à travers le monde.

L'énergie photovoltaïque compte le plus grand nombre d'emplois : 3,1 millions en 2016, soit une hausse de 12% par rapport à 2015. L'effectif de personnes travaillant dans l'éolien et le solaire a doublé en quatre ans.

Si nombre de ces emplois se trouvent au Brésil, aux Etats-Unis et en Allemagne, 62% se situent en Asie, notamment en Chine, en Inde et au Japon. La Malaisie et la Thaïlande comptent beaucoup d'emplois manufacturiers et sont devenus les centres mondiaux de fabrication des panneaux photovoltaïques. En Afrique, l'Afrique du Sud et l'Afrique du Nord rassemblent à eux seuls trois quarts des 62.000 emplois du continent.

La France, avec plus de 162.000 personnes travaillant dans les EnR, est le deuxième pays européen pourvoyeur d'emplois dans ce secteur après l'Allemagne. L'Irena estime qu'une politique ambitieuse visant à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris pourrait générer 1,4 million d'"emplois verts" en France d'ici à 2030, dont 330.000 emplois dans le secteur des EnR. A noter qu'un plan de programmation de l'emploi et des compétences définissant les besoins d'évolution au regard de la transition écologique et énergétique est prévu par la loi relative à la transition énergétique mais fait toujours défaut.


2017/05/23

Leboisenergie.be, nouveau site d’information sur le chauffage au bois


Source : Bioénergies International



Leboisenergie.be, nouveau site d’information sur le chauffage au bois

leboisenergie.be

Le Cluster TWEED et le club Bois-Energie lancent Le Bois Energie, un nouveau site Internet de référence sur la filière biomasse et le chauffage au bois, visant à informer le grand public sur les atouts du bois et sur son utilisation au quotidien pour se chauffer.

Le Bois Energie présente les différents systèmes de chauffage au bois existants ainsi que ses combustibles et guide le visiteur dans le choix d’’un poêle, insert ou chaudière selon les caractéristiques de son habitation. Le site donnera également de précieux conseils pour utiliser et entretenir les systèmes de chauffage au bois.

Le Cluster TWEED (Technologie Wallonne Energie – Environnement et Développement durable) est une organisation wallonne rassemblant plus d’une centaine d’entreprises actives dans le secteur de l’énergie durable. Le Cluster s’attache à jouer un rôle majeur en matière de business développement dans les secteurs de « l’énergie durable ». Le Club Bois-Energie a été lancé en janvier 2016, il reprend des acteurs actifs dans la filière biomasse résidentielle et a pour mission de les rassembler afin de favoriser la collaboration et le développement de la filière.

Voir le site : www.leboisenergie.be

Contact : info@leboisenergie.be – +32(0)4.242.47.60


12-15 juin 2017, conférence européenne de la biomasse à Stockholm


Source : Bioénergies International



12-15 juin 2017, conférence européenne de la biomasse à Stockholm

 

EUBCE 2017

Organisée chaque année depuis 25 ans dans un pays différent, la conférence européenne de la biomasse est l’une des plus importantes conférences de R & D au monde sur la biomasse. Combinée à une exposition internationale, elle représente la plate-forme de pointe pour la collecte, l’échange et la diffusion du savoir-faire scientifique dans le domaine de la biomasse.

Le programme de la Conférence abordera les sujets des bioliquides et biocarburants pour la chaleur et l’électricité, les transports, couvrant tous les aspects de chaque chaîne de valeur, de l’approvisionnement et de la logistique aux technologies de conversion, de l’application industrielle des résultats de la recherche aux impacts sur l’environnement, des aspects commerciaux et commerciaux aux stratégies politiques, notamment au rôle de la biomasse comme source dans les systèmes énergétiques intégrés.

La conférence est soutenue par des organisations européennes et internationales telles que la Commission européenne, l’UNESCO – Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture – Secteur des sciences exactes et naturelles, WCRE – Le Conseil mondial pour les énergies renouvelables, EUBIA – L’Association européenne de l’industrie de la biomasse, L’Europe centrale Initiative, The Global Bioenergy Partnership et d’autres organisations.

Télécharger le programme : www.eubce.com/programme

Plus d’information sur : www.eubce.com


Mobilisation de la biomasse – quelles recommandations pour réduire les charges logistiques ?


Source : Biomasse-territoire.info



Mobilisation de la biomasse – quelles recommandations pour réduire les charges logistiques ?

Dans le cadre du RMT Biomasse & territoires, une étude sur l'optimisation de la mobilisation de la biomasse agricoles a été menée par Service COOP de France en 2016 avec le soutien de l'ADEME et de France AgriMer.

Pour faire suite au colloque de début d'année, les partenaires proposent un guide de recommandations pour optimiser la mobilisation de la biomasse agricole.

Ayant vocation à soutenir les porteurs de projet dans l’élaboration de leur schéma logistique, il reprend conseils, exemples et astuces pour optimiser ses procédés. Organisé autour des grandes étapes de la chaine d’approvisionnement (récolte, stockage, transport, traitement, etc.).

Télecharger le guide

Consultez la page du projet


2017/05/19

19 % d’électricité renouvelable dans la consommation en France


Source : Usine Nouvelle



19 % d’électricité renouvelable dans la consommation en France

Selon le 10e panorama de l’électricité renouvelable, cette dernière a représenté 18 % de la consommation au 1er trimestre 2017 en France et 19 % en moyenne sur les 12 derniers mois.

19 % d’électricité renouvelable dans la consommation en France

© EDF Energies Nouvelles

Le nucléaire n'a qu'à bien se tenir. L’électricité renouvelable a représenté 18 % de la consommation électrique française au 1er trimestre 2017, selon le 10e panorama l’électricité renouvelable publié chaque trimestre conjointement par RTE, le SER, Enedis et l’ADEeF. Sur les 12 derniers mois, elle a représenté 19% en moyenne de la consommation.

90% des objectifs à 2018

La puissance du parc de production d’électricité renouvelable – hydroélectricité, solaire photovoltaïque, éolien et bioénergies – s’élève, fin mars 2017, à 46 392 MW et représente 90 % de l’objectif 2018 entériné par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)

Avec une puissance installée de 12 141 MW à fin mars et une production en baisse de 14 % par rapport à l’année précédente, l’énergie éolienne couvre 4,1 % de la consommation électrique française. Le parc atteint 81 % de l’objectif fixé à la filière par la PPE à l’horizon 2018.

Si le parc solaire marque le pas en termes de nouvelles installations, sa production de 8,5 TWh est en augmentation de 12 % par rapport aux douze mois précédents. Elle représente 1,8 % de la consommation.

Le bois énergie en avance

La production renouvelable de cette filière bioénergies électriques a augmenté de 6,1 % en un an. Les bioénergies couvrent 1,4 % de la consommation électrique française. La filière bois énergie atteint l’objectif fixé par la PPE à l’horizon 2018 et 75 % du scénario bas 2023.

Enfin, à 25 475 MW, le parc hydraulique reste stable. Au premier trimestre, la filière a produit 14,8 TWh soit 18 % de moins qu’au même trimestre de l’année précédente. L’hydroélectricité couvre 10,3 % de l’électricité consommée au premier trimestre, et 11,6 % sur les douze derniers mois.


2017/05/11

Les citoyens ont prêté 11,5 millions d'euros aux énergies renouvelables en 2016


Source : Actu-Environnement



Les citoyens ont prêté 11,5 millions d'euros aux énergies renouvelables en 2016

Le financement participatif des projets d'énergies renouvelables (EnR) progresse en France. En 2016, 11,5 millions d'euros ont été collectés sous forme de dette et ont contribué à financer 66 projets d'EnR.

Les citoyens ont prêté 11,5 millions d'euros aux énergies renouvelables en 2016

© Mimi Potter

Le baromètre du crowdfunding EnR, créé par GreenUnivers, avec le soutien de l'association Financement Participatif France, a été publié début mai. Le constat est sans appel : le financement participatif des projets d'EnR gagne du terrain en France. En 2016, 11,5 millions d'euros ont été collectés sous forme de dette, 66 projets d'énergies renouvelables ont été financés grâce aux 13 plateformes de financement participatif recensées.

Sur ces 66 projets, 62 projets sont implantés en France métropolitaine. Les quatre projets restant se situent en Afrique et ont été financés par la plateforme Lendosphere. L'éolien a représenté 50% des montants empruntés sur les différentes plateformes contre 37% pour le photovoltaïque.

Le financement participatif des projets d'énergies renouvelables peut intervenir sous forme de dette (prêt, obligation, minbon) mais aussi en prise de participation au capital et en dons. A noter que ce baromètre prend uniquement en compte les montants collectés sous forme de dette par l'intermédiaire des plateformes. Les opérations réalisées par le fonds d'investissement participatif Energie Partagée, dont le fonctionnement diffère des plateformes de crowdfunding, n'y figurent pas.

Le financement participatif est un enjeu décisif de la transition énergétique en France

Le financement participatif permet de mobiliser l'épargne privée et de la flécher vers des projets locaux d'EnR. Il a ainsi le mérite de mettre le citoyen au cœur de l'actiond'améliorer l'acceptation sociale des projets, de réduire les risques de recours juridiques et de partager les bénéfices des ressources du territoire.

Il ne permettra pas à lui seul d'assurer le financement de la transition énergétique mais constitue un mode de financement innovant, promu également par l'Union européenne. La plateforme Citizenergy, mise en place par l'UE regroupe onze partenaires et plateformes de financement participatif provenant de onze pays européens.

Les outils favorisant le financement participatif portent leurs fruits

Les pouvoirs publics ont largement aidé au développement du financement participatif. La création de plates-formes de crowdfunding a été facilitée par une ordonnance de mai 2014. La loi relative à la transition énergétique a expressément autorisé la participation financière des citoyens et des collectivités locales. Les derniers appels d'offres lancés sur le solaire ou l'éolien comportent des primes si le porteur de projet fait appel à des investissements participatifs. Le label en faveur des projets de financement participatif vient d'être lancé.

Certes, le financement participatif de la transition énergétique n'est pas aussi développé en France qu'en Allemagne ou au Royaume-Uni mais les dispositifs publics semblent porter leurs fruits. Les plateformes se multiplient. Lendopolis ou Wiseed devraient prochainement faire une pleine concurrence aux spécialistes que sont Lendosphere, Enerfip ou Lumo. De nouveaux acteurs émergent, à l'image du développeur de projets renouvelables, Akuo Energy, qui a lancé sa propre plateforme, baptisée AkuoCoop début 2017. A noter la disparition de la plateforme GreenChannel dont la continuité des prêts est assurée par Enerfip.

Certains obstacles au financement participatif sont toujours bien présents

Sur les treize plateformes de financement participatif recensées fin 2016, seules sept ont effectivement proposé un projet EnR en 2016, ce qui démontre les difficultés dans le montage de ce type de projet.

Le financement participatif aura du mal à monter en puissance pour l'éolien par exemple. Les montants globaux des projets atteignent plusieurs dizaines de millions d'euros alors que la loi limite à 1 M€ par projet le montant levé en dette et 2,5 M€ en capital.

Le financement participatif reste parfois vu par certains acteurs comme un subterfuge pour berner les riverains et faciliter l'implantation de parcs, éoliens notamment, et non comme l'aboutissement d'une démarche de concertation.


2017/05/10

Pour les énergies renouvelables, 11,5 millions d'euros de financement participatif en 2016


Source : Usine Nouvelle



Pour les énergies renouvelables, 11,5 millions d'euros de financement participatif en 2016

Selon le baromètre du crowdfunding EnR de GreenUnivers, 66 projets de production d’énergies renouvelables ont été financés par des citoyens en 2016 via sept plates-formes de financement participatif. La moitié, en valeur, pour des projets d’éolien.

Pour les énergies renouvelables, 11,5 millions d'euros de financement participatif en 2016

© Nicolas Mirguet CC Flickr

En 2016, 40 % des projet d'énergie renouvelable financés par des citoyen dans l'éolien.

Selon le dernier baromètre Crowndfunding EnR de GreenUnivers, 66 projets de production d’énergie renouvelables, portés par 25 sociétés emprunteuses, ont été financés en France en 2016 par des citoyens pour un montant total de 11,5 millions d’euros.

La biomasse boudée

Par montant collecté, c’est l’éolien qui a levé le plus de fonds (50%) pour 40% des projets financés, suivi du photovoltaïque (36,72%), des projets d’innovation (9,35%), de l’hydro (3,04%) et enfin de la biomasse (0,68%). La plus grosse collecte concerne une centrale solaire de 15 MW à Ourossogui au Sénégal. Elle s'élève à 1,66 M€ et a été réalisée par Innovent sur la plate-forme Lendosphere. 

25 sociétés emprunteuses

Le baromètre du crowdfunding EnR a été créé par GreenUnivers, avec le soutien de Financement Participatif France. A fin 2016, sur les 15 plates-formes de financement participatif identifiées, 13 avaient déjà proposé des projets d'énergies renouvelables à la participation citoyenne ou envisageaient de le faire. Seules sept d'entre elles ont effectivement soumis un projet EnR en 2016.


Compilation des consommations et prélèvements de biomasse par région et par nature de combustible


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Compilation des consommations et prélèvements de biomasse par région et par nature de combustible

Nouveau - Mis en ligne le : 10/05/2017 - Date d'édition : 01/12/2016

La chaleur représente environ la moitié de la consommation d'énergie finale en France. Elle est principalement produite par des énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre. Or, la chaleur peut être aisément produite à partir de sources renouvelables: bois, solaire, géothermie...
La volonté de développer des installations mobilisant des ressources renouvelables pose la question de la disponibilité de la ressource et nécessite une gestion de celle-ci. L'ADEME cherche à limiter les conflits d'usage. C'est pour cette raison que, dès la mise en place du Fonds chaleur et pour les installations supérieures à 1 000 tep/an, les conventions de financement comportent un volet relatif aux approvisionnements des installations. 

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2017/05/09

La collecte en porte à porte des déchets alimentaires est lancée dans deux arrondissements de Paris


Source : Actu-Environnement



La collecte en porte à porte des déchets alimentaires est lancée dans deux arrondissements de Paris

La ville de Paris a lancé le 4 mai 2017 la collecte sélective des déchets alimentaires dans les 2e et 12earrondissements. Annoncé en février 2016, ce projet pilote concerne 120.000 Parisiens et a vocation à être généralisé à toute la ville.

Les déchets alimentaires de tous les Parisiens (préparations de repas, restes de repas, produits alimentaires non consommés encore emballés) représentent environ 160.000 tonnes de déchets. Aujourd'hui, ils sont collectés dans une poubelle verte avec les ordures ménagères pour être éliminés par incinération.

L'idée est désormais de collecter séparément les déchets alimentaires pour les valoriser en biogaz ou en compost. Concrètement, les ménages de la zone pilote pourront trier l'intégralité de leurs déchets alimentaires dans un nouveau bac avec un couvercle de couleur marron. La collecte sera réalisée deux fois par semaine.

Ce dispositif s'inspire de ceux mis en place dans d'autres capitales comme Milan (Italie) et San Francisco (Etats-Unis) et permet un réel changement d'échelle en matière de tri de déchets alimentaires. Jusqu'à présent, à Paris la collecte de déchets alimentaires se limitait à quelques initiatives : mise en place du compostage de proximité, récupération des invendus alimentaires, collecte spécifique dans les restaurants administratifs et entreprises privées ou collecte de biodéchets sur les marchés. Cette collecte a atteint 1.200 tonnes de déchets en 2016. D'après la mairie de Paris, qui se base sur un tri moyen annuel par habitant de 30 kg, la collecte de déchets alimentaires en 2018 dans les deux arrondissements pilotes pourrait être de 3.500 tonnes. Cela contribuera à créer les conditions pour la structuration de filières locales de traitement des biodéchets. Cette structuration a d'ores et déjà débuté comme le montre la création récente d'un projet d'unité de méthanisation en Ile-de-France.


2017/05/07

BIOREG, première plateforme européenne dédiée aux déchets de bois


Source : Bioénergies International



BIOREG, première plateforme européenne dédiée aux déchets de bois

Déchets de bois, photo Dominique Boulday, CEDEN

Déchets de bois, photo Dominique Boulday, CEDEN

BIOREG est un projet Européen dédié aux déchets de bois et financé par la Commission Européenne. Il a démarré en janvier 2017 et durera 3 ans avec un budget total d’un million €. L’objectif principal du programme est de valoriser le potentiel de déchets de bois actuellement inutilisé, en levant les verrous notamment techniques et réglementaires et en développant des solutions adaptées à chaque contexte régional.

Un secteur en auto recherche…

La gestion des déchets de bois en Europe, dont les flux collectés augmentent, est tiraillée entre la nécessité d’une part de favoriser le recyclage matière (hiérarchie des modes de traitement des déchets) et d’autre part celle de respecter les objectifs européens en matière de production d’énergie renouvelable. Le contexte est d’ailleurs marqué dans certaines régions par des conflits d’usages, entre l’industrie du panneau (recyclage matière) et les installations de production énergétiques (industrie, cogénération…), ces deux secteurs augmentant chaque année la part de déchets de bois dans leur approvisionnement.

Tri manuel des déchets de bois, photo Demowood

Tri manuel des déchets de bois, photo Demowood

Dans ce contexte, les acteurs concernés manquent de visibilité et peinent donc à faire évoluer favorablement la filière et à s’investir sur le long-terme dans des solutions nouvelles et adaptées. BIOREG doit identifier les retours d’expériences gagnants dans des régions modèles et diffuser cette connaissance dans des zones où il existe un potentiel important de bois en fin de vie inutilité, et en l’adaptant aux contextes locaux.

Mettre en place une plateforme multipartenariale dans le but de partager et diffuser les facteurs de réussite

Dans ce but, BIOREG mettra en place dans le courant de l’année 2017 la première plateforme européenne dédiée aux déchets de bois, ouverte à tous les acteurs du secteur (producteurs, collecteurs, transformateurs, utilisateurs, institutionnels…). La plateforme permettra le transfert de connaissances, tout au long de la chaîne de valeur de la gestion des déchets de bois d’une part (collecte, traitement, valorisation) et des émissions et déchets engendrés par les traitements et l’utilisation d’autre part (gaz, cendres, fines issues de criblage…).

Un consortium de 8 partenaires répartis dans toute l’Europe

Pour répondre aux objectifs de ce programme, le consortium BIOREG rassemble différents types de partenaires (PME, associations, collectivités, universités et centres de recherches), plus particulièrement dans les régions étudiées : CEDEN (France), Biomasse Normandie (France), BIOS (Autriche), « Business Region Göteborg » (Suède), EUBIA (Belgique), EUROPROJECT (Bulgarie), IUNG (Pologne) et « Universidad Novae de Lisboa » (Portugal).

Carte des partenaires BIOREG

Carte des partenaires BIOREG

Diffusion des informations et visites d’études sur sites de démonstrations

Plusieurs conférences, visites, séminaires sont prévus pendant toute la durée du programme, plus particulièrement dans les régions bénéficiaires : Göteborg (Suède), Styrie (Autriche), Lombardie (Italie), Nord-Ouest de la Grande Bretagne, Normandie, Lubelsky (Pologne), Alentejo et Lisbonne (Portugal). La plateforme garantira la communication entre les décideurs politiques et les industriels des différentes régions respectives. Au-delà des huit régions pilotes, BIOREG a vocation à élargir à toutes régions intéressées et en particuliers aux pays de l’Est de l’Europe.

Prise en compte des démarches en cours sur le même sujet

D’autres programmes, à différentes échelles (Européenne, nationale, régionale), sur le sujet des déchets de bois, sont en cours ou sont déjà achevés (DEMOWOOD, CAREWOOD, ECAMOB, WRING…). BIOREG cherchera à établir des liens entre toutes ces actions afin de créer des synergies en mutualisant l’information et apporter de la cohérence.

Contacts :

  • Bioreg : www.bioreg.eu (en construction)
  • CEDEN (coordination) : Dominique Boulday, +33 235 12 44 77

30 & 31 août 2017, le salon national des Cuma fera la part belle au bois-energie


Source : Bioénergies International



30 & 31 août 2017, le salon national des Cuma fera la part belle au bois-energie

Salon aux champs 2017

Le Salon aux champs, salon National des cuma, les coopératives d’utilisation de matériel agricole, aura lieu les 30-31 août 2017 au cœur de la Normandie réunifiée à Lisieux. Près de 200 exposants seront présents sur 35 hectares. De nombreuses démonstrations seront mise en œuvre par les constructeurs, les animateurs du réseau cuma et leurs partenaires.

La filière bois-énergie sera largement mise en avant dans la région la plus bocagère de France. Au programme, plantation de haies bocagères, de parcelles de miscanthus et autres saules à très courtes rotations.

De nombreuses démonstrations de chantiers seront mise en œuvre tout au long du salon. L’abattage mécanisé, le déchiquetage avec différentes granulométries, le bois-bûche avec de multiples diamètres seront en action grâces aux nombreux matériels de cuma et constructeurs présents.

Déchiqueteuse Valormax Noremat D-56100 en démonstration, photo FD CUMA de Basse Normandie

Déchiqueteuse Valormax Noremat D-56100 en démonstration, photo FD CUMA de Basse Normandie

Pour en savoir plus www.salonauxchamps.cuma.fr

Source : normandieboisenergie.com


2017/04/25

Les 14 lauréats 2017 de l’appel d’offres à cogénération biomasse CRE 5


Source : Bioénergies International



Les 14 lauréats 2017 de l’appel d’offres à cogénération biomasse CRE 5

Localisation des 14 lauréats de l'appel d'offres CR5 biomasse

Localisation des 14 lauréats de l’appel d’offres CRE5 biomasse

Suite à quatre appels d’offre pour le soutien à la production d’électricité à partir de biomasse, lancés successivement en 2004, 2006, 2009 et 2011, et appelés respectivement CRE 1, 2, 3 et 4, le ministère français de l’énergie avait lancé une nouvelle série d’appel d’offres en 2016 pour les filières bois-énergie et méthanisation portant sur une période de trois ans afin de donner de la lisibilité aux industriels. Cette nouvelle série d’appel d’offres porte sur un volume total 180 MWé sur trois ans, soit un volume annuel de 50 MWé de nouvelles installations bois-énergie de plus de 300 kWé, et un volume annuel de 10 MWé de nouvelles installations de méthanisation de plus de 500 kWé.

La première phase de cette nouvelle série, appelée CRE 5 au sein de la profession, a ainsi été lancé en février 2016, avec attente des réponses pour le 22 août 2016.

Le ministère de Ségolène Royal vient de dévoiler la liste des 14 lauréats de cette première tranche, retenus parmi les 41 dossiers de candidature déposés pour une puissance totale de 156 MW. Tous les dossiers transmis étaient complets et la CRE les a instruits en fonction du prix de vente de l’électricité proposée, de la qualité de l’approvisionnement, de l’efficacité énergétique et de la performance matière de qualité de l’air.

Les 14 projets retenus, 12 en bois-énergie et 2 en méthanisation, représentent un investissement de plus de 170 millions d’euros. Ils produiront au total pour 62 MW d’électricité à partir de biomasse solide et pour 4 MW d’électricité à partir de biogaz, soit 480 GWh d’électricité renouvelable par an.

Les lauréats bois-énergie de moins de 3 MWé du CRE 5 biomasse première tranche

Les lauréats bois-énergie de moins de 3 MWé du CRE 5 biomasse

Le tarif moyen, pondéré par la puissance des installations, des lauréats est de 122 €/MWh. Les installations des lauréats seront soutenues par un complément de rémunération garanti pendant 20 ans.

Les lauréats bois-énergie de plus de 3 MWé du CRE 5 biomasse première tranche

Les lauréats bois-énergie de plus de 3 MWé du CRE 5 biomasse

Le projet porté par Grenoble Alpes Métropole est le premier projet qui bénéficiera du bonus mis en place en 2016 pour tous les appels d’offres afin de soutenir les structures ayant recours à l’investissement participatif.

Les lauréats méthanisation du CRE 5 biomasse première tranche

Les lauréats méthanisation du CRE 5 biomasse


2017/04/20

Neuf nouveaux sites d'injection de biométhane en France en 2016


Source : Usine Nouvelle



Neuf nouveaux sites d'injection de biométhane en France en 2016

La filière biométhane s'est développée en France en 2016 avec neuf nouveaux sites d'injection mis en service en France et 215 GWh d'énergie issue du biométhane injectés dans le réseau, soit une augmentation annuelle de 162 %.

Neuf nouveaux sites d'injection de biométhane en France en 2016

© Crédit Patrick Désavie

 

Selon le Panorama du Gaz Renouvelable 2016, réalisé conjointement par GRDF,  GRTgaz, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), le SPEGNN et le TIGF, 215 GWh d'énergie issu du biométhane ont été injectés dans le réseau en France en 2016, soit une augmentation de 162 %. C’est équivalent de la consommation de près de 18 000 logements ou 1 000 bus.

25 sites d'injection

9 nouveaux sites d’injection ont été mis en place l'an passé, ce qui porte leur nombre total à 25. Et la capacité maximale de production à 410 GWh/an (+ 47% par rapport à 2015). 241 projets d’injection seraient en attente d'installation, représentant une capacité maximale cumulée de 5 000 GWh/an. La filière représenterait 2 000 à 3 000 emplois directs non délocalisables à horizon 2020.


2017/04/07

La promotion de l’énergie bois dans le Tessin


Source : Bioénergies International



La promotion de l’énergie bois dans le Tessin

Le Val Verzasca dans le Tessin, photo Lavertezzo

Le Val Verzasca dans le Tessin, photo Lavertezzo

Un article de Roland David dans le bulletin d’Energie Bois Suisse d’avril 2017

Le Canton soutient les projets bois-énergie

Dès la fin des années 1990, dans canton italophone suisse du Tessin (350 000 habitants), la loi cantonale sur les forêts posait les bases légales de la promotion de l’utilisation du bois indigène comme matériau de construction et comme source énergétique renouvelable. La première installation de chauffage à distance à plaquettes de nouvelle génération, inaugurée à Faido en 1999, a permis, d’une part de démontrer le degré de maturité et de fiabilité atteint par cette technologie, notamment en termes de respect des normes de qualité de l’air, d’autre part d’encourager un grand nombre d’autres projets.

Le Conseil d’État du canton du Tessin s’est engagé, initialement sur la base d’une motion parlementaire et au fil de plusieurs étapes, à instaurer divers crédits cadres pour la promotion des installations de chauffage au bois. De 2000 à nos jours, au travers de divers crédits cadres, près de 21 millions de francs ont ainsi été débloqués pour soutenir la construction de chaufferies au bois – notamment des installations de faible puissance au cours des premières années. Les moyens consacrés au bois-énergie ne sont qu’une partie des moyens globaux (env. 116 millions de CHF entre 2000 et aujourd’hui) mis à disposition au titre des aides financières dans le domaine de l’efficacité énergétique, de la promotion des diverses formes d’énergie renouvelable, du conseil, de la formation continue et de la politique énergétique communale.

Créer une contribution durable

La constance des aides financières est une condition indispensable pour tout porteur de projets dans ce domaine, lesquels, comme chacun sait, sont souvent complexes et exigent plusieurs années de gestation. À brève échéance, il est prévu de poursuivre le soutien au chauffage à distance au bois dans les plages de puissance moyenne à élever. Un certain nombre de nouveaux projets d’un grand intérêt se trouvent d’ores et déjà dans une phase avancée.

Plaquettes forestières à Avegno, photo Andrea Invernizzi

Plaquettes forestières à Avegno, photo Andrea Invernizzi

La relance économique et le soutien à l’emploi sont l’un des objectifs visés au travers des aides. L’attribution des aides financières cantonales est conditionnée, entre autre, au recours au bois de provenance locale, c’est-à-dire au bois issu des forêts tessinoises. Cette condition revient donc à la fois à promouvoir l’utilisation d’une ressource énergétique renouvelable et indigène, dont le Tessin est particulièrement riche, et à soutenir l’économie locale. Les forêts publiques et privées du Tessin, lesquelles couvrent 52% du territoire cantonal, génèrent chaque année près de 500 000 m3 de bois (chiffre en hausse). Sur la base du plan forestier cantonal et eu égard aux critères de durabilité et de rentabilité économique, environ 150 000 m3/an sont effectivement exploitables sur la quantité totale susmentionnée. Aujourd’hui, près de 100 000 m3 de bois sont utilisés chaque année, contre moitié moins en 2000.

Le secteur du bois-énergie bénéficie de mesures d’incitation

  • Financement des études de faisabilité (à hauteur de 500 000 francs max.)
  • CHF 25.– par mètre carré de SRE chauffée (puissance minimale 200 kW, chaufferies automatiques uniquement, à l’exclusion des chauffages à pellets)
  • 40% des coûts d’installation du filtre à particules fines
  • 20% des coûts de réalisation du réseau de chaleur à distance
  • Somme forfaitaire pour le raccordement d’un bâtiment au réseau

Il est intéressant de noter que le paramètre de calcul principal des aides cantonales en faveur des chaufferies au bois n’est pas la puissance installée ni la quantité de plaquettes utilisée, mais la surface de référence énergétique (SRE) chauffée de l’installation. En pratique, c’est l’efficacité du système qui est récompensée, et le risque de surdimensionnement des chaudières reste limité. Les effets de ces programmes d’encouragement sont clairement mis en évidence dans les données statistiques sur l’évolution de la puissance installée dans le Tessin. Le principal objectif de ces programmes d’aides financières est de créer un réseau d’installations réparties de manière homogène sur tout le territoire du canton, ce afin de permettre une utilisation plus raisonnée de la ressource bois (réduction des coûts de transport).

L’économie profite de l’utilisation croissante du bois

La réalisation de ces projets a de fortes répercussions sur l’économie tessinoise, dans la mesure où les principaux acteurs du secteur sont les petits artisans et les entreprises locales. Les fournisseurs et les installateurs des équipements sont eux-mêmes tessinois ou, du moins, suisses. Dans ce secteur, 52% de la valeur ajoutée économique restent dans la région et les 48% restants demeurent en Suisse. En revanche, dans le cas des chauffages au mazout, par exemple, 59% de la valeur ajoutée économique part à l’étranger.

Cliquer sur le graphique pour l'agrandir.

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Voici, par ordre de puissance décroissante, la liste des principales installations de chauffage à distance au bois actuellement en activité dans le canton du Tessin, qu’elles soient publiques ou privées. Au total, le Tessin compte près de 40 chaufferies à plaquettes d’une puissance supérieure à 70 kW, pour puissance cumulée d’environ 25 mégawatts et une consommation annuelle estimée à environ 70 000 mètres cubes de plaquettes de bois. La promotion cantonale a eu un impact direct sur la progression des volumes de vente de bois de chauffage dans les forêts du domaine public du Tessin, en particulier dans celles des communes bourgeoises … pour lire la suite et voir l’ensemble du dossier bois-énergie dans le Tessin dans le bulletin d’avril 2017 d’Energie Bois Suisse, cliquer ici.

Le bois, l'énergie qui se renouvelle, Energie Bois Suisse

Contact Energie Bois Suisse dans le Tessin : Claudio Caccia – info@energia-legno.ch – +41 91 796 36 03 – www.energia-legno.ch (en italien).

Roland David, Chef de la Section forestière cantonale du Tessin


2017/04/06

Les énergies renouvelables ont représenté la moitié des nouveaux moyens de production en 2016


Source : Actu-Environnement



Les énergies renouvelables ont représenté la moitié des nouveaux moyens de production en 2016

Hors hydroélectricité, les ENR ont représenté 55,3% des capacités mondiales installées en 2016. Leur compétitivité a permis cette dynamique, qui reste cependant fragile face à des mesures en faveur des fossiles, souligne un rapport onusien.

Alors qu'elles représentaient encore un marché de niche il y a une dizaine d'années, les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, géothermie, petite hydro et énergies marines) ont constitué plus de la moitié des capacités nouvelles installées à travers le monde en 2016 (55,3%). Alors que 127,5 GW avaient été installés en 2015, les ENR ont atteint un record l'année suivante avec 138,5 GW de nouvelles capacités. Pourtant, les investissements ont chuté de 23% dans le même temps, souligne le rapport 2017 sur les investissements dans les ENR publié le 6 avril par le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), Bloomberg et l'école de Francfort. La raison ? La chute des prix des projets renouvelables et l'amélioration des rendements qui leur ont permis de devenir compétitifs dans de nombreux pays.

"Cela ne signifie cependant pas que le futur sera un long fleuve tranquille pour les renouvelables, préviennent les auteurs du rapport. L'éolien et le solaire restent vulnérables face à des retournements politiques défavorables, ou face à des mesures mises en place pour protéger directement le charbon et le gaz. Leur compétitivité pourrait être mise à mal, pendant au moins un temps, par une hausse brutale des taux d'intérêt internationaux, en réponse notamment à la politique économique américaine". Car les projets renouvelables ont bénéficié de conditions de financement très favorables ces derniers mois (taux d'intérêt bas, niveau du dollar…).

La dynamique pourrait aussi être freinée si la consommation d'électricité n'augmente pas autant que prévu, note le rapport.

Une nouvelle tendance : les projets hybrides

Les projets photovoltaïques démarrés en 2016 ont affiché un coût moyen 13% inférieur à celui de 2015. Cette baisse a été de 11,5% dans l'éolien offshore et de 10% dans le terrestre. C'est le solaire qui a enregistré le plus grand nombre de gigawatts installés (75 GW) pour un investissement atteignant 113,7 Md$. Fait marquant : la construction de la plus grande centrale photovoltaïque (648 MW) au Tamil Nadu (Inde).

L'année 2016 a également été celle d'une augmentation sans précédent des investissements dans l'éolien offshore. Ceux-ci ont atteint 30 Md$, soit une hausse de 41% par rapport à 2015, "avec au moins 14 projets d'une valeur comprise entre 500 millions de dollars et 5,7 milliards de dollars qui ont obtenu le feu vert au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, au Danemark et en Chine".

Les auteurs du rapport signalent aussi le démarrage d'une nouvelle tendance : les projets hybrides, réunissant deux technologies afin de partager les terrains, les réseaux, la maintenance mais aussi de réduire l'intermittence. Quelque 5,6 GW de projets ont été construits ou sont actuellement en développement, alliant l'hydraulique et le solaire, le vent et le solaire, le photovoltaïque et le solaire thermique, le solaire thermique et la géothermie ou encore la biomasse et la géothermie. 

Le marché se redessine sans cesse

L'Europe, qui dominait les investissements dans le début des années 2010, a connu une tendance baissière depuis, tandis que d'autres marchés démarraient, notamment en Asie. Mais le rapport note les premiers signes d'un ralentissement dans les deux principaux marchés que sont la Chine et le Japon. "L'une des surprises de 2016 a été que les économies développées ont repris leur avance sur les pays en développement en matière d'investissement renouvelable". Le Mexique, le Chili, l'Uruguay, l'Afrique du Sud et le Maroc ont connu une forte baisse de leurs investissements (60%), liée à une croissance moins soutenue qu'attendue de la consommation d'électricité. Cependant, tous les pays en développement n'ont pas vu leurs investissements faiblir. L'Inde et la Jordanie poursuivent leur dynamisme.


2017/04/05

La méthanisation, une somme d’atouts pour l’agriculture d’aujourd’hui


Source : Bioénergies International



La méthanisation, une somme d’atouts pour l’agriculture d’aujourd’hui

Projet Oger

L’EARL OGER est un élevage de 90 vaches laitières basé à Domléger dans le département de la somme. Dominique et Laure Oger, et leurs deux fils Pierre-Edouard et Grégoire, y exploitent 180 ha de terres. En plus de l’investissement de deux robots de traite, ils ont formé le projet de réaliser une installation de micro-méthanisation dans le but de produire de l’électricité, de la spiruline avec la chaleur et de disposer d’un fertilisant efficace pour leurs cultures.

Voir dans cette animation réalisée par Pierre-Edouard Oger, la philosophie très positive de ce projet.


2017/03/29

L'Ademe cherche 20 industriels de l'agroalimentaire pour réduire leur gaspillage


Source : Actu-Environnement



L'Ademe cherche 20 industriels de l'agroalimentaire pour réduire leur gaspillage

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) lance un appel à candidatures pour réduire le gaspillage dans les industries agroalimentaires. L'agence recherche 20 sites témoins pour les accompagner à mieux connaître leur taux de perte alimentaire et le coût complet associé (matière, énergie, déchets…). Deux experts se déplaceront sur les sites pour détecter des pistes d'amélioration et la mise en place des mesures les plus rentable en neuf mois.

En 2016, l'Ademe avait lancé un dispositif similaire à destination des distributeurs. En quelques mois, cette opération avait permis aux magasins volontaires de réduire leur gaspillage alimentaire d'environ 22% et de faire en moyenne 70.000 euros d'économie par magasin. Le coût complet du gaspillage alimentaire pour les 10 magasins était de 4 M€, soit une moyenne de 400 k€/magasin. Ce coût complet représente en moyenne 0,9% du chiffre d'affaires alimentaire, ce qui correspond à la marge nette des magasins sur l'alimentaire.


2017/03/28

10 indicateurs clés pour le suivi de l’économie circulaire - Edition 2017


Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie



10 indicateurs clés pour le suivi de l’économie circulaire - Edition 2017

La transition d’une économie linéaire vers une économie plus circulaire est-elle effective ?

Cette publication, composée de 10 fiches indicateurs et d’un tableau de bord, offre un premier suivi national de l’économie circulaire.

Les indicateurs choisis portent sur l’ensemble des sept piliers de l’économie circulaire.

Des comparaisons internationales fournissent un éclairage sur le positionnement de la France vis-à-vis de ses voisins européens.

Télécharger les 10 indicateurs clés pour le suivi de l’économie circulaire - Édition 2017.


2017/03/24

Les 26 lauréats de l'Appel à Projets de Recherche GRAINE "Gérer, produire et valoriser les biomasses"


Source : Economie Circulaire



Les 26 lauréats de l'Appel à Projets de Recherche GRAINE "Gérer, produire et valoriser les biomasses"

Dans un communiqué de presse du 17 mars, l'ADEME annonce les 26 lauréats de l'Appel à Projets de Recherche GRAINE "Gérer, produire et valoriser les biomasses".

L’ADEME, avec la contribution d’un comité scientifique et technique, a retenu les lauréats de l'Appel à Projets de Recherche GRAINE: 26 consortiums vont se partager un budget de 7,5 millions d'euros pour améliorer nos manières de produire, gérer et valoriser les ressources biologiques renouvelables, plus communément appelées « biomasses ».

Les projets de recherche retenus ont pour finalité de satisfaire les besoins alimentaires, développer les activités de transformation industrielle des biomasses (en aliments, en énergies sous la forme de chaleur ou d’électricité, ou encore en produits chimiques et matériaux biosourcés) et de contribuer à la préservation de l’environnement.

Une attention particulière a été portée à l’approche locale et à l’intégration d’acteurs de terrain dans les équipes de recherche. En effet, la pertinence et l’intérêt de la bioéconomie se révèlent tout particulièrement à un niveau local ou territorial, au plus proche des spécificités des biomasses disponibles et du contexte.

Les 26 lauréats sont des consortiums regroupant des acteurs publics et privés de recherche et des entreprises.

Les 7,5 millions d’euros d’aides financières apportées par l’ADEME sont principalement versées sous la forme de subventions et certaines d’entre elles sous forme d’avances remboursables.

Un séminaire sur la bioéconomie sera organisé par l’ADEME le 5 octobre 2017 et sera l’occasion d’une présentation de ces lauréats et du lancement de la nouvelle édition de GRAINE.

Voir les projets de recherche lauréats de l'appel à projet Recherche ADEME : GRAINE 2016.


2017/03/23

En Europe : 20 experts pour la biomasse forestière


Source : Réseau Rural Français



En Europe : 20 experts pour la biomasse forestière

Quels sont les leviers pour mobiliser de façon plus durable la biomasse forestière ? C’est la question sur laquelle planchent à l’heure actuelle 20 experts issus de différents pays de l’Union européenne (UE), dans une logique pluridisciplinaire favorisant les synergies.

Ce focus group, lancé en juin 2016 par le Réseau européen du Partenariat européen pour l’innovation (PEI), est coordonné par un expert français de l’Institut technologique Forêt cellulose bois-construction ameublement (FCBA).

Henri HUSSON, directeur adjoint du Centre régional de la propriété forestière (CRPF) Aquitaine, l’un des experts sélectionnés parmi 350 postulants, nous en précise l’un des enjeux : « Par exemple, dans une perspective d’augmentation de la production de chaleur à partir de bois, il s’agit de définir une méthodologie permettant aux acteurs, du propriétaire terrien à la chaufferie, de mieux mobiliser la biomasse, et plus durablement, en mettant en valeur les peuplements sur le long terme ».

Après une première rencontre organisée en Finlande en juin 2016, les 20 experts rédigent actuellement des « mini-papers » thématiques, pour évaluer les bonnes pratiques à mettre en oeuvre dans différents sous-axes de travail.

Henri HUSSON est notamment responsable de l’un de ces mini-papers consacré à la chaîne de valeur : « on note par exemple qu’en favorisant l’approvisionnement de bois en circuits-courts, et donc en diminuant le poids du transport dans la chaîne de valeur, le coût à l’entrée de la chaufferie est diminué, et le propriétaire peut être mieux rémunéré ».

Voilà le type de bonnes pratiques qui seront soumises à la validation d’une deuxième réunion du focus group, en Slovénie cette fois, au début de l’année 2017 et qui seront partagées ensuite aux futurs Groupes opérationnels (GO) du PEI, lesquels se nourriront de ces précieuses analyses.


2017/03/21

Climaxion, programme de l’ADEME et de la Région Grand Est


Source : Biomasse Conseil



Climaxion, un programme de l’ADEME et de la Région Grand Est en faveur de la transition énergétique et de l'économie circulaire

Depuis le 1er janvier 2017, la Région Grand Est et l’ADEME ont renforcé leur collaboration dans le domaine de la transition énergétique et l’économie circulaire.

Ce partenariat se traduit aujourd’hui par la mise en place du programme Climaxion qui porte sur 4 thématiques.

- Efficacité énergétique des bâtiments : sensibiliser les acteurs aux enjeux de la maîtrise de l’énergie et de la rénovation BBC des bâtiments, accompagner les maîtres d’ouvrage vers la prise de décision, appuyer la réalisation de bâtiments à haute performance énergétique et à haute valeur environnementale, favoriser l’émergence d’actions innovantes, soutenir la montée en compétence des professionnels du bâtiment, améliorer la connaissance de l’état des lieux et de son évolution en lien avec l’observatoire régional, viser l’atteinte de ces objectifs sans oublier de faire reculer la précarité énergétique.

- Energies renouvelables : encourager le développement des énergies renouvelables comme le bois énergie, la biomasse agricole, la géothermie, le solaire thermique et photovoltaïque ainsi que l’hydroélectricité. Climaxion a aussi vocation à mobiliser les acteurs du territoire et susciter l’émergence de projets ou encore structurer les filières comme le bois énergie, la méthanisation et la géothermie.

- Economie circulaire et économie de ressources : développer une stratégie régionale autour de l’économie circulaire, favoriser l’utilisation modérée et la plus efficace possible des ressources non renouvelables et une exploitation optimale des ressources renouvelables, orienter les entreprises vers la conception durable des biens et services et une production sobre et propre, donner la priorité à la prévention de la production de déchets.

- Climat et démarches territoriales de développement durable : Il s’agit donc d’aider ces derniers à définir une approche globale climat-air-énergie qui intègre l’économie circulaire, la planification énergétique et l’urbanisme durable. Climaxion a aussi pour but de sensibiliser, informer et accompagner les acteurs : animation des réseaux, formation des partenaires et des décideurs, communication.Climaxion a enfin vocation à soutenir l’ingénierie territoriale, la requalification de friches industrielles potentiellement polluées pour une approche durable de l’urbanisme ou encore promouvoir les démarches territoriales de transport et de mobilité durables.

Ce partenariat permet une simplification des démarches pour les porteurs de projets et offre un guichet unique à l’échelle du Grand Est.

Plus d'informations sur le site Web du programme Climaxion.


2017/03/20

Méthodes et protocoles pour caractériser les combustibles issus de déchets


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Méthodes et protocoles pour caractériser les combustibles issus de déchets

Nouveau - Mis en ligne le : 20/03/2017 - Date d'édition : 01/06/2016

La détermination de la part renouvelable de l'énergie produite à partir de combustibles issus de déchets présente de nombreux enjeux, depuis l'échelon européen pour la promotion des énergies renouvelables jusqu'à l'échelon local dans la contractualisation entre producteur et utilisateur. Elle doit s'inscrire dans un contexte réglementaire français en forte évolution dans le domaine.

La présente étude analyse en détail les différents protocoles et mesures analytiques existants ou en développement et leur adéquation à des contraintes opérationnelles très diverses. Elle renseigne les usages et les exigences adoptées par les organismes de tutelle dans les pays européens les plus avancés dans le domaine, et produit en synthèse une analyse des avantages, inconvénients opportunités et menaces de chaque méthode.

En concertation avec les acteurs institutionnels et les opérateurs industriels du déchet et de l'énergie en France, elle propose un protocole décliné selon leurs attentes aux différentes étapes-clés de la production de combustibles issus de déchets.

Enfin l'étude alimente la réflexion sur les modalités concrètes de justification et de contrôle du respect de la hiérarchie des modes de traitement des déchets, et plus particulièrement de la priorité à donner à la valorisation matière avant la valorisation énergétique.

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2017/03/17

Lancement d'un appel à manifestation d'intérêt dédié à la construction à partir de bois local


Source : Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt



Lancement d'un appel à manifestation d'intérêt dédié à la construction à partir de bois local

Jeudi 16 mars, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, et Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, ont annoncé le lancement d'un appel à manifestation d'intérêt (AMI) "Bois – Bourg". "A travers cet AMI, l'Etat apportera son soutien à 100 projets de construction ou réhabilitation dans des bourgs ou territoires ruraux utilisant du bois et des matériaux biosourcés locaux", expliquent les ministres.

L'objectif est de dynamiser la filière forêt-bois, de démontrer l'opérationnalité de l'utilisation du bois dans des travaux de réhabilitation et d'alimenter l'observatoire de l'expérimentation E+C- qui préfigure la future réglementation environnementale du bâtiment. Les 100 projets recherchés devront être situés dans des communes de moins de 10.000 habitants et concerner une large typologie de bâtiments (petits logements collectifs, maisons individuelles, commerces, équipements publics, etc.). S'agissant du volet rénovation, les projets pourront concerner des travaux d'extension, de surélévation, d'aménagement des combles, ou de rénovation énergétique.

L'AMI recoupe et rend opérationnels trois programmes du ministère du Logement : le programme "100 constructions publiques en bois local", le projet "aménager et rénover avec le bois pour la réhabilitation" et l'expérimentation du label E+C-.


2017/03/16

Le dirigeable Flying Whales aidera l'ONF à dégager le bois des zones inaccessibles


Source : Usine Nouvelle



Le dirigeable Flying Whales aidera l'ONF à dégager le bois des zones inaccessibles

L'Office national des forêts (ONF) ne sera bientôt plus cantonné aux seules forêts accessibles. La société Flying Whales développe un dirigeable qui répondra aux besoins spécifiques de l'organisme. Avec une charge utile 20 fois supérieure à un hélicoptère, le ballon pourra transporter le bois des lieux de coupe aux scieries, sans souci de piste d'atterrissage ou de route.

Flying Whales, le dirigeable qui envoie du bois

© Flying Whales

L'entreprise française Flying Whales développe un programme de dirigeable, disponible d'ici 5 ans.

L'Office national des forêts (ONF) pourra bientôt se passer des contraintes d'infrastructures grâce à Flying Whales. L'entreprise française développe un dirigeable capable de transporter du bois depuis n'importe quel lieux de coupe jusqu'à la scierie, sans besoin de route ou de piste d'atterrissage. Avec une certification attendue pour 2021, le ballon permettrait à l'ONF d'agrandir sa zone d'exploitation du bois français. Aujourd'hui, seules les zones de coupe accessibles peuvent être utilisées. Grâce à cette technologie, le bois extrait de zone hasardeuse, comme en montagne, deviendrait transportable.

Flying Whales a d'ailleurs été créé dans ce but. "Au départ, nous avons cherché à répondre à cette problématique, avoue Sébastien Bougon, le patron de l'entreprise. En 2012, nous avons eu une année de réflexion avec l'ONF pour définir les aspects fonctionnels et économiques du projet. L'ONF est en ce sens un parent de Flying Whales."

Un programme de 250 millions d'euros

La première phase d'ingénierie, lancée en 2013, s'est achevée l'année dernière. Le dirigeable mesurera 150 mètres de long et disposera d'une soute de 75 mètres de long sur 8 mètres de largeur et autant de hauteur qui accueillera une charge utile de 60 tonnes. Mais le ballon de Flying Whales ne se contentera pas de transporter du bois. "Nous pourrons transporter des pales d'éoliennes, des maisons préfabriquées ou des pylônes à haute tension", liste Sébastien Bougon.

Le programme, dénommé LCA60T et chiffré à 250 millions d'euros, entrera en phase de test en 2019 avec pour objectif une certification l'année suivante. "Nous débuterons la phase de production industrielle dès 2022, projette le patron de Flying Whales. C'est un petit marché de l'ordre de la centaine d'unité. Au cours des dix premières années, nous fabriquerons 150 machines, puis de 10 à 20 par an ensuite."

Plusieurs projets de dirigeables voient le jour : l'Airlander 10 d'hybrid Air Vehicle pour le transport de personnes ou l'Hybrid Airship de Lockheed Martin pour le transport de fret. Mais la différence fondamentale avec ces deux engins, c'est que le ballon de Flying Whales sera solide. "Notre dirigeable aura une structure rigide, ce qui permet d'installer une propulsion puissante", insiste Sébastien Bougon. Autre point fort, les chargements et déchargements ne se feront pas au sol. La soute sera remplie par une montée de charge, afin d'opérer en tout lieu. "Les dirigeables comme l'Airlander ou l'Hybrid Airship demandent de la portance pour décoller et atterrir, donc une piste d'atterrissage, commente le dirigeant français. Flying Whales n'a pas ce souci."

Un déménagement à prévoir

Au total, une trentaine d'acteurs sont réunis autour du maître d’œuvre Flying Whales. L'entreprise est pour l'heure basée à Colombes (Hauts-de-Seine) mais s'installera à Istres (Bouches-du-Rhône). "La communauté d'agglomération nous mettra à disposition un local qui nous servira de FAL (Final assembly line), explique Sébastien Bougon. Mais pour l'heure, le bâtiment n'est pas encore construit." Flying Whales reçoit ces aides pour avoir été sélectionné parmi les 34 plans de la nouvelle France industrielle d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif.


2017/03/15

Un guide pour identifier les réseaux de chaleur sur son territoire


Source : Actu-Environnement



Un guide pour identifier les réseaux de chaleur sur son territoire

Le Cerema a publié un guide pour réaliser un état des lieux des réseaux de chaleur et de froid à l'échelle régionale. Il permet également d'étudier leur potentiel de développement. Il s'agit d'une mise à jour de la version de 2012. Objectif : mieux prendre en compte les réseaux de chaleur, et notamment ceux utilisant les énergies renouvelables et de récupération, dans la planification territoriale énergie-climat.

Le document liste les sources d'informations disponibles. En font notamment partie l'enquête annuelle nationale des réseaux de chaleur et froid, l'annuaire Via séva ainsi que les données de la direction régionale de l'Ademe. Pour chacune, les auteurs identifient le contenu, l'intérêt mais aussi les limites et précautions d'utilisation.

Deux méthodes rapides permettent ensuite de connaître le potentiel de développement des réseaux de chaleur sur le territoire étudié en s'appuyant soit sur la cartographie nationale des besoins en chaleur soit sur la liste des réseaux de chaleur de l'arrêté DPE. Trois exemples d'étude à l'échelle départementale, régionale et nationale sont disponibles.

A noter qu'en décembre 2016, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal a lancé un appel à mobilisation pour développer les réseaux de chaleur. Il vise les collectivités de plus de 10.000 habitants ne possédant pas de tels réseaux.


Le bois énergie


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Le bois énergie

Nouveau - Mis en ligne le : 15/03/2017 - Date d'édition : 01/11/2016

Ce document s'adresse aux porteurs de projet de chaufferie bois à alimentation automatique de petite ou moyenne puissance. Il propose une approche globale des enjeux, indicateurs et chiffres clés du bois énergie. Il détaille les principales étapes liées à la mise en place d'une installation bois énergie et guide les porteurs de projets lors des phases d'études préalables, de mise en oeuvre et d'exploitation. 

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Le bois énergie et la qualité de l'air


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Le bois énergie et la qualité de l'air

Première source d'énergie renouvelable utilisée en France, le bois énergie est appelé à contribuer largement aux objectifs énergétiques et climatiques.

Son développement implique une surveillance des rejets atmosphériques et fait l'objet d'une réglementation stricte, car la pollution de l'air extérieur est un problème majeur de santé publique.


Production de chaleur par le bois énergie


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Production de chaleur par le bois énergie

Nouveau - Mis en ligne le : 15/03/2017 - Date d'édition : 01/01/2016

Ce guide de recommandations s'adresse à tout porteur de projet de chaufferie bois à alimentation automatique de petite ou moyenne puissance. La vocation de ce guide est d'accompagner les maîtres d'ouvrage dans la conduite de leur projet qu'ils en soient aux phases d'études préalables, de mise en oeuvre ou même d'exploitation. 

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Le bois énergie : ressources actuelles et perspectives


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Le bois énergie : ressources actuelles et perspectives

Nouveau - Mis en ligne le : 15/03/2017 - Date d'édition : 01/11/2016

La disponibilité des ressources en bois est un enjeu majeur pour le développement du bois énergie en France. Des études confirment la capacité de la forêt française à supporter une augmentation des prélèvements de bois. Elle suppose une diversification progressive des usages et un développement des filières d'approvisionnement en cohérence avec les règles de gestion durable. 

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2017/03/09

WOODOO


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



WOODOO

SAS WOODOO est une startup pionnière spécialisée dans la fabrication de bois bionique.

A ce titre, elle a développé une technologie brevetée (B150222FRA) de fabrication de bois translucide, imputrescible, trois fois plus rigide que le bois d'origine et plus résistant au feu.

Cette technologie-clé ouvre la voie à une grande variété d'applications dans l'ingénierie moléculaire du bois.


2017/03/07

Expobiogaz, les 31 mai et 01 juin 2017 à Bordeaux


Source : Bioénergies International



Expobiogaz, les 31 mai et 01 juin 2017 à Bordeaux

 

expobiogaz_2017-logo

La 6ème édition du salon EXPOBIOGAZ, co-organisée avec le Club Biogaz ATEE, se tiendra les 31 Mai et 1er Juin 2017, au Hangar 14 de Bordeaux.
Seul salon fédérateur de l’ensemble de la filière, EXPOBIOGAZ est le salon de toutes les typologies de méthanisation et de valorisations du biogaz : méthanisation agricole, agro-alimentaire, territoriale ; traitement des eaux usées et des biodéchets ; bioGNV.
Il réunit en un même événement dédié tous les profils producteurs et utilisateurs du biogaz : agriculteurs, industriels, collectivités, opérateurs de réseaux, professionnels du traitement de l’eau et des déchets…

 

 

expobiogaz_2017-infographie

DES PROFILS VISITEURS TRÈS VARIÉS SUR EXPOBIOGAZ
Retrouvez sur Expobiogaz 2017 des typologies de visiteurs très variées couvrant l’ensemble de la chaine des savoir-faire de la filière, porteurs de projet autour du biogaz ou intéressés par cette filière d’avenir, issus :

  • de l’agriculture et l’élevage ;
  • des établissements publics (collectivités et agences économiques locales) ;
  • de l’industrie (agro alimentaire / boissons, papeterie, grande distribution, déconditionnement et désemballage…) ;
  • du traitement des déchets et de l’eau (centres d’enfouissement technique, valorisation énergétique de déchets organiques) ;
  • des équipements et techniques liés au biogaz (équipementier spécifique biogaz, fourniture de services liés aux biogaz, ensembliers, bureau d’étude biogaz / AMO) ;
  • du biométhane carburant (fabricant infrastructure GNV, fabricant/distributeur / équipementier véhicule) ;
  • de l’énergie (producteurs, opérateurs, services à l’énergie).

Plus d’infos sur :

http://www.expo-biogaz.com/

https://twitter.com/expobiogaz


2017/03/04

La France a consommé 19,6 % d’électricité renouvelable en 2016


Source : Bioénergies International



La France a consommé 19,6 % d’électricité renouvelable en 2016

Les 3 moteurs de cogénération biogaz des Ets Baudelet Environnement dans les Hauts de France, photo Frédéric Douard

Les 3 moteurs de cogénération biogaz des Ets Baudelet Environnement dans les Hauts de France, photo Frédéric Douard

Les énergies renouvelables ont participé à hauteur de 19,6 % à la couverture de la consommation d’électricité française en 2016. Durant cette année, 2188 nouveaux MW de production électrique ont été raccordés. La puissance totale du parc– hydroélectricité, solaire photovoltaïque, éolien et bioénergies – s’élève, fin 2016, à 45 842 MW et représente 89 % de l’objectif 2018 entériné par Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).

Le parc éolien atteint, fin décembre, 11 670 MW, avec 1 345 MW raccordés sur l’année, soit une progression de 13%. Les réseaux ont accueilli 477 MW supplémentaires durant le dernier trimestre, soit 60% de plus que l’année précédente à la même période. Ces chiffres sont les meilleurs jamais enregistrés pour la filière éolienne et traduisent notamment les effets des dispositions de simplification réglementaire prises ces dernières années. Avec un volume de 21 TWh, la production de la filière reste stable par rapport à l’année précédente. En effet, la ressource a été exceptionnellement peu disponible au cours du second semestre 2016. L’énergie éolienne a couvert 4,3 % de la consommation électrique française en 2016.

La puissance du parc solaire s’élève, au 31 décembre 2016, à 6 672 MW, avec 109 MW raccordés durant le dernier trimestre. Le parc métropolitain progresse de près de 9 % avec 576 nouveaux MW raccordés en 2016. Ces chiffres traduisent un ralentissement par rapport à la période précédente (-36 %), conséquence de l’absence de continuité des appels d’offres pendant plusieurs années. Néanmoins, la tendance est appelée à s’inverser en 2017 avec le raccordement des projets lauréats des appels d’offres lancés en novembre 2014 et mars 2015. Avec une production de 8,3 TWh, en augmentation de plus de 11 % par rapport aux douze mois précédents, l’énergie solaire photovoltaïque représente 1,7 % de la consommation.

La filière bioénergies électriques représente, quant à elle, une puissance installée de 1 918 MW, dont 20 MW raccordés durant le dernier trimestre 2016. Sur les douze derniers mois, le parc métropolitain progresse de 13 % avec 215 MW raccordés. La production renouvelable de la filière augmente de 7,4 % par rapport à l’année précédente et représente 6,5 TWh. Les bioénergies couvrent 1,4 % de la consommation électrique française. La filière bois énergie atteint l’objectif fixé par la PPE à l’horizon 2018 et 75 % du scénario bas 2023.

Centrale de cogénération Bioénergie Lozère à Mende, photo Frédéric Douard

Centrale de cogénération bois de Bioénergie Lozère à Mende, photo Frédéric Douard

Composé de 25 482 MW, le parc hydraulique reste stable. Pour autant, 51 MW ont été raccordés l’année passée, soit 5 fois plus qu’en 2015. Au cours de l’année 2016, 59,2 TWh d’origine hydraulique renouvelable ont été injectés sur les réseaux, soit un volume supérieur de 9% à celui de l’année précédente. L’hydroélectricité a couvert 12,3 % de la consommation d’électricité en 2016.

Pour répondre aux objectifs de la transition énergétique, de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix électrique en 2030, les réseaux de transport et de distribution continuent d’évoluer pour permettre l’intégration de la production d’électricité renouvelable tout en garantissant la sécurité et la sûreté du système électrique, ainsi que la qualité d’alimentation des consommateurs.

La mise en place de schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR) assure une visibilité à long terme des capacités d’accueil spécifiquement réservées aux énergies renouvelables. Réalisés par RTE en lien avec l’ensemble des gestionnaires de réseaux de distribution, dont Enedis, et en concertation avec les acteurs concernés, ces schémas permettent d’optimiser le développement des réseaux et de mutualiser les coûts de raccordement. Compte-tenu de l’essor des énergies renouvelables, le schéma de la Région Champagne-Ardenne a déjà été révisé afin de réserver davantage de capacité pour celles-ci et un nouveau schéma à l’échelle de la nouvelle région Hauts-de-France est en cours d’élaboration.

Ces résultats sont issus du Panorama de l’électricité renouvelable 2016 en France, élaboré par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis et l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF).


2017/02/28

Méthanisation en France : un secteur en marche


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Méthanisation en France : un secteur en marche

Infographie sur le nombre d'installations:de méthanisation en France, et la statistique sur la production d'électricité et de chaleur.


2017/02/26

30 mars 2017, point d’étape de la mise en oeuvre de la SSD Emballages bois


Source : Bioénergies International



30 mars 2017, point d’étape de la mise en oeuvre de la SSD Emballages bois

Chargement d'un camion de broyat de bois en SSD préalablement suivi, trié et préparé, photo Ramery

Chargement d’un camion de broyat de bois en SSD préalablement suivi, trié et préparé, photo Ramery

Lors du Salon Bois Energie 2017 qui se tiendra à Limoges du 30 mars au 2 avril, ECO-BOIS présentera un point d’étape de la mise en oeuvre de la démarche de Sortie de Statut de Déchet des emballages bois ainsi que les résultats des analyses effectuées. Cette conférence aura lieu le jeudi 30 mars 2017 de 14h à 14h45.

De nombreux sites de production de broyat d’emballage en bois sont maintenant certifiés répondant ainsi aux obligations des installations de combustions, l’occasion de rappeler les outils d’appui à la mise en place de cette certification proposés par l’association ECO-BOIS :

ANALYSES CHIMIQUES – CONTROLES DE LE CERTIFICATION – REFERENTIEL/KIT OUTILS MANAGEMENT DE LA QUALITE – FORUM – FORMATION

De plus, ECO-BOIS organisera lors du 1er semestre 2017 une nouvelle session de formation inter-entreprises. Il s’agit d’une formation à caractère technique sur la mise en œuvre du système de management de la qualité. Ses objectifs :

  • Connaitre les exigences de la règlementation SSD bois
  • Savoir mettre en place une démarche Qualité SGQ liée à la SSD Bois en tenant compte des spécificités de son entreprise
  • Avoir les outils et les supports pour cette mise en œuvre.

Pour en savoir plus sur cette formation, téléchargez le document sur cette page.

Rappels

Compte tenu de l’enjeu et la nécessité d’une mise en œuvre très rapide du dispositif de sortie de statut de déchets afin d’assurer la continuité de l’usage des broyats d’emballage en bois comme combustible, le CIBE, la FEDENE, la FEDEREC, la FNB et le SER‐FBE ont décidé de poursuivre leur action afin d’assurer un accompagnement aux producteurs de combustibles bois et l’avaient annoncé lors de la précédente édition du salon.

Un travail important a donc été réalisé pour mettre en place une offre de services nécessaires à la mise en œuvre efficace du dispositif. Il doit permettre à tous les opérateurs, ceux de petite taille comme ceux appartenant à de grandes structures, de rapidement adapter leur organisation et obtenir la certification requise au titre de l’arrêté du 29 juillet 2014. Cet ensemble comprend :

  • La mise à disposition d’un référentiel (mode opératoire) spécifique à la SSD emballages en bois et reconnu pour être conforme aux instructions de l’arrêté ministériel en ce qui concerne l’Assurance Qualité
  • Un kit d’outils SSD Bois à destination des plates-formes composé de fiches explicatives et de modèles de procédures à mettre en place
  • L’accès à des tarifs avantageux et à un cahier des charges unique pour les analyses d’échantillons de bois
  • L’acquisition et le contrôle de la certification auprès d’organismes certificateurs accrédités COFRAC, retenus par Eco-Bois-Emballage à l’issue d’un appel d’offres
  • Un forum de discussion pour traiter le partage de l’information et les cas particuliers (plus de quatre-vingt opérateurs y sont déjà inscrits)
  • Des formations sur demande qui seront effectuées sur site pour le personnel d’exécution et en région pour l’encadrement des sociétés opératrices

Le détail et les modalités d’accès à ces offres peuvent être obtenus auprès de chaque organisation composant ECO-BOISs ou auprès du Comité Interprofessionnel du Bois-Energie (contact@cibe.fr09 53 58 82 65).

Lien vers un article dédié (avec téléchargement de nombreux documents détaillant l’offre) sur le site du CIBE.


L’agroforesterie en douze principes


Source : Bioénergies International



L’agroforesterie en douze principes

Parcelle avec une toute jeune plantation agroforestière à Flavin en Aveyron, photo Frédéric Douard

Parcelle avec une toute jeune plantation agroforestière à Flavin en Aveyron, photo Frédéric Douard

L’agroforesterie désigne l’ensemble des pratiques agricoles qui intègrent l’arbre dans l’environnement de production, et s’inspirent, en termes agronomiques, du modèle de la forêt. Si ce modèle existe depuis fort longtemps dans l’agriculture européenne ou tropicale, par exemple au travers des bocages, elle a fortement régressé à la fin du vingtième siècle pour des questions de mécanisation. Les préoccupations environnementales actuelles et des techniques adaptées à la mécanisation remettent cette association parmi les bonnes pratiques.

Voici en 12 points, les principe de cette pratique intelligente :

1. Diversité et complémentarité

Tout comme les écosystèmes naturels, les systèmes agricoles sont dépendants d’une biodiversité minimale afin d’optimiser la production et d’assurer leur pérennité face aux perturbations (maladies, espèces invasives, stress physiologiques…). Ce constat est d’autant plus valable dans un contexte de changement climatique avéré, où les extrêmes s’accentuent. L’agroforesterie, en multipliant les strates végétales, permet d’augmenter la diversité en termes d’espèces, d’habitats, de fonctions écologiques et d’occupation de l’espace, ceci afin d’améliorer la captation, la fixation et le recyclage des ressources.

2. Comprendre le fonctionnement de la forêt

Les écosystèmes naturels font preuve d’une grande résilience dont il est urgent de s’inspirer pour la conduite des agroécosystèmes. En effet, la forêt (spontanée) crée en permanence de l’humus et de la fertilité là où l’agriculture conduit trop souvent à une dégradation des milieux. Le fonctionnement simplifié de la forêt est le suivant :

  • Ses intrants se limitent quasi exclusivement au carbone photosynthétisé, à l’azote de l’air fixé par les bactéries libres et aux minéraux issus de la dégradation de la roche-mère par les bactéries et les racines des arbres.

  • La production de biomasse est importante : en moyenne 10 tonnes de production primaire par hectare et par an (en matière sèche).

  • Le sol est toujours couvert : un système combinant diverses modalités d’occupation spatiales (strates) et temporelles (vitesses de développement, durée de vie) maximisent la captation des ressources (lumière, eau, nutriments), limitent les fuites (érosion, lixiviation) et nourrissent la vie du sol (exsudats, dégradation des radicelles, chute des feuilles, mort des plantes).

  • Le sol forestier n’est jamais travaillé, si ce n’est par bioturbation, et notamment par les vers de terre qui contribuent à la stabilité structurale et à la production d’humus.

  • Une forêt spontanée n’est jamais mono-spécifique, sa diversité spécifique et génétique offre une meilleure résistance aux maladies et rend possible son adaptation dans le temps.

3. L’art de la transposition

L’agroforesterie tente de transposer à l’agriculture certains principes de fonctionnement valables dans la forêt, ou plutôt dans la savane. La savane est un milieu semi-ouvert qui maximise la captation d’énergie lumineuse via une complémentarité entre les strates herbacée, arbustive et arborée. Ce milieu est régulièrement soumis à des pressions écologiques (incendies, pâturage), qui l’empêchent d’évoluer vers la forêt. C’est le biome terrestre avec la plus forte productivité (végétale et animale) à l’hectare. La synergie de pratiques agricoles maximisant la couverture végétale des sols (agroforesterie intégrée au semis sous couvert) permet d’approcher une telle production de biomasse.
Transposer, c’est d’abord comprendre, puis imiter, adapter et faire des choix qui permettront d’exprimer pleinement le potentiel des interactions entre arbres, cultures et animaux tout en rationalisant les opérations de production (semis, récolte, parcage…).

4. Maximiser la photosynthèse

Imiter le fonctionnement de la forêt ou de la savane permet de faire du carbone issu de la photosynthèse l’intrant premier du système. C’est ce carbone qui, en retournant au sol tout au long du cycle de vie des végétaux, et après leur mort, nourrit les micro-organismes et crée (ou régénère) la fertilité du sol. Or, l’agriculture actuelle privilégie les sols nus en hiver et ramène trop peu de matière végétale au champ (les céréales sont courtes sur paille, et les résidus sont le plus souvent exportés). Soumis au chaud, au froid, au sec et à l’hydromorphie, les habitants du sol sont affamés. L’objectif premier des systèmes agroforestiers est de maximiser la production de biomasse dans l’espace et dans le temps afin de nourrir la vie du sol, seule garante d’un fonctionnement et d’une fertilité propices à la production.

5. La lignine, cheville ouvrière des humus stables

Le bois mort qui revient au sol contient de la lignine et d’autres polyphénols qui permettent de stabiliser les acides humiques et de nourrir les champignons du sol. Ces champignons décomposeurs sont essentiels puisque ce sont en grande partie eux qui agrègent les particules de sol, le rendant plus résistant à l’érosion et au lessivage. Un sol sans champignons ne se tient pas, s’érode et s’écoule dans les rivières. La lignine est également à l’origine de chaînes trophiques importantes pour l’écologie du sol : plus la matière est récalcitrante à la dégradation, plus elle nourrit de monde !

6. L’arbre tampon

L’arbre est un amortisseur climatique. En puisant et transpirant de l’eau depuis les couches profondes, il rafraîchit l’atmosphère en été, tandis que sa présence limite l’effet du vent, responsable d’importantes pertes d’eau par évaporation. Face aux inquiétudes sur la concurrence hydrique entre arbres et les cultures annuelles, il faut se rappeler que le bosquet qui longe le champ, lui, ne manque quasiment jamais d’eau malgré une consommation conséquente. Ceci s’explique notamment par le fait que la réserve utile en eau du sol est avant tout biologique.

Au-delà ou en deçà d’une certaine température, les micro-organismes du sol sont moins actifs. Les sols insolés ou glacés – car insuffisamment couverts – se “stérilisent” et ne retiennent plus assez d’eau. Les animaux d’élevage, quant-à eux, perdent en milieu ouvert plus d’énergie à maintenir constante la température de leur corps. L’arbre est bien un outil d’optimisation hors-pair pour produire, protéger, réguler le micro-climat comme le climat global. Disperser l’arbre dans nos paysages, c’est donc bénéficier de ses effets aujourd’hui et demain.

7. Une vision agronomique avant tout

La réintroduction de l’arbre dans les paysages agricoles est l’aboutissement d’une réflexion agro-écologique globale et ne peut en aucun cas être présentée comme une solution isolée. Inutile, donc, de commencer à planter des arbres dans des sols soumis à des indices de perturbations trop importants. L’arbre tire sa force des champignons mycorhiziens avec lesquels il a co-évolué pour augmenter son accès à l’eau et aux ressources minérales. Le travail du sol entrave cette fonction écologique majeure en détruisant les filaments mycéliens et en déstructurant les horizons et agrégats. Il faut donc penser l’arbre comme un maillon dans une chaîne de réflexion plus large sur la couverture végétale des sols et le changement de pratiques agricoles.

8. En agroforesterie, il n’y a pas de modèle

L’agroforesterie repose sur des principes universels, valables tous les contextes et tous les systèmes de production : maraîchage, viticulture, grandes cultures, élevage… Chaque agriculteur invente, expérimente, adapte pour développer les pratiques adaptées à ses contraintes et préoccupations. L’arbre agroforestier répond aux critères de multi-fonctionnalité (il a plusieurs fonctions et plusieurs usages) et de multi-temporalité (il fournit des services et ressources à toutes les échelles de temps). Il convient de ne jamais se focaliser uniquement sur les arbres de haut jet à valorisation bois d’œuvre. Si certains sols ne permettent pas la production de bois d’œuvre, est-ce une raison pour en éradiquer les arbres ?

9. La taille n’est pas un crime

L’arbre agroforestier, pour remplir les multiples fonctions qu’on attend de lui, est toujours taillé, que ce soit pour faire du bois d’œuvre, du bois énergie, des fruits, du fourrage, etc. L’arbre « hors la forêt » a été depuis toujours façonné par la taille (y compris, parfois, celle du castor ou de la foudre), et l’arbre forestier, même non géré, perd chaque jour des branches, via un processus d’auto-élagage par compétition avec ses voisins. Un arbre taillé, mieux adapté aux impératifs techniques de l’agriculteur, enclenche plus vite sa réitération racinaire. Il laisse pénétrer assez de lumière pour permettre la pousse de la strate herbacée, produit plus de biomasse et vit plus longtemps. Une grande parte des arbres les plus vieux de nos régions sont ou on été des trognes….

10. Installer un arbre agroforestier : en faire suffisamment, mais ne pas trop en faire

L’arbre champêtre ne se comporte pas comme l’arbre forestier. Il doit être protégé et géré. Ce n’est pas un sujet « naturel », implanté dans son biotope habituel, et dans ces conditions, il faut impérativement lui fournir le bon sol correctement travaillé, la bonne protection, le bon paillage, etc.. Malgré ces nécessités, il faut prendre garde à ne pas produire des arbres fainéants. Cela signifie qu’en aucun cas ils ne seront tuteurés, irrigués – sauf ultime nécessité – et qu’il s’agira de maintenir une couverture permanente à leur proximité pour les obliger à s’enraciner dans les horizons profonds du sol. C’est la garantie d’arbres qui seront à terme résistants au vent, aux engorgements saisonniers et à la sécheresse estivale.

11. Assurer les bonnes connexions

De la ronce au chêne et du saule au lierre : il est primordial, pour le bon fonctionnement d’un système agroforestier, de connecter les habitats dans l’espace et le temps. Il faut donc veiller à mettre en lien les unités paysagères, mais également les phénologies afin d’assurer la continuité des ressources alimentaires disponibles pour la biodiversité et la faune sauvage tout au long de l’année. De même, le maintien d’arbres vieux, morts, creux ou même malades constituent à la fois une ressource, un refuge et un patrimoine de stockage de l’information pour la résilience du système.

12. Faire chaque chose en son temps

Lorsqu’on débute en agroforesterie, il est nécessaire de dresser un ordre des priorités. Tout d’abord, bien gérer l’existant (haies, bosquets, ripisylves), puis protéger ce qui commence à pousser naturellement (régénération naturelle assistée), et ensuite, éventuellement, planter. Avant d’investir dans la plantation, il est essentiel de valoriser/pérenniser la ressource disponible. Ceci étant dit, il n’y a jamais trop d’arbres en agroforesterie, car on peut à tout moment décider d’en enlever : il y a plus de risque à ne pas planter qu’à planter trop !

Agroforesterie

Pour en savoir plus : www.agroforesterie.fr


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