Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici les nouvelles les plus importantes concernant la biomasse et les filières vertes.

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2017/09/26

De la nourriture aquacole à base de bois


Source : Usine Nouvelle



De la nourriture aquacole à base de bois

Arbiom, via Biométhodes, et les autres porteurs du projet Sylfeed vont tenter d’industrialiser la production de protéines végétales pour l’alimentation des poissons d’élevage à base de produits ligneux. Un démonstrateur industriel devrait être installé sur le site de Norske Skog à Golbey (Vosges).

De la nourriture aquacole à base de bois

Papeterie Norske Skog à Golbey © photo pascal Guittet

Arbiom (ex-Biométhodes) a annoncé le 25 septembre le lancement du projet Sylfeed, qui vise à créer une filière "du bois à l’alimentation". Il s’agirait de mettre en place, avec 7 partenaires européens, une chaîne de valeur allant de l’approvisionnement en biomasse (déchets de bois) à un produit fini destiné à l’alimentation en aquaculture. Actuellement, en Europe, le secteur est dépendant à 70% des importations de protéines et d'après les porteurs du projet, il y a de la place pour plus de 50 bioraffineries de lignocellulose, soit une production de 1,4 million de tonnes de protéines végétales.

Un projet européen

Le projet Sylfeed réunit 8 acteurs représentant 5 pays d’Europe de l’Ouest et du Nord (France, Suède, Belgique, Islande et Norvège). L’approvisionnement en déchets de bois et le démonstrateur industriel (5000 tonnes/an de lignocellulose) seraient pris en charge par Norske Skog Golbey (Vosges), un des leaders européens de la production de papier journal, grâce à un procédé de fractionnement de la biomasse et de conversion en protéines unicellulaires développé par Arbiom (ex-Biométhodes), accompagné par l’institut de recherche suédois RISE Processum.

Le traitement à l’échelle industrielle de l’acide phosphorique (en boucle fermée) serait effectué par la société belge Prayon, leader mondial du secteur. La nourriture aquacole ainsi obtenue, formulée et testée par l’institut de recherche islandais Matis, serait validée par Laxa en Islande et Skretting en Norvège. L’analyse exhaustive du cycle de vie est assumée par le norvégien Østfoldforskning.

Le projet Sylfeed a obtenu 10,9 millions d’euros de financements du Bio-based industries joint undertaking. Née en 1997 au sein du génopole d’Evry, la biotech Biométhodes, spécialisée dans la chimie biosourcée, s’est rebaptisée Arbiom en 2015, après son rapprochement avec l’américaine OptaFuel.

Des débouchés pour la biomasse forestière

Ce projet "permet à la fois d'ouvrir la biomasse forestière à de nouveaux débouchés et de franchir la dernière étape avant la concrétisation de la construction d'une future usine à grande échelle sur le site de Golbey", a commenté Yves Bailly, PDG de Norske Skog Golbey. Le site s’était inscrit dans l’ensemble vosgien Green Valley, d’abord en soutenant l’installation de l’unité de panneaux bois Pavatex, puis en collaborant avec Arbiom dans le cadre du projet de bioraffinerie BioSkog, soutenu par la région Grand Est et le fonds européen Feder.


Un séchoir solaire de plaquettes forestières dans les Deux-Sèvres


Source : Bioénergies International



Un séchoir solaire de plaquettes forestières dans les Deux-Sèvres

Projet de séchoir solaire à Nueil-les-Aubiers, BASE

La commune de Nueil-les-Aubiers dans le département des Deux-Sèvres est résolument tournée vers les énergies renouvelables. Elle a décidé d’implanter des éoliennes sur son territoire et a sollicité l’entreprise BASE pour un projet de développement local tourné vers les énergies renouvelables. Ce projet consiste à construire un séchoir solaire basé sur la technologie Cogen’Air (couverture photovoltaïque refroidie par circulation d’air) pour sécher du bois produit localement et alimenter les chaufferies du territoire.

Ce séchoir solaire est composé de 400 panneaux Cogen’Air pour une production électrique de 100 kWc et une production thermique de 298 kW. Cette énergie permettra de sécher du bois déchiqueté (peuplier, frêne vert et chêne) dans trois cellules et quatre bennes de séchage.

L’air extérieur est aspiré au faîtage, est réchauffé sous les panneaux Cogen’Air puis est insufflé sous la matière à sécher. Cette solution est 100% écologique et permet d’augmenter le pouvoir calorifique du bois pour pouvoir chauffer plus longtemps. Le séchage solaire avec Cogen’Air des plaquettes forestières permet également de maîtriser l’humidité de la matière, réduire les émissions de particules fines et d’augmenter la durée de vie des chaufferies.

Le démarrage des travaux de construction du séchoir est prévu pour l’été 2017. La mise en service se fera à la fin de l’année.

www.base-innovation.com


La maîtrise de l'énergie dans le froid industriel


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



La maîtrise de l'énergie dans le froid industriel

Mis à jour - Mis en ligne le : 26/09/2017 - Date d'édition : 01/09/2017

Cet ouvrage est une édition entièrement révisée du précédent ouvrage ADEME-AFF de 1999 : Le froid efficace dans l'industrie. Il permet de comprendre et d'identifier des pistes pertinentes (techniques et méthodologiques) pour améliorer l'éco-efficience des installations de froid. Ce guide s'adresse... 

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Guide des bonnes pratiques énergétiques en scierie


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Guide des bonnes pratiques énergétiques en scierie

Nouveau - Mis en ligne le : 26/09/2017 - Date d'édition : 01/09/2017

La maîtrise de l'énergie représente pour les entreprises de la filière bois un « gisement de compétitivité » qu'il est aujourd'hui essentiel d'exploiter : elle revêt une importance décisive en participant significativement à la réduction des coûts de fonctionnement et par conséquent impacte... 

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2017/09/24

10 novembre 2017, la biomasse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre


Source : Bioénergies International



10 novembre 2017, la biomasse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

Plantation de miscanthus, photo Chambre d’agriculture de Picardie

Le Réseau Mixte Technologique biomasse et territoires organise une journée d’échanges autour de la réduction des émissions de gaz à effet de serre le vendredi 10 novembre 2017 de 9h30 à 16h30 à Paris. 

Au programme de ce colloque :

  • Quelle place pour le secteur agricole au sein des politiques climatiques ?
  • Bilans GES et énergie dans les filières locales de valorisation de la biomasse agricole : exemples d’effets de pratiques à partir d’ACV
  • Analyse de cycle de vie comparative de panneaux de portes automobiles biosourcés (PP/fibres de lin et de chanvre) et pétrosourcés (ABS) – intérêt de l’utilisation des biomatériaux pour réduire les GES
  • Retour d’expérience sur l’engagement de la filière Colza-Diester afin de réduire les émissions de GES
  • Production de biomasse et stockage de carbone dans les sols : quel impact sur le bilan GES ?
  • Le miscanthus, une culture intéressante pour réduire les émissions de GES ?
  • Projet Carbocage, stocker du carbone et créer de la valeur par les haies
  • Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) : révision de la stratégie et scénarisation prospective

>> Télécharger le programme détaillé

Inscription obligatoire pour réserver le repas avant le 27 octobre 2017 auprès de Virginie Vasseur – Chambre d’Agrciulture Hauts-de-France – 03 22 33 69 97

Contacts :


Les bandes de biomasse ligneuse pour lutter contre l’érosion des sols


Source : Bioénergies International



Les bandes de biomasse ligneuse pour lutter contre l’érosion des sols

 

Le Réseau Mixte Technologique biomasse et territoires vient de publier une fiche de synthèse sur la contribution des bandes ligneuses à la lutte contre l’érosion des sols. Cette fiche propose des recommandations pour la conduite de ces bandes et met en avant des expériences locales présentées lors de la journée thématique organisée par le Réseau le 8 mars 2017 à Belleville-en-Caux.

>> Téléchargez la fiche “Cultures biomasse et érosion des sols”

Retrouvez également les présentations des intervenants à la journée technique du 8 mars 2017 et les posters:

Contacts :


Feuille de route stratégique de la méthanisation en France à l’horizon 2050


Source : Bioénergies International



Feuille de route stratégique de la méthanisation en France à l’horizon 2050

L’installation de méthanisation du GAEC des Buissons à Saint-Lambert-La-Potherie-49, photo HoSt

Pour accompagner spécifiquement le développement de la méthanisation en France et structurer au niveau national une réflexion stratégique sur les besoins de recherche et développement, l’ADEME a soutenu la réalisation d’une feuille de route stratégique «Méthanisation». La feuille de route a vocation à faire office de référence pour tous les acteurs de la RDI en matière de méthanisation. Cette production collective est l’aboutissement de six mois de concertations d’un panel de dix-sept experts, animé par l’ADEME.

Les objectifs sont :

  • d’éclairer les enjeux industriels, économiques, sociétaux et environnementaux du développement de la filière ;
  • d’imaginer des visions cohérentes et partagées de la méthanisation à long terme ;
  • d’identifier les verrous scientifiques et technologiques, organisationnels, économiques, financiers, sociologiques, culturels, psychologiques et liés aux politiques et mesures publiques ;
  • de mettre en avant les besoins et priorités de recherche, de développement, d’innovation (RDI) pour favoriser et accompagner le développement d’une filière française.

Le groupe d’experts réunis dans le cadre de cette feuille de route s’est attaché à imaginer des visions souhaitables du développement de la filière méthanisation en France à l’horizon 2050. Pour être en capacité de les atteindre, il a identifié les verrous techniques à lever et par conséquent les besoins de recherche, développement et innovation (RDI).

Téléchargements :

En complément de la feuille de route, il sera utile de se référer aussi à l’avis de l’ADEME sur la méthanisation, publié en novembre 2016 : il décrit les fondamentaux de la méthanisation tels que les réactions biologiques et les conditions favorables à la production de biogaz, les techniques disponibles, la réglementation en place, les impacts environnementaux et la rentabilité des installations de méthanisation.


29-30 novembre 2017, le bois en fin de vie, nouvel essor pour l’énergie


Source : Bioénergies International



29-30 novembre 2017, le bois en fin de vie, nouvel essor pour l’énergie

Le 30 novembre 2017 au Havre, le Comité Interprofessionnel du Bois-Energie (CIBE) organise un colloque intitulé : “Bois en fin de vie : Nouvel essor pour l’énergie !”

En France, avec un flux annuel de plus de sept millions de tonnes, la mobilisation des bois en fin de vie est au coeur de plusieurs enjeux :

  • réduire les volumes encore destinés à l’enfouissement et donc au gaspillage (3 millions de tonnes par an)
  • éviter de déstabiliser les filières actuelles de valorisation en panneaux de particules (2 millions de tonnes par an)
  • optimiser la valorisation énergétique (1,5 million de tonnes par an)

Le reste du gisement est exporté vers la Belgique et l’Italie, voire parfois vers des centrales du Nord de l’Europe. (1 million de tonnes par an).

Comment éviter la perte importante de la valeur ajoutée pour les régions productrices et mieux exploiter cette ressource localement ? Afin d’identifier les défis pour mobiliser les bois usagers, les experts du CIBE et leurs partenaires dresseront un état des lieux de cette sous-filière, alimenté par l’expérience des pays voisins (Belgique, Angleterre). Les discussions s’articuleront autour de trois grandes thématiques :

9h30 – Législations, réglementations et classifications

Les bois en fin de vie sont majoritairement des objets en bois massif ou des panneaux de bois reconstitué produits par de nombreux acteurs économiques et secteurs d’activité : ménages, entreprises, commerce, bâtiment… Ils peuvent être constitués de matière vierge, avoir reçu différents types de traitement chimique (produit de préservation, colle, finition…) ou être associés plus ou moins fortement à d’autres matériaux (revêtement, plastique, métal, verre…).

Ils sont concernés par les politiques et législations relatives, d’une part, aux déchets et à leur devenir et, d’autre part, aux débouchés potentiels et à leurs obligations. Le cadre réglementaire de l’Union européenne fournit une base commune aux Etats membres, notamment dans la perspective d’un usage énergétique, et des textes spécifiques aux bois en fin de vie viennent parfois enrichir les arsenaux législatifs et réglementaires nationaux.

Toutefois, les approches sont assez disparates selon les pays. En effet, les classifications des bois en fin de vie (définitions, catégories, teneurs limites en contaminants…) ont le plus souvent été suggérées par les professionnels : elles varient donc au gré des débouchés proposés dans chaque pays et ne disposent pas d’un statut réglementaire, excepté en Allemagne.

Quelles évolutions, notamment en matière d’harmonisation des classifications, seraient de nature à faciliter le développement de la valorisation des bois en fin de vie ?

11h30 – Gisements et usages

Les bois en fin de vie sont récupérés de diverses manières selon les secteurs : apport volontaire par le producteur en déchèterie, service de collecte au porte-à-porte pour les ménages, mise à disposition de bennes pour les entreprises ou sur les chantiers du bâtiment… Les bois sont ensuite conditionnés sur des plateformes / centres de tri ou directement sur le site utilisateur.

Le recyclage dans l’industrie du panneau de particules et la production d’énergie sont les deux principaux modes de valorisation des bois en fin de vie, en substitution aux bois d’origine forestière. Une articulation est donc nécessaire même si les exigences sont différentes : l’énergie fixe des seuils bas sur les métaux, le chlore… pour limiter l’impact sur les émissions atmosphériques notamment, alors que l’industrie du panneau privilégie la qualité physique en imposant davantage de bois massif dans les approvisionnements et en évitant au maximum la présence de vieux panneaux de fibres.

Où faudrait-il placer le curseur pour satisfaire les acteurs de chaque filière de valorisation tout en maintenant la qualité des gisements et des mix produits ?

15h – Contraintes d’exploitation

Les composés exogènes contenant des éléments traces métalliques, du chlore… provoquent la formation de polluants dont il convient de limiter la présence dans les rejets atmosphériques. Pour cela, il est indispensable, d’une part, d’utiliser un combustible correctement préparé (notamment par l’extraction de la fraction fine) et, d’autre part, de disposer d’un système performant de dépoussiérage des fumées captant une grande partie des métaux lourds, dioxines et furanes (filtre à manches, dépoussiéreur électrostatique) et d’équipements complémentaires de traitement pour détruire ou piéger la part résiduelle de ces polluants.

La valorisation énergétique des bois en fin de vie ne peut donc pas être opérée dans n’importe quelles conditions. Quelles sont les bonnes pratiques et les voies d’optimisation envisageables en matière de préparation du combustible, de conduite des installations et de performance environnementale ?

La veille, le mercredi 29 novembre 2017 seront organisées des visites de sites pour illustrer la thématique.

>> Télécharger le programme détaillé

En parallèle de ce colloque, le comité de pilotage de préparation du colloque a souhaité mettre à l’honneur les professionnels proposant des équipements et compétences adaptés à la combustion des bois fin de vie, sous forme de stands accessibles lors des pauses et déjeuner.

Pour s’inscrire, cliquez sur ce lien.

Pour en savoir pus : www.cibe.fr


2017/09/22

La France encore à la traîne des énergies renouvelables malgré les apparences


Source : Bioénergies International



La France encore à la traîne des énergies renouvelables malgré les apparences

Installation de méthanisation du Gaec P2MN à Courtes dans l’Ain, photo Bio4gas

Le Commissariat général français au développement durable a publié le 8 septembre 2017 le Suivi de la directive 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables qui fait le point sur le développement des EnR en France en 2016.

Selon les données publiées, la France n’a réalisé que les deux tiers de l’objectif fixé pour 2020 dans le cadre du Plan National d’Action en faveur des énergies renouvelables. Ces résultats confirment les craintes exprimées par le SER depuis plusieurs années : sans une accélération massive du développement des EnR, la France ne sera au rendez-vous des engagements qu’elle avait pris pour 2020, soit 23 % d’énergies renouvelables dans sa consommation finale.

Selon le rapport du CGDD, les énergies renouvelables représentent 15,7 % de notre bouquet énergétique fin 2016. Cette part a augmenté de 6,5% depuis 2005 grâce à la montée en puissance des biocarburants, des PAC et de la filière éolienne terrestre, ainsi qu’au développement du solaire photovoltaïque et de la biomasse pour le chauffage. Avec le rythme constaté en 2016, la part des EnR atteindrait 19% fin 2020.

« Pour redresser la trajectoire et parvenir à l’objectif que la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte fixe pour 2030, soit de 32 % d’énergies renouvelables dans notre consommation, il est urgent de mobiliser toutes les filières et de mettre en œuvre très rapidement les mesures opérationnelles que nous avons proposées au Gouvernement dès cet été. Le SER a, en effet, identifié des actions concrètes et immédiates, qui portent sur les aspects juridiques, économiques, techniques et industriels. Nous sommes convaincus qu’elles permettront d’accélérer le rythme de développement des énergies renouvelables pour être au rendez-vous 2030 », déclare Jean-Louis BAL, Président du SER.

Lien vers Synthèse du livre blanc
Lien vers rapport CGDD


2017/09/21

Le bois comme source d’énergie, une histoire sans fin


Source : Bioénergies International



Le bois comme source d’énergie, une histoire sans fin

Un article d’Andreas Keel, directeur d’Energie Bois Suisse, paru en décembre 2016 dans le bulletin n°62 de l’association

Aucun agent énergétique n’a accompagné et influencé le cours de l’histoire de l’humanité aussi durablement que l’énergie du bois. Et aucun agent énergétique n‘a réussi à s’adapter aussi vite aux conditions et besoins changeants que la chaleur issue de la forêt.

L’énergie bois fut bien avant l’agriculture un facteur majeur d’émancipation pour l’espèce humaine, photo Frédéric Douard

Homo erectus bilzingslebensis

Il y a près de 300 000 ans, homo erectus bilzingslebensis a inventé l’énergie du bois, dans la région de la Thuringue actuelle (Allemagne de l’Est). C‘était le premier Homme qui maîtrisait activement le feu et savait rôtir un morceau de viande sur le feu, faire cuire une pâte simple faite de graines moulues pour en faire une galette de pain et chauffer son abri rustique grâce au feu. Des vestiges plus anciens prouvent que ses ancêtres avaient déjà commencé à utiliser le feu il y a environ 1,8 million d‘années. Mais ces premiers Hommes dépendaient de ce que la nature fasse tomber le feu entre leurs mains. L‘invention du premier briquet date d’il y a 32000 ans. Près de 20 000 ans plus tard, on a réussi à transporter des braises de bois dans des bols en argile fraîche : c’était assurément l’heure de naissance de la chaleur à distance ou des centrales de chauffage mobiles ! Désormais, le travail pénible de frotter l’amadouvier à chaque nouveau campement devenait superflu.

Comme effet secondaire de ce transport, on a constaté que les braises faisaient durcir les bols en argile, donnant l‘impulsion de départ au développement de la poterie et de la construction de fours. Plus tard, sous l‘Empire romain, les métiers d‘artisan sanitaire et d‘installateur de chauffages ont connu un essor sans précédent. Les hypocaustes développés à l‘époque sont restés populaires jusqu‘à nos jours.

Les particules fines au Moyen-Âge

En termes de technique de chauffage, le Moyen-Âge était pour l‘essentiel marqué par les foyers ouverts et les cuisinières à bois. La première cheminée ouverte documentée date de l’an 820 et se trouvait au Monastère de Saint-Gall. On discutait déjà vivement des particules fines à l’époque, mais ce problème n‘a pu être résolu que lors du développement de poêles emmurés à chargement arrière. Comme on chargeait ces nouvelles installations en-dehors de la pièce à réchauffer, les locaux où l‘on séjournait n‘étaient plus touchés par la fumée. Simultanément, les cheminées venues d‘Italie sont arrivées en force. Le plus ancien code de lois, le Miroir des Saxons, est assurément l‘inventeur des prescriptions de protection incendie : “que tout un chacun protège et garde son poêle et son mur pare-feu pour empêcher que les étincelles n‘atteignent la maison du voisin et lui causent dommage“. La mission des ramoneurs consistait donc non seulement à nettoyer les cheminées, mais aussi à ordonner des mesures générales de sécurité incendie. C‘est pourquoi l‘entretien des cheminées leur était conférée sous forme de privilège. Les ramoneurs étaient donc au service du roi et occupaient une position particulière parmi les ouvriers. Comme signe extérieur de ce privilège, l‘empereur Frédéric le Grand leur accorda le droit de porter un haut-de-forme noir en soie.

Evolution de la valeur limite des émissions de poussières fines en Suisse depuis 1980. Source sfih-holzfeureungen.ch. Cliquer sur le diagramme pour l’agrandir.

En 1859, Edwin L. Drake a été le premier qui, lors d‘un forage réussi, a découvert un puits de pétrole commercialisable; peu après, l‘or noir a conquis le monde entier. L‘énergie du bois est ensuite passée au second plan. Mais elle a toujours été au rendez-vous en période de crise, comme durant les deux guerres mondiales, alors que l‘importation des autres agents énergétiques fléchissait. L‘étape suivante fut l‘invention des plaquettes de bois et des chauffages automatiques aux plaquettes durant les années soixante du siècle dernier.

L‘énergie-bois cleantech depuis 1983 en Suisse

En Suisse l’entrée en vigueur de la première loi sur la protection de l‘environnement et de l‘ordonnance sur la protection de l‘air correspondante a ensuite amorcé un nouveau développement technique permettant de réduire massivement les polluants, grâce à des impulsions de l‘industrie sous forme de nouveaux concepts de combustion et de qualité. Rares sont les technologies qui ont connu une évolution aussi rapide et novatrice. Au milieu des années 90, les chaudières à grille ont conquis le marché et l‘assortiment de bois-énergie exploitable s‘est immédiatement agrandi pour inclure aussi les qualités inférieures. Quelques années plus tard, l‘industrie a lancé les chauffages à granulés. C‘est grâce à ceux-ci que nous chauffons même les maisons individuelles au bois, automatiquement et aisément.

Depuis peu, nous disposons en outre d‘un complément intéressant et particulièrement apte à compenser les charges faibles : les installations à plusieurs chaudières. Avec leurs longues années d‘expériences opérationnelles, plus de 20 installations font état d‘une percée technologique réussie aussi dans la production d‘électricité.

Mais l‘énergie-bois répond présente aussi dans le domaine des basses puissances. Les chaudières d‘habitat assurent de plus en plus les fonctions de chauffage central au regard du besoin décroissant de puissance thermique et de la structure plus ouverte des nouveaux bâtiments.

Andreas KEEL, directeur d’Energie Bois Suisse – www.energie-bois.ch


22,1 % d’électricité renouvelable en France au deuxième trimestre 2017


Source : Bioénergies International



22,1 % d’électricité renouvelable en France au deuxième trimestre 2017

Les moteurs de cogénération biogaz des Ets Baudelet dans les Hauts de France, photo F. Douard

La production électrique des filières éolienne, solaire et des bioénergies est en augmentation de 11 % par rapport au deuxième trimestre de l’année 2016. Cependant, le taux de couverture trimestriel de la consommation électrique par les énergies renouvelables est en baisse de 4 %, qui s’explique par la production hydraulique exceptionnellement basse du printemps 2016.

Le parc renouvelable voit sa puissance augmenter de 417 MWé au cours du dernier trimestre et enregistre une augmentation de 2 030 MWé sur une année glissante, les filières solaire et éolienne cumulées représentant 95 % de cette augmentation. La puissance du parc de production d’électricité renouvelable – hydroélectricité, solaire photovoltaïque, éolien et bioénergies – s’élève, fin juin 2017, à 46 853 MWé et atteint désormais 91 % de l’objectif 2018 entériné par la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie).

Le parc de la filière bioénergies électriques (bois et biomasse) s’élève fin juin à 1 934 MWé, avec 12 MWé supplémentaires raccordés durant le deuxième trimestre. Sur les 12 derniers mois, le parc métropolitain progresse de 2,5 % avec 48 MWé raccordés aux réseaux. Sur cette même période, la production de bioénergies représente 6,8 TWh, en augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente, et couvre 1,4 % de la consommation électrique française. Le parc a atteint les objectifs fixés à la filière à l’horizon 2018 et représente 76 % du scénario bas 2023.

En comparaison, sur la même période, l’énergie éolienne couvre 4,2 % de la consommation électrique française, l’énergie solaire photovoltaïque 1,9 % et l’hydroélectricité 13,1 %.

Ces éléments sont extraits du Panorama de l’électricité renouvelable élaboré par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis et l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF).

Télécharger le Panorama de l’électricité renouvelable au 30 juin 2017


2017/09/15

REACSOL pour convertir la biomasse en carburant solaire


Source : Enerzine.com



REACSOL pour convertir la biomasse en carburant solaire

​Développé par le Liten, institut de CEA Tech, le réacteur solaire REACSOL a été utilisé pour gazéifier de la biomasse à haute température en collaboration avec le CNRS-PROMES.

Les résultats des essais de gazéification sous flux solaire concentré de bois injecté en continu sont encourageants.

Exploiter le rayonnement du soleil en orientant, au moyen de miroirs, les flux de photons pour obtenir des températures élevées et apporter une énergie décarbonée à des réactions endothermiques, tel est le principe du réacteur solaire à concentration.

Dans le cadre du Carnot REACSOL, un tel réacteur a été réalisé au Liten à Grenoble et testé en gazéification de biomasse sur un concentrateur solaire du CNRS PROMES à Font Romeu.

Près de 100 essais ont été effectués en continu, permettant de comparer divers protocoles et d’étudier l’influence de certains paramètres : température (entre 1200-1400°C), absorption directe ou indirecte du flux solaire concentré, apport de vapeur d’eau ou de CO2, types de charges lignocellulosiques…

Les résultats montrent que l’utilisation de l’énergie solaire pour la réaction de gazéification permet d’améliorer significativement la valorisation de la matière. En effet, l’énergie nécessaire à la gazéification est apportée par le flux solaire et non par l’oxydation d’une partie de la charge de biomasse. En outre, on observe dans tous les cas une conversion totale de la biomasse (taux de conversion de carbone supérieur à 95%) et le stockage d’une partie de l’énergie solaire sous forme d’un gaz de synthèse de grande qualité.

Cette campagne d’essais confirme la faisabilité de la conversion en gaz de charges carbonées solides dans un réacteur solaire. La modélisation des réactions et transferts permettra d’appréhender l’extrapolation de la technologie et le changement d’échelle.

© CEA / Sylvain RODAT


2017/09/14

Feuille de route stratégique Méthanisation


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Feuille de route stratégique Méthanisation

Pour accompagner spécifiquement le développement de la méthanisation et structurer au niveau national une réflexion stratégique sur les besoins de recherche et développement, l'ADEME a soutenu la réalisation d'une feuille de route stratégique «Méthanisation».

Les objectifs sont :

  • d'éclairer les enjeux industriels, économiques, sociétaux et environnementaux du développement de la filière ;
  • d'imaginer des visions cohérentes et partagées de la méthanisation à long terme ;
  • d'identifier les verrous scientifiques et technologiques, organisationnels, économiques, financiers, sociologiques, culturels, psychologiques et liés aux politiques et mesures publiques ;
  • de mettre en avant les besoins et priorités de recherche, de développement, d'innovation (RDI) pour favoriser et accompagner le développement d'une filière française.

Documents à télécharger :


2017/09/12

Energies renouvelables : “une accélération massive d’ici 2020 est indispensable”


Source : Enerzine.com



Energies renouvelables : “une accélération massive d’ici 2020 est indispensable”

Le Commissariat général au développement durable a publié vendredi le « Suivi de la directive 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables » qui fait le point sur le développement des EnR en France en 2016.

Selon les données publiées, la France n’a réalisé que les deux tiers de l’objectif fixé pour 2020 dans le cadre du Plan National d’Action en faveur des énergies renouvelables. Ces résultats confirment les craintes exprimées par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) depuis plusieurs années : “sans une accélération massive du développement des EnR, la France ne sera au rendez-vous des engagements qu’elle avait pris pour 2020, soit 23 % d’énergies renouvelables dans sa consommation finale.

Selon le rapport du CGDD, les énergies renouvelables représentent 15,7 % de notre bouquet énergétique fin 2016. Cette part a augmenté de 6,5% depuis 2005 grâce à la montée en puissance des biocarburants, des PAC et de la filière éolienne terrestre, ainsi qu’au développement du solaire photovoltaïque et de la biomasse pour le chauffage. Avec le rythme constaté en 2016, la part des EnR atteindrait 19% fin 2020.

« Pour redresser la trajectoire et parvenir à l’objectif que la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte fixe pour 2030, soit de 32 % d’énergies renouvelables dans notre consommation, il est urgent de mobiliser toutes les filières et de mettre en œuvre très rapidement les mesures opérationnelles que nous avons proposées au Gouvernement dès cet été. Le SER a, en effet, identifié des actions concrètes et immédiates, qui portent sur les aspects juridiques, économiques, techniques et industriels. Nous sommes convaincus qu’elles permettront d’accélérer le rythme de développement des énergies renouvelables pour être au rendez-vous 2030, » a déclaré Jean-Louis BAL, Président du SER.

Lien vers la Synthèse du livre blanc du SER : ici (.pdf)

Lien vers le rappord CGDD : ici (.pdf)


2017/09/07

France : Vers un arrêt progressif de la production d’hydrocarbures d’ici 2040


Source : Enerzine.com



France : Vers un arrêt progressif de la production d’hydrocarbures d’ici 2040

Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté mercredi en conseil des ministres le projet de loi mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l’énergie et à l’environnement.

« Laisser les énergies fossiles dans le sous-sol » est l’un des axes principaux du Plan climat pour lutter contre le changement climatique qui doit contribuer à maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 2 °C. La France devient le premier pays au monde à proposer un projet de loi visant à interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures sur son territoire comme le prévoyait le projet de campagne présidentielle.

Le projet de loi amorce la sortie progressive et irréversible de la production de pétrole et de gaz sur le territoire français à l’horizon 2040, conformément à l’engagement pris le 6 juillet dernier lors de la présentation du Plan climat, et inscrit de fait dans le droit l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des gaz de schiste.

« Avec ce projet de loi, la France assume son rôle de chef de file dans la lutte contre le changement climatique et encourage d’autres pays à la rejoindre dans son engagement, dans la continuité de l’Accord de Paris », a déclaré Nicolas Hulot à l’issue du Conseil des ministres.

Le projet de loi présenté par Nicolas Hulot en conseil des ministres est la première traduction concrète des décisions du Plan climat présenté le 6 juillet 2017.

1/ Le 5e rapport du GIEC indique que pour respecter l’objectif des 2 °C, il faut renoncer à l’exploitation de 80 % des ressources d’hydrocarbures. La première priorité du projet de loi est donc d’arrêter la recherche d’hydrocarbures :

– dès la publication de la loi, aucun nouveau permis de recherche d’hydrocarbures ne sera attribué, ce qui mettra un terme à la recherche de nouveaux gisements ;

– les concessions d’exploitation existantes ne pourront pas être renouvelées au-delà de 2040, ce qui programme à cet horizon la fin de l’exploitation. Ainsi, la situation des nombreuses demandes mises en attente par le précédent gouvernement sera clarifiée : les nouveaux permis de recherche pourront être refusés, tandis que les situations légalement acquises seront respectées tout en se conformant au nouvel objectif de fin d’autorisation de renouvellement à l’horizon 2040 ;

– à partir du moment où est interdite la recherche d’hydrocarbures et où aucun permis d’exploration de gaz de schiste n’a été délivré à ce jour, aucune exploitation de gaz de schiste ne sera plus possible en France.

2/ La fin de la production d’hydrocarbures à l’horizon 2040 est cohérente avec l’objectif de réduction de la consommation d’énergies fossiles de 30 % d’ici 2030, en vue d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Dans cette optique l’arrêt de la production nationale se déroulera par étape et de façon concomitante à la baisse de la consommation d’énergies fossiles. Le Plan climat prévoit en outre de nombreuses mesures pour accompagner les Français dans la réduction progressive de leur consommation d’énergie, mesures qui seront mises en œuvre dans les prochains mois.

3/ Le projet de loi comprend également plusieurs dispositions visant à mieux protéger les consommateurs d’énergie et à transposer des directives européennes.

La loi comporte également les dispositions suivantes :

– une habilitation pour permettre la régulation des infrastructures souterraines de stockage de gaz permettant de mieux garantir la disponibilité du gaz en hiver ;

– la précision de la compétence de la Commission de régulation de l’énergie en matière de rémunération des prestations de gestion de clientèle effectuées par les fournisseurs d’énergie pour le compte des gestionnaires de réseau de distribution, afin que cette rémunération soit fixée de manière transparente pour tous les fournisseurs et n’induise pas de surcoût pour les consommateurs ;

– la transposition de la directive européenne 2015/1513 relative aux biocarburants et assurant la qualité des biocarburants en termes de réduction de leur empreinte carbone et de durabilité ;

– la transposition de la directive 2016/2284 concernant la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques.

Réaction d’Europe Écologie Les Verts (EELV)

C’est un signe positif envoyé à la planète. Certes, la France produit très peu d’énergie issue des hydrocarbures, mais le symbole de cette décision marque une volonté politique de changer de régime.

Toutefois, les écologistes dénonce l’article 3 du projet du loi, qui exclut de l’interdiction d’exploitation “les gaz de couche”. “Ces derniers émettent des gaz à effet de serre, notamment du méthane et participe à la pollution des sols, de l’eau et l’air. Il est donc nécessaire de l’interdire au même titre titre que tous les autres hydrocarbures” affirme le mouvement politique.

Et d’ajouter : “Cette sortie des fossiles est d’autant plus nécessaire que l’alternative est désirable : investir dans la transition écologique, et donc dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, pourrait créer plus d’un million d’emplois en France.”

Réaction de Greenpeace France

Pour Greenpeace France, ce projet de loi a également le mérite d’afficher un bon objectif : “il faut sortir des énergies fossiles, c’est la condition sine qua non pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.”

L’ONG critique pourtant le projet de loi dans la façon dont il est formulé.

« Il laisse encore la porte ouverte à trop de menaces pour le climat et les écosystèmes. Par exemple, pourquoi permettre la prolongation des permis d’exploration en cours ? » s’interroge Sarah Fayolle, chargée de campagne climat et énergie pour Greenpeace France.

Par ailleurs, « en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce projet de loi n’aura qu’un impact limité puisque la France importe 99% des hydrocarbures qu’elle consomme. »

« Par conséquent, le gouvernement ne doit pas se contenter d’agir sur la production d’hydrocarbures, il doit aussi intervenir sur le volet consommation. Et il doit absolument accompagner ce projet de loi d’une véritable politique de transition énergétique, en renforçant le développement des énergies renouvelables » conclue Sarah Fayolle.


2017/09/05

Eurobois, du 6 au 9 février 2018, Eurexpo Lyon


Source : Bioénergies International



Eurobois, du 6 au 9 février 2018, Eurexpo Lyon

Le rendez-vous fédérateur de toute la filière bois

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Salon référence de la filière bois en France depuis plus de 30 ans Eurobois, est un véritable lieu d’échange pour l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux.

5 univers pour une offre riche et représentative de la transformation du bois, du bois matériau et de l’agencement

  • Exploitation Forestière / Bois-Énergie
  • Machines et équipement pour la 1ère transformation
  • Machines et équipements pour la 2ème transformation
  • Matériaux bois
  • Fournitures pour l’industrie du meuble et de l’agencement

Un salon à dimension internationale

Eurobois affirme son ouverture de plus en plus forte à l’international avec :

  • + de 35% d’exposants internationaux, issus de 15 pays: 45% d’Italiens, 29% d’Allemands, 10% de Belges, 7% d’Autrichiens, 2% d’Espagnols, et 2% de Suisses
  • 7% de visiteurs internationaux issus principalement de Suisse, d’Italie, de Belgique, du Maghreb et d’Allemagne
  • Une situation géographique au centre de l’Europe permettant une ouverture sur les marchés du sud de l’Europe et du Maghreb
  • Un réseau d’agents internationaux travaillant à la mobilisation des décideurs: Belgique, Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Maghreb…

Un salon ancré au coeur d’une région porteuse

Eurobois profite de la dynamique de la région Auvergne-Rhône-Alpes : première région française de la transformation du bois et bénéficie d’une ouverture sur les marchés du sud de l’Europe et du Maghreb.

Contact exposant

Caroline MAX – Chef de projet – Tél. +33 (0)4 78 176 328 – caroline.max@gl-events.com
Marianne BEAULATON – Commerciale – Tél. +33 (0)4 78 176 326 – marianne.beaulaton@gl-events.com

Visiter : les infos pratiques


2017/09/02

Des critères de durabilité irréalistes vont-ils réduire à néant tous les atouts de la biomasse-énergie ?


Source : Bioénergies International



Des critères de durabilité irréalistes vont-ils réduire à néant tous les atouts de la biomasse-énergie ?

Editorial du Bioénergie International n°50 de juillet-août 2017

La commercialisation des sous-produits forestiers permet de financer la sylviculture menant à la production de bois d’oeuvre de qualité, photo Frédéric Douard

La commercialisation des sous-produits forestiers permet de financer la sylviculture menant à la production de bois d’oeuvre de qualité, photo Frédéric Douard

Un rapport européen paru le 8 juin 2017 menace la réalisation des objectifs climatiques et énergétiques de l’Union Européenne et la viabilité toute entière du secteur forestier en Europe. Il s’agit du projet de rapport au Parlement européen présenté par le député européen Bas Eickhout sur les critères de durabilité de la biomasse forestière. Les propriétaires et les gestionnaires de forêts en Europe sont profondément préoccupés et réagissent. Fransylva, la Fédération nationale des syndicats des forestiers privés de France, s’en fait ici le porte-parole et attire l’attention sur trois dangers.

La parole à Fransylva, Fédération nationale des syndicats des forestiers privés de France

Danger n°1 : ignorer les critères de durabilité nationaux et européens

Le rapport d’Eickhout ignore la réalité et met en danger tout le secteur forestier. Il propose une liste arbitrairement établie de types de biomasses forestières qui seraient considérées comme durables, faisant fi de toutes les législations nationales et européennes existantes sur la gestion durable des forêts.

« Essayons de comprendre le raisonnement de M. Eickhout : la biomasse issue de forêts gérées durablement, destinée à l’énergie ne serait pas suffisamment durable. Il faudrait légiférer davantage pour limiter certains types de biomasse à l’usage énergétique… On marche sur la tête ! » s’indigne Antoine d’Amécourt, président de Fransylva.

Danger n°2 : rompre le cercle vertueux de la complémentarité des usages en forêt

La mise en œuvre du principe de l’utilisation en cascade voulue par la directive est irréaliste sur le terrain. Ces suggestions montrent un manque fondamental de compréhension du cycle de production forestière caractérise par une utilisation interdépendante et intégrée de toutes les parties de l’arbre pour de nombreuses utilisations finales. En matière de foresterie, c’est le marché qui garantit que le bois de haute qualité est utilisé pour la production de produits à forte valeur ajoutée par les industries du bois, tandis que les résidus, les sous-produits et les produits de faible qualité fournissent la production de bioénergie.

Les forestiers ont besoin de débouchés complémentaires comme la biomasse pour conduire une sylviculture durable au profit de bois à destination de haute valeur ajoutée. Cette biomasse est fournie, entre autres, par des millions de propriétaires forestiers principalement à petite échelle qui ont besoin d’un revenu diversifié de leurs forêts.

« Si M. Eickhout avait pris le temps de discuter avec les personnes concernées et ceux qui mettent en place une gestion durable des forêts tous les jours, il aurait pu arriver à une proposition plus crédible » ajoute Antoine d’Amécourt.

Danger n°3 : freiner les ambitions européennes de décarbonation de son économie

Les propositions envisagées dans le rapport de M. Eickhout mettraient en danger toute offre de biomasse durable de l’UE pour le secteur de la bioénergie, qui représente aujourd’hui 95 % de la biomasse provenant des forêts de l’UE. Lorsque les États-Unis quittent l’accord de Paris il est plus important que jamais que l’UE reste un leader sur le climat et défende une politique judicieuse fondée sur les faits. Le rapport de M. Eickhout est un exemple clair d’ambition qui a mal tourné et n’a aucun lien avec la réalité du terrain. Nous ne devrions pas restreindre les utilisations de la biomasse forestière, mais nous devrions soutenir un développement économiquement viable d’une bioéconomie durable. La bioénergie joue un rôle important ici, tant pour atteindre les objectifs climatiques que pour soutenir un secteur forestier durable.

Contact : www.fransylva.fr


Des microalgues produisent du pétrole renouvelable grâce à une photoenzyme


Source : Bioénergies International



Des microalgues produisent du pétrole renouvelable grâce à une photoenzyme

Une équipe française1 a découvert une enzyme qui permet aux microalgues de transformer certains de leurs acides gras en hydrocarbures à l’aide de l’énergie lumineuse. Cette enzyme, qui a été baptisée FAP (pour Fatty Acid Photodecarboxylase), est d’un type très rare car seules quatre enzymes utilisant la lumière ont été identifiées jusqu’à présent dans le monde vivant. Publiée le 01/09/2017 dans Science, cette découverte est d’autant plus importante que, dans un contexte de transition énergétique, la production bio-sourcée d’hydrocarbures, utilisant le CO2 atmosphérique et limitant donc le rejet dans l’atmosphère de carbone stocké dans le sous-sol, est devenue un enjeu biotechnologique majeur.

 

Vue stylisée d’une molécule de FAP convertissant des acides gras en hydrocarbures sous l’effet de la lumière bleue. La FAP est au centre. A sa gauche en jaune: molécules d’acides gras ; à sa droite en mauve : molécules d’hydrocarbures. Crédit Caroline EPLE

Vue stylisée d’une molécule de FAP convertissant des acides gras en hydrocarbures sous l’effet de la lumière bleue. La FAP est au centre. A sa gauche en jaune: molécules d’acides gras ; à sa droite en mauve : molécules d’hydrocarbures. Crédit Caroline EPLE

La chlorelle est une algue verte unicellulaire d’eau douce faisant partie des quelques microalgues cultivées industriellement et candidates pour la production de molécules carbonées riches en énergie. Des chercheurs du CEA, du CNRS, de l’ESRF, de l’Inserm, et des Universités Aix-Marseille, Grenoble Alpes et Paris-Sud ont découvert chez cette microalgue une enzyme qui lui permet de transformer certains de ses acides gras en hydrocarbures à l’aide de la seule énergie lumineuse.

« C’est une avancée majeure dans l’identification de mécanismes du vivant permettant la conversion des acides gras des cellules en hydrocarbures et cela ouvre une nouvelle voie en vue de la synthèse d’hydrocarbures par des micro-organismes à une échelle industrielle », précisent les auteurs.

Dans cette étude publiée par Science, les chercheurs de l’Institut de biosciences et biotechnologies d’Aix-Marseille (CEA/CNRS/Aix-Marseille Université), ont pu identifier cette enzyme clef pour la synthèse d’hydrocarburesÉ en la traçant grâce à son activité puis en déterminant une liste de candidats possibles grâce à une analyse protéomique3 réalisée au laboratoire Biologie à grande échelle (CEA/Inserm/Université Grenoble Alpes).

L’expression dans la bactérie E. coli du gène codant pour la principale de ces enzymes candidates a mis en évidence la production d’hydrocarbures, démontrant que cette enzyme était nécessaire et suffisante pour synthétiser des hydrocarbures. La caractérisation de l’enzyme pure a révélé qu’elle était capable de couper un acide gras en une molécule d’hydrocarbure et une molécule de CO2 et que cette activité nécessitait de la lumière.

Schéma de la réaction catalysée par la FAP

Les chercheurs ont aussi montré qu’un cofacteur4 présent dans l’enzyme permettait de capter la lumière bleue. La structure tridimensionnelle de l’enzyme, déterminée par une étude de diffraction aux rayons X menée sur la ligne de lumière entièrement automatisée « MASSIF-1 » au synchrotron européen (ESRF, Grenoble), et des études de spectroscopie d’absorption cinétique, réalisées à l’Institut de biologie intégrative de la cellule (CEA/CNRS/Université Paris-Sud), ont permis de proposer un modèle du mécanisme de l’enzyme. L’acide gras est positionné dans un tunnel hydrophobe au bout duquel se trouve le cofacteur. Ce dernier, lorsqu’il est excité par la lumière bleue, vient arracher un électron au groupement carboxyle de l’acide gras, ce qui provoque la décarboxylation spontanée en une molécule d’hydrocarbure.

La découverte de cette enzyme baptisée FAP (acronyme anglais pour acide gras photo-décarboxylase) revêt un grand intérêt d’un point de vue fondamental car à ce jour, seulement quatre biocatalyseurs capables d’utiliser l’énergie lumineuse (photoenzymes) ont été découverts. La FAP est au moins dix fois plus rapide que la meilleure enzyme de synthèse d’hydrocarbures connue et utilise la lumière, ce qui pourrait en faire un outil biotechnologique très efficace pour la synthèse d’hydrocarbures, soit par conversion in vitro d’huiles, soit par conversion in vivo des acides gras membranaires de bactéries, levures ou idéalement microalgues.

Notes :
1 – De l’Institut de Biosciences et Biotechnologies d’Aix-Marseille (BIAM à Cadarache ; CEA/CNRS/Aix-Marseille Université), en collaboration avec l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (I2BC à Saclay ; CEA/CNRS/Université Paris-Sud), le laboratoire Biologie à Grande Echelle (BGE à Grenoble ; CEA/INSERM/Université Grenoble Alpes) et le Synchroton Européen de Grenoble (ESRF), et avec le soutien de la région PACA.
2 – Ici, des alcanes et des alcènes, les premiers étant des hydrocarbures dont la chaine carbonée est entièrement saturée d’hydrogène, alors que les seconds ont des insaturations (i.e. des doubles liaisons C=C).
3 – La protéomique étudie les protéines et donne accès à l’expression génique d’une cellule, d’un tissu ou d’un organe, grâce à l’étude des protéines et de leurs modifications post-traductionnelles.
4 – Un cofacteur est une molécule non protéique qui est liée à l’enzyme et est nécessaire à son activité. Ici le cofacteur est un dérivé de la flavine, une petite molécule organique qui absorbe la lumière bleue et est par ailleurs un composant de la vitamine B2.


2017/09/01

10 septembre 2017, être membre d’une coopérative de production d’énergie renouvelable


Source : Bioénergies International



10 septembre 2017, être membre d’une coopérative de production d’énergie renouvelable

 

Sans titre

Être membre d’une coopérative de production d’énergie renouvelable, c’est agir en faveur de la transition énergétique. Mais au-delà de la souscription de parts sociales, y a-t-il des manières de s’impliquer au sein de la coopérative pour amplifier cet engagement et l’élan intérieur dont il témoigne ?

Energie Bois Suisse propose d’aborder cette question de manière conviviale 10 septembre 2017 à la Salle du Rural, Route du Châteua-d’Affry, à Givisiz dans le canton de Fribourg.

Dans un esprit d’ouverture, il s’agira d’accueillir toutes les idées imaginables, afin de favoriser l’émergence d’actions à développer en lien avec une coopérative d’énergie.

Horaires : 9h45 à 15h45

Télécharger le programme détaillé

Inscription


2017/08/28

En Suisse, le bois-énergie amortit la chute de la récolte de bois


Source : Bioénergies International



En Suisse, le bois-énergie amortit la chute de la récolte de bois

Récolte de bois en Suisse

Le volume de bois récolté dans les forêts suisses atteint un niveau historiquement bas. Avec 4,46 millions de mètres cubes, la récolte de 2016 était inférieure de 2 % à celle de 2015. Les ventes de bois-énergie, en légère hausse, ont permis de compenser cette évolution.

Moins de matière première, plus d’énergie

Selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique publiés en juillet 2017, la récolte de bois dans les forêts suisses a été la plus faible depuis dix ans en 2016. Les grumes, qui représentent quantitativement le premier poste de récolte, ont notamment enregistré la plus forte baisse, de l’ordre de 4 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres orientés à la baisse ont été amortis par le second poste de récolte, le bois-énergie : avec un volume global en hausse de 1 % par rapport à 2015, ce dernier poursuit son essor.

La récolte de bois en Suisse par débouché depuis 1990 - Source OFS - Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

La récolte de bois en Suisse par débouché depuis 1990 – Source OFS – Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Contrairement aux grumes et au bois d’industrie, qui sont beaucoup plus exposés aux aléas du marché international et aux fluctuations des taux de change, le bois-énergie fait l’objet de contrats à long terme garantissant stabilité et débouchés sur plusieurs décennies. Le bois-énergie se composant principalement de feuillus, de bois issu de l’entretien des paysages ainsi que de bois de houppiers et de branchages, son usage accru ne se fait pas au détriment des autres utilisations. Pour une consommation totale de 4,46 millions de mètres cubes, les grumes représentaient 2,21 millions de mètres cubes, le bois-énergie 1,74 million de mètres cubes et le bois d’industrie 0,51 million de mètres cubes.

Le bois, une énergie d’avenir

Le bois-énergie utilisé dans le confédération provient quasiment à 100 % de Suisse. De plus, le bois-énergie étant généralement récolté, transformé puis brûlé dans un rayon de quelques kilomètres, la valeur ajoutée profite majoritairement à la région. La hausse des ventes de bois-énergie est non seulement dans l’intérêt des propriétaires et exploitants forestiers, mais joue fréquemment aussi un rôle clé dans la politique énergétique cantonale. Le canton de Thurgovie constitue à ce titre un bon exemple. Le concept d’utilisation du bois-énergie en Thurgovie, récemment remanié par Energie-Bois Suisse, montre qu’une promotion pertinente du bois-énergie permet d’exploiter trois quarts du potentiel durable du bois-énergie.

Pour en savoir plus : www.energie-bois.ch


2017/07/25

Petit cours de séchage artificiel pour plaquettes, copeaux et sciure de bois


Source : Bioénergies International



Petit cours de séchage artificiel pour plaquettes, copeaux et sciure de bois

MaB est spécialisée dans les séchoirs à fond mouvant, photo MaB

MaB est spécialisée dans les séchoirs à fond mouvant, photo MaB

Le 11 juillet 2017, le constructeur de séchoir de biomasse MaB (Manufacture à Besançon) exposait les généralités du séchage artificiel pour plaquettes, copeaux et sciure de bois lors d’un séminaire organisé par la Fédération forêt-bois Rhône-Alpes (FIBRA) à Saint Gengoux de Scissé.

La présentation étaient donnée par Winfrid Rauch, fondateur et dirigeant de MaB :

1. Étapes du séchage

1.1 Aspiration de l’air
1.2 Chargement en chaleur
1.3 Dosage du produit à sécher
1.4 Introduction de l’air
1.5 Chauffage
1.6 Pré-séchage
1.7 Séchage ciblé
1.8 Enlèvement de l’eau
1.9 Refroidissement du produit

2. Comportement de l’air humide

2.1 Volume d’eau dans un volume d’air
2.2 Lecture du diagramme de l’air humide
2.3 « Chemin » de l’air à travers le diagramme
lors du séchage

3. Paramètres du séchage

3.1 Caractéristiques du produit: essences, granulométrie, origine
3.2 Isolation du sécheur
3.3 Températures des flux sortants
3.4 Comment calculer un sécheur

Retrouver cette présentation sur YouTube

MaB est spécialisée dans les séchoirs à fond mouvant, photo MaB

MaB est spécialisée dans les séchoirs à fond mouvant, photo MaB

Le 11 juillet 2017, le constructeur de séchoir de biomasse MaB (Manufacture à Besançon) exposait les généralités du séchage artificiel pour plaquettes, copeaux et sciure de bois lors d’un séminaire organisé par la Fédération forêt-bois Rhône-Alpes (FIBRA) à Saint Gengoux de Scissé.

La présentation étaient donnée par Winfrid Rauch, fondateur et dirigeant de MaB :

1. Étapes du séchage

1.1 Aspiration de l’air
1.2 Chargement en chaleur
1.3 Dosage du produit à sécher
1.4 Introduction de l’air
1.5 Chauffage
1.6 Pré-séchage
1.7 Séchage ciblé
1.8 Enlèvement de l’eau
1.9 Refroidissement du produit

2. Comportement de l’air humide

2.1 Volume d’eau dans un volume d’air
2.2 Lecture du diagramme de l’air humide
2.3 « Chemin » de l’air à travers le diagramme
lors du séchage

3. Paramètres du séchage

3.1 Caractéristiques du produit: essences, granulométrie, origine
3.2 Isolation du sécheur
3.3 Températures des flux sortants
3.4 Comment calculer un sécheur

Retrouver cette présentation sur YouTube : https://youtu.be/reh0nOc1-ng


2017/07/21

Le séchage du bois-énergie a considérablement besoin de la chaleur


Source : Bioénergies International



Le séchage du bois-énergie a considérablement besoin de la chaleur

Editorial du Bioénergie International n°49 de mai-juin 2017

Séchage de bois-énergie à la centrale de cogénération de Clottes Biogaz en Dordogne, photo Frédéric Douard

Séchage de bois-bûches à la centrale de cogénération Clottes Biogaz à Nojals-et-Clottes en Dordogne, photo Frédéric Douard

Le marché du bois-énergie en France, comme dans le reste de l’Europe, se répartit entre différents secteurs pour les particuliers, les collectivités et l’industrie. L’offre se décline ainsi en bûches massives, en plaquettes, en granulés et en bûches compressées. À part le marché des plaquettes forestières et des sous-produits de transformation humides, qui alimente en flux tendu les installations de plus de 1 MW, l’ensemble des autres combustibles bois demande à être séché. En France, cette part du bois-énergie sec par rapport à la part humide est des trois quarts, c’est-à-dire 75 % des 10 millions de tonnes équivalent pétrole consommées chaque année, ce qui correspond à 30 millions de tonnes de bois-énergie sec à produire chaque année !

Pourtant aujourd’hui en France, l’immense majorité de cette production est encore séchée naturellement. Que ce soit pour le bois-bûche ou pour la plaquette forestière, cette tendance restera dominante encore bien longtemps. Cependant, la professionnalisation croissante de la production, la nécessité de gérer financièrement ses stocks et le souci constant d’aller vers des combustibles de qualité va inexorablement conduire à promouvoir le séchage artificiel.

Car le séchage artificiel a deux grandes vertus : il permet de sécher très rapidement, ce qui est un atout pour la trésorerie des entreprises productrices, et il permet de produire des combustibles de grande qualité énergétique, ne s’étant pas dégradés dans le temps suite à un séchage naturel toujours un peu long et parfois hasardeux.

Si nous calculons l’énergie thermique de séchage, hypothétiquement nécessaire pour sécher les 30 millions de tonnes de bois-énergie sec, nécessaires annuellement au marché français, nous arriverons à 46,5 millions de MWh de chaleur nécessaire par an. Ce calcul nous montre que pour sécher artificiellement, ne serait-ce que 1 % du tonnage annuel du marché, il faut dépenser chaque année 465 000 MWh de chaleur.

Or, ce besoin colossal de chaleur est à mettre en parallèle avec les millions de MWh thermiques dissipés en pure perte chaque année par les centrales électriques, quelle que soit leur taille, et même aussi partiellement par de nombreuses centrales de cogénération. Mesdames et messieurs les producteurs d’électricité thermique, le bois-énergie a besoin de chaleur, une opportunité d’améliorer l’efficacité énergétique et la rentabilité de vos génératrices ! Il ne vous reste plus qu’à rechercher le producteur de bois-énergie le plus proche de chez vous, facile, il y en a des milliers, dont une majorité recensés dans nos atlas !

Frédéric Douard

Voir les derniers atlas de producteurs de bois-énergie :


Les perspectives d’emploi en France dans la filière biogaz


Source : Bioénergies International



Les perspectives d’emploi en France dans la filière biogaz

Article paru dans le Bioénergie International n°49 de mai-juin 2017

Opérateur chez Marnay Energie, photo Xavier Granet, Evergaz

Opérateur chez Marnay Energie, photo Xavier Granet, Evergaz

Le marché de l’emploi connaît depuis deux ans des évolutions révélatrices de l’avancée de la transition énergétique en France et dans le monde. BOREA, cabinet spécialisé depuis plus de 15 ans dans le recrutement d’experts dans les EnR a suivi cette tendance et apporte ici son éclairage sur le marché du biogaz.

La politique énergétique impacte le marché de l’emploi

Le secteur de l’énergie est dans une nouvelle dynamique depuis deux ans. Après une année 2014 d’observation, les entreprises ont pris la décision d’une réorientation majeure des énergies conventionnelles vers les renouvelables. Ainsi, les acteurs historiques des énergies fossiles changent-ils aujourd’hui de stratégie via de forts investissements d’acquisition.

Le secteur des EnR bénéficie de cette croissance en termes de projets et d’emplois. Pourtant, la filière biogaz, suivie par le cabinet depuis quelques années, a eu du mal à trouver sa place en France jusqu’en 2016, faute d’une politique suffisamment incitatrice et stable pour les industriels et les exploitants. Mais depuis début 2017, …

… pour lire la suite, consulter le Bioénergie International de mai-juin 2017


2017/07/17

Valoriser les résidus organiques pour produire des insectes : une filière aux multiples promesses


Source : Actu-Environnement



Valoriser les résidus organiques pour produire des insectes : une filière aux multiples promesses

La valorisation des résidus organiques pourrait connaître une nouvelle évolution avec l'alimentation d'insectes destinés à l'alimentation. Tous les feux sont au vert pour cette nouvelle filière nous explique Emmanuel Adler, président du Réseau interprofessionnel des sous-produits organiques.

Que faire des résidus organiques, tout particulièrement visés par la loi de Transition Energétique ? Après la méthanisation et le compostage, se dessine une nouvelle filière au potentiel prometteur : la production d'insectes pour la chaîne alimentaire. Une voie qui fût le cœur d'une conférence internationale organisée le 29 juin 2017 sur le campus VetAgro Sup à Lyon par le RISPO, Réseau interprofessionnel des sous-produits organiques. Le thème a mobilisé de nombreux acteurs convaincus de l'intérêt de la filière sur ce lieu symbolique, car Lyon a vu naître la première Ecole Vétérinaire au Monde en 1761 à l'initiative de Claude Bourgelat, et ce sont les autorités en charge de la santé publique animale, donc les vétérinaires, qui déterminent les conditions d'emploi des insectes dans la chaine alimentaire.

Un cadre réglementaire en évolution

Comme l'a rappelé Brigitte Heidemann du ministère de l'Agriculture, depuis le 1er juillet 2017, l'Union européenne autorise la consommation par les poissons d'élevage de farines produites à base de sept espèces d'insectes. Sont ainsi concernés la mouche soldat noire (Hermetia illucens), la mouche domestique (Musca domestica), et cinq types de ténébrion et grillons. Optimistes, producteurs d'insectes comme collecteurs de déchets attendent la prochaine ouverture du marché des aliments à base d'insectes pour les porcs, et surtout les volailles.

Mais divers obstacles freinent encore à ce jour l'essor de cette activité innovante, principalement de nature réglementaire, avec en premier lieu la question des intrants autorisés pour nourrir les insectes. Adoptés dans l'objectif de préserver la santé publique vétérinaire animale et humaine, les règlements européens n°1069/2009 et 142/2011 relatifs aux sous-produits animaux (SPAn), non ou plus destinés à la consommation humaine, fixent des règles très strictes sur la gestion des SPAn. Les sous-produits animaux sont ainsi collectés, traités et utilisés ou détruits conformément à des règles communautaires harmonisées, depuis leur génération en élevage ou en industrie agro-alimentaire (IAA), jusqu'à leur utilisation ou élimination. Enfin, bien que consommés par près de 2 milliards d'êtres humains, les insectes sont à ce jour interdits en alimentation humaine en application du règlement n°258/97.

Les multiples enjeux de la production d'insectes

L'Homme entretien une histoire complexe avec les insectes selon l'expert de la FAO, Paul Vantomme. Si nombreux sont ceux qui, insectophobes, ont en mémoire les plaies d'Egypte où pullulent moustiques, mouches et sauterelles, la domestication des abeilles est attestée en Egypte dés le XXIVe s. av. J.C., la fabrication d'une verminière pour produire des asticots pour les volailles étant décrite par Olivier de Serres dès 1660. Illustration de cette proximité, le colorant rouge du célèbre apéritif Campari est le jus de cochenilles de Lanzarote, qui se retrouve aussi dans le rouge à lèvre et le milk-shake framboise.

Les chercheurs toutefois ne délaissent pas ce secteur. Samir Mezdour d'AgroParistech participe par exemple au programme Desirable financé par l'Agence nationale de la recherche (ANR) sur la conception d'une bioraffinerie d'insectes pour contribuer à des systèmes agroalimentaires plus durables. A l'ISARA, Ecole d'ingénieurs en agriculture, environnement et agroalimentaire, Dominique Vallod s'intéresse tout particulièrement à l'enjeu de l'aquaculture, qui consomme la farine de poissons issus de la pêche minotière laquelle représente 27% des captures de la pêche maritime. Activité en progrès, les poissons d'élevage pèsent pour plus de 50% des produits aquatiques consommés par les êtres humains, contre 10% dans les années 1970.

Signe patent de cet engouement, les start-ups s'activent à l'instar de NEXTALIM qui démarre une usine de 15 kt/an à Poitiers, MUTATEC à Châteaurenard, ENTOMO-FARM à Blanquefort, INNOVA-FEED à Evry, YNSECT et sa cinquantaine de salariés à Dole qui obtenu en 2017 une somme de 35M€, et MICRONUTRIS à Toulouse. Des différences de stratégies sont ainsi mises à jour, en termes du choix d'insecte, mais aussi du substrat employé pour les nourrir, ou de destination finale du produit (feed, food, pharmacologie…). Ces pionniers de l'élevage animal de demain sont promis à un bel avenir car les insectes, au-delà de leur caractère nuisible, présentent de nombreuses qualités.

Les insectes, matière première alimentaire

Si l'on recense près de 2.000 espèces différentes comestibles consommées par l'homme dans le monde, régime naturel de nombreux poissons et oiseaux, le taux de conversion des insectes, qui exprime la quantité de nourriture requise pour produire une augmentation de poids de 1 kg, est 4 fois supérieure à celle des bovins. Les protéines, acides gras et nutriments (cuivre, phosphore, sélénium…) d'insectes sont de haute qualité, pour le bétail comme pour l'homme, et permettent de produire des compléments alimentaires très intéressants, avec une très bonne teneur en fibres et un risque allergénique réduit.

Illustration pour la pisciculture avec Guillaume Gras d'Innovafeed, qui démontre avec des essais menés sur élevage de truites que le taux de digestibilité de mouche soldat noire est compris entre 87 et 93%, avec une valeur comparable voire supérieure à certaines farines de poisson.

Un bilan environnemental intéressant

Sur le plan environnemental, l'élevage d'insectes, qui exige une consommation d'eau très réduite avec de faibles émissions de gaz à effet de serre, constitue une filière de valorisation des résidus organiques performante, bien plus compacte et efficace que le compostage, la méthanisation ou encore l'incinération. Ultra-performantes, les larves se multiplient ainsi sur des résidus organiques à vitesse grand V, avec un poids multiplié par 5.000 en trois semaines. Au niveau écologique, les insectes permettent de limiter la surpêche, mais aussi la déforestation exigée pour produire toujours plus de protéines de soja brésilien. Quant au devenir des fientes d'insectes, frass en anglais, la fertilisation organique des sols, par plan d'épandage ou dans le cadre d'une démarche produit, offre des perspectives prometteuses, en particulier en agriculture biologique. Très encadrés par les Pouvoirs Publics, les insectes sont en effet considérés comme des animaux d'élevage en application du point 6(a) de l'article 3 du règlement (CE) n°1069/2009, et des autorisations spécifiques sont exigées pour leur production en France (agrément sanitaire préalable, exigences en matière d'hygiène et de traçabilité, autocontrôles...) comme pour la gestion de leurs déjections.

La dimension économique de l'élevage d'insectes

Sachant qu'entre 1967 et 2010, la consommation de protéines animales a augmenté de 87% dans le monde, les insectes constituent une ressource opportune pour le marché très concurrentiel du feed. Si aujourd'hui seule la valorisation en pisciculture est autorisée, les volailles devraient à terme être concernées, comme l'a précisé Bernard Devoucoux, président de la commission bio du Synalaf, Syndicat des Labels Avicoles de France. Signe du dynamisme de ce marché en devenir, les acteurs se développent à l'international, à l'instar du Néerlandais Protix qui a levé 45M€, du Belge Millibeter, de Hermetia en Allemagne, ou de Bioflytech en Espagne, l'Irlandais Exafly ayant tout récemment touché 1 M€. Actuellement, le secteur du pet food, aliment pour les animaux de compagnie est très porteur, avec une niche constituée par des propriétaires végétariens qui préfèrent les protéines d'insectes à la viande d'élevage.

D'autres débouchés sont à l'étude, comme la production de combustibles (graisses fondues), la fabrication de biocarburants et même la production de médicaments et cosmétiques. Plusieurs modèles économiques se dessinent, avec de grandes unités de l'ordre de 20kt/an, mais également des fermes de taille réduite, ce qui devrait permettre de mailler le territoire en fonction des gisements. Enfin, privilège que ne présentent pas les énergies renouvelable comme la méthanisation, le secteur des insectes relève du marché non régulé des matières premières alimentaires, et donc ne dépend pas de subvention dans la durée.

Avec les prochaines évolutions réglementaires annoncées, d'abord en alimentation animale mais probablement aussi en alimentation humaine, sous forme d'insectes entiers grillés assaisonnés pour l'apéro, de farines ou d'huiles incorporées dans nos aliments, cette ressource, quasi inépuisable, fera de l'activité d'entomoculteur un maillon de l'économie circulaire. Le rendez-vous est d'ailleurs pris pour la seconde édition de la Conférence Internationale du RISPO sur cette filière au printemps 2018 sur le campus VetAgro Sup à Lyon.

Avis d'expert proposé par Emmanuel Adler, Spécialiste de la gestion des eaux & déchets, Président du Réseau Interprofessionnel des Sous-Produits Organiques (RISPO)


2017/07/14

26 septembre 2017, quelle R&D en France sur la méthanisation ?


Source : Bioénergies International



26 septembre 2017, quelle R&D en France sur la méthanisation ?

Unité de méthanisation Bio4gas à Domsure, photo Frédéric Douard

Unité de méthanisation à Domsure dans le département de l’Ain, photo Frédéric Douard

La filière biogaz, en voie de structuration et développement, est incitée par plusieurs agendas politiques relatifs au changement climatique, à l’énergie, à l’économie circulaire et à l’agriculture. Actuellement en France environ 400 unités de méthanisation, pour une puissance électrique installée supérieure à 380cMWé. Pour accompagner le développement de la méthanisation et structurer au niveau national une réflexion stratégique sur les besoins de recherche et développement, l’ADEME a élaboré une feuille de route stratégique ” Méthanisation “. IAR, le Pôle de la Bioéconomie, co-organise avec l’ADEME une journée à Paris afin d’inciter et faciliter l’émergence de projets d’innovation pour surmonter les verrous technologiques identifiés dans feuille de route stratégique ” Méthanisation “.

Au programme

Conférences : Politiques publiques incitatives destinées à la méthanisation & l’innovation ; Feuille de route stratégique ” Méthanisation ” élaborée par l’ADEME ; Appels à projets destinés à la méthanisation ; un cas de succès ; connaissances nouvelles sur les mécanismes biologiques, physiques et chimiques…

Ateliers d’émergence de projet d’innovation : Optimisation des unités de méthanisation ; Micro-méthanisation ; Préparation des intrants et impact sur le digestat & Valorisation du biogaz : Gaz porté, injection collective, blockchain, traçabilité.

Programme prévisionnel

Matinée :

  • 9h – 9h30 : Présentation de politiques publiques incitatives destinées à la méthanisation & l’innovation
  • Intervenant : représentant ministériel du Comité National du Biogaz
  • 9h30 – 9h50 : Questions / réponses
  • 9h50-10h20 : Présentation feuille de route stratégique « Méthanisation » élaborée par l’Ademe
  • Intervenant : Guillaume Bastide, Ingénieur, Service Mobilisation et Valorisation des Déchets ; Ademe
  • 10h20 – 10h40 : Questions / réponses
  • 10h40 – 11h10 : Coffee break
  • 11h10- 11h30 : Présentation des appels à projets destinés à la méthanisation
  • Intervenant : Caroline Rayol, responsable méthanisation ; Pôle IAR et Guillaume Bastide, Ingénieur, Département Gestion Optimisée des Déchets ; Ademe
  • 11h30 – 11h50 : Développer les capacités d’injection de Gaz Renouvelable, Julien SCHMIT; GRT gaz.
  • 11h50 – 12h10 : Présentation d’un cas succès
  • 12h30 : Questions / réponses.

Cocktail déjeunatoire : 12h30 – 14h

Après-midi :

  • 14h – 14h20 : Présentation : Développer le socle de connaissances nouvelles sur les mécanismes biologiques, physiques et chimiques. (Auditorium)
  • Intervenant : Maurice Nonus, chercheur biologiste ; UTC
  • 14h20 – 14h30 : Explication de la méthodologie de travail des ateliers
  • 14h30 – 17h : Ateliers parallèles :

Thématique des ateliers :

  • Optimisation des unités de méthanisation – Animateur : Philippe Collin ; Exploitant et administrateur à l’AAMF
  • Micro-méthanisation (inférieur à 100 MW) – Animateurs : François-Xavier Dumur, Chef de projets Bioénergies et Biomasse ; Noveatech et Marc Andre THEOLEYRE, Professeur Chercheurs ; Ecole Centrale Paris
  • Préparation des intrants et impact sur le digestat – Animateur : Eric Delacour, DG ; Fertigaz
  • Valorisation du biogaz : Gaz porté, injection collective, blockchain, traçabilité – Animateur : Jean-François CARPENTIER, Responsable développement ; Engie

Inscription et informations sur le site d’IAR : www.iar-pole.com


2017/07/13

Vers une alliance franco-allemande pour la transition énergétique européenne


Source : Bioénergies International



Vers une alliance franco-allemande pour la transition énergétique européenne

 

Chaufferie bois du village d'Oberrosphe en Allemagne, photo Bioenergiedorf-Oberrosphe eG

Chaufferie bois du village d’Oberrosphe en Allemagne, photo Bioenergiedorf-Oberrosphe eG

À la veille du sommet franco-allemand qui se tiendra à Paris le 13 juillet 2017, l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), Agora Energiewende et Agora Verkehrswende publient leurs propositions pour une alliance franco-allemande sur la transition énergétique. Une telle alliance pourrait s’inscrire plus largement dans un partenariat franco-allemand, pour une relance du projet européen.

Des points de départ distincts pour des défis communs

Les systèmes énergétiques français et allemand sont interconnectés et présentent de nombreuses similitudes, malgré les différences historiques de leur mix de production électrique et des approches institutionnelles et structurelles variées. Le rapport identifie des défis communs à relever des deux côtés du Rhin parmi lesquels : l’intégration des énergies éolienne et solaire au système électrique, la restructuration des parcs électriques existants, le lancement de la transition du secteur des transports, l’élaboration de stratégies de « transition juste » pour les travailleurs et les territoires concernés par des reconversions industrielles et la mobilisation des financements nécessaires aux investissements bas carbone.

Les priorités d’une coopération franco-allemande sur l’énergie

La coopération étroite entre la France et l’Allemagne en matière d’énergie ne date pas d’hier. Cependant, elle devrait être approfondie et organisée selon une vision stratégique commune qui participerait à la refondation du projet d’intégration européen. Une initiative commune sur la tarification du carbone devrait être une priorité. Elle permettrait d’accélérer la restructuration du parc charbon en Allemagne. Pour être politiquement acceptable, elle devrait s’inscrire dans le cadre d’un engagement plus large, notamment en matière de développement des énergies renouvelables dans les deux Etats, et d’un redimensionnement du parc nucléaire en France. La coopération entre les deux pays pourrait s’organiser également autour d’éléments tels que : des projets d’infrastructures et industriels pour la transition du secteur des transports ; le développement conjoint des plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat ; le lancement d’une initiative de financement de la transition énergétique au niveau européen.

Placer la lutte contre le changement climatique au cœur de la stratégie de l’Union européenne

Une alliance entre l’Allemagne et la France pourrait avoir un effet d’entraînement à l’échelle européenne pour la lutte contre le réchauffement climatique et l’accélération de la transition énergétique. Cette alliance pourrait porter des propositions de réformes institutionnelles européennes auprès de ses partenaires européens comme la création d’un poste de Haut-Commissaire européen pour la protection du climat, l’amélioration de la conformité des règles de soutien publics avec les priorités climatiques ou l’exclusion des investissements dans les infrastructures pour la transition énergétique (énergies renouvelables, réseaux électriques, efficacité énergétique des bâtiments, etc.) des critères d’équilibre budgétaire de l’Union.

Contacts :


L’utilisation du biométhane comme biocarburant en Île‐de‐France


Source : Bioénergies International



L’utilisation du biométhane comme biocarburant en Île‐de‐France

La chaine du BioGNV, ORDIF

L’Observatoire régional des déchets d’Île‐de‐France (ORDIF) publie la synthèse de ses travaux sur les opportunités d’utilisation du biométhane comme carburant en Île‐de‐France. Lancé en janvier 2015, le projet Bin2Grid (littéralement « de la poubelle au réseau »), porté par la ville de Zagreb, vise à investiguer sur les possibilités de convertir les biodéchets de différentes villes (Zagreb,Skopje, Malaga et Paris) en biocarburant pour les transports publics.

Dans le cadre de ce partenariat, l’ORDIF s’est intéressé aux sources de génération de biodéchets de l’industrie agro‐alimentaire, de la restauration et des ménages ainsi qu’aux pratiques existantes en matière de traitement. L’observatoire a fait des recommandations pour mettre en place de nouvelles méthodes de gestion, et ce, dans l’idée de déterminer les possibilités de développement d’une telle filière en Île‐de‐France.

Près de trois ans après le lancement de ce projet européen, l’ORDIF publie la synthèse de ses travaux sur les opportunités et limites au développement du GNV/BioGNV comme carburant en Île‐de‐France. En résumé, cette synthèse présente :

  • les principaux enjeux réglementaires, techniques, sociétaux et économiques liés au développement du GNV et bioGNV en Île‐de‐France ;
  • l’offre en infrastructures d’avitaillement;
  • les secteurs porteurs de la demande en GNV/BioGNV ;
  • les leviers identifiés pour favoriser le développement du GNV/BioGNV en Île‐de‐France.

Il en ressort que le développement du GNV semble s’accélérer, en lien notamment avec les ambitions affichées de sortie du diesel, bien qu’il soit encore confronté à de nombreux enjeux et contraintes en Île‐de‐France. Son développement peut, dans un premier temps, s’appuyer sur les secteurs professionnels, en particulier celui du transport routier de marchandises. Par ailleurs, la présence d’un réseau d’avitaillement suffisant pourrait étendre, à terme, l’utilisation du GNV à d’autres utilisateurs, voire aux particuliers. L’essor du GNV pourra notamment être porté par la mise en place de partenariats entre les acteurs, l’implication des collectivités ou encore une fiscalité avantageuse.

À ce jour, on compte en Île‐de‐France :

  • 15 stations publiques ou mutualisées, distribuant du GNV, ouvertes.
  • 7 projets d’ouverture de stations publiques / mutualisées pour 2017.
  • 25 000 km de réseaux de gaz exploités par GRDF.
  • 5 unités de méthanisation qui injectent dans le réseau de gaz, sur la quinzaine de sites de production de biogaz en Île‐de‐France.

« En plein essor, la filière biogaz issu des déchets représente une véritable opportunité pour accélérer la transition énergétique et environnementale de notre région. Levier pour développer la mobilité durable ou encore valoriser et recycler les biodéchets, nous devons tirer parti de nos ressources et structures déjà en place pour devenir une vitrine nationale en matière de circuits courts. Ainsi, nous participerons un peu plus au développement et à l’essor d’une économie circulaire vertueuse sur notre territoire » ajoute Jean‐Philippe Dugoin‐Clément, Président de l’ORDIF.

À télécharger :

Voir aussi :


2017/07/08

Le bois-énergie, premier employeur français des énergies renouvelables


Source : Bioénergies International



Le bois-énergie, premier employeur français des énergies renouvelables

 

Investissements associés aux EnR en France en 2015 en millions d'euros, source ADEME

Investissements associés aux EnR en France en 2015 en millions d’euros, source ADEME

Dans sa Lettre Stratégie de juin 2017, l’ADEME publie de nombreux chiffres sur le commerce et l’emploi dans les différents secteurs des énergies renouvelables en France en 2015. Le bois-énergie, et ce n’est pas une surprise, confirme son excellent rapport investissement / emplois créés ou maintenu et se positionne de loin comme le premier employeur du secteur des énergies renouvelables en France.

En 2015, alors que les investissements en matière de bois-énergie et réseaux de chaleur se montaient à 5,63 milliards d’euros en 2015 sur 23 pour l’ensemble du secteur, soit 24,5% des investissements en matière de production d’énergie renouvelable en France, le secteur comptabilisait 26 400 emplois équivalents temps pleins sur les 70 900 de toutes les filières EnR, soit 37% de tous les emplois.

Emplois associés aux EnR en France en 2015 en équivalents temps pleins, source ADEME

Emplois associés aux EnR en France en 2015 en équivalents temps pleins, source ADEME

Et ces bons chiffres en cachent d’autres encore meilleurs, à savoir l’efficacité des investissements en matière d’emploi, et pour le bois-énergie on peut voir qu’en 2015 le ratio était de 4,69 emplois dans la filière par million d’euros investi, ce qu’on pourrait comparer au secteur du photovoltaïque dont le ratio n’est que de 1,64  !

Et en grattant encore on peut trouver des chiffres encore bien meilleurs en faveur du bois-énergie, c’est le ratio investissement / énergie brute produite : toujours au regard des investissements de 2015, le ratio investissement annuel / énergie produit s’établit pour le bois-énergie en France à 1625 TEP* (tonne équivalent pétrole) par million d’euros investi, certes principalement des TEP thermiques, contre 149* pour le photovoltaïque, certes des TEP électriques mais qu’on utilise en France beaucoup pour faire de la chaleur et du froid, deux usages thermiques ! L’investissement dans la filière bois-énergie apparait ici, certes de manière un peu brute, mais quand même 11 fois plus efficace en terme d’investissement / production que celui du photovoltaïque, sachant qu’en plus 100% des équipements photovoltaïques est importé !

Frédéric Douard

Voir les chiffres complets dans la Lettre Stratégie de l’ADEME de juin 2017

Source des chiffres des énergies renouvelables en France en 2015


2017/07/03

Bpifrance lance un fonds dédié à la transition énergétique


Source : Connaissance des Energies



Bpifrance lance un fonds dédié à la transition énergétique

La banque publique Bpifrance a annoncé lundi le lancement d'un fonds d'investissement doté de 100 millions d'euros, dédié aux PME et petites entreprises de taille intermédiaires (ETI) actifs dans la transition énergétique et écologique.

Le nouveau fonds, nommé France Investissement Energie Environnement, permet à Bpifrance de "compléter la gamme de solutions de financement existantes par un outil de renforcement des fonds propres", précise un communiqué. Il doit favoriser l'émergence d'ETI de taille significative. "Il y a encore une réserve pour faire en sorte que des PME à potentiel deviennent demain des ETI indépendantes", a déclaré lors d'une conférence de presse Fanny Letier, directrice exécutive en charge des fonds PME et de l'accompagnement.

La filiale de la Caisse des dépôts et de l'Etat investira des montants allant de 500 000 à 6 millions d'euros dans des acteurs positionnés sur les énergies renouvelables, mais aussi sur l'efficacité énergétique et l'économie circulaire. Elle les accompagnera dans le financement de leur développement, leurs opérations de transmission et la transformation de leurs modèles économiques. "On espère progressivement avoir un effet d'entraînement sur le marché, convaincre d'autres acteurs de s'intéresser à cette filière d'avenir", a indiqué Mme Letier.

Bpifrance a accompagné 1 400 entreprises du secteur de la transition énergétique en 2016, pour un montant de 1,4 milliard d'euros. "Notre objectif c'est de devenir la banque de l'économie verte", a ajouté la dirigeante.


2017/06/29

Economie Circulaire : un atout pour relever le défi de l'aménagement durable des territoires


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Economie Circulaire : un atout pour relever le défi de l'aménagement durable des territoires

Nouveau - Mis en ligne le : 29/06/2017 - Date d'édition : 01/06/2017

Le contexte mondial d'augmentation de la population et de diminution des ressources et matières premières impose de réfléchir au passage d'une économie linéaire vers une économie circulaire. Avec de plus en plus d'habitants vivant en ville, le défi de la circularité est avant tout urbain. L'aménagement des territoires doit y contribuer en limitant les approches en silo et en agissant de manière intégrée pour que toutes les ressources du territoire soient mobilisées dans un seul et même objectif : faire de nos territoires et de nos villes des espaces sobres et résolument circulaires.

Et si l'économie circulaire devenait un atout incontournable pour la planification et l'aménagement des territoires ? Par le biais d'une exploration, l'ADEME tente de mettre en lumière des clés pour comprendre, s'interroger, agir et expérimenter le sujet. Ce livre blanc vise à poser les bases de la réflexion et à diffuser auprès des porteurs de projets, des collectivités et des acteurs socio-économiques une nouvelle approche de l'aménagement et la planification urbaine.

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Pour un objectif contraignant de 35 % d’énergie renouvelable en 2030


Source : Bioénergies International



Pour un objectif contraignant de 35 % d’énergie renouvelable en 2030

Méthanisation, photo SER

Alors que le Parlement Européen va commencer l’examen de la future Directive sur les énergies renouvelables, Jean-Louis BAL, Président du SER, a présenté le 29 juin 2017 la position du SER sur le Clean Energy Package, dont les objectifs proposés à l’horizon 2030 en matière d’énergies renouvelables dans l’Union Européenne sont aujourd’hui inadaptés à l’urgence climatique et à la maturité des filières EnR.

En effet, pour maintenir la hausse des températures en deçà de 2°C et tenir les engagements de l’Accord de Paris, l’Europe, dans le cadre de sa nouvelle Directive 2020-2030, doit être plus ambitieuse avec un objectif EnR contraignant de 35 % à l’horizon 2030, contre 27 % inscrits dans le projet. Le Paquet européen doit aussi fixer un prix à la tonne de CO2 émise à 30 € dès à présent et à 100 € en 2030.

Le SER rappelle une fois encore son opposition aux appels d’offres à neutralité technologique qui ne permettraient pas aux Etats membres de choisir leur mix EnR et constitueraient un frein puissant au développement de filières industrielles.

Concernant les transports, il ré-exprime l’importance de maintenir le plafond de 7 % de biocarburants de première génération dans l’objectif global de 15 % du secteur, en rappelant que cette filière emploie aujourd’hui 30 000 personnes en France et représente 2 milliards d’euros d’investissements.

Enfin, concernant la chaleur et le froid, il souhaite un objectif contraignant d’augmentation annuelle de 1 % de la part d’EnR dans le secteur.

Alors que le Gouvernement français s’apprête à annoncer son Plan Climat, Jean-Louis BAL a également présenté les propositions du Syndicat des énergies renouvelables pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables et atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Ses 89 mesures concrètes et immédiates, issues de son Livre blanc, portent sur les trajectoires PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) à 2030, dont la révision prévue par la loi vient de débuter, les modes de soutien, y compris aux énergies renouvelables dans l’habitat, l’innovation et les réseaux, la simplification et le soutien à l’international.

« La compétitivité des filières EnR, la prise de conscience partagée de la nécessité d’un nouveau mix énergétique et la volonté affirmée du Président de la République, Emmanuel MACRON, nous permettront, avec une Directive Européenne bien dimensionnée et un prix du CO2 incitatif, d’accélérer encore le déploiement des EnR dans notre pays », conclut le Président du SER.

Téléchargements :


Méthanisation: Paris a lancé la collecte de déchets alimentaires dans 2 arrondissements


Source : Connaissance des Energies



Méthanisation: Paris a lancé la collecte de déchets alimentaires dans 2 arrondissements

A la traîne pour recycler ses déchets, la Ville de Paris vient de lancer la collecte des déchets alimentaires dans deux arrondissements: ils seront méthanisés et transformés en électricité verte et en compost, de quoi réduire l'empreinte carbone de la capitale.

Ils sont flambant neufs et roulent au gaz naturel. De couleur vert pomme, les nouveaux camions-bennes achetés par la mairie de Paris défilent dans le XIIe arrondissement sous l'oeil sévère de Mao Peninou, adjoint à la maire de Paris chargé de la propreté. Les agents descendent du camion, repèrent les nouvelles poubelles à couvercle marron, les embarquent pour en vider le contenu. La plupart sont à moitié vides. Depuis le début du mois de mai, Paris collecte les déchets alimentaires des habitants des IIe et XIIearrondissements dans des bacs séparés, pour les "valoriser".

Les Parisiens ont reçu un "P'tit Bac" où ils peuvent déposer leurs restes de repas, fruits, légumes, viandes, sachets de thé et coquilles d'oeufs compris. A charge pour les habitants de les déposer ensuite dans un grand bac à couvercle marron, installé au bas des immeubles parisiens. Ces nouvelles poubelles sont collectées deux fois par semaine et acheminées dans le Val-de-Marne, à l'unité de déconditionnement de Villeneuve-Saint-Georges. Les déchets alimentaires passent alors des mains du SYCTOM (agence métropolitaine des déchets ménagers) au géant Veolia, chargé de leur méthanisation.

Sur place, l'odeur de pourriture domine. Les corbeilles, corbeaux et mouettes font un festin des restes des Parisiens. Ceux-ci sont triés puis placés dans une déconditionneuse, qui sépare les éventuels emballages de la matière organique, vidée dans une citerne. La présence de liquides crée une "soupe", selon le jargon d'usage. Elle est ensuite acheminée par camion-citerne à l'usine de méthanisation située dans le Pas-de-Calais.

De « bons derniers » à « bons premiers » ?

Là, à 200 km de Paris, les restes de repas vont se transformer en biogaz sous l'action de "bactéries méthanogènes", explique Olivier Leviel, responsable des biodéchets chez Veolia. La chaleur récupérée devient de l'électricité verte, distribuée par EDF. Les 95% de matières organiques restantes (appelées digestat) partent en compostage.

Il existe des usines de méthanisation en Ile-de-France. Une nouvelle est même en conception à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Des plates-formes de compostage existent également, mais les normes à respecter sont drastiques. La Ville de Paris préfère pour l'heure confier la méthanisation au Pas-de-Calais. L'objectif de la maire Anne Hidalgo: que toute la capitale trie ses déchets alimentaires d'ici la fin de sa mandature en 2020. Chaque année, 30 kg de biodéchets par habitant pourraient être récoltés.

Après un mois d'expérimentation dans les IIe et XIIe arrondissements, "il est trop tôt pour faire un bilan", estime l'adjoint chargé de la propreté Mao Peninou. Mais "ça fonctionne mieux dans le XIIe arrondissement que dans le IIe", glisse-t-il. Environ 70% des immeubles sont désormais équipés. "Mais c'est arrivé trop vite", déplore un gardien d'immeuble, Olivier Megueule, "les gens n'utilisent pas les nouvelles poubelles ou se trompent souvent".

Parmi les erreurs constatées, des bombes de mousse à raser ou des bouteilles d'eau de Javel avec les restes de repas... "On va procéder par phases", précise Mao Peninou qui envisage de "généraliser la collecte à partir de 2017." Coût du dispositif: "un quart plus élevé que celui des ordures ménagères", affirme la mairie de Paris. Soient 334 euros par tonne de déchets alimentaires, contre 266 euros par tonne pour le reste. La ville a investi 2 millions d'euros pour les nouvelles bennes et les embauches.

Les déchets alimentaires représentent 25% des ordures ménagères parisiennes. Sur l'ensemble des déchets, 80% sont brûlés, 4% enfouis et 16% recyclés. Or, la loi sur la transition énergétique impose la valorisation de 65% des déchets d'ici 2025. La perspective des jeux Olympiques motive également la mairie de Paris à promouvoir une capitale "zéro déchet". "Nous espérons passer de bons derniers à bons premiers", sourit Mao Peninou.


2017/06/22

Guide du traitement des digestats liquides de méthanisation


Source : Biomasse-territoire.info



Guide du traitement des digestats liquides de méthanisation

La codigestion des effluents d’élevage avec des déchets organiques issus des industries agro-alimentaires et des collectivités est le modèle de méthanisation le plus développé en France.

Dans les zones à forte pression environnementale, le traitement du digestat peut alors s’avérer nécessaire pour résorber les excédents en éléments fertilisants, l’azote et le phosphore étant principalement visés par les réglementations environnementales.

Dans le cadre du projet Casdar « METERRI » (2014/2016), un bilan des procédés de traitement des digestats liquides (moins de 12 % de matière sèche environ) a été réalisé après une enquête sur des unités en fonctionnement, une consultation d’entreprises et complété par des travaux antérieurs.

Ce guide a été réalisé par l’institut du Porc, en partenariat avec la Chambre d’agriculture de Bretagne, l’institut e l’élevage et TRAME.

Pour télécharger ce guide de 18 pages, se rendre sur le site de l’IFIP :  www.ifip.asso.fr

Pour en savoir plus sur le même sujet, voir aussi les fiches VALDIPRO sur le site www.aile.asso.fr


Rapport sur les opérateurs énergétiques territoriaux


Source : Biomasse-territoire.info



Rapport sur les opérateurs énergétiques territoriaux

Le CLER publie un rapport pour témoigner de la diversité des approches qui ont été adoptées dans des territoires pionniers, par une diversité d’acteurs et dans des contextes très différents.

Le choix des opérateurs qui font l’objet d’un portrait s’est appuyé sur une connaissance fine des initiatives pionnières au niveau français et européen, acquise par le CLER via les échanges au sein de son réseau et les coopérations régulières avec ses partenaires.

Avec les exemples concrets qu’il propose, ce rapport ouvre de nouveaux terrains de recherche qui pourront conduire à des analyses plus complètes.

Consultez le rapport : http://www.territoires-energie-positive.fr

Contact : Yannick Régnier – contact@tepos.fr 


2017/06/14

Inventaire et performances des technologies de déconditionnement des biodéchets


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Inventaire et performances des technologies de déconditionnement des biodéchets

Nouveau - Mis en ligne le : 14/06/2017 - Date d'édition : 01/11/2016

L'objectif de l'étude est d'inventorier et de comparer les différentes technologies de déconditionnement de biodéchets. Ont été retenus les équipements pouvant déconditionner un flux de biodéchets emballés en mélange provenant de la grande distribution alimentaire. Sont hors champ de l'étude les équipements ne déconditionnant que des monoflux ou seulement une partie des flux de la grande distribution.

L'étude se base sur une enquête bibliographique, sur des entretiens avec les acteurs du déconditionnement et la visite de 5 installations de déconditionnement. Des essais y ont été menés avec prélèvements en sortie de déconditionneurs, de la pulpe organique et de refus pour leur analyse par un laboratoire spécialisé et apprécier la performance de captage et d'épuration des équipements.

Bien que les essais menés soient en nombre trop limité pour être représentatifs de la filière,l'étude apporte nombre d'enseignements.Une note de recommandations en conclusion de l'étude s'adresse à tout exploitant ou opérateur qui envisage de se doter d'une ligne de déconditionnement pour traiter des biodéchets emballés de la grande distribution. 

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2017/06/13

Un guide pour créer un réseau de chaleur


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Un guide pour créer un réseau de chaleur

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et l'association Amorce ont publié, courant mars, un guide sur la création des réseaux de chaleur à l'attention des maîtres d'ouvrage.

Il répond à la question : Pourquoi et comment développer les réseaux de chaleur ? Il détaille le montage et la validation du projet via l'étude de faisabilité, en précisant comment choisir et dimensionner les installations mais aussi monter son projet sur les plans financier et juridique.

Les auteurs rappellent que les réseaux de chaleur font partie des leviers pour accompagner l'objectif de la loi de transition énergétique qui vise à multiplier par 5 la quantité de chaleur et de froid renouvelables. La tendance des réseaux de chaleur, notamment pour le chauffage urbain, est à l'utilisation des énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) et de l'énergie fatale des industries.

Un travail auprès des décideurs locaux est toutefois nécessaire pour qu'ils s'approprient la question du développement des réseaux de chaleur sur leur territoire.


2017/06/10

L'autorisation de la centrale biomasse Uniper de Gardanne annulée


Source : Usine Nouvelle



L'autorisation de la centrale biomasse Uniper de Gardanne annulée

Alors qu'elle poursuit ses essais, la centrale biomasse sur laquelle Uniper a investi 250 millions d'euros a vu son autorisation d'exploitation annulée le 8 juin par le tribunal administratif de Marseille (Bouches-du-Rhône), au vu des carences relevées dans l'étude d'impact du projet.

L'autorisation de la centrale biomasse Uniper de Gardanne annulée

© D.R.

 

Le 29 novembre 2012, le préfet des Bouches-du-Rhône, Hugues Parant, avait autorisé la société EON, devenue Uniper, à exploiter une centrale biomasse à Gardanne (Bouches-du-Rhône) d'une capacité de 150 MW, suite à la reconversion de la tranche 4 de sa centrale thermique au charbon.

Le 8 juin 2017, le tribunal administratif de Marseille a annulé cet arrêté à la demande de plusieurs associations  telles France Nature Environnement, "Ceze et Ganière" ou le Syndicat mixte du parc naturel régional du Luberon.


2017/06/09

Des biodéchets valorisés par électrosynthèse microbienne


Source : Info Chimie



Des biodéchets valorisés par électrosynthèse microbienne

L'Irstea a présenté les résultats du projet collaboratif de R&D Biorare, initié en 2011. Il vise à mettre au point une technologie pour la valorisation de biodéchets en molécules plateformes pour des applications en chimie.

 Lire l'article


21 septembre 2017, le biogaz dans l’agriculture et la gestion des déchets


Source : Bioénergies International



21 septembre 2017, le biogaz dans l’agriculture et la gestion des déchets

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L’Office franco-allemand pour la transition énergétique (OFATE) organise le 21 septembre 2017 à Paris au ministère de la Transition écologique et solidaire une conférence intitulée « Le biogaz dans la chaîne de valeur locale :  agriculture et gestion des déchets ».

En France et en Allemagne, le cadre réglementaire et les mécanismes de soutien de la filière sont en évolution.

En Allemagne, la puissance installée des centrales électriques au biogaz a progressé ces dernières années : de quelques 3 000 MWé en 2006, elle s’est établie à environ 7 100 MWé en 2015. En 2006, leur production électrique brute avoisinait les 18,6 TWh avant de grimper à 50 TWh en 2015. Leur nombre n’a également cessé d’augmenter, puisqu’on comptait 3 700 centrales environ en 2007 et près de 9 000 en 2015. La principale nouveauté de la loi EEG 2017, entrée en vigueur le 1er janvier 2017, porte sur l’instauration d’appels d’offres pour les différentes technologies. Seules les unités de méthanisation valorisant les intrants autorisés par le décret relatif à la biomasse peuvent y participer.

En France, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a introduit un nouveau cadre réglementaire. Elle a pour objectif d’augmenter à 32 % en 2030 la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie par rapport à 14 % en 2014. La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie applique cette loi de transition énergétique. Elle formule un plan de diversification du mix énergétique français, avec des objectifs concrets de développement des différentes filières de production d’électricité renouvelable d’ici 2023. Pour le biogaz, les objectifs sont les suivants : 540 MWé de  puissance installée au 31 décembre 2018 et entre 790 MWé et 1040 MWé au 31 décembre 2023. Selon le baromètre 2016 des énergies renouvelables électriques la puissance électrique installée (méthanisation et ISDND) fin septembre 2016 s’élevait à 385 MWé.

Cette conférence offrira aux participants la possibilité d’échanger sur la chaîne de valeur locale et la valeur ajoutée des bioénergies dans l’agriculture. Le rôle de l’agriculteur dans la transition énergétique en France et en Allemagne devrait être également au cœur des discussions. Les modèles économiques et financiers pour les unités de méthanisation dans l’agriculture seront également évoqués. De plus, les déchets et les eaux usées peuvent être une ressource précieuse pour la méthanisation. Lors de cette conférence de l’OFATE, des projets innovants pour la production de biogaz à partir de déchets et des eaux usées en France et en Allemagne seront également présentés.

Lors de la conférence, l’OFATE proposera de participer à un échange d’experts franco-allemand sur les sujets suivants :

  • Quelles sont les perspectives de développement pour les bioénergies en France et en Allemagne ?
  • Quel rôle peut jouer l’agri-entrepreneur au sein de la transition énergétique engagée dans les deux pays ?
  • Quelle est la création de valeur ajoutée des bioénergies dans les territoires ?
  • Quels sont les modèles économiques et financiers pour les porteurs de projets bioénergies ?
  • Quelles technologies permettent la valorisation énergétique des ordures ménagères et des eaux usées ? Quelle est la rentabilité réelle de ces technologies ?

La manifestation vise à créer un dialogue entre acteurs industriels, scientifiques et institutionnels. Elle s’adresse à l’ensemble du secteur énergétique et de la branche des énergies renouvelables en France et en Allemagne.

Informations et inscription

Contact : Julian Risler – +33 (0)1 40 81 93 15 – julian.risler@developpement-durable.gouv.fr


2017/06/06

Dossier : biodéchets, comment les trier en ville ?


Source : La gazette des communes



Dossier : biodéchets, comment les trier en ville ?

Le projet de loi de transition énergétique prévoit l’obligation, d’ici 10 ans, de trier à la source l’ensemble du gisement des biodéchets, qui représente environ la moitié du volume des ordures ménagères. Une disposition qui condamnerait donc, de fait, les installations de tri mécano-biologique (TMB) pour lesquelles ont opté beaucoup de collectivités…Et qui pose question sur sa faisabilité : la généralisation du tri par l’habitant est-elle possible ? Comment mettre en œuvre la collecte ? Quels débouchés pour le compost produit ?

Sommaire du dossier


2017/06/03

20 et 22 juin 2017 en Bretagne, les techniques de séchage du bois-bûche


Source : Bioénergies International



20 et 22 juin 2017 en Bretagne, les techniques de séchage du bois-bûche

Plateforme de séchage thermovoltaïque de bois-énergie Base Innovation, photo Frédéric Douard

Plateforme de séchage thermovoltaïque de bois-énergie Base Innovation, photo Frédéric Douard

Abibois, l’interprofession de la filière forêt-bois en Bretagne, organise deux réunions destinées aux professionnels du bois de chauffage, qu’ils soient transformateurs ou négociants, qui s’interrogent sur les méthodes de séchage naturel ou artificiel du bois bûche.

Les matinées, qui auront lieu à Vannes et à Morlaix les 20 et 22 juin 2017, seront une occasion pour faire le tour de la question en présence de Gérard GANDON, spécialiste du comportement du bois au séchage, et avec la présentation d’une technologie innovante pour allier séchage artificiel et production d’énergie renouvelable (Sébastien ACKERMANN, BASE).

PROGRAMMES

9h30 – Introduction, présentation de la démarche de qualité Bretagne Bois Bûche : Nathalie BRAC / ABIBOIS
Cette marque collective, lancée en 2010 en Bretagne, a pour objectif d’accompagner le vendeur de bois de chauffage dans une posture professionnelle qui traduit la qualité de son service et de ses produits. Une courte présentation de la démarche permettra d’en savoir plus sur les engagements des entreprises qui ont fait le choix du réseau régional du bois de chauffage.

10h00 – Les connaissances liées au séchage du bois bûche, panorama des solutions de séchage naturel et artificiel : Gérard GANDON / OLERGIE
A travers les enseignements d’une étude commandée par Abibois en 2013 et menée par le cabinet OLERGIE, Gérard GANDON fera le tour des méthodes de séchage naturel adaptées à notre région et présentera un panorama des solutions de séchage artificiel appliquées au bois de chauffage.

11h00 – Zoom sur une solution innovante : le séchage à partir d’installations « thermovoltaïques » par Sébastien ACKERMANN / BASE
En récupérant la chaleur émise par des panneaux photovoltaïques, on a un double bénéfice : les rendements de ces derniers sont améliorés et on dispose d’une source de chaleur renouvelable. Cet air chaud est notamment disponible pour sécher du bois de chauffage. Venez poser vos questions au directeur de l’entreprise BASE.

Séchage de bois-buche par installation thermovoltaïque, photo Base Innovation

Séchage de bois-buche par installation thermovoltaïque, photo Base Innovation

Télécharger l’invitation ainsi que le bulletin d’inscription (obligatoire) à retourner avant le 16 juin.

Contact : Nathalie BRAC – nbrac.energie@abibois.com – 02 99 27 78 00 – abibois.com


2017/06/02

Tous les avantages de la biomasse pour la production de chaleur en entreprise


Source : Bioénergies International



Tous les avantages de la biomasse pour la production de chaleur en entreprise

Témoignages Fonds Chaleur

La production de chaleur renouvelable permet d’associer deux priorités dans le développement de toute entreprise : l’optimisation énergétique et la performance environnementale. La biomasse constitue une voie majeure pour y accéder, tant en raison des gisements dont bénéficie le territoire français que des technologies en fonctionnement dans de nombreux sites soutenus par l’ADEME.

Pour accompagner le développement de nouveaux projets, le dispositif de soutien Biomasse Énergie et Entreprises du Fonds Chaleur s’adresse aux PME-PMI comme aux industries pour tous les secteurs d’activité, de production ou de service.

La brochure proposée ci-après en téléchargement résume les cinq bonnes raisons pour passer le cap du fossile au renouvelable grâce à la biomasse :
1 – Avoir de la visibilité sur ses coûts de production
2 – Bénéficier de technologies éprouvées à haut rendement énergétique
3 – Profiter d’une ressource de proximité disponible (bois énergie, sous-produits agricoles ou industriels…), dans une logique d’économie circulaire
4 – Accéder à une haute performance environnementale en divisant par 10 les émissions de CO2 par rapport au gaz (Base Carbone®)
5 – Agir avec le soutien du Fonds Chaleur

Ils témoignent

Chefs d’entreprise et responsables des services dédiés à l’énergie et à l’environnement témoignent ici de leur intérêt pour cette énergie renouvelable et démontrent que produire et se chauffer à partir de biomasse, c’est possible :

Sébastien Chaffray d'Aéroports de Paris devant sa chaufferie bois WEISS de 14 MW, photo Hervé Ronné pour l'ADEME

Sébastien Chaffray d’Aéroports de Paris devant sa chaufferie bois WEISS de 14 MW, photo Hervé Ronné pour l’ADEME

Télécharger la brochure

  • Jacques Buffet, responsable des services généraux chez SKF, production 11 GWh/an à Saint-Cyr-Sur-Loire (37)
  • Dominique Deboeuf, directeur d’activités du site chimique de Roussillon, production 172 GWh/an à Roussillon (38)
  • Sébastien Chaffray, responsable de l’activité thermique à Aéroports de Paris, production 78 GWh/an à Roissy-en-France (95)
  • Céline Procop, pPrésidente-directrice générale de Guyenne Papier, production de 4,35 GWh/an à Nanthiat (24)
  • Guillaume Brouard, responsable énergie et environnement des Laiteries Triballat, production 19,4 GWh/an à Noyal-sur-Villaine (35)
  • Gaël Jouanne et Paulo De-Souza, responsables énergie d’Airbus Safran, production 19,4 GWh/an aux Mureaux (78)
  • Gilles Falc’hun, président de la Laiterie de Saint-Malo (SILL), production 61 GWh/an à Plouvien (29)
  • Minh Hiep Nguyen, responsable des projets énergie chez Nestlé, production 136 GWh/an à Dieppe (76)

2017/06/01

La micro-méthanisation pour l’autonomie énergétique des petits élevages


Source : Bioénergies International



La micro-méthanisation pour l’autonomie énergétique des petits élevages

Le micro-méthaniseur ENERPRO chez Hervé Sevenou

Le micro-méthaniseur ENERPRO chez Hervé Sevenou à Sizun dans le Finistère

Enerpro est une jeune entreprise, créée en 2015 à partir de l’expérience de l’un de ses associés qui travaille depuis 2009 sur la micro-méthanisation en Afrique, pour développer un procédé adapté au contexte des petits élevages français pour une valorisation en électricité, en chaleur, en combustible ou en carburant.

Hervé Sevenou, éleveur de veaux de boucherie à Sizun dans le Finistère est utilisateur d’un solution Enerpro. Désireux d’optimiser le fonctionnement de son exploitation, Hervé a décidé de saisir l’opportunité de valoriser son lisier dans le but de produire lui-même l’énergie dont il a besoin pour chauffer l’eau pour la production de lait pour ses veaux, cette eau étant préalablement chauffée par des résistances électriques.

Les déjections des veaux (2 600 m3 de lisier par an) arrivent dans une pré-fosse et sont ensuite transférés via une pompe dans le digesteur, par l’intermédiaire d’une canalisation souterraine. Le digesteur est une cuve de 50 m3 non brassé, chauffé à 38°C et pourvue d’un écosystème de micro-organismes. Le biogaz produit est brûlé à la demande dans une chaudière de 40 kW pour produire l’eau chaude nécessaire à l’élevage.

PourHervé Sevenou, « le principal avantage est le fait que cette technique requiert un investissement qui peut être levé par presque toutes les exploitations. Par rapport à d’autres modèles qui coutent 1 million d’euros, ici avec environ 60 à 100 000 euros, on a déjà un bloc de base. L’objectif pour nous est de passer d’une consommation de 260 000 kWh à 130 000 kWh. C’est l’autonomie que nous recherchons. Dans quelques mois, je pense qu’on en mettra un second. »

Pour en savoir plus : www.enerpro-biogaz.fr


2017/05/31

Le coût des énergies renouvelables en France en 2016


Source : Bioénergies International



Le coût des énergies renouvelables en France en 2016

Coûts de production de la méthanisation en France en 2016, rapportés à tous les MWh utiles. Source ADEME. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Coûts de production de la méthanisation en France en 2016, rapportés à tous les MWh utiles. Source ADEME. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Dans le but de limiter le recours aux énergies fossiles et ainsi de freiner le réchauffement climatique, les filières de production d’énergie renouvelable sont en plein essor grâce aux politiques publiques mises en place en France et dans le monde. Avec la maturité croissante des différentes filières, leurs coûts de production évoluent à la baisse. Les annonces médiatiques sur ce sujet sont nombreuses et illustrent la compétitivité croissante des énergies renouvelables dans le monde.

Toutefois, ces coûts varient selon de nombreux facteurs (progrès technologiques, perception du risque par les investisseurs, lieu d’implantation…) dont les impacts sont plus ou moins importants. Afin d’objectiver ces baisses de coûts et de publier des chiffres représentatifs des conditions de développement françaises, l’ADEME a réalisé un document présentant les plages de variations des coûts de production actuels de chaque filière en France, pour la production de chaleur et d’électricité renouvelables.

Télécharger le document (52 pages)


Biomasse energie et produits biosourcés


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Biomasse energie et produits biosourcés

Nouveau - Mis en ligne le : 31/05/2017 - Date d'édition : 01/05/2017

Biomasse énergie et produits biosourcés

Recueil de projets de R&D soutenus par l'ADEME entre 2008 et 2015

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2017/05/27

Solagro ambitionne 10 000 méthaniseurs agricoles en France en 2050


Source : Bioénergies International



Solagro ambitionne 10 000 méthaniseurs agricoles en France en 2050

Vue de l'installation de Clottes Biogaz à Nojals & Clottes en Dordogne, photo Frédéric Douard

Vue de l’installation de Clottes Biogaz à Nojals & Clottes en Dordogne, photo Frédéric Douard

A l’initiative de l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France, AMMF, Solagro présente sa vision prospective sur la place de la méthanisation agricole dans la transition énergétique française, durant le cycle de conférences d’EXPOBIOGAZ 2017.

Les modélisations projettent d’ici à 2050 le développement de quelques… 10000 méthaniseurs agricoles (pour seulement 250 aujourd’hui environ).

Ces méthaniseurs seront répartis sur l’hexagone, y compris hors des régions d’élevage. Ils seront de fait de moins en moins alimentés par des effluents d’élevage, et de plus en plus par des déchets et des résidus végétaux, des récoltes d’engrais verts, des algues, … tous substrats qui ne rentrent pas en concurrence avec les cultures alimentaires.

Ces ressources étant majoritairement agricoles, les agriculteurs sont appelés à jouer un rôle majeur dans la transition énergétique, une transition qui ouvre des perspectives d’activité et d’emplois équivalentes à celles de certaines filières agroalimentaires, comme la filière lait, par exemple.

Comment le biogaz pourra-il être valorisé ? Majoritairement par injection dans le réseau, un réseau gazier « reconfiguré », décentralisé, qui fera office de stockage et dont le maillage rapprochera zones de production et bassins de consommations. En parallèle, l’interconnexion croissante des réseaux électricité et gaz permettra via le Power-to-gas (la conversion de l’électricité en gaz), et la montée en puissance de la gazéification, de résoudre la question de l’équilibre entre l’offre et de la demande, problématique majeure de la transition énergétique.

Retrouvez Solagro sur le stand de Solagro – A17, hangar 14, salon EXPO BIOGAZ les 31 mai et 1 juin 2017 à Bordeaux :

  • Christian COUTURIER, directeur du pôle énergie de Solagro, Tel : 07 86 17 07 73
  • Céline LABOUBEE, chargé de mission méthanisation : Tel : 06 45 18 35 84

Pour en savoir plus : https://solagro.org/methanisation


2017/05/24

Les énergies renouvelables comptent près de 10 millions d'emplois dans le monde


Source : Actu-Environnement



Les énergies renouvelables comptent près de 10 millions d'emplois dans le monde

Les énergies renouvelables comptent près de 10 millions d'emplois dans le monde

© zstock

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables(Irena) a publié ce 24 mai son rapport intitulé "Energies renouvelables et emplois - Bilan annuel 2017". Le constat est sans appel : le nombre d'emplois dans les énergies renouvelables (EnR) est en forte hausse et atteint 9,8 millions en 2016. Il pourrait atteindre 24 millions d'ici à 2030, "compensant les pertes d'emplois dans le secteur des combustibles fossiles et devenant un moteur économique majeur". En 2012, seules 7 millions de personnes travaillaient dans ce secteur. L'Irena explique cette augmentation par la baisse des coûts des EnR et par la mise en place de politiques publiques ambitieuses à travers le monde.

L'énergie photovoltaïque compte le plus grand nombre d'emplois : 3,1 millions en 2016, soit une hausse de 12% par rapport à 2015. L'effectif de personnes travaillant dans l'éolien et le solaire a doublé en quatre ans.

Si nombre de ces emplois se trouvent au Brésil, aux Etats-Unis et en Allemagne, 62% se situent en Asie, notamment en Chine, en Inde et au Japon. La Malaisie et la Thaïlande comptent beaucoup d'emplois manufacturiers et sont devenus les centres mondiaux de fabrication des panneaux photovoltaïques. En Afrique, l'Afrique du Sud et l'Afrique du Nord rassemblent à eux seuls trois quarts des 62.000 emplois du continent.

La France, avec plus de 162.000 personnes travaillant dans les EnR, est le deuxième pays européen pourvoyeur d'emplois dans ce secteur après l'Allemagne. L'Irena estime qu'une politique ambitieuse visant à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris pourrait générer 1,4 million d'"emplois verts" en France d'ici à 2030, dont 330.000 emplois dans le secteur des EnR. A noter qu'un plan de programmation de l'emploi et des compétences définissant les besoins d'évolution au regard de la transition écologique et énergétique est prévu par la loi relative à la transition énergétique mais fait toujours défaut.


2017/05/23

Leboisenergie.be, nouveau site d’information sur le chauffage au bois


Source : Bioénergies International



Leboisenergie.be, nouveau site d’information sur le chauffage au bois

leboisenergie.be

Le Cluster TWEED et le club Bois-Energie lancent Le Bois Energie, un nouveau site Internet de référence sur la filière biomasse et le chauffage au bois, visant à informer le grand public sur les atouts du bois et sur son utilisation au quotidien pour se chauffer.

Le Bois Energie présente les différents systèmes de chauffage au bois existants ainsi que ses combustibles et guide le visiteur dans le choix d’’un poêle, insert ou chaudière selon les caractéristiques de son habitation. Le site donnera également de précieux conseils pour utiliser et entretenir les systèmes de chauffage au bois.

Le Cluster TWEED (Technologie Wallonne Energie – Environnement et Développement durable) est une organisation wallonne rassemblant plus d’une centaine d’entreprises actives dans le secteur de l’énergie durable. Le Cluster s’attache à jouer un rôle majeur en matière de business développement dans les secteurs de « l’énergie durable ». Le Club Bois-Energie a été lancé en janvier 2016, il reprend des acteurs actifs dans la filière biomasse résidentielle et a pour mission de les rassembler afin de favoriser la collaboration et le développement de la filière.

Voir le site : www.leboisenergie.be

Contact : info@leboisenergie.be – +32(0)4.242.47.60


12-15 juin 2017, conférence européenne de la biomasse à Stockholm


Source : Bioénergies International



12-15 juin 2017, conférence européenne de la biomasse à Stockholm

 

EUBCE 2017

Organisée chaque année depuis 25 ans dans un pays différent, la conférence européenne de la biomasse est l’une des plus importantes conférences de R & D au monde sur la biomasse. Combinée à une exposition internationale, elle représente la plate-forme de pointe pour la collecte, l’échange et la diffusion du savoir-faire scientifique dans le domaine de la biomasse.

Le programme de la Conférence abordera les sujets des bioliquides et biocarburants pour la chaleur et l’électricité, les transports, couvrant tous les aspects de chaque chaîne de valeur, de l’approvisionnement et de la logistique aux technologies de conversion, de l’application industrielle des résultats de la recherche aux impacts sur l’environnement, des aspects commerciaux et commerciaux aux stratégies politiques, notamment au rôle de la biomasse comme source dans les systèmes énergétiques intégrés.

La conférence est soutenue par des organisations européennes et internationales telles que la Commission européenne, l’UNESCO – Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture – Secteur des sciences exactes et naturelles, WCRE – Le Conseil mondial pour les énergies renouvelables, EUBIA – L’Association européenne de l’industrie de la biomasse, L’Europe centrale Initiative, The Global Bioenergy Partnership et d’autres organisations.

Télécharger le programme : www.eubce.com/programme

Plus d’information sur : www.eubce.com


Mobilisation de la biomasse – quelles recommandations pour réduire les charges logistiques ?


Source : Biomasse-territoire.info



Mobilisation de la biomasse – quelles recommandations pour réduire les charges logistiques ?

Dans le cadre du RMT Biomasse & territoires, une étude sur l'optimisation de la mobilisation de la biomasse agricoles a été menée par Service COOP de France en 2016 avec le soutien de l'ADEME et de France AgriMer.

Pour faire suite au colloque de début d'année, les partenaires proposent un guide de recommandations pour optimiser la mobilisation de la biomasse agricole.

Ayant vocation à soutenir les porteurs de projet dans l’élaboration de leur schéma logistique, il reprend conseils, exemples et astuces pour optimiser ses procédés. Organisé autour des grandes étapes de la chaine d’approvisionnement (récolte, stockage, transport, traitement, etc.).

Télecharger le guide

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