Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici les nouvelles les plus importantes concernant la biomasse et les filières vertes.

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2016/04/13

EnR : un décret crée une procédure d'adaptation des schémas régionaux de raccordement


Source : Actu-Environnement



EnR : un décret crée une procédure d'adaptation des schémas régionaux de raccordement

Un décret, publié mercredi 13 avril, vient modifier la partie réglementaire du code de l'énergie relative aux schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR).

"Le décret crée une procédure d'adaptation des schémas (…) qui peut être mise en œuvre pour effectuer des modifications de portée limitée sur les ouvrages des réseaux publics", indique le ministère de l'Environnement.

Il prévoit que le schéma doit en revanche être révisé dans trois cas : lorsqu'une difficulté de mise en œuvre importante a été identifiée dans le cadre de l'état technique et financier annuel établi par RTE, lorsque des transferts de capacités entre postes ou la procédure d'adaptation ne permettent pas de satisfaire les demandes de raccordement, et enfin lorsque plus des deux tiers de la capacité d'accueil globale du schéma ont été alloués.

Prévus par la loi Grenelle 2, les S3REnR avaient vu leurs modalités d'application précisées par un décret du 20 avril 2012, dont les dispositions avaient été modifiées une première fois en juillet 2014 suite à denombreuses critiques.

"Réalisés par RTE en lien avec ERDF, l'ensemble des gestionnaires de réseaux de distribution et en concertation avec les acteurs concernés, ces schémas permettent d'optimiser le développement des réseaux et de mutualiser les coûts de raccordement", rappelle le gestionnaire du réseau de transport. Toutes les régions métropolitaines sont désormais dotées d'un tel schéma, ajoute RTE, précisant que celui de Champagne-Ardenne a déjà été révisé et que d'autres étaient en passe de l'être.


2016/04/12

Etude : dynamiser les filières biomasse pour l’énergie en France


Source : Bioénergies International



Etude : dynamiser les filières biomasse pour l’énergie en France

La cogénération à partir de biomasse, une solution concrête encore trop confidentielle, photo Frédéric Douard

La cogénération à partir de biomasse, une solution concrète encore confidentielle, photo F. Douard

Dans le cadre du Consortium de valorisation thématique (CVT) de l’Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie (ANCRE), Irstea a coordonné en partenariat avec le CEA, l’IFPEN et l’INRA, une étude stratégique sur le potentiel de développement en France des filières de production d’énergie à partir de biomasse.

Cette étude fait le point sur les connaissances relatives à la ressource mobilisable, au potentiel de production d’énergie et aux freins et leviers perçus par les professionnels du secteur, en particulier en ce qui concerne les aspects organisationnels de l’approvisionnement. Elle couvre plus précisément les domaines :

  • du bois-énergie : chaudières (hors chauffage individuel) et cogénération
  • des biocarburants de 2e génération (voies thermochimique et biochimique)
  • de la méthanisation agri-sourcée

Cette étude montre que les modèles de développement les plus pertinents dépendent fortement des caractéristiques de chaque territoire (nature et répartition spatiale des biomasses mobilisables), d’où un rôle important à jouer de l’échelon régional. Elle insiste sur l’importance de la stabilisation de l’environnement économique des entreprises (systèmes incitatifs, garantie des contrats…). Par ailleurs, une structuration progressive de l’approvisionnement s’observe dans certains territoires, qu’il convient de continuer à encourager.

L’étude souligne également la nécessité de mieux comprendre comment gérer l’hétérogénéité et la variabilité temporelle de la ressource, ou encore l’enjeu fort à raisonner de manière « économie circulaire » (devenir des coproduits…).

Pour une étude complète des impacts de ces filières, il sera nécessaire d’appréhender l’impact sur les sols, la biodiversité et les risques (incendies, glissement de terrain…), dans une démarche de type Analyse du cycle de vie (ACV) ou écologie territoriale.

Les résultats de cette étude ont été présentés le 17 mars à Lyon, lors d’une journée d’échanges organisée par l’ANCRE, l’IFPEN, Irstea et les pôles de compétitivité Tenerrdis et Axelera, réunissant l’ensemble des acteurs de la filière bois-énergie : plus de 150 participants. L’occasion d’explorer les réponses aux différents freins au développement de la valorisation de la biomasse forestière.

IRSTEA

Télécharger la synthèse de l’étude ANCRE

Pour en savoir plus : www.irstea.fr


Etude des coûts d'investissement et d'exploitation associés aux installations biomasse énergie des secteurs collectifs et industriels


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Etude des coûts d'investissement et d'exploitation associés aux installations biomasse énergie des secteurs collectifs et industriels

Le Fond Chaleur Renouvelable a permis depuis 2009 un fort développement de chaufferies bois, implantées au sein de bâtiments collectifs / tertiaires, d'industries et sur réseaux de chaleur.
De façon à nourrir le retour d'expérience et ainsi participer à l'optimisation des projets à venir et existants, l'ADEME a souhaité actualiser et affiner les données relatives aux coûts d'investissement et d'exploitation des installations en fonctionnement depuis plus d'un an, en établissant des ratios significatifs par poste (production, distribution) et taille / type de projets. 

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2016/04/06

Biogaz Hochreiter, fournisseur d’unité de méthanisations agricoles


Source : Bioénergies International



Biogaz Hochreiter, fournisseur d’unité de méthanisations agricoles

BIOGAZ HOCHREITER France est la filiale française de l’entreprise allemande BIOGAS HOCHREITER, pionnière dans la filière de méthanisation à la ferme depuis plus de 30 ans. BIOGAZ HOCHREITER France est implantée en France depuis 2011, à Saulxures-Lès-Nancy (54) et à Chantepie près de Rennes (35). L’équipe est à votre disposition pour accompagner votre projet de méthanisation, depuis la phase d’étude jusqu’à la réalisation et le suivi de fonctionnement nominal.

schema_unite-methanisation-Biogaz-Hochreiter

Des systèmes d’incorporation des substrats solides adaptés à votre unité de méthanisation.

rondomat

Afin de répondre aux exigences de chaque projet, nous disposons d’une large gamme d’incorporateur. La technique d’incorporation des substrats solides est fondamentale pour garantir un bon fonctionnement de l’unité de méthanisation.

Ainsi nos incorporateurs sont automatisés pour assurer une alimentation continue du digesteur et ainsi optimiser la biologie. La conception et la commande des incorporateur sont réalisées de manière à limiter les consommations d’énergie.

Trémie à fond poussant Fliegl

Incorporateur Rondomat, à fond poussant, avec vis de convoyage en fond de bac, bac avec vis mélangeuse, vis d’incorporation dans le voile ou dans la dalle supérieure du digesteur, nous avons le système d’incorporation qui répond à votre demande !

Un système de pompage central

Vannes pneumatiques

Nous avons développé un système central de pompage sur les unités de méthanisation afin d’optimiser le fonctionnement de votre station. Une unique pompe centrale pour centraliser les flux et mettre en relation toutes les fosses (transfert de n’importe quelle fosse vers n’importe quelle fosse de la station). Tous les flux sont centralisés vers un collecteur (puisard ou caisson inox) et la pompe refoule vers un répartiteur qui relie chaque fosses. Collecteur et répartiteur peuvent être équipé selon les besoins du porteur de projet de vannes manuelles ou de vannes pneumatiques .

L’agitation adaptée pour chaque fosse

Agitation lente dans le digesteur pour optimiser la biologie et brassage dans le post-digesteur pour homogénéiser le contenu et éviter la sédimentation. Nous avons le système d’agitation adapté à votre projet de méthanisation :

agitateur-steinauer

  • Agitateur Steinauer : Agitateur à pâles sur arbre vertical breveté à 4 ou 5 pales
  • Agitateur Mississippi : Agitateur à 4 pâles sur arbre horizontal
  • Agitateur TSUNAMI : Agitateur à 4 pâles oblique
  • Agitateur oblique Rührmaster : Installé sur la paroi de la fosse, longueur d’arbre adapté à la taille de la fosse
  • Brasseurs immergés Tauchmotor : Agitateur immergé installé sur une potence

La cogénération au biogaz à partir de 30 kW

La cogénération est l’activité première de BIOGAZ HOCHREITER. En 1984, Johann HOCHREITER installe sur sa ferme un cogénérateur biogaz de 7 kW afin de produire de la chaleur pour chauffer sa maison. Il a développé son unité de méthanisation en parallèle du développement de la société. Johann HOCHREITER exploite aujourd’hui 1,2 MW et son unité de méthanisation continu d’être notre principal site d’expérimentation et d’innovation.

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Nos moteurs de cogénération sont assemblés dans nos ateliers à Schnaitsee en Bavière. Le bloc moteur est accouplé à une génératrice électrique pour produire l’électricité et la chaleur est récupérée sur le circuit de refroidissement et sur les gaz d’échappement. Notre expérience nous permet d’atteindre de très bons rendements électrique et thermique.

Pour l’entretien et le dépannage du cogénérateur, nous travaillons avec la société CHAPLAIN qui dispose d’un stock important de pièces de rechange.

Chiffres clés

Plus de 1 650 unités de méthanisation réalisées de 17 kW à plusieurs MW. Près de 250 MW électriques installés, soit 1,5 x la consommation électrique spécifique annuelle des villes de Marseille et de Nantes réunies.


2016/04/01

Explorons la biomasse lignocellulosique ! le 23 et 24 juin à Reims


Source : Biomasse-territoire.info



Explorons la biomasse lignocellulosique ! le 23 et 24 juin à Reims

L’UMR FARE est un laboratoire de recherche de l’Institut National de la Recherche Agronomique et de l’Université de Reims Champagne-Ardenne. En 2016, notre laboratoire situé à Reims va fêter ses 15 ans.

A cette occasion, nous organisons les 23 et 24 juin 2016 un séminaire scientifique présentant l’état de l’art sur la transformation de la biomasse lignocellulosique, à différentes échelles.

En savoir plus...

 

 

Les cultures biomasse, un atout pour lutter contre l'érosion des sols ?


Source : Biomasse-territoire.info



Les cultures biomasse, un atout pour lutter contre l'érosion des sols ?

La journée d'échanges "Les cultures biomasse, un atout pour lutter contre l'érosion des sols ?" s’est tenue le mardi 8 mars 2016 à Belleville en Caux (27). Cette journée a réuni 28 personnes, spécialistes des cultures biomasse et/ou de l’érosion des sols, originaires de la moitié nord de la France et de Belgique, avec des problématiques et expériences locales. Les échanges ont donc été riches. La matinée en salle a permis de rappeler quels sont les processus érosifs et les solutions hydrauliques et agronomiques possibles. Les bases de la production de cultures pérennes tels le miscanthus et le taillis à (très) courte rotation ont été abordées. Les expériences locales en Normandie (Pays de Caux), Alsace et Nord-Pas de Calais ont été ensuite été partagées. L’après-midi sur le terrain a permis de comprendre les problématiques et résultats d’une exploitation agricole ayant implanté des bandes ligneuses de différentes espèces. Les principes et matériel de mesure du ruissellement ont été présentés, ainsi que différents posters techniques et présentant des projets (RMT Biomasse & Territoires, projet SRC+). Le RMT Biomasse & Territoires a organisé cette journée, dans le cadre de l’action 2.2 « Optimiser les retombées indirectes de la production de biomasse agricole sur le territoire ».

Retrouvez les présentations des intervenants

Contacts: 

  • Marie Laure Savouré - Agro-Transfert Ressources et Territoires – animatrice de l’axe évaluation des filières biomasse du RMT biomasse
  • Elodie Nguyen – Chambre régionale d'agriculture Nord Pas de Calais Picardie – chef de file du RMT Biomasse

 

 

2016/03/29

La Poste approvisionne en renouvelable la totalité de son parc immobilier


Source : Enerzine.com



La Poste approvisionne en renouvelable la totalité de son parc immobilier

La Poste approvisionne en renouvelable la totalité de son parc immobilier

Misant sur l’efficacité énergétique, Le Groupe La Poste réduit, dès le mois de mai prochain, son empreinte carbone en approvisionnant l’ensemble de ses sites [1] en électricité 100% d’origine renouvelable.

Après une consultation menée en octobre 2015 concernant une partie de ses sites, le Groupe a décidé en février dernier de renouveler le contrat de fourniture du reste de son parc immobilier lui permettant ainsi de réaliser une économie globale de sa facture d’électricité de 10%.

Dans le cadre de la loi NOME [2], La Poste avait organisé une première consultation en octobre 2015, sur ses anciens sites bénéficiant des anciens tarifs jaune et vert. Cette consultation concernait 1.300 sites, majoritairement des sites industriels courrier, des agences colis et des importants sites tertiaires, dont la consommation énergétique représente 66% de la consommation globale des bâtiments postaux. La nouvelle consultation, lancée en février 2016 et pilotée par Poste Immo, foncière du Groupe La Poste [3], a quant à elle concerné la mise en concurrence pour la fourniture d’électricité des sites qui bénéficient du tarif bleu (majoritairement des bureaux de poste sur tout le territoire).

Avec cette seconde consultation, le Groupe atteint un approvisionnement de 100% de ses sites en électricité d’origine renouvelable, à travers le système des garanties d’origine [4] pour les bâtiments gérés par sa foncière. La mise en concurrence a attribué ce marché à un prestataire : EDF. Le marché de fourniture d’électricité a été négocié pour la période allant du 1er mai 2016 au 31 décembre 2019.

Ce dispositif de renouvellement des contrats de fourniture d’énergie sur les sites aux anciens tarifs jaunes, verts et bleus, permet à La Poste de réaliser jusqu’à 7 millions d’euros d’économie globale par an, soit un gain de 10% sur sa facture d’électricité sur la totalité de la période couverte par les nouveaux marchés. Il permet également d’alimenter l’ensemble de sa flotte de véhicules électriques en électricité d’origine renouvelable.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre du plan stratégique du Groupe La Poste « La Poste 2020 : Conquérir l’avenir », avec notamment l’ambition de s’approvisionner en électricité 100% d’origine renouvelable sur l’intégralité de son parc géré par sa foncière Poste Immo.

[1] Hors certaines filiales françaises et étrangères

[2] Loi NOME : Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité

[3] Poste Immo assure la gestion immobilière des 12 000 bâtiments postaux et coordonne les groupements de commandes afférents à la gestion de l’énergie

[4] Contracter ce type d’offre « verte » signifie que le fournisseur devra acheter suffisamment de garanties d’origine (qui désignent les unités de Mégawatt heures d’électricité d’origine renouvelable produites et injectées dans le réseau) pour couvrir la consommation du client

( src - CP - Groupe La Poste )


2016/03/25

Les énergies renouvelables attirent des investissements record au niveau mondial


Source : Notre-planete.info



Les énergies renouvelables attirent des investissements record au niveau mondial

L'électricité produite à partir du charbon et du gaz a généré l'année dernière moitié moins d'investissements que ceux, record, générés par le solaire, l'éolien et autres énergies renouvelables, une nouvelle étape significative parmi d'autres franchie par les énergies renouvelables annonce aujourd'hui un rapport des Nations Unies. Les pays en développement dépassent maintenant les payx développés en terme d'investissement, tandis que l'Europe est le seul continent où ils diminuent.


2016/03/20

Comment dynamiser les filières biomasse pour l'énergie ?


Source : Enerzine.com



Comment dynamiser les filières biomasse pour l'énergie ?

Comment dynamiser les filières biomasse pour l’énergie ?

Une valorisation plus efficiente de la biomasse produite par nos forêts est un des leviers essentiels de la transition écologique, une opportunité considérable pour de nombreux territoires de concilier activité économique, réduction de l’impact carbone global et création d’emplois.

Les Pouvoirs publics soutiennent activement le développement des filières de production d’énergie à partir de biomasse. Ainsi la Loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV), le Plan National de la Forêt et du Bois, et la Stratégie Nationale pour la Bioéconomie visent à promouvoir la valorisation de ce potentiel, que ce soit pour les productions d’énergie, la construction ou la chimie verte. Alors que le Plan Energie Méthanisation Azote prévoit de disposer de 1500 méthaniseurs à la ferme d’ici 2020, la loi sur la transition énergétique ambitionne que les énergies renouvelables représentent 32% de la consommation finale d’ici 2030.

Dans le cadre de l’ANCRE (Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie), le CEA, IFPEN, l’INRA et Irstea, ont réalisé une étude stratégique sur le potentiel de développement, en France, des filières de production d’énergie à partir de biomasse nationale. Cette étude fait le point sur les connaissances relatives à la ressource mobilisable, au potentiel de production d’énergie et de création d’emplois, et aux freins et leviers perçus par les professionnels du secteur pour la mobilisation de la biomasse forestière, en particulier en ce qui concerne les aspects organisationnels de l’approvisionnement. Elle couvre plus précisément les domaines suivants :

  • Le bois-énergie : chaudières (hors chauffage individuel) et cogénération,
  • Les biocarburants de 2e génération (voies thermochimique et biochimique),
  • La méthanisation agri-sourcée.

Cette étude montre que les modèles de développement les plus pertinent dépendent fortement des caractéristiques de chaque territoire (nature et répartition spatiale des biomasses mobilisables), d’où un rôle important à jouer de l’échelon régional.

Elle insiste sur l’importance de la stabilisation de l’environnement économique et réglementaire des entreprises (systèmes incitatifs, garantie des contrats…). Par ailleurs, une structuration progressive de l’approvisionnement s’observe dans certains territoires, qu’il convient de continuer à encourager.

Les résultats de cette étude sont présentés ce jour ( ... 18 mars ... ) à Lyon lors d’une journée d’échanges organisée par l’ANCRE, IFP Energies nouvelles, Irstea et les pôles de compétitivité Tenerrdis et Axelera et réunissant l’ensemble des acteurs du bois énergie. La journée, ponctuée de l’intervention de nombreux représentants de la filière et des ministères concernés, rassemble différentes catégories d’acteurs (entreprises, collectivités, services de l’Etat, acteurs de la recherche et de l’innovation) pour explorer les réponses aux différents freins à la mobilisation de la biomasse forestière.

Consulter ou télécharger la synthèse de l'étude : ici

(src - Inra - CP)


2016/03/18

ENR : le complément de rémunération permettra de gagner plus que le tarif d'achat actuel


Source : Actu-Environnement



ENR : le complément de rémunération permettra de gagner plus que le tarif d'achat actuel

Les producteurs d'énergies renouvelables attendent avec impatience la publication des textes encadrant les nouvelles modalités de soutien en France. Par la voix de Laurent Froissart, l'agrégateur Centrales Next nous explique comment va évoluer la rémunération des producteurs.

Actu-environnement : L'Union européenne a modifié les règles d'attribution des aides d'Etat en matière d'énergies renouvelables. Quelles sont les modalités du nouveau dispositif ?

Laurent Froissart : Dans le nouveau modèle de rémunération des énergies renouvelables, les revenus passent en partie par le marché de la bourse de l'électricité. Et comme ces revenus ne sont pas suffisants aujourd'hui pour continuer à assurer la rentabilité des ENR, l'Etat va mettre en place un complément de rémunération qui s'ajoutera aux ventes de la bourse. Les installations qui arrivent en fin de contrat d'achat pourront, sous conditions précises, y prétendre – les modalités exactes restent à voter.

Ce complément de rémunération se compose d'une prime à l'énergie calculée par l'Etat et d'une prime de gestion pour couvrir les frais de vente sur le marché, les frais administratifs, etc. Certaines installations existantes, déjà en service et qui ont un tarif d'achat actuellement, vont pouvoir tester la vente sur le marché durant la fin de leur contrat.

Par ailleurs, la plupart des filières technologiquement matures seront éligibles au complément de rémunération selon un système d'appel d'offres. Cela concernera les nouvelles installations, à partir d'une certaine puissance. Les volumes seront alloués par filières.


Les matériaux biosourcés pour façonner un avenir durable


Source : Usine Nouvelle



Les matériaux biosourcés pour façonner un avenir durable

Ni les matières premières vierges, ni le recyclage ne suffiront à répondre à la demande industrielle mondiale, affirme Ramon Arratia, directeur du développement durable d'Interface pour la zone EMEAI. Pour lui, une seule solution: les matériaux biosourcés.

Que ce soit pour fabriquer des bouteilles en plastique, faire fonctionner une machine ou construire une voiture, le secteur industriel consomme chaque jour une quantité incalculable de pétrole, alors même que les réserves en matériaux vierges sont limitées et seront à termes insuffisantes. C’est un fait : même en recyclant 100 % des matériaux utilisés, nous serions dans l'impossibilité de subvenir aux besoins croissants de la population mondiale.  L'exemple du cuivre est probant : même en réunissant tout le cuivre déjà utilisé pour le recycler et en extrayant toutes les ressources du sol disponible actuellement, cela ne serait pas suffisant pour répondre à la demande…

 

L’ÉMERGENCE DE NOUVEAUX MODÈLES ALTERNATIFS

Il est donc essentiel de combattre la dépendance aux produits d'origine pétrolière, non seulement pour éviter une crise énergétique sans précédent (qui demanderait d'injecter près d'un milliard de milliards d'euros dans l'économie de l'UE*), mais aussi pour offrir un avenir plus positif et durable au secteur de l’industrie.

Si le recyclage en circuit fermé est l’une des solutions, la réduction de la consommation et la mise en place de systèmes collaboratifs représentent des axes clés à développer ! Les modèles proposés parAirbnb et autres Blablacar illustrent parfaitement ce nouveau mode de consommation solidaire et participative, favorisant l'emploi et le réemploi de biens existants.

LA RÉVOLUTION DU BIOSOURCÉ

C’est en 1926 que Maurice Lemoigne, un chercheur français, trouve une alternative au pétrole : il découvre le polyhydroxybutyrate (PHB), le premier plastique biosourcé. Depuis, les matériaux biosourcés ont gagné du terrain et sont désormais reconnus.

De nombreux matériaux biosourcés trouvent leur origine dans des produits considérés comme des déchets. Le soja et l'huile de coco peuvent être utilisés pour fabriquer des additifs, la laine est filée pour remplacer le nylon synthétique et certaines fibres et résines végétales sont transformées en verre. La canne à sucre et les résidus de bois coupé peuvent être utilisés pour créer des sources d'énergie de biomasse, tandis que la résine issue des pommes de pins tombées de leur arbre, qui peut servir à fabriquer du caoutchouc, peut être recueillie sans perturber l'environnement.

Pour une production à l’échelle industrielle, il est impératif que les matériaux biosourcés résistent aussi bien que leurs équivalents issus de la pétrochimie et que leur impact environnemental soit étudié sur l’ensemble de leur cycle de vie. En effet, si l'exploitation ne s'avère pas responsable, la situation écologique pourrait empirer en imposant une pression complémentaire sur les terres, l'eau, les cultures alimentaires et le phosphate organique.

INVESTISSEMENT ET INNOVATION : DES PRÉ-REQUIS POUR LES LEADERS DE L'INDUSTRIE

De récents calculs de la Commission Européenne** concluent qu'une transition vers des matières premières biosourcées et des méthodes de transformation biologiques pourraient permettre d'économiser jusqu'à 2,5 milliards de tonnes de CO2 par an et cela dès 2030. Pour autant, la fabrication de matériaux biosourcés n'est pas dénuée de challenges !

La clé est d'aborder les choses de manière globale. Cultiver des terres pour des produits uniquement consacrés aux matériaux biosourcés ne serait pas viable. Cela nécessiterait de grandes quantités d'eau et ferait concurrence aux cultures destinées à l'alimentation. Il suffit de regarder les effets désastreux de l'industrie de l'éthanol pour comprendre l'importance d'une approche systémique pour développer des solutions biosourcées.

Les investissements et ressources indispensables à l'utilisation de produits biosourcés ne sont pas négligeables : entre 2014 et 2024, la Commission européenne et le Bio-based Industries Consortium (BIC) injecteront 3,7 milliards d'euros dans l'économie européenne afin de développer le secteur émergent et prospère de la bioéconomie.

DES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX QUI DOIVENT ÊTRE AU CŒUR DU BUSINESS MODEL DE L’ENTREPRISE

Il existe de nombreux territoires inexploités en matière de produits biosourcés, ce qui donne lieu à de nouveaux challenges pour la recherche et le développement. Les entreprises pétrochimiques telles que DSM et Graphene Nanochem se sont converties à la bioéconomie, en plaçant la durabilité au cœur de leur modèle d'entreprise. De nombreuses bio-entreprises telles que DSM sont cotées en bourse, ce qui constitue un indice clair de la confiance qu'accordent les investisseurs aux matériaux biosourcés.

L'investissement ne doit pas se cantonner à la recherche. Il doit également soutenir les infrastructures et les outils de production. Assurer la viabilité de matériaux biosourcés peut requérir le développement de nouveaux process industriels. Recycler ou réutiliser des matériaux adaptés aux produits biosourcés peut s'avérer très compliqué : de nombreux déchets sont difficiles à transformer. Les organisations doivent prendre part à l'ensemble du système pour faire du produit biosourcé une réalité.

UNE PENSÉE RADICALE POUR RELEVER TOUS LES CHALLENGES

Biome Bioplastics vient d'annoncer qu'elle investirait 3 millions de livres dans son programme de développement biosourcé pour produire des biocarburants à base de lignine. La lignine est un déchet que l'on trouve en abondance dans l'industrie du papier et, malgré sa transformation difficile, Biome Bioplastics s'engage à trouver un nouvel usage à ce matériau qui serait, sinon, jeté.

Les bénéfices certains et le besoin vital de s'éloigner des produits d'origine pétrolière peuvent permettre aux industriels de relever les différents challenges auxquels ils sont confrontés. La diversité et le potentiel des matériaux biosourcés pourraient faire disparaître le monopole des matières premières pétrochimiques - vierges et limitées - du secteur manufacturier. D'importantes étapes ont été franchies pour rendre les matériaux biosourcés viables économiquement, mais les leaders de l'industrie doivent continuer d'avancer et agir davantage : des recherches, des réflexions et des actions plus radicales sont nécessaires pour se libérer des contraintes imposées par les matériaux non-renouvelables et cultiver un avenir plus durable.

http://www.parliament.uk/business/committees/committees-a-z/lords-select...

** http://ec.europa.eu/programmes/horizon2020/en/area/bio-based-industries


2016/03/09

Les pôles cherchent mais ne trouvent pas encore de business


Source : Usine Nouvelle



Une étude de France Stratégie montre que sur la période 2005-2012, les entreprises membres d'un pôle de compétitivité ont bien développé leurs dépenses de R&D (sans effet de substitution des fonds privés par des fonds publics) et ont augmenté en moyenne leur effectif de recherche de 6,5 personnes.

Mais, l'étude montre également que l'appartenance à un pôle n'a aucun effet sur les variables proches du marché (CA, export, emploi total, productivité, investissement). L'enjeu des pôles de compétitivité est donc de trouver un modèle économique qui permettra de passer de la recherche à la mise en marché.

C'est dans ce contexte que la réforme des pôles, réclamée par l'Etat, devrait consister en un alignement de leur politique sur celle de la Nouvelle France industrielle. Les régions devraient s'investir également de manière plus conséquente dans leur financement.


Le nouveau contrat d'objectifs de l'ONF garantit-il un développement durable de la forêt publique ?


Source : Actu-Environnement



Le nouveau contrat d'objectifs de l'ONF garantit-il un développement durable de la forêt publique ?

Le contrat d'objectifs de l'ONF pour la période 2016-2020 vient d'être officiellement signé. Il prévoit d'exploiter davantage les forêts publiques, en particulier communales. Au risque de fragiliser leur gestion durable ?

Le nouveau contrat d'objectifs de l'ONF garantit-il un développement durable de la forêt publique ?

© mimacz

L'Office national des forêts (ONF) est doté d'une nouvelle feuille de route pour la période 2016-2020. Le contrat d'objectifs et de performance de l'établissement public a été officiellement signé lundi 7 mars entre ses représentants, ceux de l'Etat et la Fédération nationale des communes forestières (FNCoFor). La signature de ce contrat fait suite à une grave crise survenue en septembre 2014.

2016/02/29

EXPOBIOGAZ, 8 et 9 juin 2016 à Strasbourg


Source : Bioénergies International



EXPOBIOGAZ, 8 et 9 juin 2016 à Strasbourg

EXPO-BIOGAZ

La 5ème édition du salon EXPOBIOGAZ, co-organisée avec le Club Biogaz ATEE, se tiendra les 8 et 9 juin 2016 au Parc des Expositions de Strasbourg.

Seul salon fédérateur de l’ensemble de la filière, EXPOBIOGAZ est le salon de toutes les typologies de méthanisation et de valorisations du biogaz : méthanisation agricole, agro-alimentaire, territoriale ; traitement des eaux usées et des bio déchets ; bioGNV.

Il réunit en un même événement dédié tous les profils producteurs et utilisateurs du biogaz : agriculteurs, industriels, collectivités, opérateurs de réseaux, professionnels du traitement de l’eau et des déchets…

Afin de répondre au mieux aux besoins des professionnels et être au plus près des porteurs de projets, la prochaine édition aura lieu à Strasbourg, au coeur du Grand Quart Nord-Est, un territoire à fort potentiel. Parce qu’un salon doit avant tout être un outil de développement au service d’une filière, cette nouvelle localisation permettra aux différents acteurs du biogaz de saisir toutes les opportunités de marché aussi bien à l’échelle régionale que nationale.

Ce sera donc l’occasion pendant 2 jours de rencontrer les porteurs de projets du Grand Quart Nord-Est, des régions Ile-de-France, Rhône-Alpes–Auvergne mais également allemands et suisses.

Pourquoi le choix d’une édition à Strasbourg ?

La région Grand Quart Nord-Est présente un fort potentiel ainsi qu’un fort dynamisme sur le sujet du Biogaz : 50 % du gisement français mobilisable en 2030 en GWh ; 137 736 exploitations agricoles, soit 28% du total national ; 5 725 STEP soit 30% du total national et 25 269 industries agroalimentaires, soit 37% du total national.

La grande proximité avec l’Allemagne et la Suisse, 2 pays dans lesquels la filière biogaz est bien développée, permet également d’attirer des visiteurs à potentiel.

Fort de ce constat et des nombreuses initiatives dans la région en matière de méthanisation, Expobiogaz a donc toutes les raisons de proposer une édition au coeur de cette région.

Un programme d’animations riche pour cette édition 2016

Expobiogaz est reconnu comme le rendez-vous B2B du secteur où les visiteurs viennent découvrir toutes les solutions et les nouveautés technologiques.

Pour qu’ils trouvent toutes les réponses à leurs projets, Expobiogaz proposera à ses visiteurs un programme de conférences et d’animations à la fois concrètes, techniques et prospectives.

  • 2 journées de conférences en accès libre pour traiter tous les sujets d’actualité organisées par le Club Biogaz ATEE, Biogaz Vallée, la Chambre d’agriculture régionale, l’ADEME…
  • Une visite de site d’une unité de méthanisation la veille de l’ouverture du salon, organisée par Biogaz Vallée
  • Trophée de l’innovation : source d’innovation pour la filière reflétant la créativité et la qualité des produits et services présentés par les exposants, le Trophée de l’innovation est désormais un rendez-vous incontournable du salon.
  • Des tribunes exposants donnant la parole aux entreprises exposant sur le salon pour leur permettre de partager leurs expériences et savoir-faire.
  • SOS Porteurs de projets : détection de projets en amont du salon et accueil spécifique pour les porteurs de projets afin de les accompagner dans leur démarche et les orienter au mieux dans leur recherche de solution. En partenariat avec Biogaz Vallée.

• NOUVEAUTÉ : Les rendez-vous d’affaires, une solution simple et efficace de mise en réseau de l’ensemble des acteurs de la filière du biogaz.

Infos pratiques

Dates : Du 8 au 9 juin 2016

Adresse : PARC DES EXPOSITIONS – STRASBOURG – Hall 5 – 7 Place Adrien Zeller – 67007 Strasbourg


2016/02/26

Biogaz : les raccordements des installations de production électrique sont stables depuis cinq ans


Source : Actu-Environnement



Biogaz : les raccordements des installations de production électrique sont stables depuis cinq ans

"Sur l'ensemble de l'année 2015, 40 MW ont été raccordés, niveau comparable à celui observé chaque année de 2011 à 2014", rapporte le Commissariat général au développement durable. En revanche, l'année 2015 "se distingue par un rythme de raccordements bien plus soutenu au premier semestre qu'au second". Sept unités ont été raccordées sur les six derniers mois de 2015, contre 25 sur les trois mois précédents. Tel est le constat dressé par les services du ministère de l'Environnement qui publient ce vendredi 26 février, le tableau de bord du quatrième trimestre 2015 dédié au biogaz pour la production électrique. L'année à venir pourrait marquer une progression de la puissance installée annuelle, le CGDD indiquant que la puissance des projets en file d'attente "augmente sensiblement, de 18 % sur un trimestre, et atteint 116 MW fin décembre 2015".

Fin 2015, 421 installations produisent de l'électricité à partir de biogaz, pour une puissance totale installée de 365 mégawatts (MW).

Par ailleurs, si les puissances installées en 2014 et 2015 sont identiques (40 MW), le nombre d'installations a baissé de 18% en 2015, avec 62 unités contre 76 l'année précédente. La méthanisation représente 60% du nombre d'installations, pour 25% de la puissance installé en 2015, la principale source restant la valorisation du biogaz issu d'installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND).


2016/02/24

Arrivée des chiffres clés de l’énergie 2015


Source : Réseaux de chaleur



Arrivée des chiffres clés de l’énergie 2015

couv_reperes-chiffres-cles-energie-2015

Il est essentiel que les données objectives en matière énergétique soient diffusées pour l’information de chaque citoyen.

Le rapport réalisé par le CGDD commence comme cela avant de s’attaquer à l’analyse de la consommation énergétique de la France et de sa place sur la scène internationale.

Nous y apprenons l’évolution de chacune des filières (pétrole, gaz, charbon, électricité, énergie renouvelable) sur plusieurs années et ce qui a amené la France à son état actuel.

Un point particulier sur les réseaux de chaleur a retenu notre attention !

Pour en apprendre davantage, rendez-vous sur le site réseaux de chaleur.


La récolte de bois en France peut être accrue de 30 à 40 % d’ici à 2035


Source : Bioénergies International



La récolte de bois en France peut être accrue de 30 à 40 % d’ici à 2035

En 2015, l’IGN et le FCBA ont réalisé une évaluation à l’échelon national des disponibilités en bois d’origine forestière et populicole pour l’industrie et l’énergie à l’horizon 2035. Cette étude a été financée par l’ADEME, par l’IGN et par la COPACEL. Les acteurs de la filière ainsi que les ministères de l’agriculture et de l’écologie ont été associés aux différentes étapes de ce travail prospectif.

Afin de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et de lutter contre les effets du changement climatique, la France s’est fixée, pour objectif ambitieux, que la biomasse représente 40% du bouquet des énergies renouvelables en 2020, dont une large part d’origine forestière. Les études antérieures sur les disponibilités en bois à l’échelon national (ADEME 2005, ADEME et MAAF 2009, MEDDE 2014) ont confirmé la capacité de la forêt française à supporter une augmentation importante des prélèvements de bois. De fait, différents programmes et outils nationaux et régionaux ont été mis en place depuis 2007 pour développer les filières bois énergie. Il s’agit notamment du Fonds Chaleur pour la production de chaleur issue des énergies renouvelables et des appels d’offre de la CRE pour la production d’électricité en cogénération.

Débardage de menu bois au porteur, photo Frédéric Douard

Débardage de menu bois au porteur, photo Frédéric Douard

Face à cet enjeu de développement important de l’utilisation de la biomasse, des tensions sur les ressources forestières les plus aisément exploitables sont apparues. Pour développer et pérenniser les approvisionnements de bois issus de la forêt dans le respect des usages matière, les décideurs doivent connaître les volumes exploitables dans le futur, en quantité et en qualité. L’étude contribue à cet objectif en apportant aux décideurs institutionnels et aux acteurs économiques publics et privés des informations de référence pour l’élaboration des politiques forêt-bois nationales et régionales.

Une évaluation plus précise des disponibilités en bois additionnelles et exploitables

Une estimation plus précise et plus réaliste des volumes de bois effectivement exploitables à l’échéance 2035 a été permise dans cette étude grâce à la mise en œuvre d’informations nouvelles par rapport aux travaux de 2009.

L’évaluation de 2015 est plus proche de la réalité physique que celle de 2009, car elle repose sur les taux de coupe actuels, elle prend mieux en compte les conditions locales d’exploitation et les capacités d’évolution de la filière, et elle traite de manière plus réaliste la valorisation des houppiers résineux et des petits feuillus.

Il en ressort globalement que les capacités de la forêt française permettent une augmentation importante de la récolte à l’horizon 2035, jusqu’à +20 Mm3 /an hors menus bois, jusqu’à +28 Mm3 /an avec les menus bois, tout en restant dans le cadre d’une gestion durable et réaliste.

Notons que le plus fort potentiel de développement de la récolte se trouve dans les essences feuillues et dans les forêts privées ne disposant pas aujourd’hui de plan de gestion.

Le bois feuillu représente la plus grande marge de disponibilité en France, photo Frédéric Douard

Le bois feuillu représente la plus grande marge de disponibilité en France, photo Frédéric Douard

Pour en savoir plus, télécharger :


2016/02/22

La nouvelle mouture des plans climat territoriaux en consultation


Source : Actu-Environnement



La nouvelle mouture des plans climat territoriaux en consultation

Le projet de décret sur les plans climat-air-énergie territoriaux vient remodeler les précédents plans climat-énergie territoriaux. Ils devront comporter un diagnostic, une stratégie territoriale, un plan d'actions et un dispositif de suivi.

 La nouvelle mouture des plans climat territoriaux en consultation

© Ainoa

Enrichi d'un volet air, les plans climat-énergie territoriaux (PCET) vont désormais voir leurs champs d'action se modifier et disposer d'un nouveau cadre : suite à la loi de transition énergétique, un projet de décret en consultation jusqu'au 11 mars précise le dispositif.

De nouveaux acteurs : les intercommunalités de plus de 20.000 habitants

Initialement, la loi Grenelle 2 visait les collectivités de plus de 50.000 habitants. Le projet de décret élargit l'obligation aux intercommunalités de plus de 20.000 habitants, à la métropole de Lyon, aux établissements publics territoriaux et à la commune de Paris. Il porte surun champ de compétence incluant tout le territoire des collectivités.

Le projet de décret modifie le code de l'environnement et précise que le plan devra comporter un diagnostic, une stratégie territoriale, un plan d'actions et un dispositif de suivi et d'évaluation des mesures initiées. Le diagnostic devra passer par une évaluation des émissions territoriales de gaz à effet de serre et un inventaire des émissions de polluants atmosphériques (ainsi qu'une analyse de leurs potentiels de réduction). Un arrêté viendra préciser la méthode de comptabilisation. Le diagnostic présentera également une évaluation de la séquestration nette de dioxyde de carbone. La production des énergies renouvelables et leur potentiel de développement devront être analysés ainsi que la vulnérabilité du territoire aux effets du changement climatique.

Parmi les autres points demandés : une analyse des consommations énergétiques du territoire et du potentiel de réduction de ces consommations, ainsi que la présentation des réseaux de distribution d'électricité, de gaz et de chaleur mais également des enjeux de la distribution d'énergie sur les territoires qu'ils desservent.

Neufs thématiques à enjeux

Dans sa stratégie, la collectivité ou l'établissement public devra définir les priorités et les objectifs à atteindre pour au moins neuf sujets clefs dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement du stockage de carbone sur le territoire, la maîtrise de la consommation d'énergie, la production et consommation des énergies renouvelables, l'évolution coordonnée des réseaux énergétiques et enfin l'adaptation au changement climatique.

"Le PCAET décrit comment ces objectifs et priorités s'articulent avec ceux du schéma régional climat-air-énergie ou ceux du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires, ou ceux de la stratégie nationale bas-carbone lorsque les documents précités ne la prennent pas déjà en compte, ainsi que, le cas échéant, ceux du plan de protection de l'atmosphère ", précise le décret.

Selon les compétences de la collectivité, le plan d'action pourra également mentionner les actions dédiées à la maîtrise de la consommation de l'éclairage public ou de la mobilité sobre.

Les collectivités devront déterminer des indicateurs de suivi et d'évaluation, et les articuler avec ceux du schéma régional climat-air-énergie ou du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires.

Le projet de décret prévoit également qu'à mi-parcours, la mise en œuvre du plan fasse l'objet d'un rapport rendu public. Enfin, le plan climat-air-énergie territorial devra être remis à jour tous les six ans.


2016/02/20

La filière olive marocaine s’oriente vers la valorisation de ses biodéchets


Source : Bioénergies International



La filière olive marocaine s’oriente vers la valorisation de ses biodéchets

Grignons d'olives (tourteau) utilisés comme combustible à l'usine Renault de Tanger, photo Frédéric Douard

Grignons ou tourteau d’olive utilisé comme combustible à l’usine Renault de Tanger, photo F. Douard

Avec les nouvelles lois environnementales, de sécurité alimentaire et sanitaire en vigueur au Maroc, la filière oléicole, et principalement celle des oliviers, sera de plus en plus amenée à se baser sur des principes nouveaux et des technologies innovatrices à impact environnemental réduit. Ces orientations incitent et favorisent l’adoption du système moderne à deux phases, jugé le plus écologique.

C’est un système qui produit moins d’eau et réduit la pollution. «On peut également mieux valoriser les sous-produits en mettant des séparateurs de noyaux», expliquent les experts de l’Agro-pôle Olivier. Selon eux, «2 kg de noyaux représentent l’équivalent de l’énergie d’un litre de gasoil, soit presque 10 kWh, un chiffre très intéressant pour valoriser le potentiel énergétique de cette biomasse».

Même constat du côté des margines, les effluents issus de l’extraction de l’huile d’olive. En fait, la production nationale de margines est de 685 000 m3/campagne. Ces rejets ont un impact négatif sur l’environnement. Notons qu’un m3 de margine est l’équivalent de 200 m3 d’eau usée domestique. A elle seule, la région de Meknès produit plus de 55 668 m3 de margines, soit l’équivalent de la pollution de plus d’un million d’habitants, avec un coût de traitement qui s’élève à 10 millions de dirhams.

Lire le suite sur : www.leconomiste.com

Lire aussi : Valorisation de la biomasse de l’olivier Le Maroc sur les traces de l’Espagne et l’Italie


2016/02/17

Benchmark des stratégies européennes "biogaz" et prospectives pour la filière française


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Benchmark des stratégies européennes "biogaz" et prospectives pour la filière française

En France, la filière méthanisation est en cours de développement. Actuellement, deux programmes d'encouragement de cette filière ont été mis en place : le plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) et l'appel à projets 1 500 méthaniseurs.

L'acquisition d'informations sur les actions menées dans les pays historiques de la méthanisation et les pays dont la dynamique de développement est soutenue ces derniers temps sera nécessaire à la prise de décision et à l'élaboration de la stratégie nationale de soutien.

Ce rapport a pour ambition d'illustrer les orientations de quelques pays ayant fait le choix d'encourager la filière méthanisation.

La première partie de ce document présente l'état du développement du parc européen d'installations de méthanisation, et répertorie les actions mises en place par chacun des pays.

La seconde partie approfondit la situation pour 5 pays : l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, et la Suède.

Télécharger l'étude.


2016/02/16

Le détail des prix du bois-énergie en France en 2014-15


Source : Bioénergies International



Le détail des prix du bois-énergie en France en 2014-15

Prix bois-énergie 2014-5

En France, le marché des combustibles bois et biomasse demeure marqué par de fortes disparités en termes de prix, de conditionnement, de mode de livraison et d’importance relative des différents canaux de distribution. L’étude réalisée pour le compte de l’ADEME en 2015 permet pour le secteur domestique, de poursuivre la publication des relevés et indices de prix engagés depuis 2003 et, d’analyser les divers facteurs de variations des prix (livraison et conditionnement, composition en termes d’essence, niveau de séchage, diversité régionale…). Pour les secteurs collectif, tertiaire et industriel, l’étude a permis de poursuivre la collecte des données issues des enquêtes officielles, réalisées par le CEEB, délégation de l’INSEE, depuis 2013.

Ces enquêtes ont permis de déterminer les prix hors livraison et incluant la livraison des principaux combustibles bois offerts sur le marché. Ces prix ont été recueillis dans les unités utilisées par les fournisseurs (stères, tonnes, m3, MWh). Les résultats sont présentés selon les quantités physiques couramment utilisées sur le marché et convertis en unité d’apport énergétique (kWh PCI).

Au-delà d’une présentation des prix globaux, une analyse des facteurs de variation est menée en considérant la région de vente, la qualité et les essences du bois vendu, l’existence d’une certification, le conditionnement mis en œuvre.

S’agissant des combustibles destinés aux chaufferies collectives et professionnelles, les données présentées s’appuient sur les données des enquêtes officielles en évaluant le coût de livraison, afin
de présenter le coût supporté par les utilisateurs finaux et de disposer d’une base de comparaison pertinente avec les prix des énergies concurrentes.

Télécharger les données sur le site de l’ADEME : www.ademe.fr/enquete-prix-combustibles-bois


Le Collectif Bois Bocage 35 donne de la valeur au bois de haie


Source : Bioénergies International



Le Collectif Bois Bocage 35 donne de la valeur au bois de haie

Déchiqueteuse Muss Max en action, photo CBB35

Déchiqueteuse Muss Max en action, photo CBB35

L’Association Collectif Bois Bocage a été créée en mai 2011 sous l’impulsion du Conseil Départemental d’Ille-et-Vilaine et de L’Association d’Initiatives Locales pour l’Energie et l’Environnement (AILE). L’association, qui regroupe une vingtaine d’adhérents, est chargée de promouvoir, développer et structurer la filière bois de bocage sur le département d’Ille et Vilaine.CBB35 est composé de collectivités locales, d’associations de producteurs, d’industriels du bois forestier et d’installateurs de chaudières à bois.

Ses missions principales sont :

  • Encadrer et soutenir les structures existantes
  • Promouvoir la filière et le produit auprès des collectivités, entreprises et particuliers
  • Acheter et vendre le bois déchiqueté
  • Accompagner les producteurs vers une gestion pérenne de la ressource
  • Maîtriser la qualité du combustible en adéquation avec les chaufferies alimentées

Création d'une haie agricole, photo CBB35

Création d’une haie agricole, photo CBB35

Le bois déchiqueté comme axe principal de valorisation

Pour l’association, l’activité bois déchiqueté a démarré dans les années 2000 à l’initiative de groupes d’agriculteurs locaux désireux de valoriser le bois de haie sur leurs exploitations. D’une alimentation manuelle du bois dans le broyeur au démarrage, la filière a su se développer et se professionnaliser.

Chaudière ETA alimentée par le collectif, photo CBB35

Chaudière ETA alimentée par le collectif, photo CBB35

Le Collectif Bois Bocage 35 travaille essentiellement à partir du bois de bocage et de boisement agricole avec la volonté d’une gestion durable et locale du bois. Face à la demande croissante, il intervient également auprès des particuliers et des collectivités territoriales.

Le bois déchiqueté offre un débouché pour l’entretien des haies bocagères. Les objectifs sont de conserver les divers rôles que nous rendent les haies :

  • Lutte contre l’érosion des sols
  • Amélioration de la qualité de l’eau
  • Effet brise vent
  • Préservation de la biodiversité

Les filières courtes participent également à entretenir une dynamique de territoire lorsque la ressource est utilisée à l’échelle d’un territoire :

  • Ressource en bois local (agriculteurs, petits propriétaires forestiers, collectivités…)
  • Valorisation des acteurs locaux intervenants dans le circuit court (entreprises d’exploitation du bois, déchiquetage, transport…)

Plateforme de stockage du collectif, photo CBB35

Plateforme de stockage du collectif, photo CBB35

La qualité, préoccupation permanente du collectif

Pour le déchiquetage, le collectif travaille principalement avec deux cuma du territoire. Ensuite la plaquette bocagère est stockée sous plateforme couverte pendant 4 à 6 mois afin d’obtenir le taux d’humidité adéquat aux chaudières livrées, collectives ou individuelles. Le bois déposé sous hangars arrive avec un taux d’humidité d’environ 45 à 55% et est vendu, en fonction des exigences de chaque chaudière à un taux généralement compris entre 20% et 35% pour les plus petites installations, et de 25 % à 45 % pour les chaudières plus importantes. Le bois sèche naturellement par fermentation. Les plateformes sont réparties sur le territoire afin de garantir un stockage de proximité pour les clients et des distances de livraison raisonnables pour les producteurs (<30km). Les plateformes sont couvertes, bétonnées et/ou bitumées. Elles sont d’une surface de 400 m² à 540 m², garantissant un stockage de 400 tonnes de bois minimum.

En matière de granulométrie, à partir des déchiqueteuses à grappin et des leurs grilles interchangeables, le collectif produit trois types de granulométries :

Granulometries CBB35

Côté fines particules, pour l’alimentation de certaines chaudières à bois déchiqueté ou à la demande de certains clients, le collectif propose du bois criblé. Il permet de réduire le taux de particules inférieures à 5 mm.

Crible Doppstadt de la SARL EVA à Saint Sauveur des Landes, photo CBB35

Crible Doppstadt de la SARL EVA à Saint Sauveur des Landes, photo CBB35

Après le criblage, les particules fines peuvent-être valorisées en litière animale ou en paillage des massifs.

Télécharger la plaquette de présentation CBB35 et la Charte de l’Association Collectif Bois Bocage 35

Contact : Collectif Bois Bocage 35

ZAC Atalante Champeaux, Rond-point Maurice Le Lannou CS14226

35042 RENNES Cedex – cbb35@orange.fr

Web : collectifboisbocage35.com


2016/02/13

Mise à jour de l’inventaire de toutes les biomasses en France


Source : Bioénergies International



Mise à jour de l’inventaire de toutes les biomasses en France

Répartition des objectifs EnR 2020 en fonction des secteurs et types d’énergie, source France AgriMer - Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Répartition des objectifs EnR 2020 en fonction des secteurs et types d’énergie, source France AgriMer – Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

La directive européenne 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables (EnR) a incité les États membres à développer la part de ce type d’énergie dans leur bouquet énergétique. Dans son plan d’action national de 2010, la France s’était fixé un objectif à l’horizon 2020 de 23% d’EnR dans sa consommation finale d’énergie, dont la moitié issue de la biomasse. Cet objectif est conforté par la loi relative à la transition énergétique, promulguée en août 2015, qui porte la part des énergies renouvelables à 32 % de son bouquet énergétique en 2030 et à 40 % de la production d’électricité.

Dans ce cadre, le Ministère en charge de l’Agriculture a confié à FranceAgriMer la mise en place d’un Observatoire National des Ressources en Biomasse (ONRB), ayant pour objectif principal le recensement et l’estimation de ces ressources. Une première synthèse de l’ONRB, disponible sur le site de FranceAgriMer, a été publiée en novembre 2012.

Fin 2015 franceAgriMer a actualisé cette publication en mettant à jour certaines données et en présentant de nouveaux types de ressources (cultures utilisées dans la fabrication de biocarburants, déchets verts urbains, huiles alimentaires usagées). Cependant, cette nouvelle version électronique n’est que provisoire et devrait être enrichie en 2016 par des nouvelles données (actualisation des ressources en bois, premiers chiffres sur la chimie biosourcée et les biomatériaux). UN DOCUMENT TRES COMPLET !

Télécharger la version 2015 de l’inventaire


La situation de la méthanisation en Lorraine à la fin 2015


Source : Bioénergies International



La situation de la méthanisation en Lorraine à la fin 2015

Fin décembre 2015, la DREAL de Lorraine a publié une note de conjoncture sur le développement des énergies renouvelables en Lorraine en lien avec les objectifs fixés par le Schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE) ainsi qu’un point d’avancement du Schéma Régional de Raccordement au réseau des Énergies Renouvelables (S3REnR).

Cette note fait, entre autres choses, le bilan des installations des sites de méthanisation dans la région.

Méthanisation : évolution de 2009 à 2014 et comparaison avec l’objectif 2020 du SRCAE, source ADEME - Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Méthanisation : évolution de 2009 à 2014 et comparaison avec l’objectif 2020 du SRCAE, source ADEME – Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Télécharger la note de conjoncture complète


2016/02/12

La petite méthanisation, guide pour les décideurs politiques


Source : Biomasse-territoire.info



La petite méthanisation, guide pour les décideurs politiques

Ce guide synthétise les avantages environnementaux, énergétiques ou de développement rural dans différents pays sur la méthanisation à petite échelle (MPE). Le projet BioEnergy Farm 2 a pour objectif de convaincre les décideurs de chaque pays de l’intérêt de ce type de méthanisation dans le cadre d’un développement durable. 

En savoir plus ; © www.bioenergie-promotion.fr

Voir le site du projet : www.bioenergyfarm.eu/fr

Source : www.bretagne.synagri.com


8 mars 2016, les cultures de biomasse pour lutter contre l’érosion des sols


Source : Bioénergies International



8 mars 2016, les cultures de biomasse pour lutter contre l’érosion des sols

Bande ligneuse contre le ruissellement, photo RMT Biomasse

Bande ligneuse contre le ruissellement, photo RMT Biomasse

L’érosion des sols agricoles liée au ruissellement de l’eau est une problématique importante dans de nombreuses régions de grandes cultures. Pour lutter contre ce phénomène, les aménagements hydrauliques traditionnels peuvent être complétés par des bandes ligneuses. Elles sont implantées avec des cultures pérennes comme le miscanthus ou le taillis de saules ou de peupliers, dont la biomasse produite peut être valorisée économiquement. Cette journée permettra d’échanger sur la contribution de ces cultures biomasse à la lutte contre l’érosion des sols, sur la base d’expériences locales.

Le RMT Biomasse & Territoires organise une journée d’échanges : « Les cultures biomasse , un atout pour lutter contre l’érosion des sols » le mardi 8 mars 2016 à Belleville en Caux dans le département de la Seine-Maritime. Cette journée permettra d’échanger sur la contribution des cultures biomasse à la lutte contre l’érosion des sols sur la base d’expériences locales.

Programme

9h30 – Accueil

De 9h45 à 12 h30 : Retours d’expérience : problématiques rencontrées et solutions proposées localement

  • Ouverture par Samuel BOUQUET Agriculteur élu de la Chambre d’agriculture de Seine Maritime
  • Origine du problème d’érosion et principales méthodes de lutte Bastien LANGLOIS, Chambre d’agriculture de Seine-Maritime Jean-François OUVRY, Association Régionale pour l’Étude et l’Amélioration des Sols
  • La production des cultures ligno-cellulosiques et les spécificités de la conduite en bandes ligneuses par Alain BESNARD, Arvalis-Institut du Végétal et Dominique PLUMAIL, Cabinet d’Étude sur les Déchets et l’Énergie
  • Expérience en Pays de Caux : effets de bandes ligneuses (haies) sur le ruissellement et mise en oeuvre dans le projet INNOBIOMA par Bastien LANGLOIS, Chambre d’agriculture de Seine Maritime et Jean-François OUVRY, AREAS
  • Retour d’expérience sur le miscanthus en Alsace par Claire CUGNIERE, Chambre d’agriculture d’Alsace
  • Expérience en Nord-Pas de Calais : des diguettes de miscanthus comme solution alternative par François DERANCOURT, Chambre d’agriculture de région Nord-Pas de Calais

Matinée animée par Marie-Laure Savouré, Agro-Transfert Ressources et Territoires

Échanges autour d’un repas

De 14h30 à 16h30 

  • Visite des bandes ligneuses mises en place sur l’exploitation et témoignage de Ludovic DUFOUR
  • Présentation du matériel de mesure du ruissellement de l’AREAS
  • Échanges autour de posters

Télécharger le PROGRAMME et BULLETIN d’INSCRIPTION

Contacts : 
RMT Biomasse

www.biomasse-territoire.info


Etude sur la faisabilité d'un couplage de production de biogaz et de spiruline


Source : Biomasse-territoire.info



Etude sur la faisabilité d'un couplage de production de biogaz et de spiruline

Face à la multiplication des projets de couplage d'unité de méthanisation et d'atelier de spiruline afin de valoriser la chaleur dégagée par le moteur de cogénération, l'ADEME a souhaité mieux cerner l'intérêt et les limites de cette association.

Cette étude apporte des éléments de repères aux porteurs de projet, sous forme de données, de références et de modèles qui aideront les néophytes à interroger leurs partenaires et à arrêter les caractéristiques de leurs projets. Étude réalisée pour le compte de l’ADEME par : DECID & RISK et ESETA.

Télécharger l'étude


2016/02/11

Enjeux de la valorisation de la biomasse non sylvicole en matériaux biosourcés


Source : Biomasse-territoire.info



Enjeux de la valorisation de la biomasse non sylvicole en matériaux biosourcés

Le cabinet BIO by DELOITTE et la société de recherche Fibres Recherche Développement (FRD) viennent de publier pour le compte de FranceAgriMer une étude sur les enjeux de la valorisation de la biomasse non sylvicole en matériaux biosourcés.

Elle offre un panorama général puis une étude de cas pour quatre types de matériaux (analyse des flux de matière, des logiques d’acteurs et des freins et leviers au développement des matériaux biosourcés).

Télécharger l'étude

www.franceagrimer.fr


2016/02/10

Appel à projets « Green Tech » : 14 premiers objets innovants


Source : Enerzine.com



Appel à projets « Green Tech » : 14 premiers objets innovants

Appel à projets « Green Tech » : 14 premiers objets innovants

Optimiser à distance son chauffage, faciliter son transport, mais aussi être mieux informé des risques naturels… Autant de services possibles grâce au numérique.

Ségolène Royal et Emmanuel Macron ont annoncé mardi matin la création d’un incubateur « Green Tech » au sein du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

En accompagnant 50 start-up sur des projets de transition écologique, les ministres ont souhaité faciliter le développement de 14 nouveaux services et usages pour les citoyens :

Économies d’énergie : 

1. Compteur individuel de chauffage dans le logement collectif suite à l’adoption de l’individualisation des frais de chauffage dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte, 4 millions de compteurs à installer.

2. Objet connecté et application liés aux compteurs intelligents (électricité et gaz) permettant la réduction de la facture énergétique des ménages.

3. Numérisation de l’éclairage public.

Énergies renouvelables :

4. Application favorisant l’autoconsommation et l’effacement chez les particuliers.

Bâtiment : 

5. Carnet numérique de suivi et d’entretien des bâtiments et logements qui centralise les différentes données : diagnostics, plans et travaux de performance énergétique (loi de transition énergétique pour la croissance verte).

Transport :

6. Application de recensement et de partage des services liés au véhicule électrique.
7. Solution de géolocalisation en temps réel facilitant l’accès aux transports publics et privés aux citoyens, par territoire, prenant en compte état du trafic, qualité de l’air…

Risques :

8. Système participatif d’alerte en cas de catastrophe naturelle.

Économie circulaire :

9. Répertoire numérique des compositions des produits en vue de faciliter leur réutilisation ou leur recyclage.
10. Calculateur individuel du volume de déchets pour l’optimisation de la collecte.

Santé et environnement :

11. Détecteur (reconnaissance et mesure) des pesticides dans les fruits et légumes.
12. Calculateur individuel de qualité de l’eau, de l’air et du niveau sonore dans l’habitat et les espaces collectifs.

Biodiversité : 

13. Annuaire numérique d’impact sur la biodiversité par territoire des aménagements publics et privés.
14. La grande application de la biodiversité dans les territoires : inventaire, gestes écoresponsables…

Pour permettre aux startup de concrétiser leurs projets rapidement, Ségolène Royal et Emmanuel Macron lancent aujourd’hui un incubateur au sein du ministère de l’Ecologie :

- L’émergence de projets innovants : l’incubateur est ouvert aux startup qui proposent des solutions répondant aux objectifs de la loi de transition énergétique et la loi de reconquête de la biodiversité ;
- La méthode du dialogue environnemental : les entrepreneurs seront identifiés grâce aux événements créatifs organisés par le ministère (hackathons, concours d’innovateurs…) ;
- Une communauté de 50 projets : ils seront sélectionnés par un jury présidé par Ségolène Royal et des personnalités reconnues, issues des secteurs de l’écologie et du numérique ;
- Des financements adaptés : chaque startup sera soutenu à hauteur de 150 000 € (fonds de pré-amorçage). Les projets les plus prometteurs bénéficieront d’un second financement pouvant aller jusqu’à 500 000 euros.
- Un accompagnement sur plusieurs mois : l’incubateur bénéficiera des ressources techniques du ministère et de ses opérateurs (écoles d’ingénieur, Ademe, IGN, Météo-France, MNHN…) ;
- L’ouverture et la valorisation des données : le ministère de l’Ecologie dispose de 10 millions de données qui seront mises à la disposition des 50 startup. Ces ressources permettront d’identifier les services du quotidien pouvant être améliorés par le numérique ;
- Un concours pour les écoles du ministère : 5 projets proposés par des élèves pourront également intégrer l’incubateur pendant 9 mois.

( Src - CP - MEEDDAT )


2016/02/09

Programme "1000 chaufferies bois pour le milieu rural"


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Programme "1000 chaufferies bois pour le milieu rural"

Le programme "1000 chaufferies bois pour le milieu rural" a été lancé" au début de l'année 2007. Cette initiative ambitieuse, portée par les communes forestières, prévoit l'accompagnement des maîtres d'ouvrage pour permettre l'installation de 1000 nouvelles chaufferies bois jusqu'en 2012.

Par les conventions signées avec l'IFFC, le Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation de la Pêche de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire et l'ADEME soutiennent cette démarche pour permettre la coordination nationale du programme et la mise au point d'outils techniques, juridiques et financiers en vue d'atteindre les objectifs fixés.

L'innovation du programme tient dans un accompagnement territorial qui devra faciliter l'installation de nouvelles chaufferies mais aussi dans la prise en compte des possibilités d'approvisionnement en plaquettes forestières locales.

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2016/02/01

La collecte des déchets à la croisée des chemins


Source : Actu-Environnement



La collecte des déchets à la croisée des chemins

Objectifs de recyclage en hausse, velléité des éco-organismes, budget serré pour les collectivités… Plusieurs facteurs concourent à une mutation des schémas et modes de collecte des déchets en France.

Si celle-ci sera lente et complexe, les réflexions sont d'ores et déjà lancées.


La valorisation énergétique des bois de vergers en basses tiges


Source : Bioénergies International



La valorisation énergétique des bois de vergers en basses tiges

Chantier de récolte de bois-énergie sur un vergers en basses tiges, photo FD CUMA BN

Chantier de récolte de bois-énergie sur un vergers en basses tiges, photo FD CUMA BN

40 %, c’est la surface de vergers en basses tiges que concentre la région Basse-Normandie sur le territoire national, ce qui la classe nettement en tête pour ce type de peuplement. La conduite des pommiers en basses tiges se différencie par son exploitation et son caractère intensif qui nécessite un renouvellement des arbres tous les 25 à 30 ans. Contrairement à la conduite traditionnelle en hautes tiges, les vergers de pommiers en basses tiges connaissent une augmentation constante de leurs surfaces pour atteindre 5 250 ha et près de 1 300 exploitations sur la Basse-Normandie selon le recensement Agreste de 2010.

Quel débouché pour le bois ?

16 000 tonnes par an, c’est le potentiel de bois humide qu’il est possible de produire sur la région, si l’on considère que chaque année 200 ha sont renouvelés et qu’un hectare produit en moyenne 80 tonnes de bois. Ce gisement est loin d’être négligeable comparé à la consommation annuelle des chaufferies collectives bas-normandes qui s’établit à 120 000 tonnes en 2015 soit près de 15 % des besoins en combustible.

Rappelons que le bois produit à partir des pommiers en basses tiges est généralement de qualité inférieure à de la plaquette forestière notamment en terme de granulométrie. Pour cela, il doit exclusivement être dirigé vers des chaufferies de forte puissance.

Optimiser la productivité des chantiers

Les étapes de valorisation des bois de renouvellement des vergers en basses tiges, FDCUMA BN

Arracher, couper, ranger en un seul passage

Afin d’améliorer la productivité des chantiers de production de bois-énergie à partir de vergers en basses tiges, il est possible de réaliser trois opérations en un seul passage. Equipé d’un coupeur abatteur de type cisaille, l’opérateur de la pelle mécanique sur chenilles enchaîne trois étapes :

  • Tout d’abord en pinçant le tronc sans le sectionner afin d’arracher l’arbre entier.
  • L’arbre toujours maintenu dans la mâchoire est sectionné par la lame. La souche est déposée sur place ou idéalement, directement dans une benne agricole.
  • Enfin, les troncs sont déposés par groupes, généralement par quatre pour optimiser la reprise et limiter les déplacements de la déchiqueteuse.

Déchiqueter

Une fois les pommiers mis en andains et rassemblés par quatre, le déchiquetage est réalisé avec une grosse grille (80-100 mm). Les débits de chantiers observés sont en moyenne de 50 m³/heure, par exemple avec la déchiqueteuse de la cuma Innov’61, une Noremat, Valormax 42-100 entraînée par un tracteur de 250 cv.

«L’abattage mécanisé permet de garantir l’absence de terre et de cailloux lors du déchiquetage. Celui-ci s’effectue au rythme de 50 m³ heure, soit environ 150 pommiers», précise Sébastien Leveillé, chauffeur de la déchiqueteuse de la cuma Innov’61.

 

Déchiquetage par la Cuma Innov’61 lors du renouvellement d’un verger en basses tiges, photo FD CUMA BN

Déchiquetage par la Cuma Innov’61 lors du renouvellement d’un verger, photo FD CUMA BN

Évacuer et stocker temporairement

Le bois déchiqueté peut ensuite être évacué du chantier. Le transport ne diffère pas d’un chantier de déchiquetage de bois bocager. Deux notions sont cependant importantes à intégrer : le nombre de bennes et leur capacité.

  • Le nombre de bennes : jusqu’à deux kilomètres du lieu de stockage temporaire du bois déchiqueté et un débit compris entre 40 et 60 m³ par heure, deux bennes sont suffisantes. Au-delà, une troisième sera nécessaire pour éviter les ruptures de déchiquetage. La capacité des bennes aura également une incidence, un volume de 25 m³/benne est adapté. Des rehausses peuvent permettre d’atteindre plus de 30 m³.
  • Les bennes, comme le matériel de manutention, doivent être exemptes d’indésirables : pierres, terres, effluents… La qualité du combustible doit être prise en compte dans toutes les étapes du chantier.

Stockage provisoire de bois-énergie produit sur un verger en basses tiges, photo FD CUMA BN

Stockage provisoire de bois-énergie produit sur un verger en basses tiges, photo FD CUMA BN

Recharger

Chargement pour livraison, photo FD CUMA BN

Chargement pour livraison, photo FD CUMA BN

Le chantier touche à sa fin, le bois peut être rechargé à l’aide d’un chargeur télescopique équipé d’un godet de grosse capacité, de type godet à céréales. Le transport vers les chaufferies de fortes puissance s’effectue généralement en camion à fond mouvant de 90 m³.

Quel devenir pour les souches ?

Encore peu développé, le broyage des souches permet de valoriser un sous-produit encombrant et qui termine souvent son existence dans un coin de parcelle. Plusieurs étapes sont cependant nécessaires pour cela.

Le passage des souches dans un broyeur lent permet de déchiqueter celles-ci. Le problème reste la quantité de terre incorporée au produit. Pour y pallier, un passage dans un crible est indispensable. Ces deux opérations ajoutées à une manutention parfois importante compliquent la rentabilité de l’opération.

Broyage de souches avec broyeur lent Doppstadt DW 3060, photo FD CUMA BN

Broyage de souches avec broyeur lent Doppstadt DW 3060, photo FD CUMA BN

Des volumes significatifs sont impératifs pour équilibrer les charges avec les produits liés à la vente du combustible.

Accompagnement

Andain de souches après déchiquetage des arbres, photo FD CUMA BN

Andain de souches après déchiquetage des arbres, photo FD CUMA BN

La fédération des cuma de Basse-Normandie accompagne le développement de la filière bois-énergie depuis plus de dix ans. Avec la demande croissante des agriculteurs pour des chantiers clé en main (abattage, déchiquetage, évacuation et commercialisation), la fédération des cuma propose des références techniques sur des chantiers atypiques. Ces documents permettent aux propriétaires de vergers en basse-tiges de valoriser économiquement le renouvellement de leur peuplement. Ces références donnent des pistes pour améliorer la productivité de ce type de chantier qui doit être performant pour limiter le coût de revient à la tonne produite et permettre aux agriculteurs de dégager une marge.

Contact : Fédération des cuma de Basse-Normandie
François-Xavier BABIN – Animateur & conseiller bois-énergie
109 rue d’Argentan – BP 33 – 61001 Alençon cedex
02 33 80 82 95 – 06 30 66 81 35 – francois-xavier.babin@cuma.fr
www.basse-normandie.cuma.fr

Télécharger le fiche-guide de la Fédération des cuma en pdf


2016/01/30

Guide pour la production d’agro-combustibles à destination des agro-industries


Source : Biomasse-territoire.info



Guide pour la production d’agro-combustibles à destination des agro-industries

Succelog – Projet européen pour promouvoir la création de plateformes logistiques de la biomasse par les agro-industries, vient de publier le « Guide pour la production d’agro-combustibles à destination des agro-industries »

Ce premier guide donne les informations de base nécessaires à prendre en compte avant de démarrer une nouvelle activité liée à la biomasse solide. Il développera l’évolution de la consommation de biomasse dans l’Union Européenne, les coproduits agricoles utilisés pour l’énergie, le concept d’un centre agro-industriel à travers la chaine d’approvisionnement et le développement de schémas durables dans l’approvisionnement en biomasse ainsi que des exemples d’installations types dans les pays européens.


2016/01/29

Évaluation des ressources disponibles en France - édition 2015


Source : Biomasse-territoire.info



Évaluation des ressources disponibles en France - edition 2015

L’Observatoire National des Ressources en Biomasse (ONRB) a publié en ce début 2016 une version actualisé du recensement et des estimations des ressources en biomasse en France.

De nouveaux types de ressources tels que les cultures utilisées dans la fabrication de biocarburants, déchets verts urbains, huiles alimentaires usagées y figurent.

Cette version sera enrichie courant 2016 par des nouvelles données d’actualisation des ressources en bois, ainsi que des premiers chiffres sur la chimie biosourcée et les biomatériaux.

L'Observatoire national des ressources en biomasse ÉDITION 2015.

© FranceAgriMer


2016/01/28

Atlas 2016 des 1200 sites de production ou valorisation de biogaz


Source : Bioénergies International



Atlas 2016 des 1200 sites de production ou valorisation de biogaz

Atlas publié dans le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016

Bioénergie International n°41_Janvier 2016_Atlas biogaz web

Le magazine Bioénergie International vient de publier la mise à jour 2016 de son atlas des sites de production ou valorisation professionnelle de biogaz : une centaine de références y ont été ajoutées par rapport à 2015. Cet Atlas 2016 présente ainsi 1201 sites de projets en service ou en cours de réalisation dans les pays francophones.

Sur la carte deux couleurs permettent de distinguer les installations de type épuration ou industrielles (en bleu) et les unités agricoles ou territoriales (en rouge). Les sites de méthanisation domestique, nombreux en Afrique, ne figurent pas dans cet atlas. Dans le magazine, des tableaux détaillent les informations de capacités, puissances, équipements et année de mise en service.

Les installations de type agricole ou territorial sont au nombre de 677 : 511 sites en France, 122 en Belgique, 29 en Suisse, 10 au Luxembourg et 5 au Canada.

Pour ce qui concerne les installations industrielles, sur stations d’épuration ou encore sur captages de gaz de décharge avec valorisation, vous retrouverez les détails de 399 sites en France, 99 en Belgique, 23 au Canada, 9 au Maroc, 7 en Suisse, 2 au Luxembourg, 3 sur l’île Maurice et 1 en Tunisie.

La répartition entre sites d’injection et cogénération en France est la suivante : 94 projets en injection et 761 en cogénération. Les 346 installations restantes valorisent le biogaz à l’aide de chaudières.

Les données sont classées par département pour la France, et par pays pour le reste de la francophonie. Les abréviations utilisées pour distinguer le type des installations sont les suivantes : AGRicole, TERritorial, CET pour centre d’enfouissement technique, STEP pour station d’épuration, et OM pour les sites de valorisation des ordures ménagères par tri mécanobiologique.

Merci à tous ceux dont les informations ne seraient pas totalement exactes, de nous faire passer leurs
précisions pour l’édition 2017 à fbornschein@bioenergie-promotion.fr

François Bornschein

Pour consulter la liste des 1200 sites de production ou de valorisation professionnelle de biogaz, voir le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016.


2016/01/22

L'industrie du caoutchouc se prépare aux matières biosourcées et recyclées


Source : Actu-Environnement



L'industrie du caoutchouc se prépare aux matières biosourcées et recyclées

Des recherches sont menées pour incorporer des matières biosourcées et recyclées dans les élastomères. Les industriels s'inquiètent de leur approvisionnement en latex et produits pétrochimiques. D'autant que le gaz de schiste leur est défavorable.


2016/01/20

Chiffres clés des énergies renouvelables – édition 2015


Source : Réseaux de chaleur



Chiffres clés des énergies renouvelables – édition 2015

par Pôle Réseaux de Chaleur - Cerema

Repères - décembre 2015

Chiffres clés EnR – décembre 2015

« la France a gravé, dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adoptée le 22 juillet, l’objectif de porter la part des énergies renouvelables dans sa consommation brute à 32 % en 2030. »

Le rapport réalisé par le CGDD en décembre 2015 rappelle succinctement les objectifs que s’est fixé la France dans la loi de transition énergétique avant de dérouler les chiffres clés des énergies renouvelables sur notre territoire.

Plus d’information sur le site http://reseaux-chaleur.cerema.fr


Triple valorisation pour le biogaz du Haut-Pays d’Artois


Source : Bioénergies International



Triple valorisation pour le biogaz du Haut-Pays d’Artois

Article paru dans le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016

Le module de cogénération Schnell avec son désulfureur au premier plan à gauche, photo F. Douard

Le module de cogénération Schnell avec son désulfureur au premier plan à gauche, photo F. Douard

La Sas Biogaz du Haut-Pays est située dans le village de Thiembronne, aux confins du Haut-Artois et du Boulonnais, une région aux plateaux calcaires largement entaillés de vallées étroites. L’altitude de la commune y varie entre 75 et 200 m. Située à l’ouest du département du Pas-de-Calais, cette région est balayée par les vents venant du littoral et c’est là un secteur très propice à l’énergie éolienne. Elle abrite d’ailleurs depuis 2008 autour de Fruges, à quelques km de Thiembronne, le plus grand parc éolien de France avec 70 machines de 2 MW chacune. Et ce territoire, qui est aussi celui de la célèbre bataille d’Azincourt dont les britanniques viennent de célébrer le 500ème anniversaire en 2015, devrait héberger très prochainement 30 nouvelles machines de 3 MW, portant la puissance totale du parc à 155 MWé. C’est dans ce contexte très « énergie renouvelable » que la famille Pruvost vient d’investir dans une unité de méthanisation agricole pour produire, tout comme les éoliennes voisines, de l’électricité écologique.

Le projet de méthanisation est né en 2010 dans l’exploitation agricole de Dominique Pruvost et de sa sœur Véronique Lefort, associés du GAEC du Bourguet. Une production laitière de 1,2 million de litres avec 130 vaches traites accompagne une production d’herbe, de blé, d’orge, de maïs grains et ensilage, et colza…

… pour lire la suite, consulter le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016


Methaniseur.com rend accessible la méthanisation au plus grand nombre


Source : Bioénergies International



Methaniseur.com rend accessible la méthanisation au plus grand nombre

Article paru dans le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016

Digesteur et post-digesteur en béton d’une unité de méthanisation réalisée par Patrick Blanchet, photo Methaniseur.com

Digesteur et post-digesteur en béton d’une unité de méthanisation réalisée par Patrick Blanchet, photo Methaniseur.com

La SAS Methaniseur.com est spécialisée dans la construction et la rénovation d’unités de méthanisation. Elle propose par ailleurs une technologie innovante pour les projets de petite méthanisation : un digesteur piston, compact et en kit modulable. Entretien avec Stéphane Fougères, directeur général de ce nouvel acteur français de la méthanisation.

Bioénergie International : présentez-nous l’activité de methaniseur.com.

Stéphane Fougères : nous sommes un constructeur d’unités de méthanisation basé à Strasbourg. Nous assemblons et rénovons des unités traditionnelles en optimisant leur fonctionnement. Pour cela nous y joignons la technologie de préparation des intrants de l’entreprise Incorporateur-biogaz.com, également basée dans la capitale alsacienne.

BI : vous vous présentez comme un assemblier. Avec quels partenaires travaillez-vous ?

SF : nous travaillons avec des partenaires reconnus dans le secteur du biogaz pour leur sérieux et leur expertise, et ce afin de parvenir au meilleur résultat possible. Les cuves en béton des digesteurs et post-digesteurs sont construites en respectant les normes environnementales et qualité les plus strictes grâce à la technologie brevetée de l’entreprise belge Bio-Dynamics. Les gazomètres, obligatoirement en double membrane, sont fournis par le néerlandais MSE (Membrane System Europe), dont Methaniseur.com est devenu le distributeur officiel en France. Les blocs de cogénération (Man, Liebherr, Schendong, etc.) sont proposés et dimensionnés en fonction des spécificités de chaque projet, selon leurs caractéristiques (prix, rendement, longévité…).

Construction de cuves traditionnelles en béton, photo Bio-Dynamics

Construction de cuves traditionnelles en béton, photo Bio-Dynamics

Nous sélectionnons également les meilleurs matériels périphériques, voire nous les construisons selon notre propre cahier des charges lorsque les offres du marché ne semblent pas optimales : citons les filtres à charbon, torchères, brasseurs et agitateurs, citernes souples de stockage de digestat.

BI : quelles sont les particularités de votre offre en méthanisation traditionnelle ?

SF : Methaniseur.com fait construire les digesteurs et post-digesteurs en cuves béton de façon monolithique. Leur dimensionnement est calculé en fonction de la quantité des intrants à traiter et leur édification se fait au moyen de coffrages sans entretoises. Le système de coffrage permet de couler le béton en une seule fois sur toute la circonférence. Ces cuves sont ainsi réalisées sans joint, ce qui assure une étanchéité parfaite. Le réseau de chauffage est intégré directement dans le béton ou dans les radiers du digesteur. L’isolation extérieure et le revêtement anticorrosion intérieur des digesteurs se font simultanément à l’édification.

Cette technologie est particulièrement bien adaptée pour la méthanisation thermophile qui s’opère à 55°C. Ce procédé permet une vitesse de croissance accrue de la flore microbienne et par conséquent un temps de séjour réduit de la matière dans le digesteur. Ce procédé est également réputé plus hygiénisant du point de vue de l’élimination des germes pathogènes.

Methaniseur.com offre également un système de télégestion avec de multiples capteurs qui recueillent le maximum d’informations sur le processus. Celles-ci sont analysées au siège de l’entreprise et transmises au client de manière à déterminer au mieux la quantité de matière à incorporer dans le digesteur pour maximiser la production d’énergie et à anticiper les éventuelles casses matérielles.

Nous réalisons également des rénovations de méthaniseurs existants. Le système d’incorporation est alors équipé du procédé de préparation des intrants Smoothie destiné à améliorer la production de biométhane et à régler des problèmes : élimination des indésirables, besoin d’accepter un taux de matières sèches plus élevé. Les cuves sont mieux isolées, tandis que le moteur est remplacé et sa puissance accrue. À un gazomètre simple peau est substitué une bâche double-peau bien plus solide, plus étanche et plus sécurisante. Les unités ne disposant pas encore de filtre à charbon et de torchères en sont alors dotées, afin de les mettre aux normes ICPE.

Methaniseur.com s’attache à ce que, point par point, les unités de méthanisation créés ou rénovées soient améliorées, plus rentables, plus sûres et plus écologiques.

BI : qu’a Methaniseur.com de plus qu’un assembleur traditionnel ?

SF : Methaniseur.com innove dans le domaine de la méthanisation compacte en développant un digesteur piston d’un nouveau genre. Réalisé en kit modulable métallique aménagé de manière à ressembler à un petit bâtiment, ce digesteur a pour but de rendre la méthanisation accessible aux agriculteurs et aux éleveurs ne disposant pas de suffisamment d’intrants pour s’équiper d’une unité traditionnelle dotée de cuves en béton.

Vue en coupe du digesteur piston compact en Kit modulable de Methaniseur.com

Vue en coupe du digesteur piston compact en Kit modulable de Methaniseur.com

Le procédé du piston permet de faire cheminer la matière progressivement dans le digesteur. Un système d’entraînement (une vis sans fin dotée de bras) la fait transiter de l’entrée vers la sortie du digesteur. Cette technique permet de contrôler précisément le temps de séjour dans le digesteur et de s’assurer que la matière sortante a exprimé la totalité de son pouvoir méthanogène. Le principal avantage du digesteur piston est de permettre de traiter des taux élevés de matières sèches. Les mouvements du brasseur et le déplacement de la matière empêchent que des croûtes se forment et que des sédiments se déposent, comme cela est souvent le cas dans des digesteurs classiques en béton.

Les modules du digesteur piston se connectent les uns aux autres afin d’offrir le volume désiré. Cette modularité permet de s’adapter au mieux aux différents besoins de puissance, voire de faire évoluer la dimension du digesteur dans le temps en cas d’accroissement de la quantité d’intrants à traiter. La conception en kit a surtout pour avantage de diminuer les coûts de fabrication et d’installation. En effet, les modules sont préconstruits en usine et peuvent être assemblés en moins d’une semaine par une équipe réduite. Le coût d’investissement est donc réduit et rend possible et rentable la méthanisation dès 36 kWé installé.

Vue du digesteur piston compact en kit modulable de Methaniseur.com

Vue du digesteur piston compact en kit modulable de Methaniseur.com

L’aspect extérieur du digesteur piston, un petit bâtiment agricole ou une petite maison, lui permet de s’insérer harmonieusement dans son environnement.

BI : pour conclure, quelles sont les ambitions de Methaniseur.com ?

SF : methaniseur.com est une entreprise innovante qui a pour but de rendre la méthanisation la plus simple et la plus efficace possible. Ses clients peuvent choisir entre une technologie traditionnelle (les cuves en béton) plutôt destinée aux unités de grande puissance et une technologie réfléchie (le digesteur piston) pour accélérer le développement de la méthanisation compacte (entre 36 et 150 kWé). Les rénovations réalisées par l’entreprise contribuent également à accroître les potentialités des méthaniseurs. Les différentes activités de Methaniseur.com ouvrent donc de nouvelles perspectives de croissance à la filière du biogaz. Et nous envisageons d’ailleurs d’étendre notre activité à l’étranger.

Contact : Methaniseur.com
20, Avenue du Neuhof – 67100 Strasbourg – 03 67 08 61 08
contact@methaniseur.comwww.methaniseur.com


2016/01/19

Le retour du bois énergie, une tendance lourde depuis 40 ans


Source : Bioénergies International



Le retour du bois énergie, une tendance lourde depuis 40 ans

Editorial du Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016

En Suède, depuis 2012, 51 % de la consommation énergétique provient d’énergies renouvelables et notamment du bois, photo Frédéric Douard

En Suède, depuis 2012, 51 % de la consommation énergétique provient d’énergies renouvelables et notamment du bois, photo Frédéric Douard

Le bois, énergie première de l’humanité, a été délaissé au cours des siècles derniers par de nombreux secteurs d’activités des sociétés industrielles. Pourtant depuis 40 ans et le début de la prise de conscience des limites des énergies fossiles, fort de sa neutralité carbone, de ses nouvelles performances techniques et de son caractère inépuisable s’il est géré durablement, le bois-énergie reconquiert petit à petit des parts de marché.

Il assure ainsi aujourd’hui la moitié de la production totale d’énergie renouvelable française et européenne. Et dans les scenarii de mix énergétiques à 100% renouvelables, atteignables dans plusieurs pays européens à l’horizon 2050 (dans 35 ans seulement), grâce notamment aux efforts d’efficacité énergétique, le bois assurerait de 30 à 70% du mix énergétique de ces pays !!!

Pourtant, sous l’influence sans aucun doute des cours actuels du pétrole, certains se laissent aller à des déclarations comme quoi le marché du bois-énergie s’essoufflerait ! Il est certain, que pour des gens qui ne connaissent le bois-énergie que depuis 10 ans, c’est à dire depuis que le prix de l’énergie a fait bondir son taux de croissance, un ralentissement relatif et conjoncturel de cette accélération historique peut apparaître comme le début de la fin. Mais ceci est fort mal connaître cette filière.

Car le ralentissement observé en 2015, et qui a pris racine dans la baisse du cours des énergies en 2014, ne concerne que deux secteurs de la filière forts marginaux et très concurrentiels : le chauffage des bâtiments privés en zones urbaines et l’industrie hors filière bois. Sur ces deux marchés, qui n’avaient jamais été auparavant des axes forts de développement du bois-énergie, et qui sont les marchés de prédilection du gaz naturel, cette dynamique est effectivement ralentie en attendant la prochaine remontée des prix. Mais même sur ces marchés, une pause dans les investissements ne signifie pas que la consommation baisse, tout au plus sa croissance ralentie.

Par contre, pour tous les autres secteurs de marché du bois-énergie, qui représentent plus de 97% des volumes de la filière en France, il est tout à fait faux que la croissance du marché soit en panne et notamment après correction des variations saisonnières. Le marché des entreprises de la filière bois ; celui des collectivités qui va continuer à prendre en compte les avantages sociaux et environnementaux ; et surtout celui des particuliers qui à lui seul consomme 80% des volumes de bois-énergie, pour lequel le prix des énergies n’a pas baissé de manière extraordinaire, et pour lequel les questions environnementales pèsent de plus en plus dans le contexte de changement climatique, pour ces trois marchés principaux la dynamique ne se dément pas.

Et pour conclure, moi qui observe assidument cette filière depuis bientôt 30 ans, je peux même affirmer que la filière bois-énergie ne s’est jamais aussi bien portée depuis 200 ans. Elle accède même actuellement, à une maturité et à une massification qui vont en faire, dès le milieu de ce siècle, l’un des piliers centraux du mix énergétique des pays responsables.


Le Turbo Séparateur, solution de déconditionnement avant la méthanisation


Source : Bioénergies International



Le Turbo Séparateur, solution de déconditionnement avant la méthanisation

Article paru dans le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016

Dernière installation de Turbo Séparateur en France, photo Hantsch

Dernière installation de Turbo Séparateur en France, photo Hantsch

Depuis 2012 en France, la loi oblige à la valorisation des biodéchets par les producteurs professionnels les plus importants. Parmi les solutions, figurent le compostage, mais surtout la méthanisation qui permet, en plus du retour, la production d’énergie renouvelable sous forme de biogaz. Producteurs et détenteurs de biodéchets doivent donc désormais, selon l’article 541-21-1 du code de l’environnement, trier et valoriser la matière organique contenue dans leurs déchets d’activité. L’entrée en application de cette mesure a commencé graduellement depuis 2012, pour une entrée en application complète en 2016 (Arrêté du 12 juillet 2011).

C’est dans cette perspective que la société Hantsch propose aujourd’hui la solution du déconditionneur Turbo Séparateur d’Atritor. Il est fabriqué par la société Atritor Limited de Coventry au Royaume-Uni, une société qui conçoit et fournit des équipements et des installations pour les industries de production depuis plus de 90 ans. De son côté, de par son expérience en compostage et en préparation des matières organiques, Hantsch souhaitait proposer une solution clé en main fiable à ses clients.

Pourquoi choisir le Turbo Séparateur d’Atritor ?

Le déconditionneur d’Atritor sépare les produits des emballages en vue de leur élimination ou de leur recyclage. C’est un équipement robuste, pratique d’exploitation et d’entretien. Il est très polyvalent et s’adapte à la grande variété des produits à désemballer.

Exemple de déchets traités par le Turbo Séparateur

Exemple de déchets traités par le Turbo Séparateur

Sans broyage, grâce à une combinaison de forces centrifuges (un flux d’air et une action mécanique), jusqu’à 99% des matières sèches ou liquides peuvent être retirées de leur emballage.

Le Turbo Séparateur est capable de séparer les matières issues de quasiment tous les types d’emballages et de contenants, hormis le verre. En une seule manipulation et sans ajout d’eau inutile, la matière organique sèche, liquide ou pâteuse est déconditionnée des canettes, conserves, emballages plastiques, aluminium, papier ou carton.

Le Turbo Séparateur garantie une excellente qualité des matières désemballées, sans fraction des contenants, et avec une faible consommation d’énergie. Il est idéal pour traiter les biodéchets des magasins, les refus industriels et logistiques, les biodéchets de restaurations collectives, notamment dans le cadre de la loi de valorisation des déchets alimentaires.

Schéma d'une installation de Turbo Séparateur Atritor

Caractéristiques

  • Équipements fabriqués sur mesure avec entrées et évacuations différentes pour répondre aux exigences de séparation spécifiques.
  • Réglages simples des outils et de la vitesse de rotation pour optimiser le taux de séparation selon les produits.
  • Fonctionnement à sec ou avec ajout de liquide selon la destination des produits et la siccité demandée : méthanisation, compostage, alimentation animale ou recyclage industriel.
  • Plusieurs modèles sont disponibles afin de répondre au mieux à la demande : de 1 tonne heure à 25 tonnes / heure de rendement.

 

Matière organique récupérée, photo Atritor

Matière organique récupérée, photo Atritor

Le parc de Turbo Séparateurs

À ce jour, sur les 130 livrés dans le monde, 6 Turbo Séparateurs sont en fonctionnement en France et le 7ème est en cours d’installation. Sur ces installations françaises, 6 sont sur des installations appartenant à des groupes de gestion de déchets et un est sur un site de méthanisation agricole.

Pour en savoir plus :


Quoi de neuf concernant les digestats de méthanisation ?


Source : Bioénergies International



Quoi de neuf concernant les digestats de méthanisation ?

Article d’Adeline Haumont et Jeanne Lencauchez de l’association AILE, paru dans le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016

Prélévement VALDIPRO photo AILE

Prélévement VALDIPRO photo AILE

La valorisation des digestats de méthanisation est dans certains secteurs un des points clés de la faisabilité et de la réussite des projets. La filière biogaz a identifié cette problématique dès les débuts de la filière et c’est pourquoi AILE, en partenariat avec les Chambres d’agriculture de Bretagne, TRAME et l’AAMF, a travaillé de 2012 à 2015 sur le programme VALDIPRO. L’année 2015 a également été l’occasion de nombreux échanges avec des acteurs d’autres pays européens du secteur des fertilisants organiques et des digestats, dans le cadre du programme BIOREFINE. Alors, quoi de neuf du côté des digestats, et quels freins règlementaires subsistent-ils toujours ?

Des avancées dans la connaissance des digestats
Le programme VALDIPRO (acronyme de VALorisation des DIgestats de méthanisation agricole en tant que PROduits fertilisants) a été financé par le CAS-DAR (le compte d’affectation spéciale pour le développement agricole et rural est une taxe sur le chiffre d’affaires des exploitants agricoles) pour avancer sur la question de mise en marché des digestats de méthanisation agricole. Un des objectifs premiers était d’améliorer la connaissance sur la qualité des digestats, en intégrant la variabilité des intrants et des procédés de traitement.

Dans le cadre du programme, quatre campagnes d’analyses ont été menées…

… pour lire la suite, consulter le Bioénergie International n°41 de janvier-février 2016


2016/01/18

Biodéchets et pédagogie au lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer


Source : Enerzine.com



Biodéchets et pédagogie au lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer

Biodéchets et pédagogie au lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer

Depuis le début du mois de novembre 2015, la cantine du lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer (Var), site pilote en région PACA, expérimente le système innovant de tri et de broyage des biodéchets en vue de leur valorisation, mis en place par le groupe Meiko, l'un des leaders mondiaux des solutions de valorisation des déchets en restauration.

Au cœur du dispositif, le WasteStar CC de Meiko, solution globale en réponse aux réglementations écologiques en restauration, a également permis au corps enseignant de développer des modules autour du développement durable et des nouvelles sources d'énergie.

Depuis le début du mois de novembre, les biodéchets de la cantine du lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer (Var) sont au centre de toutes les attentions : triés par les élèves demi-pensionnaires, réduits en une « soupe » par deux broyeurs WasteStar CC de Meiko, et stockés dans deux cuves hermétiques vidangées une fois par mois par le partenaire régional de Meiko, ils sont ensuite valorisés en un compost remis aux agriculteurs de la région.

De nouveaux comportements, écologiquement plus responsables 

Quatre jours par semaine, le self-service du lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer sert en moyenne le déjeuner à 1050 élèves. L'installation, en début du mois de novembre, d'un nouveau système de tri et de broyage, pour leur valorisation, des biodéchets, a demandé à ce millier de jeunes d'acquérir de nouveaux comportements, écologiquement plus responsables. 

« Ces nouvelles habitudes ont finalement été prises très rapidement. Deux rampes ont été organisées pour déposer les plateaux à l'issue du repas : une rampe avec déchets organiques, et une rampe sans. Les élèves ont compris que c'était dans leur intérêt, s'ils ne voulaient pas patienter dans la file d'attente de la première rampe, de gaspiller le moins possible et donc de ne prendre, parmi les plats proposés, que ceux qu'ils seraient sûrs de consommer », témoigne Gilles Renard, chef de cuisine, qui voit dans ce dispositif un second avantage, pour le personnel de la cantine cette fois ci : « Les biodéchets sont versés par les élèves dans les broyeurs WasteStar CC qui les acheminent directement ensuite, sous forme de soupe, dans les cuves installées par Meiko. Le personnel n'a ainsi plus de poubelles à transporter, ce qui permet de lutter efficacement contre les troubles musculo-squelettiques au travail. » 

Le lycée Paul Langevin est actuellement site pilote en PACA. A l'issue de la phase de test du dispositif de tri, broyage, stockage et valorisation des biodéchets produits par la cantine de l'établissement, le WasteStar CC deMeiko pourrait être déployé dans l'ensemble des établissements de la région.

Biodéchets et pédagogie au lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer

Les biodéchets s'invitent en classe

Le corps enseignant du lycée Paul Langevin de La Seyne-sur-mer a saisi l'opportunité de l'installation du dispositif WasteStar CC pour illustrer des enseignements théoriques autour du développement durable par un cas pratique disponible sur site. Une vingtaine d'élèves de 1ère STI2D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable) et 1ère S (scientifique) planchent actuellement sur les thèmes de la production d'énergie à partir de biodéchets ainsi que les réactions chimiques autour de la transformation des biodéchets. Neuf sous-groupes d'élèves ont été formés, qui chacun étudie un aspect précis du thème global. A partir des résultats tirés de leurs études autour du WasteStar CC, plusieurs actions sont envisagées comme la participation aux Olympiades nationales de la chimie, des expositions à l'intérieur et en dehors de l'établissement (éventuellement en partenariat avec des professionnels du secteur, à l'occasion de salons professionnels par exemple) ou encore une participation à l'Agence de l'énergie des lycéens.

Biodéchets en restauration collective : que dit la loi ?

Trois textes législatifs, issus du Grenelle de l'Environnement (article 80, arrêté du 12 juillet 2011, paru au Journal Officiel du 23 juillet 2011 et circulaire du MEDAD du 10 janvier 2012), précisent les obligations des producteurs et/ou détenteurs de biodéchets. « À compter du 1er janvier 2012, les personnes qui produisent ou détiennent des quantités importantes de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues de mettre en place un tri et, lorsqu'elle n'est pas effectuée par un tiers, une collecte sélective de ces déchets pour en permettre la valorisation de la matière, de manière à limiter les émissions de gaz à effet de serre ou à favoriser le retour au sol. »

A partir du 1er janvier 2016, le volume de biodéchets produit, à partir duquel ces obligations deviennent opposables, est considérablement réduit à 10 tonnes par an. Ainsi, on estime qu'un restaurant scolaire ouvert 190 jours par an devra avoir mis en place la collecte et la valorisation de ses biodéchets dès 400 repas servis par jour. La loi LME prévoit la suppression des seuils en 2025.

L'intégralité des biodéchets devra être triée à la source, y compris ceux des ménages.


2016/01/09

Bio4gas, la petite méthanisation qui s’insère tout simplement dans l’exploitation agricole


Source : Bioénergies International



Bio4gas, la petite méthanisation qui s’insère tout simplement dans l’exploitation agricole

Article paru dans le Bioénergie International n°39 de Octobre-Novembre 2015

L'installation de méthanistion Bio4gas à Domsure, photo Frédéric Douard

L’installation de méthanistion Bio4gas à Domsure, photo Frédéric Douard

La société Bio4Gas Express est née du constat qu’il manquait sur le marché des solutions simples de méthanisation pour les porteurs de projets ayant des déjections liquides ou molles à traiter, et désireux d’installer une unité à l’échelle de leur ferme, en autonomie, et en modifiant le moins possible la conduite de leur exploitation. Simplicité et intégration sont donc les deux lignes directrices pour Bio4gas qui arrive ainsi à sortir des projets accessibles financièrement à une exploitation seule. Après l’installation d’une première unité en 2013 dans l’Ain chez un éleveur porcin, puis de deux en 2014 chez des éleveurs bovins dans l’Ain et le Doubs, la jeune entreprise créée en 2011 par Olivier Rebaud, diplômé de l’ESSEC, est maintenant lancée.

L’entreprise propose ses services de pré-diagnostic, d’avant-projet sommaire, de montage des dossiers administratifs, de construction et d’exploitation si le client le souhaite. Les unités Bio4gas suivent toutes le même schéma : une pré-fosse de réception pour substrat majoritairement liquides ou mous, un digesteur mésophile astucieux développé en Autriche (Procédé Bert), une cuve de stockage et un cogénérateur. La gamme de produits comporte des digesteurs de 200 à 1200 m³ couplés à des puissances électriques de 30, 40, 50, 65, 80, 120 ou même 150 kW.

Pour limiter le coût des projets, Bio4gas cherche toujours à tirer profit des infrastructures existantes et à simplifier le travail de l’exploitant, car son but est de fournir des méthaniseurs rentables rapidement à l’échelle d’une seule exploitation, à partir de 100 UGB, 6000 à 7000 m³ de lisier porcin, ou 3500 m³ de lisier bovin.

Principes de fonctionnement de la partie méthanisation

… pour lire la suite, consulter le Bioénergie International n°39 de Octobre-Novembre 2015


2016/01/08

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression


Source : Enerzine.com



Biogaz : les installations de production d'électricité en progression

installations biogaz sont au nombre de 408, au 30 septembre 2015.

Elles représentent une puissance électrique de 355 MW, en progression de 11 % sur les trois premiers trimestres de l'année 2015. Plus des deux tiers de la puissance totale du parc correspondent à la valorisation du biogaz issu d'installations de stockage de déchets non dangereux.

La région Île-de-France ne représente que 4 % du nombre d'installations existantes mais 20 % de la puissance installée.

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression

Fin septembre 2015, la puissance électrique du parc biogaz raccordé atteint 355 MW. Depuis 2009, celle-ci s'accroît régulièrement de 4,8 % en moyenne chaque trimestre. Excepté en 2010, son niveau dépasse chaque année la trajectoire fixée par le Programme national d'action (PNA) en faveur des énergies renouvelables. Sur les seuls trois premiers trimestres de l'année 2015, le parc s'est accru de 35 MW (+ 11 %), à la faveur d'un deuxième trimestre record en termes de puissance raccordée. La puissance des nouvelles installations est ainsi nettement plus élevée sur les trois premiers trimestres 2015 que sur la période équivalente de 2014.

Le parc raccordé est constitué de 408 installations au 30 septembre 2015, soit une puissance moyenne par installation inférieure à 1 MW.

Les installations d'1 MW ou plus ne représentent que le quart du nombre total d'installations raccordées, mais les trois quarts de la puissance installée.

Plus des deux tiers de la puissance totale du parc correspondent à la valorisation du biogaz issu d'installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) tandis qu'un quart correspond aux méthaniseurs.

Au cours des trois premiers trimestres de 2015, la production électrique (hors champ des entreprises locales de distribution) s'est élevée à 1,2 TWh en France continentale, augmentant de 21,5 % par rapport à la même période de l'année 2014. Elle poursuit ainsi sa progression ininterrompue depuis le début de la décennie, suivant en cela le développement du parc.

Le nombre de projets en cours s'élève à 140 installations, représentant 98 MW au 30 septembre 2015.

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression

Résultats régionaux

La région Île-de-France ne représente que 4 % du nombre d'installations existantes mais 20 % de la puissance installée du parc biogaz raccordé. Les régions Aquitaine Limousin Poitou-Charentes et Nord-Pas-de-Calais-Picardie accueillent chacune 10 % de la puissance nationale installée, suivies de près par l'Alsace-Champagne-ArdenneLorraine et les Pays de la Loire. Parmi les régions présentant un parc plus modeste, la filière se développe également, notamment en Normandie.

Biogaz : les installations de production d'électricité en progression


2016/01/05

Un appel à projets pour développer les produits biosourcés de demain


Source : Actu-Environnement



Un appel à projets pour développer les produits biosourcés de demain

L'Ademe a lancé, fin décembre et jusqu'au 13 février, dans le cadre des Investissements d'avenir, unappel à projets Chimie du végétal et matériaux biosourcés. Ces domaines ont été "identifiés parmi les filières industrielles stratégiques de la bioéconomie" et "ont leur rôle à jouer dans la transition énergétique et écologique, en apportant des réponses aux enjeux environnementaux et sanitaires auxquels sont confrontés leurs secteurs d'application (transports, peintures, cosmétiques, détergents, emballages)", souligne l'Ademe.

Celle-ci cible des projets qui aboutiront à la mise sur le marché de nouveaux produits biosourcés, obtenus à partir de biomasses résiduelles, de coproduits industriels, agricoles et forestiers, de microalgues ou de productions agricoles (céréales, oléagineux, plantes à fibres…). Six catégories de produits sont particulièrement visées : intermédiaires chimiques, tensioactifs, solvants, polymères, matériaux composites et biocarburants avancés.

L'appel à projets s'adresse à "des entreprises capables d'industrialiser ou de commercialiser, à terme, les technologies développées dans le cadre des projets : agroindustriels, chimistes, papetiers et équipementiers". Les projets devront avoir une taille minimale d'un million d'euros.


2016/01/04

Le marché du miscanthus énergie en France en 2016


Source : Bioénergies International



Le marché du miscanthus énergie en France en 2016

Article de Caroline Wathy, Novabiom, publié dans le Bioénergie International n°40 de décembre 2015.

Parcelle de miscanthus, photo Novabiom

Parcelle de miscanthus en Picardie, photo Novabiom

Le miscanthus, ce roseau communément appelé herbe à éléphants, est aujourd’hui cultivé en France sur près de 4000 ha. Cette filière très jeune, avec ses 60 000 tonnes de production annuelle, alimente, entre autres débouchés, une vingtaine de chaufferies. Cependant, c’est encore une culture qui interroge car elle ne fonctionne pas comme les autres cultures et car elle ne dispose pas encore de réseau de commercialisation national. À côté de cela, le miscanthus peut se valoriser sur plusieurs marchés en paillage, litière animale et éco-matériaux, mais nous allons parler ici essentiellement de débouchés énergétiques.

En préambule, précisons qu’en l’état actuel des choses, un projet de miscanthus-énergie, c’est avant tout un projet de territoire. Créateur d’activité et de lien social, il mobilise différents corps de métiers et nécessite une réelle volonté de monter un projet de transition énergétique. La présence d’un initiateur de projet tenace et capable de s’entourer des bons interlocuteurs est indispensable pour réussir à introduire cette solution innovante.

Les motivations pour un projet de miscanthus-énergie
Les raisons de s’engager dans un projet de chaufferie à miscanthus sont multiples …

… pour lire la suite, consulter le Bioénergie International n°40 de décembre 2015.


2016/01/01

Biomasse Conseil vous souhaite une année 2016 très verte !


Source : Biomasse Conseil



Biomasse Conseil vous souhaite une année 2016 très verte !

En cette occasion du nouvel an, nous nous permettons de vous offrir nos meilleurs vœux.

Que 2016 soit l’année du progrès et de l’enthousiasme.

Le succès est proche, n’en doutez pas !

Quant à nous, nous poursuivrons nos efforts à travailler pour les autres comme si c’était pour nous-même.


2015/12/29

La collecte séparée des biodéchets, une solution d’avenir


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



La collecte séparée des biodéchets, une solution d’avenir

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Dans le cadre du nouveau Plan déchets 2014-2020, la réduction et le recyclage reste une priorité.

Sur les 288 kg de déchets résiduels produits par habitant chaque année, un tiers sont des biodéchets qui, triés à la source, sont entièrement valorisables.

Les stratégies multi-filières, intégrant la collecte séparée des biodéchets, apparaissent aujourd’hui comme les plus performantes pour combiner un taux élevé de valorisation et un haut niveau de qualité des produits. Leur généralisation marquera la transition vers une nouvelle politique de gestion des déchets, où tous les déchets seront considérés comme une ressource de l’économie circulaire, créatrice d’emplois et de richesses dans les territoires.

Le retour au sol d’un compost de qualité permettra aux collectivités locales de tisser de nouveaux partenariats avec le monde agricole sur la base de relations de confiance. Enfin, la gestion séparée des biodéchets, combinant à la fois collecte séparée et compostage de proximité, est un levier d’optimisation, notamment grâce au recul des fréquences de collecte des autres flux, indispensable pour la maîtrise des dépenses publiques.

Persuadées qu’il s’agit de l’un des principaux chantiers des années à venir, les collectivités du réseau Compostplus, toutes engagées dans cette stratégie depuis plusieurs années, ont souhaité réaliser ce guide pratique pour accompagner les élus dans leur réflexion sur la base de leurs propres retours d’expérience.

Ce guide, réalisé grâce au soutien de l’ADEME et à la participation d’une vingtaine de collectivités, vous éclairera sur l’ensemble des enjeux autour de la filière et vous apportera les clés de la réussite pour le développement d’un dispositif optimisé de gestion des déchets, centré autour de la collecte séparée des biodéchets. 
 


Chimie du végétal et matériaux biosourcés


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Chimie du végétal et matériaux biosourcés

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Chimie du végétal et matériaux biosourcés
Appel à projets – 4 dates de clôture — 25 février 2016 – 6 juin 2016 – 17 octobre 2016 – 13 février 2016

Identifiées parmi les filières industrielles stratégiques de la bioéconomie, les filières chimie du végétal et matériaux biosourcés ont leur rôle à jouer dans la transition énergétique et écologique, en contribuant à répondre aux défis environnementaux auxquels sont confrontés les secteurs d’application qu’ils alimentent (transports, emballage, peintures, cosmétique, détergence…).

Les objectifs de développement des énergies renouvelables dans les transports, la limitation des émissions GES des véhicules, la disparition progressive de molécules chimiques jugées préoccupantes pour l’environnement et la santé sont des exemples d’évolutionsréglementaires créant des opportunités pour le développement de produits biosourcés à impacts environnementaux et sanitaires réduits.

Afin d’encourager l’innovation face à ces enjeux, l’État a lancé, dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir, un appel à projets (AAP) «Chimie du végétal et matériaux biosourcés», géré par l’ADEME

Ouvert jusqu’au 13 février 2017, ce dernier a pour objectif de développer de nouvelles solutions technologiquement et économiquement viables de conversion de la biomasse en produits d’intérêt afin d’élargir la gamme de produits biosourcés mis sur le marché et le type de biomasses mobilisées.

Accédez à l’AAP complet en ligne

Le fil conducteur central de l’appel est le développement de procédés à impacts environnementaux réduits grâce à la sobriété matière et énergétique de l’ensemble de la chaîne de valeur: de l’approvisionnement en biomasse à sa transformation en produits et sa distribution en biens commercialisables, voire jusqu’à sa fin de vie.


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