Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici les nouvelles les plus importantes concernant la biomasse et les filières vertes.

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2015/12/23

3,85 % de biodiesel dans le gazole non routier en France à partir du 1 janvier 2016


Source : Bioénergies International



3,85 % de biodiesel dans le gazole non routier en France à partir du 1 janvier 2016

Installation de production de biodiesel du Havre pour Les Mousquetaires (Intermarché)

Installation de production de biodiesel du Havre pour Les Mousquetaires (Intermarché)

Le 17 décembre 2015, l’Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi de finances rectificative pour 2015. Celui-ci comprend un amendement rendant obligatoire à compter du 1er janvier 2016 l’incorporation de 3,85 % de biodiesel dans le GNR.

« S’il s’agit d’une étape importante pour la filière française du biodiesel, ses producteurs considèrent que l’amendement tel qu’il a été voté n’apporte pas une réponse adaptée à la réalité du marché », commente Kristell Guizouarn, présidente d’Esterifrance.

En octobre dernier, le report au PLFR de l’instauration du taux d’incorporation obligatoire de 7,7 % de biodiesel dans le GNR a provoqué la vive inquiétude des producteurs français de biodiesel. Cette mesure était d’autant plus attendue que :

  • La filière s’est prononcée à maintes reprises en faveur de l’extension du prélèvement supplémentaire de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) au gazole non routier.
  • La filière dispose des capacités industrielles qui lui permettraient de répondre dès à présent à la totalité de la demande supplémentaire que génèrerait un taux d’incorporation à 7,7 %, sans qu’il soit nécessaire de recourir à des importations.

« Les producteurs français de biodiesel sont confrontés à des défis toujours plus complexes », ajoute Kristell Guizouarn. « A l’international, la compétition est de plus en plus féroce, et en France, les mécanismes fiscaux de soutien au biodiesel prennent fin au 31 décembre 2015. A cela s’ajoute la reconversion de l’activité de raffinage de pétrole brut du site de Total à La Mède, qui fera intervenir dès 2017 un nouvel acteur sur le marché. »

En effet, le groupe Total a annoncé en avril 2015 la reconversion de l’activité de raffinage de pétrole brut du site de La Mède (Bouches-du-Rhône) vers la production de biocarburant à base de coproduits et d’huiles végétales, dont une part importante serait issue d’huile de palme importée. Cette annonce devrait conduire, dès 2017, à une augmentation de capacité du marché de 25 % – un coup d’autant plus dur pour la filière nationale qu’en 2013, elle a dû engager une restructuration de ses capacités de production, que l’instabilité réglementaire liée à l’incorporation de biodiesel dans le gazole routier a rendues excédentaires.

Cette filière représente pourtant près de 20.000 emplois en France. Elle contribue à hauteur de 2 milliards d’euros au PIB national et permet une économie d’importation de diesel et de tourteaux pour l’alimentation animale de l’ordre d’1,5 milliard d’euros, selon le cabinet PwC.

« Au regard des risques qui pèsent aujourd’hui sur l’avenir de la filière française du biodiesel et des conséquences lourdes qu’ils pourraient avoir sur l’ensemble du territoire national, nous comptons sur les pouvoirs publics pour permettre l’incorporation d’au moins 7,7 % de biodiesel dans le GNR dès 2017 », conclut Kristell Guizouarn.

Esterifrance salue par ailleurs l’adoption, dans le cadre du PLFR 2015, d’un autre amendement portant sur le renforcement de la traçabilité de certains résidus et déchets utilisés pour produire du biocarburant bénéficiant d’un double comptage fiscal pour le calcul de la TGAP : les esters méthyliques d’huile animale (EMHA C1-C2) et les esters méthyliques d’huiles usagées (EMHU) entre autres. L’adoption de cet amendement devrait permettre de garantir la qualité, la nature ou la quantité de ces biocarburants.

Esterifrance est le syndicat professionnel français des producteurs d’esters méthyliques d’huiles végétales, de graisses animales et d’huiles usagées. Il regroupe notamment les sociétés Centre Ouest Céréales, Ineos Champlor, Nord-Ester, Saipol (groupe Avril) et SARPI Biocarburant.


2015/12/21

L’accord de Paris COP21 réofficialise mondialement l’ère des énergies renouvelables


Source : Bioénergies International



L’accord de Paris COP21 réofficialise mondialement l’ère des énergies renouvelables

Editorial du Bioénergie International n°40 de Décembre 2015

Salle plénière de la COP 21 au Bourget, photo SGCOP21

Salle plénière de la COP 21 au Bourget, photo SGCOP21

Je ne vais pas ici ajouter un énième commentaire au texte de l’accord approuvé à Paris le 12 décembre 2015 à l’issue de la 21ème conférence des nations unies sur le changement climatique, un accord que l’on peut incontestablement mettre au crédit d’une diplomatie française qui a cette fois œuvré pour le bien collectif de la planète. Cependant, il est nécessaire de souligner le caractère historique de cet accord qui résume en 39 pages un consensus entre 195 nations souhaitant aller dans le même sens : maîtriser l’aggravation du réchauffement de la planète à 1,5°C d’ici la fin de ce siècle.

Et même si, comme dans tout consensus, cela ne va pas aussi vite et aussi loin que certains le souhaiteraient, cet accord constitue le cadre et la vitrine mondiale de travaux et de négociations qui se feront désormais en continu à partir d’engagements volontaires et connus, base sur laquelle les dirigeants seront jugés par les populations.

Depuis l’adoption du protocole de Kyoto en 1997, il y a 18 ans, et jusqu’à aujourd’hui, peu de choses avaient véritablement bougé au niveau mondial. L’Europe, second plus gros pollueur de l’histoire, avait quasiment été la seule à agir en faveur du climat, avec dès 1998, la mise en place de sa première directive Énergies Renouvelables visant à faire progresser les EnR de 6 à 12% en 2010. Cette directive fut suivie, 10 ans plus tard, par le paquet énergie 2008 pour cette fois porter les objectifs à 20% d’EnR en 2020. Et l’an dernier, en octobre 2014, le Conseil européen définissait de nouveaux objectifs pour 2030 avec une réduction de 40% des émissions de gaz à effets de serre par rapport à 1990 et avec 27% d’EnR dans la consommation finale de l’Union.

Là où l’accord de Paris est historique, c’est de par l’approbation des objectifs par la quasi-totalité de l’humanité. Bien sûr, il aura fallu la pression des réalités, sous les tropiques, aux pôles ou en Chine notamment, pour que la prise de conscience soit aussi large, mais le résultat est là, et l’actuelle surconsommation de combustibles fossiles, aggravant chaque jour un peu plus les conditions de vie des terriens, poussera de plus en plus les engagements en ce sens.

L’alignement de la planète politique avec la planète Terre était donc au rendez-vous en ce mois de décembre 2015 à Paris. Il faudra du temps, des volontés, mais le feuille de route est désormais claire, maximum 1,5°C d’augmentation, et pour y parvenir, il n’existe qu’une seule voie possible : revenir le plus rapidement possible aux énergies renouvelables et refermer la parenthèse des énergies fossiles qui aura duré moins de trois siècles !

Notre responsabilité collective et individuelle est aujourd’hui fortement renforcée par cette décision, le Monde entier en convient, un travail colossal, passionnant et pourvoyeur de nouveaux emplois nous attend : c’est à nous tous de jouer !

Le texte de l’accord est téléchargeable à l’adresse suivante : unfccc.int.

Frédéric Douard


Atlas 2015 des chaufferies à biomasse de la Francophonie


Source : Bioénergies International



Atlas 2015 des chaufferies à biomasse de la Francophonie

Atlas paru dans le Bioénergie International n°40 de Décembre 2015

Atlas-chaufferies-biomasse-Bioénergie International 2015

La mise à jour 2015 de cet atlas réalisé par le magazine Bioénergie International présente les chaufferies collectives et industrielles de plus de 700 kW à biomasse et réputées en fonctionnement dans la Francophonie.

Ont été exclues toutes les installations pour lesquelles l’information de puissance n’était pas connue ou de puissance inférieure à 700kW ainsi que les sites de cogénération biomasse qui font l’objet d’un atlas dédié réactualisé au mois de juillet 2016.

Précisons encore une chose importante quant à l’exhaustivité : nous enrichissons nos bases de données au fil de l’eau, et la carte est simplement une photographie de ces bases à une date donnée. Aussi nous invitons les représentants des installations manquantes, et tous ceux dont les informations ne seraient pas totalement exactes, de nous faire passer les informations pour l’édition 2016 (fbornschein@bioenergie-promotion.fr).

Résultats : cet atlas 2015 recense pour la France 960 chaufferies et 149 dans les autres pays francophones dont les informations sont données dans les pages 34 à 51 du magazine. En terme de puissance l’atlas présente un total de plus de 1000 installations représentant 4401 MW pour la France. Les données  sont classées par département pour la France, et par pays pour le reste de la Francophonie. Les lettres AGR, IND et CT indiquent respectivement si la chaufferie est de type agricole, industriel ou collectif-tertiaire. La mention de la marque de la chaudière et des équipements installés figure également le plus souvent.

François BORNSCHEIN

Pour consulter l’atlas et ses données, consulter le Bioénergie International n°40 de Décembre 2015


2015/12/19

Etude Etat des lieux de la filière biogaz en France (2015)


Source : Biomasse-territoire.info



Etude Etat des lieux de la filière biogaz en France (2015)

L'ATEE (Association Technique Energie Environnement) a rendu publique le 26 novembre une étude intitulée "Etat des lieux de la filière biogaz en France".

Le panel étudié comprend 44 sites à la ferme, ainsi que 10 sites territoriaux, qui représentent 44% du parc en fonctionnement en France.

Cette étude met évidence les obstacles que rencontre le secteur et les actions mises en œuvre pour débloquer les freins de la filière. Il est également rappelé les opportunités que représente le biogaz dans la transition énergétique des territoires.

Pour accéder aux résultats http://atee.fr/biogaz


25-26 janvier 2016 à Rotterdam, ateliers sur la biomasse torréfiée et la co-combustion


Source : Bioénergies International



25-26 janvier 2016 à Rotterdam, ateliers sur la biomasse torréfiée et la co-combustion

Rotterdam AEBIOM

Ces ateliers organisés avec le soutien de l’association européenne de la biomasse sont une occasion pour faire le point sur deux secteurs de la biomasse peu connus : les opportunités de la torréfaction et de la co-combustion des biomasses avec le charbon notamment.

Les ateliers seront organisés comme des événements « Open Space », une méthode efficace pour faciliter les discussions de groupes auto-organisés. Il encourage fortement l’interaction et il est un moyen idéal pour planter le décor pour un sujet complexe. Une discussion animée doit entraîner une meilleure compréhension des besoins du marché et aider les solutions à les satisfaire. Il appuiera également la mise en place d’un réseau de coopération.

Voir le programme de l’atelier torréfaction le 25 janvier 2016 et s’inscrire

Voir le programme de l’atelier co-combustion du 26 janvier 2016 et s’inscrire

aebiom_logo

En savoir plus : www.aebiom.org

 


2015/12/18

Le biocarburant 2G bientôt à la pompe


Source : Bioénergies International



Le biocarburant 2G bientôt à la pompe

Biopétrole, photo Fortum

Biopétrole, photo Fortum

La plupart des gens n’associent pas spontanément les sciences chimiques à la lutte contre les changements climatiques. Et pourtant, la Chimie joue un rôle majeur dans la mise au point de procédés et de produits concourant à l’objectif d’un réchauffement global limité à moins de deux degrés, et plus généralement dans tout le domaine du développement durable. La production de biocarburants compétitifs -dits de deuxième génération- à partir de la biomasse en est un exemple emblématique. Le dernier éditorial de Mediachimie vous permet de décrypter les enjeux et la technologie des nouvelles filières, très prometteuses, de ce secteur.

On se rappelle que pour les ajouts dans l’essence (SP95-E10) la production d’alcool à partir du sucre de la betterave ou de l’amidon du blé avait essuyé des critiques. En effet, non seulement l’efficacité énergétique et le bilan CO2 n’étaient pas au rendez-vous, mais cette production était en concurrence avec les cultures vivrières et accusée de faire augmenter le prix des céréales. C’est pourquoi des recherches intensives se sont développées pour obtenir l’éthanol à partir de la biomasse « lignocellulosique » : la paille, le bois les bagasses des végétaux…

Lire la suite sur le site www.mediachimie.org


2015/12/15

Les chiffres clés des énergies renouvelables


Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie



Les chiffres clés des énergies renouvelables

Cette troisième édition des chiffres clés des énergies renouvelables, qui, comme les deux précédentes, rassemble les statistiques les plus récentes du Commissariat général au développement durable pour un large public, s’inscrit donc dans ce double contexte des ambitions nationales et européennes.

Les quatre parties de ce document permettent ainsi de situer les énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de la France, de présenter les différentes filières des énergies renouvelables, en mettant particulièrement l’accent sur la dimension territoriale, de mesurer la trajectoire de la France vers sa cible d’ici 2020 puis 2030, et, enfin, de situer notre pays par rapport à ses voisins européens et au reste du monde.

En savoir plus...


Vers des stations d'épuration à "énergie positive"


Source : Actu-Environnement



Vers des stations d'épuration à "énergie positive"

Le projet de recherche Powerstep, lancé en juillet pour une durée de trois ans, testera différentes solutions pour rendre les stations d'épuration (step) productrices d'énergie. Au niveau européen, le potentiel est de 87.500 GWh/an.

Vers des stations d'épuration à "énergie positive"

La step de Braunschweig (Allemagne) expérimentera la conversion thermoélectrique, le stockage de chaleur en excès et l'intégration de la station d'épuration au Smart Grid au cours du projet Powerstep 

"Aujourd'hui une station d'épuration traitant les eaux usées de 100.000 habitants présentera une consommation énergétique équivalente à 400 habitants, situe Boris Lesjean, directeur de l'innovation pour le groupe Veolia en Allemagne. Demain, en installant les technologies testées dans le projet Powerstep, nous pourrons alimenter 1.400 habitants en électricité".

Lancé en juillet, ce dernier prévoit de tester en conditions réelles différentes solutions pour rendre les stations d'épuration (step) productrices d'énergie. Pour cela, il compte sur l'exploitation du potentiel énergétique de la biomasse contenue dans les eaux usées : ce dernier représenterait au niveau européen environ 87.500 GWh/an. Coordonnée par le Centre de compétence des eaux de Berlin (Allemagne), le projet rassemble un consortium européen de 15 partenaires venant de la recherche, de l'industrie ou du secteur public.

Aujourd'hui, les stations d'épurations consommeraient environ 1% de la demande d'électricité de l'Union européenne. L'idée d'exploiter la biomasse des step n'est pas nouvelle. Comme au niveau local, l'énergie consommée par les services d'eaux et d'assainissement constitue souvent le premier poste de  consommation électrique pour les collectivités territoriales, différentes initiatives ont déjà été lancées pour réduire la facture.

Six cas d'études européens

"La nouveauté de ce projet est que pour la première fois nous passons à la phase de démonstration, explique Boris Lesjean. Nous nous sommes basés pour cela sur des projets nationaux qui existaient déjà et des infrastructures existantes". Six cas d'études répartis en Allemagne (deux sites), en Suède, en Autriche, en Suisse et au Danemark s'intéresseront ainsi au développement et à la démonstration de l'efficacité de ces technologies durant les deux premières années.

"Le cœur du projet est d'extraire un maximum de carbone des eaux usées que nous pourrons ensuite transformer en biogaz par le biais de digesteur", précise Boris Lesjean. Lestechnologies expérimentées seront notamment des extractions de la matière organique (carbone) par microtamis, des procédés d'élimination de l'azote moins consommateurs d'énergie, des technologies pour augmenter la teneur en méthane dans les digesteurs, mais également pour transformer la chaleur résiduelle produite par la cogénération en électricité. La dernière phase de Powerstep intégrera l'ensemble des performances des différents procédés testés dans un modèle virtuel.

Les step, productrices d'une énergie renouvelable ?

"Les step les plus performantes récupèrent aujourd'hui sous forme d'électricité seulement 10% du potentiel énergique présent dans les eaux usées. Nous passerions avec l'ensemble des  nouvelles technologies à 20%", souligne Boris Lesjean. Verrous technologiques liés à chaque technologie, intégration des nouveaux procédés aux technologies existantes, différentes difficultés seront toutefois à contourner avant d'atteindre ce résultat.

"Le dernier verrou est légal et financier : nous souhaiterions que ce type d'énergie soit reconnu comme renouvelable au même titre que les éoliennes, le photovoltaïque et la biomasse et puisse bénéficier des mêmes avantages en terme de taxe, de financement des investissements etc., exposeBoris Lesjean. Nous aimerions montrer que nous pouvons investir des euros dans des step pour produire des kilowatts au même titre que d'autre EnR".

La méthodologie pour comparer les performances énergétiques des différentes solutions testées sera une analyse de cycle de vie. "Elle permet d'intégrer les énergies primaires nécessaires à la station mais aussi tous les besoins indirects induits par l'utilisation de produits chimiques, par la construction d'infrastructure, etc.", note le directeur de l'innovation de Veolia en Allemagne. Concernant l'agenda du projet, l'objectif serait de démarrer les expérimentations sur les six sites dans le courant du premier semestre 2016.


2015/12/13

La petite méthanisation, guide pour les décideurs politiques


Source : Bioénergies International



La petite méthanisation, guide pour les décideurs politiques

Bioélectric

La méthanisation à petite échelle (MPE) est difficilement rentable sans dispositif de soutien de la part des pouvoirs publics. Le projet BioEnergy Farm 2 a pour objectif de convaincre les décideurs de chaque pays de l’intérêt de ce type de méthanisation dans le cadre d’un développement durable. Un rapport synthétisant les avantages environnementaux, énergétiques ou de développement rural a été réalisé, soulignant également les différents types de dispositifs de soutien existant dans les différents pays.

Le cas de la France se distingue des autres pays européens par un prix de l’électricité sensiblement plus faible du fait de l’importance du développement du nucléaire. Ceci a pour conséquence de rendre l’autoconsommation d’électricité renouvelable moins intéressante économiquement et d’atténuer le gain potentiel d’émission de gaz à effet de serre.

Nombre estimé de petits digesteurs agricoles, Bioenergy Farm 2

Nombre estimé de petits digesteurs agricoles, Bioenergy Farm 2

Les arguments en faveur de la méthanisation à petite échelle développés ici ont été portés au niveau ministériel lors des groupes de travail sur la révision des tarifs courant 2015.
Les nouveaux tarifs 2016 comprendront très probablement une tranche spécifique pour les unités inférieures à 80 kWe.

BioEnergy-Farm

Télécharger le rapport de 66 pages (4,5 Mo)

Voir le site du projet : www.bioenergyfarm.eu/fr/

Source : www.bretagne.synagri.com


2015/12/12

3 mars 2016, la vente directe de l’électricité issue de la méthanisation


Source : Bioénergies International



3 mars 2016, la vente directe de l’électricité issue de la méthanisation

Biogaz OFAEnr

L’Office franco-allemand pour les énergies renouvelables (OFAEnR) organise le mercredi 3 mars 2016 dans les locaux du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie (MEDDE) à Paris (La Défense) une conférence sur le contexte réglementaire, la vente directe et le financement des installations de méthanisation en France et en Allemagne.

Le développement des installations de méthanisation progresse depuis quelques années en France. À partir du 1er janvier 2016, un nouveau mécanisme de soutien sera introduit : la vente directe avec complément de rémunération. Le financement des installations jouera comme aujourd’hui un rôle important dans le développement continu de la filière.

3 mars 2016

La conférence offrira un espace d’échange franco-allemand autour des questions suivantes :

  • Quelles conséquences la vente directe aura-t-elle pour la filière méthanisation ?
  • Quelles ont été les étapes clé dans le soutien à la méthanisation en Allemagne ?
  • Quels sont les retours d’expérience de la vente directe d’électricité et comment peut-on optimiser sa production ?
  • Quels sont les retours d’expérience des banques dans les processus de financement des installations ?

Public visé :
Cette conférence s’adresse aux bureaux d’études, porteurs de projets ainsi qu’aux fournisseurs de technologies et à tous les acteurs de la filière de la production et de la valorisation du biogaz.
La manifestation aura lieu en français et en allemand avec traduction simultanée.

> Télécharger le programme en français

OFAEnR

> Télécharger le programme en allemand

> Informations et inscription

Pour toute question relative à cette manifestation n’hésitez pas à contacter Thibaut Chapron : +33 (0)1 40 81 93 15 – thibaut.chapron@developpement-durable.gouv.fr


2015/12/10

Recueil des bonnes pratiques de collecte


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Recueil des bonnes pratiques de collecte

Afin de promouvoir la qualité globale du service public de gestion des déchets (SPGD) et des pratiques visant l’amélioration continue, des démarches de labellisation du SPGD (labels Qualitri et Qualiplus) ont été menées par l'ADEME et Eco-Emballages durant 5 ans entre 2007 et 2011.

Un guide constitué de fiches des bonnes pratiques avait été édité en 2009 afin de capitaliser et faire partager les expériences recueillies dans le cadre de ces labellisations, avec une mise à jour annuelle jusqu’en 2011 diffusée sur la plate-forme d’échanges OPTIGEDE.

AMORCE, en partenariat avec l'ADEME a souhaité continuer et pérenniser cette capitalisation d'expériences en renouvelant une partie des fiches du guide.

Ces fiches doivent permettre aux collectivités d’y puiser des pistes d’amélioration concrètes du service de collecte des déchets dans un large panel de domaines. Les exemples de bonnes pratiques sont classés en six catégories :

  • Suivre l’exploitation de la collecte,
  • Mesurer les performances du recyclage et de la collecte séparative,
  • Evaluer la consommation en carburant,
  • Identifier les points noirs,
  • Suivre les accidents du travail,
  • Former le personnel à la sécurité. 

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2015/12/07

Réussir la planification et l’aménagement durable Cahiers techniques de l’AEU2 - Climat et Energie


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Réussir la planification et l’aménagement durable Cahiers techniques de l’AEU2 - Climat et Energie

Ce cahier s’inscrit dans la collection des Cahiers Techniques de la boite à outils de l’AEU2. Il constitue le «complément» du guide méthodologique AEU2 et son volet «Climat Energie», à vocation plus stratégique. Il donne un cadre de réflexions, d’analyses et d’actions pour inscrire – sobriété et performance énergétique, réduction des émissions de GES et adaptation au changement climatique – dans les projets d’aménagement et de planification.

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2015/12/04

Méthanisation agricole : l'Assemblée vote une exonération permanente de taxe foncière


Source : Actu-Environnement



Méthanisation agricole : l'Assemblée vote une exonération permanente de taxe foncière

Les députés ont adopté mercredi 2 décembre deux amendements en faveur des installations de méthanisation dans le projet de loi de finances rectificative pour 2015 (PLFR 2015). Ces amendements prévoient une exonération permanente de taxe foncière et de cotisation foncière des entreprises pour les activités de méthanisation agricole.


2015/12/03

Le parc de chaufferies bois en Languedoc-Roussillon augmente de 14 MW par an


Source : Bioénergies International



Le parc de chaufferies bois en Languedoc-Roussillon augmente de 14 MW par an

La chaufferie biomasse de Port-Marianne, photo Marie-Caroline Lucat

La chaufferie bois de Port-Marianne développe à elle-seule 8 MW, photo Marie-Caroline Lucat

Sur la région Languedoc-Roussillon, l’analyse des données de l’observatoire inter-régional du bois-énergie, entre 2010 et 2015, montre que la puissance bois installée progresse en moyenne de 14 MW par an.

Evolution des chaufferies bois de Languedoc-Roussillon

Depuis 2010, la puissance bois des chaufferies bois collectives est ainsi passée de 105 MW à 175 MW.

Pour en savoir plus : www.boisenergie-languedocroussillon.org


2015/12/02

La filière française du granulé de bois, source de milliers d’emplois locaux


Source : Bioénergies International



La filière française du granulé de bois, source de milliers d’emplois locaux

Gilbert Portail, transporteur, assure l'un des 6850 emplois directs de la filière française des granulés de bois, photo Frédéric Douard

Gilbert Portail, transporteur, assure l’un des 6850 emplois directs de la filière française des granulés de bois, photo Frédéric Douard

Afin de mieux connaître le développement de la filière granulé en France, une étude sur l’emploi a été réalisée par Alkaest Conseil et Kalice pour le compte de Propellet France. Cette étude avait pour objectif d’identifier les emplois directs et indirects associés à la filière française du granulé de bois et de montrer les perspectives d’évolution dans les prochaines années en termes d’emplois et de besoins en formation.

En 2013, la filière française « granulé de bois » concerne près de 6850 emplois directs.

  • La mobilisation et la transformation de la ressource forestière représente 24% des emplois
  • La production et distribution du combustible granulé représente 14 % des emplois
  • La sous-filière « poêles » (construction ou importation, distribution, installation, maintenance) représente 51 % soit près des 2/3 des emplois
  • La sous-filière « chaudières individuelles » représente 10 %. On constate qu’elle génère, à nombre d’unités installées 2 fois plus d’emplois que la filière poêle
  • La sous-filière « chaudières collectives » reste encore marginale avec 1 %.

Emplois filière granulés France

Si on observe, la répartition d’emplois en type de compétences, la part technique représente plus de la moitié des emplois directs soit 60 % suivie de la partie commerciale qui représente 25%.

Projection du nombre d’emplois d’ici à 2020

Répartition emplis granulés France

D’ici à 2020, selon le scénario tendanciel, les emplois générés par la filière française devraient fortement croître, passant de près de 6 850 à 18 400 ETP, soit une augmentation de 170 %.

La partie « foresterie » (mobilisation de la ressource bois nécessaire à la production de granulé) représentera 25 % des emplois totaux en 2020, proportion sensiblement constante sur la période.

La croissance des emplois sera surtout sensible dans la production de granulé et dans le secteur de la distribution et l’installation de poêles à granulé.

Selon le scénario tendanciel, à l’horizon 2020, en intégrant les emplois créés ou maintenus sur la période dans la foresterie et la construction d’appareils de chauffage, ce serait au total près de 12 000 emplois qui seraient ainsi créés en moins de 7 ans.

www.propellet.fr


Cinq recommandations pour monter un projet de méthanisation


Source : Actu-Environnement



Cinq recommandations pour monter un projet de méthanisation

L'agence régionale de l'énergie et de l'environnement en Rhône-Alpes (Raee) a publié une brochure sur le montage de projet de méthanisation dans les territoires. Elle s'appuie sur l'accompagnement de 40 porteurs de projets depuis 2008 pour déterminer cinq recommandations. Elle s'adresse aux collectivités ainsi qu'aux porteurs de projets agricoles.

Il s'agit de : poser les bases du projet - et notamment être sûr de son choix pour la méthanisation -, adapter le process aux besoins – sans surdimensionner l'installation et en déléguant aux plus compétents -, choisir la typologie et l'orientation du projet – en raisonnant au cas par cas et en analysant toutes les voies de valorisation du biogaz -, savoir s'entourer, comprendre le jeu des acteurs et communiquer, et dernier point, anticiper les risques et se rassurer, notamment en terme de financement et de couverture contractuelle. Chaque sous-partie est illustrée par plusieurs retours d'expériences.


2015/11/30

Réduire leur production et mieux valoriser les biodéchets en France


Source : Bioénergies International



Réduire leur production et mieux valoriser les biodéchets en France

Vidéo Suez

Avec plus de 6 millions de tonnes produites chaque année en France, la valorisation des biodéchets est un sujet de préoccupation prioritaire.

Aux côtés de ses clients, SUEZ développe de nouvelles solutions pour transformer ces déchets en ressource et mettre en œuvre des solutions nouvelles d’engagement de performance qui visent à :
– réduire leurs flux de déchets
– augmenter leur taux de valorisation que ce soit en énergie par la production par ex de biogaz et en nouvelles ressources organiques par la production de compost et d’engrais.


2015/11/27

Les algues pourraient devenir une nouvelle source d'énergie verte


Source : Enerzine.com



Les algues pourraient devenir une nouvelle source d'énergie verte

Les algues pourraient devenir une nouvelle source d'énergie verte

À l'heure où les dirigeants du monde s'apprêtent à se réunir la semaine prochaine en France pour la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015, le réchauffement de la planète et les moyens à prendre pour le contrer constituent un sujet brûlant.

Selon les experts, il nous faut parvenir à la neutralité carbone au plus tard d'ici la fin du siècle pour limiter les changements climatiques. En vue d'atteindre cet objectif, nous devons réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. Mais par quelle source d'énergie les remplacer ? Les chercheurs de l'Université Concordia, à Montréal, pourraient bien détenir la réponse : les algues.

Dans une étude parue dans la revue Technology, une équipe dirigée par Muthukumaran Packirisamy, professeur au Département de génie mécanique et industriel de l'Université Concordia, décrit son invention : une cellule qui capte l'énergie électrique générée par la photosynthèse et la respiration des algues bleu-vert.

Pourquoi les plantes ? Parce qu'elles contiennent déjà de l'énergie.

« La photosynthèse et la respiration, qui se déroulent dans les cellules végétales, engendrent toutes deux des chaînes respiratoires. En piégeant les électrons libérés pendant la photosynthèse et la respiration par les algues bleu-vert, nous pouvons capter l'énergie électrique naturellement produite par ces organismes », explique le professeur Packirisamy.

Pourquoi les algues bleu-vert ? Parce qu'elles sont omniprésentes.

Également connues sous le nom de cyanobactéries, les algues bleu-vert sont les microorganismes les plus florissants de la planète, sur le plan de l'évolution. Elles occupent un large éventail d'habitats sous toutes les latitudes. Elles sont présentes depuis toujours : la faune et la flore primitives de la planète ont vu le jour grâce aux cyanobactéries, productrices de l'oxygène qui a permis l'émergence de formes de vies plus évoluées.

« En tirant parti d'un processus continu à l'échelle de la planète, nous avons mis au point une technologie nouvelle et évolutive qui pourrait permettre de générer de l'énergie sans carbone à moindre coût », explique le professeur Packirisamy.

Il souligne toutefois que cette technologie n'en est qu'à ses prémisses : « Nous avons encore beaucoup à faire pour perfectionner notre cellule en vue de sa commercialisation. »

Pour l'instant, cette cellule phosynthétique se résume à une anode, une cathode et une membrane échangeuse de protons.

Les cyanobactéries sont placées dans la chambre anodique, puis, dans le cadre de la photosynthèse, libèrent des électrons à la surface de l'électrode. Le dispositif est soumis à une charge externe dans le but d'extraire les électrons et de capter l'énergie.

Le professeur Packirisamy continue de mener à bien son projet et de l'étoffer avec son équipe. Il espère que des microcellules photosynthétiques pourront bientôt être exploitées à diverses fins. Un jour, elles alimenteront peut-être le monde.


2015/11/26

Lever les freins de la filière biogaz française pour en libérer le potentiel


Source : Bioénergies International



Lever les freins de la filière biogaz française pour en libérer le potentiel

Unité de méthanisation de l'Earl Mercier à Esserts Blay en Savoie

Unité de méthanisation de l’Earl Mercier à Esserts Blay en Savoie

A l’occasion d’une conférence de presse tenue le 26 novembre 2015, les professionnels de la filière biogaz française ont présenté les résultats d’une étude sur l’état des lieux de la filière conduite cette année. Ils ont mis en évidence les obstacles que rencontre le secteur et les actions mises en œuvre dès maintenant, pour débloquer les freins. Ils ont également rappelé les opportunités que représente le biogaz dans la transition énergétique des territoires : production d’une ressource renouvelable, réduction des émissions de gaz à effet de serre, développement de la mobilité verte, optimisation de la gestion des déchets, fourniture d’un digestat qui se substitue aux fertilisants minéraux. Ils ont également souligné l’intérêt du développement de cette forme d’énergie pour pérenniser les filières agricoles, notamment l’élevage, et créer des emplois locaux.

Pour analyser en profondeur le contexte dans lequel évolue cette jeune filière, les différents acteurs regroupés dans un comité de pilotage ont mandaté en février dernier E-CUBE Strategy Consultants. La mission confiée au cabinet a permis de mesurer concrètement les difficultés de certaines exploitations et d’en identifier les principales causes. L’objectif était de permettre ensuite aux professionnels de hiérarchiser les actions à conduire pour un meilleur essor de la filière.

Moteur de cogénération du GAEC Lamoureux, photo AILE

Moteur de cogénération du GAEC Lamoureux, AILE

Concernant les aspects techniques, l’étude constate notamment que, faute d’équipements pleinement adaptés à leurs intrants, de fiabilité de certains matériels et du réseau électrique local, d’approvisionnements complémentaires à la matière organique agricole, les installations n’atteignent pas le niveau de production prévue. Ajoutés à d’autres facteurs, comme des baisses des recettes sur les redevances déchets et sur la valorisation chaleur, ou encore la sous-estimation des charges de conduite et de maintenance, l’ensemble de ces constats expliquent, largement, une rentabilité des exploitations inférieure aux prévisions. En outre, sur le plan réglementaire, les démarches, longues et complexes, ralentissent le développement des projets.

La plupart de ces constats illustrent le fait que la filière française, récente, est en phase d’apprentissage. En effet, le mix d’intrants utilisé pour approvisionner le méthaniseur étant différent de celui d’autres pays, cette phase d’apprentissage était inévitable et nécessaire pour mieux ajuster les paramètres techniques et économiques. Néanmoins, les professionnels constatent une montée en compétence dans l’adaptation des matériels et une meilleure évaluation des charges d’exploitation.

A partir de cet état des lieux, qui met en lumière les chantiers à mener pour accompagner le décollage effectif du biogaz en France, les acteurs du comité de pilotage vont poursuivre leur travail collectif de structuration de la filière au sein du Comité National Biogaz, mis en place par Ségolène ROYAL en mars 2015.

Si le développement de cette énergie renouvelable exige de la part des acteurs actifs sur la chaîne de valeur un partage d’expérience et une démarche de qualité, le soutien public reste à ce jour déterminant, notamment en matière de mécanismes de soutien, de simplification et d’homogénéisation des procédures, d’intégration aux réseaux et de R&D.

Télécharger la synthèse de l’étude E-CUBE

Télécharger l’étude


Tous savoir sur le nouveau Plan Bois Energie Bretagne 2015-2020


Source : Bioénergies International



Tous savoir sur le nouveau Plan Bois Energie Bretagne 2015-2020

La chaufferie de Saint-Jacut du Mené, photo Atelier d'Architecture Gautier & Guilloux

La chaufferie de Saint-Jacut du Mené, photo Atelier d’Architecture Gautier & Guilloux

En octobre 2015, l’ADEME Bretagne, le Conseil régional de Bretagne et les quatre départements bretons lançaient le 4e Plan Bois Énergie Bretagne. A cette occasion, Dominique RAMARD, Conseiller régional délégué à l’énergie, Président de la commission environnement, Gilles PETITJEAN, Directeur régional de l’ADEME Bretagne et Aurélie LEPLUS, Chargée de mission à l’association AILE, présentaient la nouvelle feuille de route 2015-2020, les aides financières dédiée et le bilan depuis le lancement du Plan en 1995.

La stratégie de la période 2015 – 2020

Dans le cadre du Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE), adopté en Bretagne en 2013, les acteurs régionaux se sont engagés à inscrire leur action dans la perspective d’une diminution de la consommation d’énergie finale de 20 % et un triplement de la production d’énergie renouvelable en Bretagne entre 2005 et 2020. Dans cette perspective, le bois-énergie pourrait représenter plus d’un tiers de la production d’énergie renouvelable.

Fort de ce constat et de la demande croissante des besoins en bois, les partenaires du Plan Bois Énergie Bretagne ont souhaité poursuivre l’accompagnement du bois énergie pour la période 2015 – 2020, en cohérence avec les objectifs de développement de la part des énergies renouvelables, fixés à 23 % de la consommation finale d’énergie en 2020, par la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

Il a été décidé de maintenir le rythme de développement des chaudières à bois en Bretagne mais en privilégiant des projets de tailles intermédiaires (piscines, Ephad, etc.), de préférence
en réseau de chaleur et valorisant le bois du territoire régional. Ainsi, il est attendu que la consommation annuelle de bois énergie plaquettes en 2020 soit de 620 000 tonnes contre 420 000 tonnes en 2014.

Afin de s’assurer de l’organisation optimale de l’approvisionnement en bois, le Plan Bois Energie Bretagne s’est donné comme priorité d’accompagner la mobilisation de la ressource et plus particulièrement celle en provenance de la forêt. Le gisement forestier reste en effet très important en Bretagne mais nécessite d’être organisé pour assurer son renouvellement. De la mobilisation de la ressource à sa consommation dans les chaufferies, la préoccupation d’un développement durable de la filière bois énergie est omniprésente : prévention des conflits d’usage via la cellule biomasse régionale, veille sur la pérennité de la ressource, prise en compte de la sensibilité du bocage, préservation de la biodiversité, respect de la qualité de l’air, exigences quant au rendement énergétique des installations.

Les chaudières bois de l’immeuble des Ets Legendre à Rennes, photo Frédéric Douard

Les chaudières bois de l’immeuble des Ets Legendre à Rennes, photo Frédéric Douard

Les objectifs du programme bois énergie Bretagne pour les cinq années à venir

  • 200 000 tonnes de bois déchiqueté supplémentaires,
  • 38 000 tonnes équivalent de Pétrole substituées,
  • 130 MW thermiques à installer,
  • 5 MW électriques à installer.

Trois enjeux majeurs pour cette nouvelle période

1 – Améliorer la mobilisation du bois permettant l’alimentation des équipements et des réseaux de chaleur bois-énergie sur le territoire breton.

Il s’agit d’intensifier l’effort sur la mobilisation du bois et la structuration de la filière d’approvisionnement, insuffisamment mature actuellement. Outre les études de faisabilité, trois niveaux d’action sont prévus au titre de la période 2015-2020 :

  • Accompagner les plateformes industrielles de conditionnement à améliorer la qualité du bois et leur compétitivité.
  • Consolider les filières locales d’entretien du milieu naturel en leur permettant de stocker le bois dans de bonnes conditions grâce au soutien à la réhabilitation de hangars existants.
  • Accompagner les professionnels de la filière forestière pour mobiliser plus de bois-énergie d’origine forestière.

2 – Accompagner les installations performantes de production d’énergie renouvelable et de réseau de chaleur à partir de bois.

Il s’agit de poursuivre les efforts engagés lors des précédents programmes en termes de qualité et d’efficience des projets. Les critères d’entrée dans le dispositif sont :

  • l’efficacité énergétique des bâtiments qui seront chauffés,
  • l’engagement dans l’utilisation de bois issu d’une gestion durable.

Les chaufferies pourront utiliser plusieurs origines de bois car le mélange des sources de bois permet de fournir un produit à coût mutualisé. Il est toutefois demandé par les maîtres d’ouvrage que les chaufferies consomment, selon la taille du projet, 30 % à 50 % minimum de bois forestier ou bocager issu d’une exploitation durable.

3 – Améliorer la connaissance et valoriser le programme.

Les partenaires du programme souhaitent que le Plan Bois Energie Bretagne soit l’occasion de consolider les informations disponibles aux différentes échelles concernant la filière et ses possibilités de développement.

Pour en savoir plus :


5ème édition d’EXPOBIOGAZ les 1& 2 juin 2016 à Strasbourg


Source : Bioénergies International



5ème édition d’EXPOBIOGAZ les 1& 2 juin 2016 à Strasbourg

Bannière Expobiogaz 2016

La 5ème édition d’EXPOBIOGAZ ouvrira ses portes les 1er et 2 juin 2016 à Strasbourg pour 2 jours de rencontres avec les porteurs de projets du Grand-Est. EXPOBIOGAZ réunit en un même événement dédié tous les profils producteurs et utilisateurs du biogaz, qu’ils soient industriels, agriculteurs, collectivités, opérateurs de réseaux ou professionnels du traitement de l’eau et des déchets.

Le salon

Stand Expo Biogas

EXPOBIOGAZ, en tant que salon, accueillera en 2016 130 entreprises et marques exposant leur savoir-faire et leurs innovations : petite méthanisation, construction de méthaniseur,  solutions clé en main,  injection/cogénération, GNV, financements, services à l’exploitation.

Sont aussi au rendez-vous EXPOBIOGAZ 2016 des typologies de visiteurs très variées couvrant l’ensemble de la chaine des savoir-faire de la filière, porteurs de projet autour du biogaz ou intéressés par cette filière d’avenir, issus :

  • de l’agriculture et l’élevage ;
  • des établissements publics (collectivités et agences économiques locales) ;
  • de l’industrie (agro alimentaire / boissons, papeterie, grande distribution, déconditionnement et désemballage…) ;
  • du traitement des déchets et de l’eau (centres d’enfouissement technique, valorisation énergétique de déchets organiques) ;
  • des équipements et techniques liés au biogaz (équipementier spécifique biogaz, fourniture de services liés aux biogaz, ensembliers, bureau d’étude biogaz / AMO) ;
  • du biométhane carburant (fabricant infrastructure GNV, fabricant/distributeur/équipementier véhicule) ;
  • de l’énergie (producteurs, opérateurs, services à l’énergie).

Conférences, démonstrations, rencontres : des animations variées, reflet du dynamisme et de la diversité de la filière biogaz

Conférence Expobiogaz

En complément de l’offre de produits et services innovants des exposants, le salon Expobiogaz propose un ensemble d’animations à haute valeur ajoutée pour comprendre, voir, partager et expérimenter tout le potentiel du biogaz en France. Au programme de cette édition 2016 :

  • 2 journées de conférences en accès libre organisées avec l’ATEE et en partenariat avec BIOGAZ VALLÉE
  • Une visite d’un site de méthanisation la veille de l’ouverture du salon
  • Les Trophées de l’Innovation Expobiogaz 2016 et l’espace Innovation pour mettre en lumière le dynamisme des entreprises de la filière biogaz.
  • Des tribunes donnant la parole aux entreprises exposant sur le salon, pour leur permettre de partager leurs expériences et savoir-faire

Pour en savoir plus : www.expo-biogaz.com


18 janvier 2016, appel à projets de méthanisation en Ile-de-France


Source : Bioénergies International



18 janvier 2016, appel à projets de méthanisation en Ile-de-France

Installation de Létang Biogaz à Sordun en Seine-et-Marne, photo Grégory Brandel pour GrDF

Installation de Létang Biogaz à Sordun en Seine-et-Marne, photo Grégory Brandel pour GrDF

La Région Ile-de-France et la Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME lancent un deuxième appel à projets commun visant à développer la méthanisation en Ile-de-France. L’objectif est d’accompagner techniquement et financièrement de nouveaux projets franciliens, afin d’accroître la production d’énergies renouvelables sur le territoire francilien en lien avec les objectifs du SRCAE et du projet de loi sur la transition énergétique.

La Région Ile-de-France et la Direction Régionale Ile-de-France de l’ADEME, à travers cet appel à projets commun, souhaitent accompagner les projets présentant les meilleures performances environnementales, énergétiques et économiques. Le caractère innovant et reproductible en Île-de-France des projets sera également un facteur pris en compte.

Pour télécharger le règlement de l’appel à projets et ses annexes :

Les porteurs de projets déposeront leur dossier de candidature auprès, d’une part de l’ADEME, d’autre part du Conseil régional :

Pour la Région en 2 possibilité de transmission :

  • le dossier de candidature peut être envoyé en un exemplaire papier et sous clé USB à l’adresse suivante : Conseil Régional Ile-de-France, UAD – Direction de l’environnement, 35 Boulevard des invalides 75007 Paris à l’attention de Véronique Charbeaux
  • ou déposé en un exemplaire papier et sous clé USB à l’adresse suivante : Conseil Régional Ile-de-France, 11 place des 5 martyrs du Lycée Buffon 75014 Paris à l’attention de Véronique Charbeaux

Pour l’Ademe Ile-de-France : déposer une candidature sous forme électronique sur la plate-forme ADEME en suivant la procédure du « Guide d’aide pour déposer un dossier sur la plateforme ADEME » (il vous faut notamment « ouvrir un dossier de candidature » puis aller à la rubrique « documents techniques et financiers » afin de télécharger les modèles des annexes).

La date limite de dépôt des candidatures est le lundi 18 janvier 2016 – 15 heures.

Les auditions auront lieu les 17-18-19 février 2016.


La valorisation énergétique des déchets verts


Source : Bioénergies International



La valorisation énergétique des déchets verts

Les produits dérivés de la méthanisation des déchets verts à Baden Baden

Les produits dérivés de la méthanisation des déchets verts à Baden Baden

Une journée de travail était organisée le 13 octobre 2015 par l’association AILE en partenariat avec Conseil Départemental des Côtes d’Armor dans le cadre du projet européen COMBINE. Elle a rassemblé plus de 50 participants provenant des collectivités mais aussi d’entreprises de broyage, de fournisseurs d’énergie bois d’agriculteurs méthaniseurs et de composteurs.

Compte tenu des volumes croissants de déchets verts collectés en déchetterie, les collectivités s’interrogent sur de nouvelles pistes de valorisation de ces déchets. L’énergie peut offrir une voie de valorisation complémentaire à la filière compostage tout en réduisant les coûts d’exploitation. Certaines pistes, comme la valorisation de la fraction ligneuse des déchets verts en bois-énergie est déjà mise en place et fait l’objet de premiers retours d’expérience et de possibilités d’amélioration. De nouvelles perspectives de valorisation énergétique, telles la torréfaction, la granulation, la valorisation intégrée (IFBB) sont en développement ou en phase de maturation.

Les présentations de cette journée sont téléchargeables ici :

Installations de méthanisation de Baden Baden

Installations de méthanisation de Baden Baden

Baden-Baden : traitement des déchets verts en énergie
Une vidéo en anglais présente l’usine de traitement des déchets verts de Baden-Baden, qui utilise le procédé IFBB (integrated Generation of Solid Fuel and Biogas from Biomass) pour valoriser les déchets verts en énergie. Cette vidéo a été réalisée dans le cadre du projet COMBINE.

Lire également :

Pour en savoir plus :


2015/11/25

Guide de la biologie des digesteurs pour exploitants d’unités de méthanisation


Source : Bioénergies International



Guide de la biologie des digesteurs pour exploitants d’unités de méthanisation

Biologie des digesteurs

La méthanisation est un procédé microbiologique complexe et fragile. En plus des éléments mécaniques et énergétiques de l’installation, la biologie dans les digesteurs est un élément essentiels à prendre en compte et à surveiller pour assurer une production de méthane sécurisée et maximale. Ce guide réalisé pour le compte de l’ADEME Bourgogne par S3D et APESA aborde les mécanismes biologiques qui s’opèrent dans le digesteur, détaille les principaux problèmes biologiques et donne des pistes pour les éviter et les réparer. Il précise également les paramètres importants à prendre en compte pour effectuer un suivi pertinent des installations.

La méthanisation est un procédé microbiologique complexe et fragile. En plus des éléments mécaniques et énergétiques de l’installation, la biologie dans les digesteurs est un élément essentiel à prendre en compte et à surveiller pour assurer une production de méthane sécurisée et maximale.

Vous êtes exploitant d’une installation de méthanisation et vous souhaitez vous approprier son fonctionnement et suivre ses performances. Ce guide est fait pour vous !

Il aborde les mécanismes biologiques qui s’opèrent dans votre digesteur, détaille les principaux problèmes biologiques et donne des pistes pour les éviter et les réparer. Il précise également les paramètres importants à prendre en compte pour effectuer un suivi pertinent de votre installation.

Téléchargements :


Les unités de méthanisation en Bourgogne en 2015


Source : Bioénergies International



Les unités de méthanisation en Bourgogne en 2015

Carte des unités de méthanisation en Bourgogne en 2015 - Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Carte des unités de méthanisation en Bourgogne en 2015 – Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Au 1er janvier 2015, dix installations de méthanisation valorisant le biogaz sont en fonctionnement en Bourgogne dont 8 agricoles. Deux installations sont en fin de construction et huit autres sont en étude réglementaire et devraient voir le jour dans les deux ans.

Sur 2014, les principaux chiffres à retenir sur ces installations sont les suivants :

  • 53 000 tonnes de matière méthanisées dont 55 % d’effluents d’élevage,
  • 2 300 kW de puissance électrique installés,
  • 11 500 000 kWh électriques injectés (soit l’équivalent de 2 875 foyers),
  • 12 330 000 kWh thermiques (soit l’équivalent de 1,23 millions de litres de fioul).

Télécharger Le développement de la méthanisation en Bourgogne – Bilan 2014

Voir la carte des installations de méthanisation au 1er janvier 2015.

Télécharger les fiches exemples d’unités de méthanisation agricoles :

ADEME

Pour en savoir plus : ADEME Bourgogne


Les projets de production de biométhane en Rhône-Alpes


Source : Bioénergies International



Les projets de production de biométhane en Rhône-Alpes

Membranes de purification du biogaz en biométhane, photo  Evonik

Membranes de purification du biogaz en biométhane, photo Evonik

Pour produire du biométhane, il faut d’abord produire du biogaz à partir de la fermentation de matière organique comme des boues de station d’épuration, la fraction fermentescible des ordures ménagères, des effluents et sous-produits agricoles (lisier, fumier, résidus de cultures, cultures entre deux cultures principales), des déchets d’industries agro-alimentaires. Le biogaz contient du méthane mais aussi d’autres gaz dont du CO2. Il doit être épuré pour séparer le CO2 et les autres composés et ne garder que le méthane qui a alors des qualités similaires à celles du gaz naturel. Une fois la qualité attestée, il est injecté dans le réseau de gaz naturel après compression à la pression du réseau (de quelques bars à plusieurs dizaines de bars). Pour produire le biométhane, le producteur bénéficie d’un tarif d’achat plus avantageux que le marché du gaz naturel. Il vend sa production à un fournisseur de gaz.

Aujourd’hui, en France, 14 sites injectent du biométhane dans les réseaux de distribution de gaz naturel : 11 d’entre eux sont gérés par des agriculteurs seuls ou en collectif, 3 appartiennent à des syndicats de traitement des déchets ménagers, et le dernier est implanté dans une station d’épuration.

La production totale de ces sites est de 160 MWh/an, soit les besoins en gaz de 13 300 foyers ou 1280 bus roulant au GNV. A ce jour, la filière n’est accessible qu’à des projets de taille non négligeable soit 60 Nm3/h de biométhane, ce qui représente un minimum de 8 à 10 000 tonnes d’intrants/an.

Et en Rhône-Alpes ?

Aujourd’hui, le territoire rhônalpin ne compte pas d’installation de production de biométhane en fonctionnement mais plusieurs projets sont en cours :

  • La station d’épuration Aquapôle à Fontanil-Cornillon (38) : traitement des eaux urbaines de la Ville de Grenoble (44 000 eqH (équivalent habitant)) avec une production de 210 Nm3/h de CH4. Chantier en cours et injection prévue début 2016.
  • Terragr’Eau projet du Pays d’Evian (74) : 30 000 tonnes de matières traitées pour une production de 90 Nm3/h. En construction, mise en fonctionnement prévue fin 2016.
  • Méthamoly à St-Denis-sur-Coise (42) : 16 000 tonnes de matières traitées pour une production de 80 Nm3/H de CH4. Mise en service prévue courant 2017.
  • Méthanisère à Aprieu (38) : 15 000 tonnes de matières traitées pour une production de 75 Nm3/h de CH4 mise en fonctionnement prévue en 2017.
  • Siper à Bourg-de-Péage (38) : 50 000 tonnes de matières traitées pour une production injectée de 110 Nm3/h de CH4 ainsi qu’une partie valorisée par cogénération de 1,8 MW. Mise en service début 2017.
  • Bio Energie 69 à Pusignan (69) : 31 500 tonnes de matières traitées pour une production injectée de 250 Nm3/h de CH4. Mise en service prévue 2017.

Pour en savoir plus :  

  • Valérie Borroni, RAEE – valerie.borroni[a]raee.org – 04 78 37 29 14
  • Mathieu Eberhardt, RAEE – mathieu.eberhardt[a]raee.org – 04 78 37 29 14
  • www.raee.org

2015/11/21

Avec sa nouvelle centrale, Epinal alimenté à 85% en chaleur par le bois


Source : Bioénergies International



Avec sa nouvelle centrale, Epinal alimenté à 85% en chaleur par le bois

Informations clés – Centrale de cogénération vapeur  – Maitrise d’ouvrage privée – Combustibles : 58 000 tonnes de bois déchiqueté par an – Chaudière bois à lit fluidisé Renewa de 19,9 MW – Puissance électrique : 6,2 MWé – Production électrique : 37 GWhé/an – Valorisation réseau de chaleur : 77 GWh/an – Investissements : centrale 31 M€, plus une extension du réseau de 8 km, pour 8 M€ – Manutention du bois : Scaldis – Filtre à manches Scheuch – Exploitation : Cofely – Mise en service en 2015 – Article paru dans le Bioénergie International n°39 de Octobre-Novembre 2015.

La centrale Biofely à Epinal, photo Frédéric Douard

La centrale Biofely à Epinal, photo Frédéric Douard

On savait la ville d’Epinal entourée de forêts et d‘industries du bois, et bien on pourra aussi dire désormais que la capitale des Vosges a déclaré sa flamme au bois-énergie. En effet, pour soutenir l’emploi lié au bois dans sa région, elle s’est engagée depuis 15 ans dans l’installation de chaufferies collectives à bois. Et en cette année 2015, avec la mise en service de sa centrale de cogénération bois, Épinal dispose désormais de l’un des réseaux de chauffage urbain utilisant le mix bois le plus élevé de France.

Chaufferie de La Colombière lors de sa construction, photo Gérard Klauss, Architecte

Chaufferie de La Colombière lors de sa construction, photo Gérard Klauss, Architecte

La capitale des Vosges a déclaré sa flamme au bois-énergie

La première mise en service de chaufferie bois par la ville d’Épinal date de 2002 sur le quartier de la Colombière. Il s’agissait alors d’une démarche initiée auprès de la municipalité par la Chambre d’Agriculture. D’une puissance bois en base de 1,7 MW, elle fut alors raccordée à un petit réseau de chaleur de 2 km. Ce fut la première esquisse de ce qui deviendra plus tard le chauffage urbain d’Épinal.

En 2008, une seconde chaufferie, plus importante, avec 7 MW en base bois, fut mise en service sur le quartier du plateau de la Justice. Elle fut interconnectée à la première, donnant ainsi naissance à un réseau de chaleur de 16 km, desservant l’équivalent de 8000 logements. Depuis 2008, le réseau s’est encore étendu, et avec ses 19 km, il relie aujourd’hui plus de 80 groupes de bâtiments représentant l’équivalent de 10000 logements. À ce stade, le réseau était déjà alimenté à plus de 60% par le bois.

Le stockage de bois de la centrale de Razimont, avec les fosses de livraison devant, le silo actif au milieu et la fosse passive au fond, photo Frédéric Douard

Le stockage de bois de la centrale de Razimont, avec les fosses de livraison devant, le silo actif au milieu et la fosse passive au fond, photo Frédéric Douard

Toutefois, les élus locaux ont décidé de poursuivre le développement du réseau afin de faire profiter un maximum d’habitants de la stabilité du prix de l’énergie bois. Une troisième chaufferie bois, alimentant le centre-ville et les quartiers sud, a donc été envisagé dès 2009, et en 2014, les travaux commençaient sur les hauteurs de Razimont pour la construction d’une centrale de cogénération.

C’est l’entreprise Cofely qui, dans le cadre d’une délégation de service public, a porté ce projet de 31 M€, accompagné par une extension du réseau de 8 km, pour 8 M€ supplémentaires. Sur l’ensemble du parc desservi, la ville a ainsi réussi à diviser par 10 l’utilisation d’énergie fossile, et à monter la part du bois dans l’alimentation du réseau à hauteur de 85%.

La salle de supervision, photo Frédéric Douard

La salle de supervision, photo Frédéric Douard

Un contrat de vente d’électricité plutôt vertueux !

Un crible vibrant Jöst et une bande magnétique Lenoir extraient les indésirables en sortie de silo, photo Frédéric Douard

Un crible vibrant Jöst et une bande magnétique Lenoir extraient les indésirables en sortie de silo, photo FD

En 2009, lors du lancement du projet de centrale, le dossier de candidature à l’appel d’offre de la CRE n’avait pas été retenu. La ville aurait pu construire simplement une troisième chaufferie, mais elle a souhaité exploiter au maximum l’effet social du bois-énergie, en profitant de la rentabilité accrue des projets avec vente d’électricité verte, la plus value sur l’électricité permettant de réduire les charges des usagers du réseau de chauffage. C’est donc vers le dispositif d’obligation d’achat que la ville et son concessionnaire se sont rabattus, bien que ce dispositif ait été modifié début 2011, le prix de vente de l’électricité défini dans l’arrêté du 29 janvier 2011 ayant été diminué de près de 10% par rapport à celui de 2009, si on tient compte du décalage de la date de référence d’indexation du tarif et de la période entre la demande de raccordement au réseau et la date de mise en service pendant laquelle l’indexation est bloquée.

Arrivée du convoyeur de bois Scaldis dans la chaufferie, photo Frédéric Douard

Arrivée du convoyeur de bois Scaldis dans la chaufferie, photo Frédéric Douard

Le principe de ce tarif est de donner la priorité à la chaleur pour atteindre l’efficacité énergétique globale la plus élevée possible, ce qui n’est pas le cas pour les contrats des 3 premiers appels d’offre de la CRE. Et c’est là tout l’intérêt de ce tarif favorable pour les réseaux de chaleur : le tarif de vente d’électricité n’est pas fixe, mais est calculé, sur le rendement global de la saison de chauffe (novembre à mars) : plus l’efficacité énergétique V est grande, plus le tarif grimpe, à raison de 0,96 €/MWhé en plus par % de rendement gagné (au delà des 50% seulement). Alors bien sûr, même avec un tarif bonifié, le bilan d’exploitation est pénalisé lorsque la production d’électricité est réduite, mais tout le reste de l’énergie thermique étant vendu en chaleur le bilan économique global s’en trouve équilibré. Et en été, à Épinal, un talon permanent de besoin en eau chaude sanitaire de 4 MW (hôpitaux + piscine) assure une valorisation satisfaisante de la chaleur. Et en plus de ce critère lié à la vente d’électricité, une efficacité globale de 70% sur l’année est atteinte.

La mise en service industriel de la centrale s’est faite le 1er juillet 2015 et la première injection de chaleur dans le réseau le 1er octobre.

Une centrale très performante

La centrale est équipée d’une chaudière à vapeur de 19,9 MWth qui va consommer uniquement des plaquettes forestières et des broyats de bois non traités : deux critères qui ont permis au projet de rester en régime déclaratif au titre des ICPE.

Les deux vis de convoyage du bois au dessus du foyer Renewa, photo Frédéric Douard

Les deux vis de convoyage du bois au dessus du foyer Renewa, photo Frédéric Douard

Echangeur avec le réseau de chaleur, photo Frédéric Douard

Echangeur avec le réseau de chaleur, photo F. Douard

La vapeur, produite à très haute température (520°C) et pression (92 bar), entraîne une turbine TGM Kanis et son alternateur Elin de 6,2 MWé. Un échangeur de 12 MW (vapeur/eau à 109°C) fait la liaison avec le réseau de chaleur de la ville.

Le choix de la chaudière s’est porté sur la technologie de combustion des solides qui offre la plus grande souplesse d’utilisation, le lit fluidisé (ici bouillonnant), une qualité qui permet à ces équipements d’atteindre des rendements exceptionnels, y compris avec des bois à forts taux d’humidité et de minéraux. À Épinal, le constructeur finlandais Renewa garantit un rendement annuel de 93%, grâce à un récupérateur sur fumées résistant à la corrosion basse température.

Les deux canaux d'introduction du bois dans le foyer Renewa, photo Frédéric Douard

Les deux canaux d’introduction du bois dans le foyer Renewa, photo Frédéric Douard

La production électrique annuelle prévue est de 37 GWhe vers le réseau 20kV et la production thermique de 77 GWh vers le réseau de chaleur de la ville d’Épinal.

Quelques détails du fonctionnement de la centrale

Le bois déchiqueté, calibré en P100, est déchargé dans les 3 fosses de réception du bâtiment combustible. Un grappin de 3 m³ le reprend pour alimenter une fosse active de 500 m³ au centre du bâtiment et une fosse passive de 1500 m³ au fond. Entre les différentes fosses et trémie, le stock de bois est de 2500 m³, ce qui permet de passer 3 jours. La consommation annuelle prévue est de 58000 tonnes de plaquettes forestières à 2,7 MWh/t.

Le dessous du lit fluidisé Renewa avec son évacuation de cendres et sable, photo Frédéric Douard

Le dessous du lit fluidisé Renewa avec son évacuation de cendres et sable, photo Frédéric Douard

Deux échelles hydrauliques de la longueur du bâtiment extraient le combustible vers une chaîne de convoyage Scaldis. Mais avant d’emprunter le convoyeur, le bois passe d’abord sur un crible vibrant Jöst (pratiquement insonore) qui extrait les sur-longueurs et les indésirables, puis sous un séparateur magnétique Lenoir.

Le convoyeur Scaldis amène le produit, en passant en aérien entre les deux bâtiments, en haut du local chaufferie où il est déversé dans la trémie Renewa dont l’autonomie est de 30 min. Deux vis jumelées en extraient le combustible et le dirigent vers deux convoyeurs à vis horizontaux, avant qu’il ne tombe dans les deux canaux d’alimentation gravitaire du foyer, l’étanchéité étant réalisée avec deux grosses écluses rotatives.

Les ramoneurs vapeur de la chaudière Clyde Bergemann, photo Frédéric Douard

Les ramoneurs vapeur de la chaudière Clyde Bergemann, photo Frédéric Douard

La combustion se fait sur lit de sable en suspension, sans grille, donc sans souci de mâchefer. Les gaz chauds vont circuler sur les tubes d’eau, la vaporiser, puis la surchauffer dans plusieurs échangeurs successifs, jusqu’à atteindre les conditions idéales de turbinage.

20% environ des cendres sont extraites sous foyer et le reste sous le filtre à manche Scheuch. Les valeurs limites d’émissions atmosphériques sont celles définies par l’arrêté 2910–A Combustion : 30 mg de poussière, 150 mg de CO et 400 mg de NOx par Nm³ à 6% d’O2. Les cendres sont aujourd’hui reprises par le fournisseur de bois, la société Soven, filiale d’Engie.

Zone technique extérieure avec le silo à cendre à gauche, le filtre à manches Scheuch et les aérocondenseurs, photo Frédéric Douard

Zone technique avec le silo à cendre à gauche, le filtre à manches Scheuch et les aérocondenseurs, photo FD

Le nombre de personnes travaillant sur le site : 1 responsable de site, 4 personnes de jour et 6 personnes de quart.

Contacts entreprises pour la centrale de Razimont à Epinal :

La turbine TGM Kanis et son alternateur Elin, photo Frédéric Douard

La turbine TGM Kanis et son alternateur Elin, photo Frédéric Douard


2015/11/20

Les plateformes de stockage de plaquettes bocagères en Basse Normandie


Source : Bioénergies International



Les plateformes de stockage de plaquettes bocagères en Basse Normandie

Nouvelle plateforme de bois déchiqueté de b²é à Athis-de-l'Orne, photo FDCBN

Nouvelle plateforme de bois déchiqueté de b²é à Athis-de-l’Orne, photo FDCBN

En Basse-Normandie, la Fédération des cuma soutient trois structures d’approvisionnement en bois-énergie d’origine bocagère qui commercialisent chaque année plus de 6000 tonnes de bois déchiqueté. La croissance annuelle de leur activité dépasse les 10 % grâce à la mise en route de nouvelles chaudières. Actuellement, 30 à 40 % de ces tonnages sont stockés sur des plateformes collectives afin d’être séchés et orientés ensuite vers des chaufferies de proximité. La croissance de la demande conduit les structures à développer leurs infrastructures de stockage.

Les enjeux et rôles des plateformes

Tout d’abord, elles doivent permettre de mobiliser de nouveaux producteurs, généralement des agriculteurs pour qui les surfaces de stockage couvertes sont limitées. Ensuite, par une conception adaptée, les plateformes doivent jouer un rôle dans la qualité du combustible, en limitant au maximum les corps étrangers lors de la manutention et obtenir un séchage optimal.
Aussi, le développement des plateformes doit permettre à la filière bocage d’améliorer l’efficacité de la gestion des stocks. Plusieurs centaines de tonnes étant plus faciles à gérer en un même site que quelques dizaines stockées sur de nombreuses exploitations agricoles.

Enfin, elles jouent un rôle de vitrines pour les territoires sur lesquels elles sont implantées, témoin d’un engagement de ceux-ci dans la transition énergétique.

Localisation des plateformes

Quinze plateformes collectives de stockage couvert sont actuellement gérées par les structures d’approvisionnement en bois bocager…

… pour lire la suite, consulter le Bioénergie International n°39 de Octobre-Novembre 2015


2015/11/18

Les bioplastiques à l'échelle mondiale continuent de croître


Source : Enerzine.com



Les bioplastiques à l'échelle mondiale continuent de croître

Les bioplastiques à l'échelle mondiale continuent de croître

Les résultats de la mise à jour annuelle des données du marché effectuée par European Bioplastics, présentés lors de la 10ème Conférence européenne sur les bioplastiques à Berlin, confirment la tendance à la croissance positive du secteur mondial des bioplastiques.

« Le marché devrait croître de plus de 350 % sur le moyen terme », a déclaré François de Bie, directeur d'European Bioplastics.

Les données réunies en coopération avec l'IfBB (Institut des bioplastiques et des biocomposites) et le nova-Institute montrent que la capacité de production des bioplastiques à l'échelle mondiale devrait passer d'environ 1,7 million de tonnes en 2014 à approximativement 7,8 millions de tonnes en 2019.

Les matières plastiques d'origine biologique non biodégradables, comme le bio-PE et le bio-PET, sont les principaux moteurs de cette croissance. Les capacités de production des matières plastiques biodégradables, comme le PLA, le PHA et les mélanges à base d'amidon, enregistrent également une croissance stable, doublant presque jusqu'à 2019. Les emballages demeurent le champ d'application dominant pour les bioplastiques, représentant près de 70 % du marché total des bioplastiques.

« Ces données illustrent une tendance importante visant à rendre les emballages plus économes en ressources, sous la pression d'une demande grandissante de produits ayant un impact environnemental réduit de la part des consommateurs », a expliqué M. de Bie.

Les bioplastiques à l'échelle mondiale continuent de croître

L'Asie va renforcer davantage son rôle de pôle de production majeur, avec plus de 80 % des bioplastiques produits en Asie d'ici à 2019. L'Europe sera laissée avec moins de 5 % des capacités de production.

« Dans un tel contexte, il est d'une importance capitale de mettre en œuvre un cadre politique européen qui garantisse un accès égal aux ressources d'origine biologique, facilite l'entrée sur le marché pour les produits d'origine biologique et tienne compte du rôle des matières plastiques compostables pour la gestion efficace du flux de déchets. Nous exhortons les législateurs de l'UE à voir le potentiel immense de croissance environnementale, économique et de création d'emplois de notre industrie dans le projet d'économie circulaire à venir », a conclu M. de Bie.

Les bioplastiques à l'échelle mondiale continuent de croîtreLes bioplastiques à l'échelle mondiale continuent de croître

Les bioplastiques à l'échelle mondiale continuent de croître


2015/11/16

Appel à projets "zéro déchet" : 95 nouveaux territoires lauréats


Source : Actu-Environnement



Appel à projets "zéro déchet" : 95 nouveaux territoires lauréats

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé le 13 novembre 95 nouveaux territoires lauréats du deuxième appel à projets "territoires zéro gaspillage, zéro déchet" lancé en juin dernier. Ces 95 nouveaux territoires, répartis dans 23 régions, rassemblent une population de 22 millions d'habitants, qui produisent 11 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés.

Réduire le gaspillage, donner une seconde vie aux produits, et maximiser le recyclage… Ces lauréats mettront en place leur projet "dans les mois à venir, déclinant de manière opérationnelle les avancées de la loi de transition énergétique pour la croissance verte en matière d'économie circulaire", a souligné Ségolène Royal.

Parmi les lauréats figure le Conseil départemental de l'Isère qui généralise la mise en place de démarches de lutte contre le gaspillage alimentaire dans l'ensemble des collèges du département.

"Leur mobilisation cumulée devrait permettre de réduire, au minimum, la production de déchets de 1 million de tonnes d'ici 3 ans, et d'économiser 63 millions d'euros par rapport à la situation actuelle", a précisé le ministère.

Une première vague de candidatures avait abouti à la désignation de 58 lauréats en décembre 2014. "Depuis, ces territoires ont lancé leurs projets de manière opérationnelle, mettant en place des actions de terrain, et une gouvernance participative".

Les lauréats seront soutenus financièrement par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) via notamment le Fonds déchet.

Les 153 territoires retenus concernent au total plus de 30 millions d'habitants.


Une bioraffinerie en construction à Golbey, dans les Vosges


Source : InfoEcoLorraine



La société Biométhodes, implantée à Evry, s'associe avec l'entreprise Norske Skog pour lancer le projet BioSkog : la construction à Golbey d'une bioraffinerie permettant la transformation de 40.000 tonnes de biomasse par an.

L'objectif est de valoriser les coproduits ultimes de la papeterie en composés chimiques (glucose, pentose et lignine) lesquels serviront à des applications industrielles biosourcées (biocarburants, biosplastiques...).

Un pilote est en cours d'élaboration, la nouvelle unité devrait être opérationnelle fin 2018.

Le projet s'inscrit dans le cadre de "Green Valley", un cluster mis en place par la Communauté d'agglomération d'Epinal-Golbey. Il mobilisera 50 M€ et devrait créer 40 emplois.

Les deux acteurs du projet recherchent des partenaires financiers.


2015/11/13

Quel avenir pour la méthanisation ?


Source : Usine Nouvelle



Quel avenir pour la méthanisation ?

Xavier Marchand est associé fondateur du Cabinet d’avocats Carakters et membre de la Biogaz Vallée. Selon lui, face à l’urgence d’assurer la transition énergétique et écologique, la méthanisation apparaît comme une filière d’avenir permettant tout à la fois de valoriser les déchets, de réduire la pollution et de créer une nouvelle source d’énergie verte. Mais comment évolue cette filière entre contraintes et opportunités ? Quels sont les risques majeurs liés à la construction et à l’exploitation des installations ? Quels bénéfices en attendre ?

DE MULTIPLES UTILISATIONS POUR UN MARCHÉ D’AVENIR

Des opportunités écologiques et économiques :Parmi les énergies renouvelables, la méthanisation répond sans doute plus aux exigences d’un développement durable : elle valorise les déchets par la production d’énergie et d’éléments fertilisants non polluants, contribue à la mise en valeur des territoires agricoles, participe à la lutte contre les gaz à effet de serre, créée une filière d’entreprises innovantes.

Le biométhane : équilibrer notre approvisionnement en gaz : L’Ademe estime qu’en 2030, 20% de la fourniture totale de gaz proviendra de la méthanisation. Le biométhane, issu de l’épuration du biogaz, peut d’ores et déjà être directement injecte? dans les réseaux de distribution de gaz. Il contribue ainsi fortement à la réduction de la dépendance énergétique française en limitant les besoins d’importation de gaz naturel.

La valorisation en carburant vert : Le biométhane est également un carburant vert qui alimente aujourd’hui les transports en commun des collectivités et alimentera demain le transport routier. Un projet ambitieux de maillage du territoire français par des stations de biométhane est en cours de développement qui offrira aux transporteurs routiers une véritable alternative d’approvisionnement.

Cette filière offre ainsi de très nombreuses opportunités pour divers secteurs d’activité à condition de maîtriser les risques inhérents à ce nouveau marché.

DES CONTRAINTES LIÉES À UN MARCHÉ NAISSANT

Un marché jeune par rapport à nos voisins européens : Le marché français de la méthanisation ne se développe réellement que depuis 2008. Même si la filière se structure progressivement, les différents acteurs manquent encore de retours d’expérience. A l’inverse, les filières de nos voisins allemands, belges ou danois sont plus matures. Elles interviennent cependant sur des marchés différents (les unités de production exploitées dans ces pays sont "mono-produit" lorsque les unités françaises sont "multi-produits") soumis à des règles différentes. Elles sont plus favorables aux constructeurs dans ces pays, plus protectrices des intérêts des porteurs de projets en France.

Faire face à la complexité des projets de construction : Les unités de méthanisation peuvent valoriser des déchets agricoles, industriels ou ménagers. Il existe ainsi une grande diversité de projets dont le coût de construction peut varier de 500 000 à 15 millions d’euros (il faut environ compter 7 millions d’euros le MWh). Les délais de réalisation des projets sont par ailleurs longs : autorisations administratives (permis de construire, autorisation d'exploiter, ...) et contrats à mettre en œuvre (approvisionnement, financement, assurances construction, contrat de vente d’électricité, de gaz, …). Des mesures de simplification (permis unique) sont actuellement en cours d’expérimentation mais la matière reste ardue.

Maîtriser les risques financiers : Trop de projets restent lancés avec des business plans irréalistes, sacrifiant la sécurité ou la faisabilité du projet. Les projets doivent être montés au regard des impératifs techniques et non en fonction des capacités de l’investisseur. OPEX et CAPEX doivent être soigneusement étudiés et documentés afin de déterminer si les projets sont viables.

Favoriser une culture d’anticipation des risques : Au-delà des risques d’explosion et d’incendie, de nombreux élements peuvent compromettre la marché des installations et donc l’atteinte des résultats financiers escomptés : fissuration des bétons, faiblesses des pompes, usures des agitateurs, des soupapes des groupes électrogènes, erreurs de dimensionnement (lagunes, digesteurs…), pollution, odeurs… Les méthodes de management des risques (cartographie des risques, coordination dès la conception du projet entre construction et exploitation….) doivent impérativement être mises en œuvre pour sécuriser le projet.

Les riches perspectives de la méthanisation ont conduit les grands acteurs de l’énergie tels que Veolia,EDF ou Engie, à saisir le très fort potentiel de ce marché ; celui-ci entre dans une phase de maturité qui permet d’espérer un très fort développement dans les toutes prochaines années.

Xavier Marchand est associé fondateur du Cabinet d’avocats Carakters


2015/11/10

Marché actuel des produits biosourcés et évolutions à horizons 2020 et 2030


Source : Biomasse-territoire.info



Marché actuel des produits biosourcés et évolutions à horizons 2020 et 2030

Cette synthèse fournit :

  • des données chiffrées sur les marchés actuels des produits biosourcés : les volumes produits et consommés, les taux de pénétration, les volumes de ressources végétales mobilisées, l'impact sur les surfaces agricoles, le panorama des industriels et le positionnement à l'international) ;
  • des scénarios prospectifs à horizons 2020 et 2030 en indiquant les volumes consommés par segment pour chacun des scénarios (France) et l'impact sur les surfaces agricoles françaises.

Pour en savoir plus et télécharger le document.


2015/11/09

Biométhodes industrialise dans les Vosges


Source : Info Chimie



Biométhodes industrialise dans les Vosges

Spécialiste du bioraffinage de biomasse de seconde génération, Biométhodes qui sera bientôt rebaptisé Arbiom, est en passe de construire sa première unité industrielle dans les Vosges. C'est une grande nouvelle pour cette société française qui a fait ses débuts au Genopole d'Évry en 1997, mais avait dû se tourner ces derniers mois vers les États-Unis pour accélérer son développement. C'était sans compter sur l'acharnement de la direction qui a fini par intéresser le groupe papetier Norvégien Norske Skog, installé à Golbey dans les Vosges, avec le plus important site de production de papier journal d'Europe de l'Ouest. Ensemble, les deux entreprises viennent de créer la société de projet BioSkog, dans l'optique de construire sur ce site vosgien des installations de bioraffinerie qui convertiront des coproduits de l'industrie papetière et certaines essences de bois en composés élémentaires de la chimie, destinés à se substituer aux molécules d'origine fossile. Grâce aux synergies entre les activités de production de papier et de bioraffinerie, BioSkog devrait contribuer à renforcer l'équilibre économique du site papetier de Golbey, même s'il est déjà réputé pour sa compétitivité. En revanche, le modèle pourrait être répliqué sur d'autres sites papetiers et sur d'autres zones forestières en France, ce qui contribuerait à industrialiser ou réindustrialiser cette filière bois qui est globalement en grande difficulté ou sous-exploitée.

« Le projet pourrait représenter 50 millions d'euros d'investissement »

Dans un premier temps, BioSkog va étudier et accompagner la construction d'un pilote fin 2016 puis d'une unité de production de composés chimiques correspondant à une capacité de transformation d'au moins 40 000 t/an de biomasse forestière par an. Cette unité de production sera elle-même constituée d'installations utilisant la technologie développée par Biométhodes pour la production de sucre fermentescible et de lignine et d'un ou plusieurs partenaires aval, pour la transformation de ce sucre en molécules d'intérêt. BioSkog aura aussi la charge de lever des fonds pour financer le projet, évalué à 50 millions d'euros, avec la participation attendue de Norske Skog, d'Arbiom, du ou des partenaires aval qui seront dévoilés dans les 9 mois et des acteurs publics. Selon le suivi du calendrier, cet ensemble industriel pourrait démarrer dès 2018 avec un effectif d'une quarantaine de personnes.

« Après avoir développé notre technologie à l'échelle pilote, le projet BioSkog offre à Biométhodes le contexte idéal pour un premier déploiement industriel en France et la constitution d'une filière chimique biosourcée exploitant les importantes ressources forestières disponibles sur le territoire national », a déclaré Gilles Amsallem, p-dg du futur Arbiom, qui mène de front une autre réalisation industrielle en Virginie (États-Unis), d'une capacité de 40 000 t/an de biomasse. Les premiers lots commerciaux de sucre fermentescible et de lignine sont annoncés pour 2018-2019.

Ce projet BioSkog s'inscrit par ailleurs dans le cadre de la « Green Valley », une grappe d'entreprises, labélisée par la Datar en 2010, dédiée au bois et à l'écoconstruction. Elle est située sur le territoire de la Communauté d'Agglomération d'Épinal, dans les Vosges, et son objectif est justement de développer autour du site du papetier norvégien, Norske Skog, un écosystème qui contribue au développement économique du territoire. Déjà l'installation en 2012 du fabricant de laine de bois Pavatex avait permis d'étoffer l'écosystème de cette Green Valley. L'installation d'Arbiom est une opportunité de plus pour accélérer le développement du cluster et attirer davantage de sociétés actives dans la biomasse 2G.


2015/11/06

Biodéchets dans les collectivités : une affaire de formation


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Biodéchets dans les collectivités : une affaire de formation

Le document a pour objectif de promouvoir le dispositif de formation ADEME à la gestion de proximité des biodéchets auprès des collectivités. Il comporte un triptyque de présentation du dispositif et cinq fiches pratiques de présentation des acteurs de la gestion de proximité des biodéchets et les parcours de formation associés. 


2015/11/03

Coup de pouce sur les tarifs électriques des centrales biogaz existantes en France


Source : Bioénergies International



Coup de pouce sur les tarifs électriques des centrales biogaz existantes en France

Le moteur de cogénération de Jean-Frédéric Fritsch, photo Chambre d'agriculture d'Alsace

Le moteur de cogénération de Jean-Frédéric Fritsch, photo Chambre d’agriculture d’Alsace

Annoncé cet été par Ségolène ROYAL, le nouvel arrêté tarifaire fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations de biogaz existantes ou en projet très avancé a été publié ce 30 octobre 2015. Cette revalorisation ne concerne que les installations ayant un contrat d’achat au 1er novembre 2015 ou celles pouvant justifier d’un dossier complet déposé auprès de l’ADEME avant le 15 octobre 2015. Pour le SER, cette revalorisation devrait permettre de sauvegarder des sites en fonctionnement, dont certains sont en très grande difficulté. Répondant à l’appel des professionnels, Ségolène ROYAL, avait lancé, en mars 2015, une concertation en vue de réviser des tarifs mal dimensionnés pour cette filière énergétique récente.

Le barème de base dispose désormais de 3 tarifs en fonction des puissances maximales produites

  • 18 € / MWhé en deçà de 80 kWé
  • 16,5 €/ MWhé à partir de 300 kWé
  • Les valeurs intermédiaires (entre 80 et 300 kWé) sont calculées par interpolation linéaire

Prime pour le traitement des effluents d’élevage

  • Rien si pas d’effluents d’élevage
  • 4 € / MWhé à partir de 60% d’effluents d’élevage traités
  • Interpolation linéaire entre 0 et 60%

La prime à l’efficacité énergétique est supprimée, ce qui n’est par principe pas forcément un bon signal, mais dans la cas présent, la revalorisation n’étant pas forte, le risque d’effet d’aubaine est faible, et cela devrait continuer à encourager les producteurs à rechercher une valorisation thermique pour compléter leur revenu.

En pratique, le tarif le plus élevé concernera les puissances inférieures à 80 kWé et traitant plus de 60% d’effluents d’élevage : 22 € / MWhé, valorisation de la chaleur non considérée. C’est 2 € de plus que dans le précédent arrêté (arrêté du 19 mai 2011) sans l’obligation chaleur, donc 10% de mieux au maximum, un coup de pouce léger.

>> Voir l’arrêté du 30 octobre 2015

Un deuxième arrêté tarifaire est attendu pour les nouvelles installations dont la puissance est inférieure à 500 kWé. Par ailleurs, comme le permettent les lignes directrices de la Commission Européenne applicables au 1er janvier 2016, les professionnels souhaitent, pour les projets au-delà de 500 kWé, bénéficier du complément de rémunération par voie d’arrêté tarifaire plutôt que du mécanisme d’appel d’offres peu adapté à cette filière et générateur d’à-coups et d’incertitudes pour les porteurs de projets.


Transition énergétique : 2 milliards en faveur des collectivités locales


Source : Enerzine.com



Transition énergétique : 2 milliards en faveur des collectivités locales

Transition énergétique : 2 milliards en faveur des collectivités locales

En présence de Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, la Banque européenne d'investissement (BEI), et la Caisse des Dépôts ont signé un partenariat financier d'envergure qui permettra de déployer des financements européens au cœur des territoires, en particulier auprès des petites et moyennes collectivités et au profit de la transition écologique et énergétique.

La Banque européenne d'investissement met en place une ligne de financement de 2 milliards d'euros avec la Caisse des Dépôts.

Grâce à ce financement, la Caisse des Dépôts, via la Direction des fonds d'Epargne, pourra accorder des prêts à des taux fixe et attractifs en complément de son offre actuelle. Cette action renforce le partenariat entre la Caisse des Dépôts et la Banque européenne d'investissement, mis en place en juin 2013, pour relancer la croissance et l'emploi au cœur des territoires.

Le dispositif permet de faciliter l'accès aux financements européens, en particulier pour des projets de petite et moyenne taille de moins de 25 millions d'euros portés par les collectivités.

La Caisse des Dépôts pourra accorder des prêts pour financer des projets d'investissement de long terme. Grâce à ce prêt de la BEI, la Caisse des Dépôts élargit par un taux fixe son offre de prêts au secteur public, en complément de son offre actuelle indexée à la ressource du livret A. Ce partenariat financier concrétise la complémentarité de la Caisse des Dépôts et de la BEI comme bailleurs de long terme de l'investissement au sein des territoires français.

La ressource de la Banque européenne d'investissement permettra ainsi d'améliorer l'accès au financement à long terme pour des investissements de petite taille, notamment pour l'efficacité énergétique des bâtiments, les réseaux d'eau et d'assainissement, les logements sociaux, ainsi que l'action pour limiter les effets du changement climatique.

« C'est un financement exceptionnel a souligné Werner Hoyer, Président de la BEI, lors de la signature, pour soutenir l'investissement et la croissance au cœur des territoires. La BEI a déjà contribué au financement d'infrastructures telles que les hôpitaux, les universités, les lycées et collèges, les transports ferroviaires. Grâce à ce nouveau volet du partenariat avec la CDC, la BEI va maintenant aider au financement des projets d'Investissement des collectivités locales de taille plus modeste, c'est à dire précisément celles qui jusqu'ici avaient le moins facilement accès aux financements de la BEI. »

« Avec cette nouvelle ressource, la Caisse des Dépôts renforce son offre au service des territoires, en leur permettant notamment d'accélérer leur transition écologique et énergétique. Nous allons donc proposer un nouveau prêt attractif en faveur du secteur public local, adapté en particulier aux collectivités de petites et moyennes tailles ainsi qu'aux organismes HLM et ce, en complément de notre gamme de prêts « verts » dont l'éco-prêt à 0% destiné au logement social » a déclaré Odile Renaud-Basso, directrice générale adjointe de la Caisse des Dépôts, directrice des Fonds d'épargne.


2015/11/02

Power to Gas, de l'utopie à l'application industrielle ?


Source : Actu-Environnement



Power to Gas, de l'utopie à l'application industrielle ?

Thierry Legrand, spécialiste des smart grids, vante l'intérêt de la conversion des ENR en gaz, dit Power to Gas. Il compare notamment les avantages/inconvénients de l'hydrogène et du méthane. Il propose des pistes pour réduire les coûts de production de la filière.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. C'est notamment vrai dans le secteur de l'énergie, où faute de pouvoirstocker l'électricité en quantité, il faut bien souvent la convertir en d'autres formes d'énergies pour la rendre stockable. Un défi incontournable alors que l'électricité d'origine renouvelable, souvent intermittente, prend de plus en plus de place dans le mix énergétique. Sur toutes les lèvres, la solution du Power to Gas, après s'être longtemps cherchée un modèle économique, commence à prendre forme.

L'urgence du stockage des EnR

A quelques mois de la COP 21, l'avenir de notre planète occupe l'attention des gouvernements et des médias du monde entier. Objectif : faire mentir les Cassandre en parvenant à un accord international permettant de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés par rapport à l'ère préindustrielle.

Pour remplir cet objectif, les solutions envisagées sont claires. Il s'agit de consommer moins et de délaisser progressivement les hydrocarbures et le nucléaire au profit des énergies renouvelables (EnR), censées constituer 30% du mix énergétique français à l'horizon 2030. Ces ambitions sont connues, elles se heurtent cependant à certaines réalités techniques.

Un hic, notamment, est de taille : celui de l'intermittence des EnR. Dépendants des conditions météorologiques, le solaire et l'éolien ne sont d'aucune efficacité les nuits sans vent par exemple. Autre problème, le caractère décentralisé, très éclaté, de ces énergies, inégalement réparties sur le territoire. Les smart grids constituent une partie de la réponse à ces inconvénients, en acheminant l'énergie produite vers les zones peu pourvues en infrastructures ou ne jouissant pas de conditions climatiques propices à tel ou tel moment. Ils ne peuvent cependant pas tout à eux seuls, et des solutions de stockage des excédants d'EnR doivent être trouvées pour éviter qu'elles ne se perdent et optimiser leur présence dans le réseau.

Si l'intermittence de l'électricité d'origine hydraulique peut être facilement compensée par sa facilité à être stockée grâce aux barrages ou aux stations de transfert d'énergie par pompage (STEP), le stockage des énergies solaire ou éolienne est quant à lui encore difficile à mettre en place. Le Power to Gas (P2G) s'impose peu à peu comme une solution viable.

Vers une transformation des EnR excédentaires en hydrogène

Le Power to Gas consiste à transformer les énergies renouvelables en hydrogène ou en méthane de synthèse. Une fois converties en gaz, il est alors aisé de les stocker et les transporter dans les réseaux dédiés.

La France semble pour l'instant préférer la transformation en hydrogène, qui s'effectue par électrolyse, à celle en méthane. Cette option, si elle a l'avantage de bénéficier de l'expertise d'une filière hydrogène très développée dans l'Hexagone, présente toutefois quelques inconvénients. Il n'est en effet possible d'injecter qu'une quantité limitée d'hydrogène (environ 2%) dans le réseau gazier pour diverses raisons, principalement sécuritaires. Une proportion qui devrait se situer à terme entre 20 et 30% en volume (soit 15 à 20% en énergie) selon une récente étude réalisée par le groupement E&E, Hespul et Solagro.

100% miscible avec le gaz naturel, le méthane de synthèse présente pour sa part l'inconvénient majeur d'être pour l'instant bien trop cher pour être compétitif. Dans ces conditions, l'hydrogène, qui présente de meilleurs rendements de conversion électricité/gaz (de l'ordre de 70%, contre 55% pour le méthane) est la solution privilégiée. D'autant que ses rendements ont vocation à augmenter encore pour plafonner entre 80 et 85% de récupération via la méthode par électrolyse.

Présentant des capacités de stockage 300 fois supérieures aux capacités du réseau électrique en France, le P2G-hydrogène, s'il peut donc contribuer à favoriser le recours aux EnR, suppose en parallèle de continuer à s'appuyer sur le gaz naturel. Mettre à la fois en avant des renouvelables et un combustible fossile, n'est-ce pas contreproductif ? En fait pas tant. D'une part parce qu'il serait peu réaliste de prétendre se passer intégralement des énergies fossiles dans un futur proche, nos capacités de production en termes d'EnR étant pour l'instant limitées. D'autre part parce que, quitte à continuer d'avoir recours à une énergie fossile, autant choisir la moins polluante, le gaz naturel émettant en effet 25% moins de CO2que le fioul et 50% moins que le charbon. Surtout si cette énergie fossile favorise l'émergence des EnR, ce que ne permettent pas les autres.

Solution d'avenir grâce à la valorisation de l'électricité excédentaire qu'il permet, le P2G est un procédé qui bénéficie actuellement de quelques expérimentations, notamment en France, mais se cherche encore un modèle économique viable. Des pistes sont avancées.

Pistes de financements

Le prix du P2G via la filière hydrogène est actuellement trois fois plus élevé que le prix du gaz naturel, se situant aux alentours de 100 €/MWh, soit peu ou prou le même prix que celui du biométhane (qui évolue dans une fourchette comprise ente 45 €/MWh et 125 €/MWh, selon la taille de l'installation et les produits méthanisés). L'AIE estime que les coûts de production de cette filière devraient être encore deux fois plus élevés que ceux du gaz naturel en 2030, et 1,7 fois plus élevés en 2050. Comment, dès lors, rendre cette filière attractive ?

La France pourrait prendre exemple sur le modèle allemand, qui repose sur les "certificats verts". Chez nos voisins d'Outre-Rhin, ce sont en effet les consommateurs qui vont choisir ou non de s'alimenter en gaz propre et solliciter ainsi le P2G. Mais ce modèle est jugé trop aléatoire par les professionnels français qui, par ailleurs, ne souhaitent pas non plus de financement dépendant des subventions publiques, autre schéma porteur d'incertitudes – les difficultés de la filière photovoltaïque le prouvent.

Les acteurs du marché militent donc pour qu'une exonération de taxes soit mise en place au niveau de la consommation énergétique. Ils préconisent également l'entrée en vigueur d'une facturation pour "service de stockage", qui consisterait à faire payer au réseau électrique le stockage en question. De son côté, l'hypothèse d'une taxe carbone de 90€/tCO2 remporte les faveurs de l'AIE dans son scénario 450.

S'il convient de trouver un modèle économique fiable, on le voit, les pistes à explorer ne manquent pas, et les industriels sont de plus en plus convaincus de la pertinence du P2G. En France, Engie a ainsi lancé GRHYD, plateforme d'expérimentation pour l'injection d'hydrogène basée à Dunkerque. Concentrant à elle-seule plus de la moitié de la cinquantaine de projets P2G lancés à travers le monde, l'Allemagne fait office de locomotive. Il y a quelques années, la société Audi développait déjà une usine de conversion de l'électricité verte en gaz, avec pour objectif de fournir du gaz à bas prix pour le secteur automobile. Et dernièrement, c'est l'entreprise ITM Power, spécialisée en systèmes de stockage d'énergie, qui a inauguré à Ibbenbüren son démonstrateur de stockage d'électricité. Les modes de financement du P2G, s'ils doivent faire leurs preuves, ne sont donc pas incertains au point de dissuader les industriels d'investir dans cette technologie, et c'est une bonne nouvelle !


2015/10/29

15 décembre 2015, vers une démarche qualité de la filière biogaz en France


Source : Bioénergies International



15 décembre 2015, vers une démarche qualité de la filière biogaz en France

Installation de méthanisation du GAEC Le Jeanne, photo GVA de l'Orne

Installation de méthanisation du GAEC Le Jeanne, photo GVA de l’Orne

Depuis 2006, les filières biogaz agricole et territoriale se sont développées pour atteindre plus de 200 nouveaux sites en fonctionnement au début de l’année 2015. Il s’agit de jeunes filières, qui se basent sur un modèle multi-intrants typiquement français, pour lesquelles les pouvoirs publics se sont fixés des objectifs volontaires. L’expérience des sites pionniers, parfois compliquée, permet d’identifier les problématiques et de proposer des solutions dans une démarche d’amélioration continue.

C’est pourquoi le partage des retours d’expérience est essentiel à la filière et à la progression des compétences de l’ensemble de ses acteurs. L’ATEE oranise donc un colloque sur ce sujet le 15 décembre 2015 à Paris.

L’objectif de cette journée est de présenter les points d’attention et les bonnes pratiques à chaque étape et dans la globalité d’un projet biogaz agricole ou territorial, issus du retour d’expérience des sites en fonctionnement. Il s’agira également d’échanger entre acteurs sur les moyens d’inscrire la filière dans une démarche qualité commune, afin de répondre aux interrogations des différentes parties prenantes et de s’inscrire dans un développement pérenne.

Les interventions seront l’occasion de rappeler les fondamentaux de la gestion d’un projet biogaz et de présenter des retours d’expérience des porteurs de projet. Des échanges entre participants et intervenants sont prévus entre les conférences sous forme de questions-réponses ou de tables rondes.ATEE

Cette journée est organisée de façon à faciliter le dialogue entre acteurs pour construire une démarche collective.

Programme bientôt disponible sur www.atee.fr


2015/10/28

Une trentaine de territoires engagés dans la transition énergétique


Source : Biomasse Conseil



Dans le cadre de l'appel à projets « Tepos » - Territoires à énergie positive pour la croissance verte - lancé par le ministère de Ségolène Royal, 212 dossiers sur quelque 500 candidatures, ont été retenus cet été, avec à la clé, une aide financière minimale de 500.000 euros qui peut quadrupler en fonction de la nature et de la qualité du projet.

Pour le territoire de la future région Acal, cela représente 11 dossiers en Lorraine, 8 en Alsace et 3 en Champagne-Ardenne. Quant à ceux qui ne sont pas retenus, ils pourront, le cas échéant, bénéficier d'une labellisation dans une catégorie inférieure de « Tepos en devenir».


2015/10/26

La Lorraine développe une filière chanvre


Source : Biomasse Conseil



La Lorraine développe une filière chanvre

L'Alsace et la Lorraine développent la culture du chanvre en circuit court (Chafiltrex). Emmanuel Lang en Alsace et Maille verte des Vosges travaillent sur les sélections de variétés pour optimiser les productions de chanvre à tisser.

Les Chanvriers de l'Est, fédérant une vingtaine de producteurs lorrains ont investi 3,5M€ en 2011 dans la construction d'une usine de transformation du chanvre. En partenariat avec les pôles de compétitivité Fibres-Energivie, les chanvriers de l'Est développent des solutions pour trouver de nouvelles applications, notamment dans les matériaux composites. Faurecia intègre déjà ce matériau dans des mats pour la fabrication de pièces d'isolation phonique. Par ailleurs, le chanvre trouve également des applications dans la composition de nouveaux bétons.

Si la fibre de chanvre a un réel potentiel de développement, sa rentabilité d'exploitation n'est pas encore optimum.


2015/10/23

Les trois points clés d’une France à l’électricité 100% renouvelable selon l’Ademe


Source : Usine Nouvelle



Les trois points clés d’une France à l’électricité 100% renouvelable selon l’Ademe

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a publié jeudi 22 octobre son étude sur une France à l’électricité 100% renouvelable. Au-delà de la polémique qui avait entouré son report, cette étude dégage trois points forts.  


Eolien offshore - Crédits DR

Voilà donc le bon moment pour la publication de l’étude de l’Ademe "Un mix électrique 100% renouvelable ? Analyses et optimisations". Juste avant la COP 21 pour illustrer l’avant-gardisme de la France. Et surtout après l’examen par le Parlement de la loi de Transition énergétique. La première version devait être présentée au printemps. Son enterrement opportun pour "vérifications supplémentaires" avait eu le mérite de ne pas envenimer des débats déjà crispés autour de la part du nucléaire dans le mix français. Il faut dire que l’étude était alors titrée, peut-être un peu trop audacieusement, "Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050".

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie a dévoilé ce jeudi 22 octobre son étude intitulée "Un mix électrique 100% renouvelable ? Analyses et optimisations". Le calendrier a beau être apaisé (voir encadré), les précautions oratoires restent de mise. Bruno Lechevin, le président de l’Ademe, a bien précisé ce 22 octobre qu’il ne s’agissait pas d’un "scénario" mais d’"une étude scientifique à caractère prospectif et exploratoire". Reste qu’il en faudrait plus pour atténuer la portée de ces travaux : ils ont pour impact qu’ "une  hypothèse jusqu'ici impensable pour la majorité des acteurs en France devienne une hypothèse techniquement possible", avance-t-il.

UN APPROVISIONNEMENT 100% RENOUVELABLE, C’EST POSSIBLE…

Cette hypothèse, et c’est la conclusion essentielle de l’étude, c’est que la France pourrait effectivement s’alimenter uniquement en électricité renouvelable. Artelys, société spécialiste de l’optimisation des grands systèmes énergétiques, s’est appuyée notamment sur RTE, le gestionnaire du réseau haute-tension, et ses données pour mettre à l’épreuve ses modèles : ça passe ! Pas de pénurie d’électricité à quelque moment de la journée ou de l’année même avec une météo exigeante. Différents mix électriques peuvent assurer l’approvisionnement de la France mais tous sont dominés par l’éolien et le solaire. Celui de référence est présenté ci-contre. L’éolien assure 63% de la demande d’électricité, le solaire 17% et l’hydraulique 13%.

 


Source Ademe

ET CE N’EST PAS PLUS CHER QU’UN MIX AVEC 40% DE RENOUVELABLES…

Tout aussi frappant, sinon plus dans un pays où l’atome se targue d’être le fin du fin de la compétitivité : un système avec 100% d’électricité renouvelable aboutit à une électricité pas plus chère qu’avec seulement 40% de renouvelable (l’objectif officiel de la France pour 2030). Selon la part de renouvelable entre 40 et 100%, le prix du mégawattheure (MWh) varie seulement entre 113 et 119 euros, comme le montre le graphe ci-contre. Les derniers électrons verts sont cependant bien chers : les MWh supplémentaires à produire pour passer de 95% à 100% de renouvelables coûtent 183 euros.


Comparaison du coût de l'énergie - Source : Ademe

MAIS CELA DEMANDE BEAUCOUP PLUS DE STOCKAGE QU’UN MIX À 80%

Le stockage de l’électricité verte est, avec le pilotage de la demande, un outil de flexibilité essentiel pour accommoder la variabilité des productions éolienne et solaire. Il s’agit de stocker-déstocker au cours de la journée ou de la semaine avec des batteries ou des stations de turbinage-pompage (Step, hydrauliques). Mais aussi de stocker l’été pour l’hiver. Pour ce stockage intersaisonnier, l’Ademe mise sur le "power to gas" ou le stockage de l’électricité verte en surplus sous forme de méthane. Comme l’illustre le graphe ci-contre, tous ces besoins de stockage grimpent à grande vitesse au-dessus de 80% de renouvelables. 80%, un bon compromis ? Cela laisserait en tout cas quelques gigawatts au nucléaire.


Stockage installé (GW) en fonction du taux d'EnR - Source Ademe

 


Evaluation du potentiel de production de biométhane à partir des boues issues des stations d'épuration des eaux usées urbaines


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Evaluation du potentiel de production de biométhane à partir des boues STEU

Afin d’atteindre les objectifs de production d’énergies renouvelables de 23 % à horizon 2020 et de 32 % à horizon 2030 (loi sur la transition énergétique), l’État français s’est engagé à soutenir fortement l’ensemble des filières renouvelables locales et notamment la filière de la méthanisation. Cette filière permet de valoriser les déchets organiques en énergie renouvelable tout en respectant les problématiques et les besoins locaux.

Les eaux usées sont toutes les eaux résiduaires provenant de la population mais aussi des activités industrielles et commerciales. Le traitement de ces eaux usées peut être réalisé de manière collective dans une station d’épuration, ou de manière individuelle via l’assainissement autonome.

La France métropolitaine compte 19 521 stations d’épuration en activité (données du portail de l’assainissement, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, 2014) dont 88 possèdent actuellement une unité de méthanisation sur site pour le traitement des boues.

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Innovante et durable, l’agriculture de demain se booste avec 30 projets


Source : Usine Nouvelle



Innovante et durable, l’agriculture de demain se booste avec 30 projets

30 projets viennent d’être dévoilés dans le cadre du plan "Agriculture – Innovation 2025". Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, ont présenté les orientations de l’agriculture de demain : une agriculture durable et innovante.


Le ministère à la recherche de l'agriculture du futur. (Source : ministère de l'Agriculture)

Chargés en février de fournir les pistes de l’agriculture du futur, Jean-Marc Bournigal, Président Directeur Général de l’Irstea, François Houllier, Président directeur Général de l'Inra, Philippe Lecouvey, Directeur de l'Acta et Pierre Pringuet, Président d'AgroParisTech, ont rendu au gouvernement les 30 projets qui la définiront. L’Usine Nouvelle a sélectionné quatre grands thèmes de réflexion pour l'agriculture de demain.

1- DES MESURES AGROÉCOLOGIQUES

Deux projets visent à améliorer la fertilité des sols pour faciliter la capture du carbone dans les sols et à développer une gestion intégrée de l’eau. Pour le premier, l’enjeu porte sur l’amélioration des 24% des sols mondiaux aujourd’hui dégradés. Cette rénovation pourrait permettre de capturer 1,2 milliard de tonnes de carbone de plus par an. Pour arriver à ce résultat, la connaissance des cycles biogéochimiques liés aux émissions de gaz à effet de serre va être développée. Un plan d’action sera mise en œuvre progressivement afin de favoriser les bonnes pratiques à l’horizon 2020.

Pour le second, le constat d’un manque en eau prochain pousse à rentabiliser son utilisation. L’agriculture mobilise 70% des prélèvements d’eau douce disponible sur Terre. En 2050, l’intégralité des ressources en eau dite facilement disponible sera exploitée afin de nourrir entre 9 et 10 milliards d’êtres humains. Il faut donc développer un programme de recherche sur la gestion de l’eau pour arriver en 2020 à la définition d’une méthodologie d’intégration de l’eau adaptée aux objectifs.

2- UN DÉVELOPPEMENT TECHNOLOGIQUE ET GÉNOMIQUE

La recherche en technologie et en ingénierie des procédés sera amplifiée. Le but est de réduire les consommations énergétiques entre 20 et 60% à travers l’utilisation de la biotechnologie. Pour se faire, un appel à projet sera mis en place en 2016. Le gouvernement espère ainsi une manne de 90 000 nouveaux emplois dans le secteur de l’industrie agroalimentaire d’ici 2017.

Au second plan, la sélection génomique sera encouragée. Elle constitue une chance d’accroître la performance économique et environnementale des exploitations. Avec un chiffre d’affaire de 3 milliards d’euros en France, le secteur des semences et des plants pourrait bénéficier d’un doublement des gains issus de la génétique. La recherche sera poussée dans ce domaine avec des lignes directrices revues en 2016 pour fixer de nouveaux projets qui seront menés entre 2018 et 2025.

3- UN PARI SUR L’AGRICULTURE NUMÉRIQUE

L’évolution de l’agriculture passera inévitablement par le développement du numérique. La démarche a déjà été adoptée par les agriculteurs. D’ailleurs, l’utilisation des applications professionnelles sur smartphones a bondi entre 2013 et 2015 de 110%. Mieux, plus de trois quarts des exploitants connectés reconnaissent son utilité pour l’agriculture. La création d’un centre de recherche dédié à l’agriculture numérique montre la volonté de la France de s’afficher comme le leader du secteur. Cela passera par la mise en place d’ici 2020 de prototypes de capteurs de détection des états des écosystèmes. Ils permettront de connaître l’état des sols et des végétaux ou encore la qualité sanitaire d’un terrain.

La robotique viendra en aide aux agriculteurs. Il y a 20 laboratoires dans le monde positionnés uniquement sur la robotique agricole. En France, 1 300 chercheurs en robotique pourraient être mobilisés sur ce secteur. La robotique sera inscrite dès cette année dans les solutions de la Nouvelle France Industrielle. La marge de progression est énorme. D’ici 2020, cinq types de robots seront commercialisés pour l’agriculture avec un marché mondial estimé à 16,3 milliards de dollars.

4- DES PROJETS POUSSÉS PAR LES LIVING LABS

Les livings labs, ce sont des infrastructures regroupant des acteurs publics ou privés, des entreprises et des associations afin de tester des nouveaux usages, outils ou services en grandeur nature dans le but de favoriser l’innovation. En France, le dispositif a été créé en 2012, on en compte aujourd’hui 50 en France. Dans le monde, seulement 8% des living labs sont tournés vers l’agriculture et la foresterie. Un projet pour la création d’une douzaine de living labs d’ici 2017 permettra de mettre en perspective l’ensemble des innovations proposées dans le rapport remis au gouvernement. Dès 2020 et jusqu’en 2025, les résultats des 30 projets seront analysés afin de faciliter la création de l’agriculture de demain.


Méthanisation : l'information et le facteur humain au coeur des enjeux de sécurité


Source : Actu-Environnement



Méthanisation : l'information et le facteur humain au coeur des enjeux de sécurité

L'information relative au bon fonctionnement de l'installation et la formation du personnel sont deux éléments clés expliquant les incidents sur les sites de méthanisation. Allemands comme Français en prennent conscience.

Méthanisation : l'information et le facteur humain au cœur des enjeux de sécurité

© coutrypixel

La sécurité des installations de méthanisation, du cadre réglementaire à l'application sur le terrain. Quels sont les leviers d'optimisation énergétique et économique des installations existantes et à venir ? Tel est le sujet abordé lors de la dernière réunion organisée, par l'Office franco-allemand pour les énergies renouvelables (OFAEnR), mercredi 21 octobre.

 


2015/10/21

Les bioénergies en Europe pèsent 56 milliards d’euros et 1/2 million d’emplois


Source : Bioénergies International



Les bioénergies en Europe pèsent 56 milliards d’euros et 1/2 million d’emplois

Ouvrier des bioénergies

A la veille des négociations de la COP21, les discussions sur les options concrètes pour atténuer les changements climatiques sont une priorité. À cet égard, l’Association européenne pour la biomasse (AEBIOM) vient de publier son rapport statistique annuel le 20 octobre 2015. Ces statistiques confirment que la bioénergie a beaucoup à offrir à l’Europe : alors que peu connu en 2015, la bioénergie représente pourtant déjà plus de 60% de toute l’énergie renouvelable consommée dans UE28.

Une contribution totalement sous-estimée

Même si elle ne vient pas en premier à l’esprit lorsqu’on aborde le sujet des énergies renouvelables, la bioénergie est de loin la principale source d’énergie renouvelable en Europe, avec exactement 61,2%. Les pays européens qui se sont engagés à atteindre leurs objectifs de 2020 en énergies renouvelables comptent ainsi fortement sur la bioénergie, à tel point que pour certains d’entre eux, elle représente plus de 85% des énergies renouvelables, comme l’Estonie, la Pologne ou la Lettonie.

L’AEBIOM révèle dans sa publication que la consommation d’énergie finale de la bioénergie a presque doublé 2000 à 2013 pour atteindre 105 Mtep. Cette tendance devrait se poursuivre et, selon les projections des Etats-membres, la consommation de la biomasse pour l’énergie devraient augmenter d’au moins 33 Mtep d’ici à 2020.

Et Jean-Marc Jossart, Secrétaire général AEBIOM, d’affirmer :«Quand viennent les discussions sur l’énergie renouvelable, le rôle clé joué par la bioénergie en Europe est souvent sous-estimé, par rapport à sa contribution réelle ».

Cette demande croissante peut être expliqué par le fait que la biomasse est la seule source d’énergie renouvelable capable d’alimenter tous les secteurs de l’énergie : les transports, l’électricité et le chauffage. Selon le rapport, 74,6% de la biomasse consommée aujourd’hui à des fins énergétiques est utilisé pour produire de la chaleur (78,4 Mtep), suivie par la bioélectricité (13,5 Mtep) et les biocarburants pour les transports (13,1 Mtep).

Consommation finale de bioénergie. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Consommation finale de bioénergie. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Un potentiel encore très important sans importations

Considérant que la chaleur compte pour la moitié de la consommation finale d’énergie de l’UE28, la biomasse peut jouer un rôle crucial dans la résolution du problème de dépendance énergétique de l’UE. Selon la Commission européenne, cette dépendance coûte actuellement 1 milliard € par jour en  importations de combustibles fossiles vers l’Europe. Et contrairement aux combustibles fossiles importés massivement, les importations de biomasse ne représentent aujourd’hui que 3,84% des bioénergies consommée en Europe. Cela signifie que plus de 95% de la bioénergie consommée en Europe est produite à l’intérieur des frontières européennes.

Toujours selon le rapport AEBIOM, le secteur de la bioénergie a encore le potentiel de croitre fortement. Environ 70% des matières premières de la bioénergie livrée aujourd’hui en Europe provient du secteur forestier, tandis que le reste provient de déchets et de l’agriculture. Contrairement à certaines croyances, seulement 62% de la croissance annuelle des forêts de l’UE (dans les zones disponibles pour l’approvisionnement en bois) est actuellement récoltée chaque année.

Une source très importante d’emplois locaux

Les emplois des bioénergies en Europe

La bioénergie favorise aussi une croissance économique considérable et contribue à la création d’emplois en Europe. Le potentiel de créations d’emploi dans la bioénergie est supérieure à celui des autres technologies d’énergies renouvelables et non renouvelables, en raison des obligations de production des matières premières, de l’approvisionnement, de la manutention et de la logistique. Des études antérieures ont déjà montré que le travail nécessaire pour produire de l’électricité à partir de biomasse est 3 à 6 fois plus élevé que pour les combustibles fossiles. Selon les statistiques d’EurObserv’ER, le nombre d’emplois dans le secteur de la bioénergie en 2013 élève à 494,550 et la valeur ajoutée a été estimé à 56 milliards d’euros.

aebiom_logo

Télécharger une synthèse du rapport 2015 de l’AEBIOM

Pour plus d’informations: Jean-Baptiste Boucher, AEBIOM, Tel: +32 2 318 40 36 – boucher@aebiom.org – www.aebiom.org


2015/10/20

19 novembre 2015, demi-journée sur les biocarburants cellulosiques


Source : Bioénergies International



19 novembre 2015, demi-journée sur les biocarburants cellulosiques

Pompe bioéthanol E85

Le secteur des biocarburants cellulosiques évolue en permanence et à « grande vitesse ». La compétitivité de ce secteur dépend du développement et du « scale up » de nouvelles technologies.

L’échange et le partage sur ce sujet sont essentiels pour ce secteur, c’est pourquoi, le pôle IAR, au travers de sa Commission Biocarburants avancés, organise une demi-journée d’information. L’occasion de vous présenter en détail les unités de biocarburants avancés au niveau mondial et une vitrine de technologies qui apportent de réponses aux challenges industriels du secteur.

Programme

14h-14h15 : Ouverture
Intervenant : Pierre Porot ; Directeur du Programme Biocarburants de l’IFPEN et Président de la Commission Biocarburants Avancés du Pôle IAR
14h15 – 15h : Présentation d’unités d’éthanol cellulosique – Investisseurs, modèle d’affaires, approvisionnement, technologies, productions principales et secondaires.
Intervenant : Louis Tiers ; Chargé de mission en intelligence économique au Pôle IAR
15h – 15h30 : Séance de questions / réponses
15h30 – 16h : Pause café
16h – 17h45 : Vitrine technologique
Intervenants : 6 sociétés technologiques qui apportent des réponses aux challenges industriels du secteur de biocarburants.
17h45 – 18h : Clôture
Intervenant : Pierre Porot ; Directeur du Programme Biocarburants de l’IFPEN et Président de la Commission Biocarburants Avancés du Pôle IAR

logo Industries & Agro-Ressources

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22 et 23 octobre 2015, microalgues, une nouvelle filière industrielle


Source : Bioénergies International



22 et 23 octobre 2015, microalgues, une nouvelle filière industrielle

Microalgues

Le GEPEA – UMR CNRS 6144 et le Pôle Mer Bretagne Atlantique, en partenariat avec l’alliance ANCRE, organisent un colloque sur le thème « Microalgues : une nouvelle filière industrielle » Les jeudi 22 et vendredi 23 octobre 2015 à partir de 9H00 sur le site universitaire de Gavy à Saint-Nazaire.

La journée du vendredi 23 octobre sera consacrées aux Microalgues et Bioénergie

  • 9h00 : Présentation de l’ANCRE, Alliance nationale de coordination de la recherche sur l’énergie par Jacques Bittoun(Représentant l’ANCRE, Président sortant du Comité de Coordination). Présentation du Consortium de Valorisation Thématique de l’ANCRE par Françoise Fabre. Amphi C.
  •  9h45 : Première restitution de l’étude stratégique sur les microalgues pour l’énergie : Corinne Monnier. Amphi C
  •  10h30 : Plateformes R&D AlgoSolis (Jérémy Pruvost) et HélioBiotec CEA (Gilles Peltier) pour les projets collaboratifs « bioénergie », Amphi C.
  •  11h30 à 12h15 : Visite d’AlgoSolis par Jérémy Pruvost
  • Groupe 3, 50 personnes maxi, inscription préalable requise,visite de 30 min.
  • En parallèle à la visite: Portefeuille de brevets du GEPEA pour la valorisation des microalgues par Hervé le Deit(SATT Ouest Valorisation)puis projection des films Pôle Mer-Bretagne Atlantique et Audacity – Saint-Nazaire, Amphi C.
  •  12h15 : Déjeuner au restaurant du site de Gavy.
  • 13h45 : ANR, Financement de projets collaboratifs, Liz Pons
  • 14h10 : Témoignages industriels. Animation par Paul Colonna (INRA), coordinateur du Groupe Thématique « Energies issues de la biomasse » de l’ANCRE, Amphi C.
    • AIRBUS : Airbus et les nouvelles sources de carburants, Yohan Allouche et Isabelle Lombaert-Valot
    • TOTAL S.A.: Exploratory research in microalgae, Frédéric Laeuffer, Séverine Collin, Laurent Fourage et Jean-Michel Brusson
    • SNECMA - Groupe Safran: Les perspectives de Snecma sur les carburéacteurs, Olivier Penanhoat
    • ENGIE : Bioénergies, Olivier Guerrini
  • 16h00 : ADEME, Dispositifs de soutien au développement de filières éco-efficientes et projets impliquant les microalgues : Bruno Gagnepain, Roland Gérard, Alice Gueudet, JC Pouet. Amphi C.
  •  16h20 : Présentation « European Algal Biomass Association »(EABA) Edgar Santos, A4F Portugal, Amphi C.
  • 16h45 : Fin de la journée / clôture du colloque, Jack Legrandet un représentant Pôle Mer Bretagne Atlantique. Amphi C.

Public concerné : Essentiellement industriels & responsables de R&D et de centres techniques des secteurs énergie, environnement, agroalimentaire, cosmétique. Environs 200 personnes attendues. Colloque gratuit ouvert aux adhérents des pôles Pôle Mer Bretagne Atlantique, Pôle Mer Méditerranée, Trimatec et IAR et non adhérents de ces pôles, sur invitation du GEPEA.

Programme et inscription

Contacts informations : Pascal JAOUEN  /  Jack LEGRAND – UMR CNRS 6144, Direction du GEPEA – pascal.jaouen@univ-nantes.fr  /  jack.legrand@univ-nantes.fr

Des questions sur l’événement Colloque « Microalgues : une nouvelle filière industrielle », Saint-Nazaire, les 22 & 23 octobre 2015 ?

Contactez GEPEA – UMR CNRS 6144 & le Pôle Mer Bretagne Atlantique


2015/10/19

Centrale biomasse : la forêt française en danger ?


Source : Actu-Environnement



Centrale biomasse : la forêt française en danger ?

En France, la filière bois-énergie est en pleine expansion. L'approvisionnement en bois des chaufferies collectives, industrielles et de la filière de trituration impacte la ressource forestière. Un conflit d'usage qui pourrait engendrer un véritable saccage environnemental et économique. Enquête...

Centrale biomasse : la forêt française en danger ?

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Plébiscitée en France, la filière "bois énergie" doit permettre d'atteindre l'objectif que s'est fixé le gouvernement de porter à au moins 23% la consommation d'énergie produite à partir d'énergies renouvelables d'ici 2020. Ainsi, l'énergie produite à partir du bois est encensée, considérée comme une énergie carboneutre et permettant de créer de l'emploi local non délocalisable. Les pouvoirs publics ont subventionné de nombreux projets de chaufferies collectives et aussi incité la construction de grosses centrales biomasse de cogénération (production de chaleur et d'électricité à partir du bois) en permettant de vendre l'électricité produite à EDF à un tarif d'achat préférentiel (via les appels d'offres "CRE Biomasse").

En dix ans, tout un réseau de petites chaufferies communales s'est créé. Au départ, ce sont les communes forestières qui ont initié le mouvement, profitant de leurs propres ressources locales. Ces chaufferies alimentent généralement quelques bâtiments publics : la mairie, l'école, le gymnase… Pour Michel Grambert, maire (PCF) de la commune de Selonnet (04), "la nouvelle chaufferie au bois permet d'économiser presque 30% de la facture énergétique par rapport à notre ancienne chaufferie au fioul" et le cours du bois n'est pas aussi versatile que celui du pétrole… à condition qu'il y ait suffisamment de bois pour tout le monde !

Si la métropole ne manque pas de forêt, le bois n'est pas toujours accessible. Un exemple flagrant : les Cévennes. Le département est composé d'une forêt dense mais les dessertes pour accéder aux parcelles sont très restrictives, pentues, étroites, avec des tronçons interdits aux véhicules de plus de 5 tonnes alors que le poids moyen d'un seul arbre avoisine les 1.000kg…

Il y a les dessertes extérieures pour atteindre la forêt mais aussi les dessertes intérieures. "Si un propriétaire possède une parcelle au milieu des parcelles d'un autre propriétaire, pour y accéder il faut que ce dernier donne son accord, et c'est loin d'être acquis…", témoigne un forestier de la forêt privée lozérienne et gardoise. Résultat, en fonction de l'accessibilité, le coût de l'exploitation sera plus ou moins élevé.

L'autre frein majeur pour rendre le bois accessible : le morcellement des propriétés. Trois quarts des forêts françaises sont détenus par des propriétaires privés. Seuls ceux qui possèdent plus de 25 hectares ont l'obligation de gérer leur forêt et donc de rendre du bois disponible. Mais le plus grand nombre de propriétaires a de toutes petites parcelles et aucune obligation de gérer son patrimoine et surtout ce n'est pas rentable. La mobilisation d'engins coûte cher, il faut environ 10 hectares d'un seul tenant pour amortir les coûts d'exploitation. Problème, à chaque succession, le patrimoine est divisé par le nombre de successeurs, le morcellement s'accentue de génération en génération.

Dans ce contexte, les détenteurs de petites chaufferies collectives voient d'un très mauvais œil les énormes centrales biomasses qui ont besoin d'une très grande quantité de bois. Par peur d'être oublié par les exploitants forestiers qui préféreraient signer un seul contrat juteux avec une "mégacentrale" plutôt que de fournir plein de toutes petites structures. Par peur aussi de voir les forêts accessibles prises d'assaut, ne laissant que les autres forêts, plus chères à exploiter et donc plus cher pour le consommateur final.

D'autres craintes germent au sein d'associations et d'organismes de protection de l'environnement : dans les zones tendues, où la disponibilité du bois est faible. Comment empêcher les exploitants forestiers non scrupuleux de démarcher les fameux petits propriétaires, non pas pour gérer leurs parcelles mais pour les raser. Rien ne les empêche de le faire sur des parcelles de moins de 4 hectares. Et il y a déjà des exemples et dans des zones très sensibles d'un point de vue environnemental (réserve naturelle, espace Natura 2000, ripisylve…).

Les papeteries étaient déjà de gros consommateurs de bois, celle de Tarascon engloutit plus d'un million de tonnes de bois par an ! Mais à peine cent kilomètres plus loin, deux mégacentrales vont voir le jour d'ici quelques mois, une à Brignoles et une autre à Gardanne.

Celle de Gardanne sera la plus grosse centrale biomasse de France, elle aura besoin de 850.000 tonnes de bois par an. Force est de constater qu'il n'y a pas assez de bois en France pour alimenter cette centrale puisque 50% proviendra de l'étranger. Pour le reste, l'usine prévoit un rayon d'approvisionnement de 400 km, de quoi inquiéter de nombreux acteurs de la filière bois énergie et aussi de l'industrie papetière.

Opportunité pour les uns, aberration pour les autres, le débat sur les mégacentrales biomasse ne fait que commencer.

 


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