Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici notre sélection d'actualités concernant la biomasse et les filières vertes.

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2015/10/15

Appel à projets chaleur renouvelable 2016 en région Centre-Val de Loire


Source : Bioénergies International



Appel à projets chaleur renouvelable 2016 en région Centre-Val de Loire

Fonds chaleur Centre 2016

L’ADEME et le conseil régional Centre-Val de Loire lancent un nouvel appel à candidatures « Chaleur renouvelable en région Centre-Val de Loire ». Celui-ci vise à soutenir les installations de production d’énergies renouvelables thermiques (associés ou pas à un réseau de chaleur) ainsi que les installations de récupération de chaleur fatale.

Deux sessions de candidatures en 2016 :

  • 29 avril 2016 ;
  • 16 septembre 2016.

Renseignement et assistance pour valider l’éligibilité du projet
Téléchargez la plaquette de présentation

 

Paris teste la valorisation des biodéchets de cantines en biogaz


Source : Bioénergies International



Paris teste la valorisation des biodéchets de cantines en biogaz

Le site Bionerval d'Etampes accueille les biodéchets des cantines du 2e Ar. de Paris, photo Saria

Le site Bionerval d’Etampes accueille les biodéchets des cantines du 2e Ar. de Paris, photo Saria

Depuis janvier 2015, les déchets alimentaires des restaurants scolaires du second arrondissement de Paris sont collectés pour être valorisés via la méthanisation, une démarche que la mairie expérimentait depuis octobre 2014 dans deux écoles de l’arrondissement.

Montrer que gaspiller n’est pas une fatalité et faire des déchets organiques une richesse, voilà l’objectif de la démarche volontariste qu’a entrepris la mairie. Pour cela, la Caisse des écoles de l’arrondissement, présidée par Jacques Boutault, s’est appuyée sur une expérimentation qu’elle a menée pendant trois mois.

Le principe

Les déchets organiques (constitués de restes des repas ou d’épluchures de fruits et légumes) des 12 restaurants scolaires sont collectés quotidiennement et acheminés dans l’usine de méthanisation Bionerval à Etampes dans l’Essonne, où ils sont transformés en énergie électrique, en chauffage et en compost. Les deux établissements qui ont participé à l’expérimentation ont pu collecter tous les mois plus d’une tonne de biodéchets : une fois méthanisée, cette tonne produit au total 350 kWh de chaleur, 350 kWh d’électricité et 950 kg d’engrais ! À partir des résultats de cette expérimentation, on estime que la production annuelle d’énergie issue de ces collectes de biodéchets pourrait correspondre à la couverture de la consommation électrique d’une centaine de foyers pendant une semaine.

Schéma valorisation biodéchets Paris

Pour Jacques Boutault, l’objectif est aussi pédagogique : « En généralisant cette démarche à tous les restaurants scolaires du 2e, il s’agit de faire prendre conscience aux enfants qu’il n’y a pas de ‘déchet ordinaire’. Dans la réalité, rien ne se perd. Les vrais déchets, c’est la pollution qui résulte de notre incapacité à recycler. » A terme, cette pratique « doit devenir la norme » pour le Maire : « mettre en place cette collecte à l’échelle de Paris serait un pas en avant considérable vers une société qui incite à la culture du recyclable et non plus du jetable. Quand on sait que chacun-e d’entre nous produit en moyenne 125 kg de déchets organiques par an, imaginez un peu ce que cela donnerait ! » conclut-il.

Le tri, c’est pas sorcier !

Cantine Paris 2e

Les élèves jettent les emballages dans le sac des déchets ménagers (ex : pot de yaourt). Ils regroupent les restes (épluchures de fruits, os de poulets, etc.) ainsi que les serviettes en papier dans leur assiette et déposent leur plateau, comme d’habitude. En cuisine, l’équipe de restauration se charge de mettre les déchets organiques et les serviettes dans le bac prévu à cet effet.

Rien ne se perd, tout se transforme

Les élèves du 2e arrondissement dégustent des plats composés à 86% d’aliments issus de l’agriculture biologique ou labellisés. Les élèves ne mettent dans la poubelle que les emballages (de yaourts par exemple) et laissent dans leur assiette les restes, épluchures et leur serviette en papier. Les déchets organiques sont collectés chaque jour par des petits camions roulant au biogaz (peu polluants et silencieux). Ils transportent ces déchets vers un centre de méthanisation francilien.

Source et pour en savoir plus : www.mairie02.paris.fr


Appel à projets Initiative PME Energies renouvelables 2016


Source : Bioénergies International



Appel à projets Initiative PME Energies renouvelables 2016

Système de dosage du combustible avec mesure d'humidité en continu, Justsen, photo Frédéric Douard

Système de dosage du combustible avec mesure d’humidité en continu, Justsen, photo F. Douard

Le Programme d’investissements d’avenir ouvre cette Initiative dans le cadre du programme « Démonstrateurs pour la transition écologique et énergétique » (DTEE) pour accompagner et renforcer la capacité d’innovation des PME dans le domaine des énergies renouvelables.

Le Programme d’investissements d’avenir ouvre cette Initiative pour accompagner et renforcer la capacité d’innovation des PME dans le domaine des énergies renouvelables. L’Initiative permet de cofinancer des projets de recherche et développement contribuant à accélérer le développement et le déploiement de méthodologies, de technologies, de services et de solutions innovantes dans le domaine des énergies renouvelables. Pour cela, une commission pluridisciplinaire sélectionne, dans le cadre d’une procédure favorisant la compétition et destinée aux PME au sens communautaire, des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française.

Les projets sélectionnés et accompagnés dans le cadre de l’Initiative bénéficieront également d’un soutien à la valorisation de leurs résultats, par l’organisation d’une mise en relation avec des clients potentiels et la constitution possible de projets collaboratifs visant les étapes suivantes du développement et de l’industrialisation des travaux. Ces projets collaboratifs pourront également postuler par la suite à un soutien public, dans le cadre des appels à projets du Programme d’investissements d’avenir et d’autres instruments, notamment européens.

Concernant la BIOMASSE, les propositions cibleront des solutions innovantes pour favoriser l’usage de la biomasse pour des applications de chauffage, cogénération ou injection.
Par exemple : amélioration des appareils domestiques de chauffage, chaufferies, filtres et conduits de fumée.

La date limite de dépôt des dossiers à l’Initiative PME Energies renouvelables est le 21 mars 2016.

Pour en savoir plus : appelsaprojets.ademe.fr


2015/10/14

29 octobre 2015, biogaz et biométhane, de vrais atouts pour les territoires


Source : Bioénergies International



29 octobre 2015, biogaz et biométhane, de vrais atouts pour les territoires

Le projet SIPER Méthanisation à Bourg de Péage dans la Drôme

Le projet SIPER Méthanisation à Bourg de Péage dans la Drôme

La Région RHÔNE-ALPES et L’ADEME organisent une réunion publique à Lyon le 29 octobre 2015 de 9h15 à 13h sur le thème du biogaz et du biométhane vrais atouts pour les territoires. Ce colloque a pour objectif la restitution des études régionales sur les potentialités des territoires en matière de méthanisation et de valorisation en Rhône-Alpes.

Par ailleurs il vise à présenter les outils d’accompagnement et financement au service des porteurs de projets pour la réalisation d’installations.

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3 nov. 2015, la transition énergétique dans les transports avec le bioGNV


Source : Bioénergies International



3 nov. 2015, la transition énergétique dans les transports avec le bioGNV

Bus GNV Citelis Iveco

Le 3 novembre 2015, les acteurs économiques et industriels des filières Biogaz et Gaz Naturel Véhicules se mobilisent à Paris pour promouvoir cette solution de mobilité et 100% renouvelable dans sa version bioGNV. Alors que le réchauffement climatique s’accélère, il est urgent d’agir maintenant.

Le bioGNV est un carburant alternatif aux qualités environnementales avérées, notamment pour les véhicules lourds, utilitaires et de tourisme : il permet de rouler avec un bilan carbone équivalent à celui des véhicules électriques pour un investissement inférieur et une autonomie très supérieure. Les véhicules utilisant le bioGNV, respectueux de l’environnement et de la santé publique, peuvent de ce fait rouler pendant les pics de pollution.

l’AFGNV et le cluster Biogaz Vallée organisent un petit-déjeuner avec les acteurs de la filière
Tout au long de la matinée, une dizaine d’acteurs représentatifs de la filière seront présents pour répondre à vos questions lors de la conférence mais aussi lors d’entretiens privés :
• Des producteurs de biogaz: Air Liquide, Suez
• Des gestionnaires de réseaux de gaz: GRTgaz, GrDF
• Des fournisseurs de carburant GNV et bioGNV : GNVert, Air Liquide
• Des constructeurs de véhicules gaz : Fiat Chrysler Automobiles, Volvo, Iveco, Scania
• Des utilisateurs : CARREFOUR, KEOLIS et des collectivités territoriales : FNCCR
• Des associations professionnelles : AFGNV et Biogaz Vallée®
Merci de contacter l’agence Aressy RP pour organiser des entretiens avec les responsables présents (Contact ci-dessous)

Réservez votre place pour des voyages de découverte
Sur place, plusieurs voyages de découverte de sites clefs de la filière vous seront proposés : production et distribution de biogaz, stations-services GNV et bioGNV, découvertes des
véhicules et de leurs sites de production. Les inscriptions se feront sur place lors de la conférence du 3 novembre.

Planning de la journée
9h15 – 9h45 : Accueil autour d’un petit-déjeuner
9h45 – 10h : Introduction par les Présidents de l’AFGNV et de Biogaz Vallée®
10h – 11h : Conférence de presse : les acteurs répondent aux questions des journalistes
À partir de 11H : entretiens particuliers avec les acteurs de la filière.

MERCI DE CONFIRMER VOTRE PRÉSENCE AVANT LE 30 OCTOBRE AUPRÈS DE ELISE PARIS – AGENCE ARESSY RP : 01 85 76 12 12 – e.paris@aressy-rp.com

Lieu : MOTOR-VILLAGE FIAT, 2 ROND-POINT DES CHAMPS ELYSÉES – MÉTRO FRANKLIN D. ROSSEVELT, LIGNES 1 & 9


30 nov. 2015, appel à projets valorisation des déchets organiques en Aquitaine


Source : Bioénergies International



30 nov. 2015, appel à projets valorisation des déchets organiques en Aquitaine

Biodéchets, photo Frédéric Douard

Biodéchets, photo Frédéric Douard

BIODECAQ (Prévention, gestion et valorisation des déchets organiques) est un appel à projets lancé par la Direction régionale de l’ADEME Aquitaine.

L’objectif du présent appel à projet est de faire émerger des projets visant à réduire l’enfouissement des biodéchets, notamment par :

  • l’exploration des synergies possibles entre différents acteurs
  • l’augmentation de la durée d’usage des produits
  • la réduction de la production de biodéchets
  • la mise en place d’une gestion de proximité des biodéchets
  • l’amélioration des performances de valorisation
  • la création de nouvelles filières de valorisation bénéficiant d’un agrément sanitaire

Contact ADEME : Hélène SANCHEZ – ligne directe : 05.56.33.80.06 – helene.sanchez@ademe.fr

ADEME

DATE LIMITE DE DÉPÔT DU DOSSIER : 30/11/2015 18:00

En savoir plus : appelsaprojets.ademe.fr

 

2015/10/13

Les énergies renouvelables représentent 19,3% de la consommation électrique en France


Source : Actu-Environnement



Les énergies renouvelables représentent 19,3% de la consommation électrique en France

Selon le panorama de l'électricité renouvelable publié par RTE (Réseau de transport d'électricité), les énergies renouvelables (EnR) ont couvert 19,3 % de la consommation électrique française (métropole) entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2015. Ce panorama est élaboré avec le Syndicat des énergies renouvelables (SER), ERDF et l'Association des distributeurs d'électricité en France (ADEeF).

Les filières éolienne et photovoltaïque sont celles qui ont contribué le plus à la croissance des EnR électriques, avec 1.913 MW installés durant cette période. Ces deux filières "représentent désormais un tiers" des capacités de production d'EnR en France. Au 30 juin 2015, la puissance du parc éolien était de 9.769 MW, avec 1.093 MW supplémentaires raccordés depuis le 1er juillet 2014. La puissance du parc photovoltaïque français a atteint 5.702 MW, soit 820 MW supplémentaires raccordés.

Au 30 juin 2015, la puissance du parc de production d'électricité renouvelable en France métropolitaine a représenté 42.582 MW, dont 60% sont issus du parc hydraulique (25.418 MW de capacités installées). La file d'attente de raccordement des installations était de 13.120 MW. La production d'électricité renouvelable, du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015, s'est élevée à 91,3 TWh.

La loi sur la transition énergétique d'août 2015 fixe un objectif de 32% d'énergies renouvelables en 2030 dont 40% d'électricité renouvelable en France.


2015/10/12

30 octobre 2015, inventaire des technologies de déconditionnement de biodéchets (Avis de marché)


Source : Bioénergies International



30 octobre 2015, inventaire des technologies de déconditionnement de biodéchets (Avis de marché)

Soupe de produits laitiers précédemment emballés et déconditionnés à la Compostière de l'Aube par un Flexidry, photo GreenCREATIVE

Soupe de produits laitiers précédemment emballés et déconditionnés à la Compostière de l’Aube par un Flexidry, photo GreenCREATIVE

Avis de marché d’étude de l’ADEME : inventaire et performances des technologies de déconditionnement de biodéchets (Avis de marché de montant inférieur aux seuils européens). La prestation consiste à inventorier et à évaluer les performances des technologies de déconditionnement de biodéchets disponibles en France. « Les candidats souhaitant participer à la présente consultation devront faire parvenir leur offre par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre récépissé. »

Date limite de remise
des candidature / offres

30/10/2015 – 12:00

Type de procédure

Procédure ouverte

Responsable du marché

SOUET Patrick

Contact

THAUVIN Philippe

ADEME

Dir. Economie Circulaire et Déchets 20, avenue du Grésillé BP 90406 49004 ANGERS Cedex 01 02 41 20 41 40 02 41 20 42 00 philippe.thauvin@ademe.fr

Modalités de retrait du dossier de consultation

Le DCE est à retirer par demande écrite (courriel uniquement) aux adresses suivantes : francoise.duret@ademe.fr avec copie obligatoire à philippe.thauvin@ademe.fr

Date de publication

07/10/2015


2015/10/09

9 déc. 2015 à Montpellier, bois-énergie et cogénération en petite puissance


Source : Bioénergies International



9 déc. 2015 à Montpellier, bois-énergie et cogénération en petite puissance

La chaufferie biomasse de Port-Marianne, photo Marie-Caroline Lucat

La chaufferie biomasse de Port-Marianne, photo Marie-Caroline Lucat

Mercredi 9 décembre 2015 à Montpellier, le CIBE organise en partenariat avec l’ATEE Languedoc-Roussillon une journée technique sur le thème : Bois-énergie et cogénération de petite puissance, les atouts d’une filière prometteuse.

Le matin, de nombreux intervenants présenteront les éléments de contexte et les aspects technologiques de la cogénération de petite puissance au bois.

L’après-midi, est organisée une visite de l’installation trigénération du quartier « Port Marianne » à MONTPELLIER. En effet, la Société Régionale d’Equipement de la Région Montpelliéraine (SERM) a mis en place une centrale biomasse trigénération (chaleur, froid, électricité) de 8 MW de puissance. La société Idex est prestataire pour l’entretien de l’installation.

Pour en savoir plus sur cette installation, lire : Enercoop achète de l’électricité verte à la centrale biomasse de Port-Marianne

Toutes les actualités sur cette journée seront mises en ligne sur cette page de notre site internet : www.cibe.fr/#258.

Programme et bulletin d’inscription disponibles fin octobre
Contact : CIBE – 09 53 58 82 65 – contact@cibe.fr


274 sites sur l’atlas 2015 des centrales électriques à biocombustibles solides


Source : Bioénergies International



274 sites sur l’atlas 2015 des centrales électriques à biocombustibles solides

Atlas publié dans le Bioénergie International n°38 d’août-septembre 2015

Atlas 2015 des centrales électriques à biocombustibles solides dans la Francophonie. Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Atlas 2015 des centrales électriques à biocombustibles solides dans la Francophonie. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Cet atlas Bioénergie International 2015 recense 274 unités de production d’électricité seule ou en cogénération à partir de biocombustibles ou ordures ménagères. Sont comptabilisées les installations en service et en projet dans la Francophonie (France, Belgique, Suisse, Luxembourg, Canada francophone et Afrique francophone).

La répartition pour la France entre les unités fonctionnant à la biomasse et aux ordures ménagères est la suivante : 58 centrales à biomasse pure pour 100 unités de valorisation énergétique des déchets ménagers (UVE), ce qui représente une puissance électrique installée de 930 MWé en biomasse pure et 650 MWé pour les UVE (mais certaines données n’ont pas été obtenues). Un potentiel supplémentaire de 280 MW électriques y est également listé au titre des projets situés en France et dont nous avons pu prendre connaissance.

Les données recueillies figurent dans les tableaux des pages 33 à 39 du Bioénergie International n°38 d’août-septembre 2015. Elles rassemblent pour chaque point de la carte le nom du porteur de projet, la localisation de la centrale, les puissances thermique et électrique, la nature du combustible, la date de mise en service et une liste des entreprises intervenantes sur le site (services et équipements).

Contact : François BORNSCHEIN, fbornschein@bioenergie-promotion.fr


2015/10/08

Produire des biocarburants avec l’électricité renouvelable excédentaire


Source : Bioénergies International



Produire des biocarburants avec l’électricité renouvelable excédentaire

 

BIORARE

Comment stocker l’énergie renouvelable issue d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques ? Nourrissez des microbes de courant électrique renouvelable et de CO2 et ils synthétiseront des molécules à fort potentiel (éthanol, butanol, etc.) – soit de l’énergie sous forme chimique pouvant être utilisée comme biocarburant ! Des chercheurs Irstea ont relevé le défi de l’électrosynthèse microbienne couplée au traitement des déchets organiques. Résultats : des réactions chimiques optimisées et une consommation d’électricité réduite ! Une avancée majeure.

L’après-pétrole se profile… Trouver des alternatives aux énergies fossiles est aujourd’hui nécessaire. Si l’éolien ou encore le solaire se sont largement développés, ces énergies renouvelables ne fonctionnent qu’en intermittence. Il faut ainsi parfois utiliser d’autres sources d’énergie pour stocker le surplus d’électricité (comme des centrales de pompage-turbinage) ou au contraire pour en produire (en absence de vent pour l’éolien par exemple). Les voitures électriques et hydbrides, quant à elles, sont équipées de batteries ; leur coût élevé et leur viabilité environnementale font s’interroger sur le développement d’autres vecteurs énergétiques.

La solution se trouve peut-être dans l’électrosynthèse microbienne.

Le procédé consiste en la production de molécules organiques d’intérêt par l’alimentation en électricité d’origine renouvelable et par la réduction du CO2 réalisée grâce à l’action de microorganismes. Ces molécules peuvent alors être utilisées comme carburant ou pour des synthèses chimiques. Une technologie extrêmement prometteuse pour la bioraffinerie de déchets organiques (alimentaires, verts, agricoles, etc.), matière première peu coûteuse et disponible en abondance. Des déchets riches en énergie, mais hétérogènes et complexes. Comment faire alors pour utiliser cette énergie pour l’électrosynthèse microbienne ?

Une équipe Irstea a relevé le défi et est parvenue, pour la première fois, à optimiser le processus électrochimique, mais aussi à diviser par 3 la consommation d’électricité nécessaire à la transformation ! Une innovation de portée mondiale…

… Lire la suite sur le site de l’IRSTEA : www.irstea.fr


Vers une certification de l’exploitation durable du bois-énergie agroforestier


Source : Bioénergies International



Vers une certification de l’exploitation durable du bois-énergie agroforestier

L'agroforesterie traditionnelle, celle du bocage, ici à Ruisseauville dans le Boulonnais, photo Xavier Douard

L’agroforesterie traditionnelle du bocage à Ruisseauville dans le Boulonnais, photo Xavier Douard

Les systèmes agroforestiers regroupent les systèmes agricoles associant arbres et cultures ou élevage (haies, arbres d’alignement, bosquets, etc.) : ils représentent l’équivalent de plus de 2 millions d’hectares en France, un potentiel de valorisation conséquent – et très accessible – de ressources renouvelables et de production de bois. En lien avec les orientations du Plan National Agroforesterie en cours d’élaboration, les réflexions sont engagées sur un cadre de certification sur la durabilité de l’exploitation de ces peuplements.

Abattage mécanisé par la CUMA Ecovaloris

Abattage mécanisé par la CUMA Ecovaloris

La filière bois-énergie contribue de plus en plus à la valorisation de ces bois, mais parfois du fait de démarrages de marchés un peu rapides la demande en bois peine parfois à être satisfaite. Certains agriculteurs, dont le stock de bois de haies est vieillissant, se retrouvent ainsi démarchés, pour l’exploitation ou l’arrachage « clé en main » de leur bois agricole. On a pu ainsi constater un certain nombre de cas de gestion « non durable » puisque destructive, des linéaires dans certaines exploitations. Cette gestion dite « non durable » met aussi la marque PEFC en porte-à-faux puisque certaines des entreprises labellisés pour leur gestion durable du bois issu de la forêt deviennent opérateurs en dehors de la forêt et ce, sans possibilité pour la marque de fixer les règles du jeu.

Parallèlement aux grands marchés, une structuration de filières courtes, pour l’alimentation de petites chaufferies, offre de nouvelles solutions techniques pour exploiter des ressources inexploitées et jusque-là laissées à l’abandon. Ce développement d’entreprises locales bois-énergie permet de prélever la ressource disponible dans un territoire donné tout en prenant soin de ne pas surexploiter lesdites ressources. Les 22 Sociétés coopératives d’intérêt collectif (Scic) bois-énergie françaises, par exemple, illustrent parfaitement ce modèle dans lequel les plateformes de stockage sont multipliées pour collecter du bois dans un rayon n’excédant pas 30 kilomètres autour d’un lieu de stockage, lieu sur lequel le bois est déchiqueté et séché avant d’être livré aux consommateurs.

Mais aucun outil ne permet (dès lors qu’on sort de la forêt) à ce jour aux clients de distinguer les produits issus d’une exploitation responsable, locale et durable des autres produits. Le bois issu du bocage, de la haie, de l’agroforesterie… ne peut afficher sa durabilité et sa gestion durable de l’amont à l’aval que par, au mieux, des chartes de bonnes pratiques. Or ces chartes ne garantissent rien de plus qu’une intention de gestion durable de la haie puisque aucun contrôle n’est prévu ou effectué. Les gestionnaires d’arbres hors forêt (i.e.les agriculteurs) n’ont aujourd’hui aucun outil permettant de garantir cette gestion durable de l’amont à l’aval de la filière ; il leur est par conséquent, et de plus en plus régulièrement, impossible de répondre aux appels d’offre des collectivités pour leur approvisionnement en bois local.

Déchiqueteuse Noremat photo FDcuma Basse Normandie

Et pourtant, ce bois « agricole » est présent sur plus de 600 000 km en France et représente en volume moyen 93m3/km soit près de 65 millions de m3 (Source : Solagro). Pour le seul exemple de la Basse- Normandie, l’arbre hors foret représente un volume sur pied de 22,8 millions de m3 (Source : Chambre d’agriculture de Normandie) soit 20 % du volume de bois de la région. Il s’agit de bois local, pour lequel une gestion durable est possible et qui pourtant est aujourd’hui non certifiable.

Pour le moment, quelques exemples (essentiellement issus du grand ouest) fonctionnent durablement par la bonne volonté et la bonne coopération des acteurs sur le terrain. Mais comment les collectivités, les particuliers et tous les autres acheteurs, volontaires pour l’achat d’un bois local (dont l’impact écologique est réduit et est pourvoyeur d’emplois dans le territoire) peuvent-ils être assurés de cette gestion durable ? Ainsi se pose la question de la certification de la gestion durable des arbres hors forêt.

Haie bocagère dans les Côtes d'Armor, photo F. Douard

Haie bocagère dans les Côtes d’Armor, photo F. Douard

Les premiers échanges réalisés avec la marque PEFC France indiquaient fin 2014 que « PEFC est un système de gestion durable de la FORET : il ne s’applique donc que dans un cadre forestier tel qu’il est défini règlementairement. A ce stade, la vocation strictement forestière du système PEFC ne peut être remise en cause » mais laissait une porte ouverte à cette certification « hors forêt ». Cette situation a quelque peu évolué au sein de la marque puisque PEFC International organiser les 24 et 25 novembre 2015 un groupe de travail sur la certification de la gestion de l’arbre hors forêt. Preuve, s’il en est, qu’un petit marché est en train d’émerger et que cette demande de certification existe ailleurs qu’en France et donc ailleurs que dans les pays de bocage.

La conditionnalité des aides de la PAC offre un nouveau cadre de travail pour la certification. En effet, depuis le 1er janvier 2015 les agriculteurs sont obligés de cartographier précisément leurs linéaires de haies pour l’obtention des aides de la PAC. En effet, les BCAE, règles de « conditionnalité » à l’obtention des aides réclame aux agriculteurs le maintien du linéaire de haies d’une année sur l’autre (BCAE ). Ceci suppose ainsi de suivre la localisation précise des haies dans l’exploitation, leur maintien et leur évolution dans le temps.

Pour en savoir plus :


Péronne le 5 novembre 2015, retours d’expérience en méthanisation


Source : Bioénergies International



Péronne le 5 novembre 2015, retours d’expérience en méthanisation

Méthanisation Péronne

Le 4 septembre 2014, le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie annonçait le lancement d’un appel à projets pour le développement de 1500 installations de méthanisation en 3 ans réparties dans les territoires ruraux. Le dispositif permet de mieux accompagner les porteurs de projets dans leurs démarches, notamment dans le cadre des «Territoires à énergie positive pour la croissance verte» (TEPCV) . Mais monter un projet, réussir à le financer… et à l’exploiter et faire en sorte qu’il soit rentable n’est pas une « mince affaire » !

Pour aider les porteurs de projets à relever ces défis, l’ATEE, avec le concours de la DREALPicardie, du Conseil Régional de Picardie, de l’ADEME, du pôle IAR et du Club Biogaz propose une journée d’échange fondée sur des retours d’expérience.

Ces témoignages permettront d’identifier des solutions concrètes aux difficultés rencontrées lors des différentes phases d’exécution d’un projet ainsi que sur l’exploitation et la maintenance. Ce sera également l’occasion de revenir sur l’accompagnement financier de la Région (FREME + FEDER) et de l’ ADEME (FREME + FONDS DECHETS et FONDS CHALEUR).

La journée se terminera par la visite du site de l’endiverie de Soyécourt (80).

Programme et bulletin d’inscription

Contact ATEE Picardie : Tél. 03 22 45 19 18 ou 06 86 89 73 36
atee-picardie@atee.fr


2015/10/07

Veolia futur opérateur de la centrale biomasse de Gand (215 MW)


Source : Enerzine.com



Veolia futur opérateur de la centrale biomasse de Gand (215 MW)

Veolia futur opérateur de la centrale biomasse de Gand (215 MW)

D'une capacité de 215 MW d'électricité, la nouvelle centrale biomasse de la Compagnie d'électricité et de Gaz Belge Eco Energy (BEE) est en passe de devenir l'une des plus importantes en Europe.

Cette électricité produite à partir de copeaux de bois, constitue un formidable potentiel pour la future centrale de la compagnie d’électricité et de gaz Belge Eco Energy (BEE), un projet 100% biomasse qui, face à une centrale à charbon, permettra d'éviter l'équivalent des émissions de CO2 du chauffage des 240.000 habitants de la ville de Gand.

L'exploitation de l'installation sera confiée à Veolia pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 150 millions d'euros sur 15 ans.

"Avec Veolia, nous avons l’assurance de disposer d’un partenaire de renommée mondiale qui peut s’engager sur une garantie de résultats grâce à son expérience acquise dans des projets similaires" a déclaré Michael Corten, CEO de BEE.

Prévu de démarrer au premier trimestre 2016, la construction de la centrale durera trois années, générant plus de 1 000 emplois dans la région. L'électricité produite sera alors commercialisée auprès d'industriels et injectée sur le réseau.

Veolia accompagnera BEE dès le démarrage de cette phase de construction, afin d'assurer la meilleure « opérabilité » des installations, et de prendre en main, dans les meilleures conditions, une centrale qu'elle exploitera durant les 15 ans qui suivront sa mise en service. 

La future centrale biomasse du Port international de Gand devrait permettre à la Belgique de contribuer à atteindre les objectifs 2020 de l'Union Européenne, notamment en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre puisque 450.000 tonnes d'émissions de CO2 seront évitées chaque année par rapport à une installation équivalente au gaz naturel.

En assurant 2% de la production totale de la Belgique, la centrale participera à l'augmentation, d’une part, des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays et, d'autre part, de son efficacité énergétique grâce à la mise en place des technologies les plus performantes.


2015/10/06

Agro-écologie : une diffusion progressive sur le terrain


Source : Actu-Environnement



Agro-écologie : une diffusion progressive sur le terrain

Une centaine de GIEE en action, un outil d'auto-diagnostic des pratiques agro-écologiques en ligne… Les outils prévus pour mener la transition agro-écologique de l'agriculture sont lancés. Mais leur prise en main sur le terrain prendra du temps.

Agro-écologie : une diffusion progressive sur le terrain

© Dusan Kostic

Un an après l'adoption de la loi d'avenir agricole qui les a créés, 128 groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) ont été reconnus par les services déconcentrés de l'Etat, selon le bilan présenté par le ministère de l'Agriculture le 5 octobre, à l'occasion d'un après-midi consacré aux retours d'expériences. D'ici la fin de l'année, ils devraient être 200. Ces collectifs d'agriculteurs s'engagent à développer leurs pratiques agro-écologiques, dans l'objectif d'améliorer leurs performances économiques, sociales mais aussi environnementales. Dans cette logique, ils peuvent bénéficier de majorations d'aides régionales, nationales ou européennes.

"Dans certaines régions, cette démarche a rencontré un véritable engouement : plus d'une quinzaine de dossiers déposés en Basse-Normandie ou en Limousin, plus d'une vingtaine en Aquitaine, en Bretagne ou encore en Midi-Pyrénées", précise le ministère. Dans les autres territoires, seuls quelques projets ont été reconnus. La plupart des régions ont lancé une deuxième vague d'appel à projets.

Anticipant les critiques sur un démarrage en lenteur, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a rappelé que la révolution agricole, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, s'était faite en quinze à vingt ans. Autrement dit : il faut laisser du temps au temps. "En agriculture, on parle souvent denormes. Mais la plupart des normes sont dans la tête, a-t-il martelé. L'agro-écologie, les GIEE, c'est avant tout une innovation culturelle".

L'autonomie des exploitations au cœur des GIEE

Au total, les GIEE concernent près de 2.300 agriculteurs, travaillant dans plus de 1.500 exploitations. Ces groupements sont de toute taille, d'une petite dizaine d'agriculteurs à plus de 100. La plupart travaillent avec d'autres partenaires : chambres d'agricultures, coopératives, lycées agricoles, instituts de recherche, agences de l'eau…

Parmi ces GIEE, plus de 60% concernent l'élevage, et près de 40% plus particulièrement la polyculture-élevage. Et, signe du contexte actuel, l'amélioration de l'autonomie des exploitations est la problématique la plus largement traitée : "Les systèmes économes et autonomes (près de 40% des projets), la diversification des assolements et l'allongement des rotations (plus du tiers des projets), la conservation des sols (plus du tiers des projets), l'autonomie en azote et le développement des légumineuses (le tiers des projets) et l'autonomie alimentaire des élevages (le tiers des projets)".

Ces projets expérimentent de nouvelles pratiques, permettent un meilleur partage des expériences et créent une émulation. "C'est une nouvelle manière de travailler. On apprend tous, analyse Bruno Lion, directeur adjoint de la Draaf Midi-Pyrénées. On était habitués à une démarche descendante, or là, on redonne la main aux agriculteurs. Cela permet d'identifier où sont les innovations".

Le cadre a été laissé assez libre afin de ne pas freiner les projets. Peut-être trop, a reconnu Stéphane Le Foll. "Nous allons mener une réflexion, d'ici la fin de l'année, afin de mieux définir les choses", a-t-il indiqué. Le ministre de l'Agriculture a également annoncé le lancement prochain d'un appel à projets afin de financer des animateurs, à hauteur de 50.000€. Les différents témoignages ont en effet souligné l'importance du rôle d'animateur au sein des GIEE.

Reste également à définir comment s'organise le partage des résultats et leur diffusion. Un bilan des projets est prévu tous les trois ans, ainsi qu'à leur issue. Les chambres d'agriculture sont chargées de capitaliser et de diffuser les bonnes pratiques.

Un outil d'auto-diagnostic pour mobiliser le terrain

L'outil de diagnostic agro-écologique des exploitations, mis en ligne le 5 octobre, devrait contribuer à capitaliser sur les retours d'expériences. Développé par le ministère et le réseau des instituts techniques agricoles Acta, il doit permettre aux agriculteurs de faire le point sur leurs pratiques actuelles et de voir les pistes d'amélioration possibles. "Cet outil peut aussi permettre de mobiliser des agriculteurs réticents. En effet, il met en valeur les pratiques agro-écologiques qu'ils mettent en œuvre sans le savoir, comme monsieur Jourdain. C'est valorisant et du coup, le concept d'agro-écologie, parfois mal perçu sur le terrain, passe mieux", explique Sébastien Windsor, président de la Chambre d'agriculture de Seine-Maritime.

Cet état des lieux anonyme peut être réalisé en une demi-journée, à l'échelle d'une exploitation ou d'un groupement. Il a été testé par près de 500 fermes entre avril et mai 2015, et conçu en concertation avec les parties prenantes.


2015/10/05

Etat de l’art sur la production de molécules chimiques issues du bois en France


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Etat de l’art sur la production de molécules chimiques issues du bois en France

Cette étude a pour objectif de dresser un état de l'art général de la chimie du bois en France, tant en ce qui concerne les connaissances acquises que les développements industriels engagés.

La chimie du bois en France se positionne en aval des filières forêt-bois mais reste encore peu développée, sans structuration nationale d'ensemble : les quelques modèles à succès n'ont que peu de liens et sont positionnés sur des marchés très spécifiques. Le futur de la chimie du bois en France est à attendre avant tout comme une diversification des chaines de valeur existantes. Le succès viendra de l'innovation chez un ensemble d'acteurs spécialisés, travaillant en partenariats cohérents et traitant des niches bien identifiées. 


Obligation de collecte des biodéchets : la production de la restauration est mieux connue


Source : Actu-Environnement



Obligation de collecte des biodéchets : la production de la restauration est mieux connue

La production de biodéchets de la restauration est mieux évaluée. Une expérimentation a permis de mesurer celle des établissements concernés par l'obligation de collecte. Les volumes sont prés de trois fois supérieurs aux évaluations précédentes.

Obligation de collecte des biodéchets : la production de la restauration est mieux connue

© WavebreakMediaMicro

L'expérimentation de collecte des biodéchets réalisée auprès de 80 restaurateurs parisiens a été un succès. "Ca s'est passé très facilement", a expliqué Stéphan Martinez, en charge de l'opération pilote pour le Syndicat national des hôteliers restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat). Alors que ses promoteurs anticipaient la collecte de 200 tonnes sur dix mois, l'expérimentation a permis de détourner 540 tonnes de biodéchets des ordures ménagères résiduelles. Ce quasi triplement de la collecte traduit une réévaluation à la hausse du grammage de biodéchets produit par repas qui va de 153 g dans la restauration rapide à 1.290 g pour la restauration gastronomique étoilée.

Sur le terrain, "le tri des biodéchets ne rencontre donc pas d'obstacles majeurs dans les établissements", confirme l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) qui a publié, vendredi 2 octobre, le rapport finalrelatif à l'expérimentation, ajoutant que "l'enquête met en lumière l'adhésion des équipes et la simplicité de mise en œuvre du tri des biodéchets". Finalement, seul l'aspect financier pose encore problème. L'expérimentation visait à préparer l'entrée en application en 2016 de l'obligation réglementaire faite aux gros producteurs de biodéchets de plus de 10 tonnes par an de trier leurs biodéchets pour valorisation par retour au sol.

Une estimation allant de 43 à 500 g par repas

Au-delà de l'expérience de collecte grandeur nature en zone urbaine particulièrement dense, le projet devait permettre de définir la production de biodéchets dans le secteur de l'hôtellerie restauration afin de mieux connaître les établissements assujettis à l'obligation entrant en vigueur au 1er janvier 2016. Pour y parvenir, des pesées et des caractérisations des déchets collectés ont été réalisées pour identifier leurs espaces de production et évaluer le poids des "pertes alimentaires" et des "pertes incompressibles". Cette caractérisation a été réalisée auprès de participants à l'expérimentation ayant de bonnes performances de tri (afin de limiter les indésirables qui biaisent les données) et d'établissement couvrant diverses catégories du secteur : un hôtel-restaurant, deux restaurants gastronomiques, trois cafés-bars-brasseries et trois restaurants classiques.

Jusqu'à maintenant, la production de biodéchets était évaluée principalement via trois documents de l'Ademe datant de 2004, 2011 et 2013. Selon ces travaux, en tenant compte de la préparation du repas, des plats non consommés et des restes sur les plateaux, la restauration rapide, qui ne sert pas que des repas, produit en moyenne 43 g de biodéchets par ticket et la restauration traditionnelle entre 140 et 230 g par repas. Les hôtels-restaurants, qui se différencient par un nombre important de petits déjeuners et par l'organisation de réceptions et de banquets, génèrent entre 325 et 500 g par repas, et les traiteurs de l'ordre de 465 g par repas.

Six kg par jour et par employé en cuisine

L'intérêt de l'expérimentation est de proposer pour la première fois une évaluation des volumes de biodéchets, à partir de ce qui est réellement collecté et non plus à partir d'estimation de la production des établissements. Le résultat est détonnant et les chiffres bien supérieurs aux évaluations précédentes. Ainsi, la restauration rapide produit quelque 153 g par ticket, soit plus de trois fois la moyenne estimée jusqu'à maintenant. Même chose pour la restauration traditionnelle avec des volumes sensiblement différents des 140 à 230 g avancés. La restauration classique produit environ 183 g par couvert, la restauration gastronomique 376 g et la restauration étoilée 1.290 g. Quant aux cafés, bars et brasseries, ils produisent environ 237 g par couvert, soit légèrement moins que les établissements de la catégorie "restaurant salons de thé" qui génèrent quelque 291 g par couvert. Enfin, les hôtels-restaurants produisent 313 g, ce qui les distingue des autres établissements, puisqu'ils sont les seuls à produire moins qu'attendu.

Au-delà de ces différences sensibles entre les types de restauration, l'étude met en avant un critère de convergence valable pour la plupart des établissements : la production de biodéchets quotidienne rapportée au nombre de salarié qui converge autour d'un peu plus de 6 kg. En l'occurrence, tous les types de restauration s'échelonnent de 5,9 kg (restauration gastronomique) à 6,7 kg (restauration classique) par jour et par travailleur en cuisine. Seuls les salons de thé (4 kg) et les hôtels-restaurants (4,6 kg) se distinguent. Là aussi, les données peuvent être biaisées selon qu'on prenne en compte ou pas les plongeurs, mais "pour l'ensemble des catégories de la « restauration traditionnelle » (classique, gastronomique et café-bar-brasserie), une cohérence apparaît sur le ratio par salarié en cuisine alors que le type d'activité entraîne des ratios par couvert très différents", note l'Ademe.


KWatt Bois, producteur de granulés de bois dans les Pyrénées françaises


Source : Bioénergies International



KWatt Bois, producteur de granulés de bois dans les Pyrénées françaises

Infomations clés – Producteur de granulés de bois & électricité verte – Production d’énergie : 32 GWh/an d’électricité et 84 GWh/an de chaleur – Capacité de granulation de la première tranche : 21 000 tonnes/an – Chaudière : Urbas de 18,5 MW à 60 bars – Turbine vapeur MAN et alternateur Leroy Somer de 4 MWé – Filtres à particules : SaveEnergy – Broyage  combustible : Rudnick & Enners – Presses et affineur : CPM – Silos à granulés : Phénix – Séchoirs à bande : Urbas – Convoyeurs de produit sec par vis sans âme : PST  – Convoyage granulés : Denis – Aspiration : Cattin Filtration - Atex & incendie : GreCon – Ensacheuse & palettiseur : Boga Tecnica – Investissement : 22 M € – Mise en service en 2015  – Article paru dans le Bioénergie International n°38 de août-septembre 2015.

Le site des Bois Ariégeois & Charpente à Saint-Paul-de-Jarrat héberge le projet BGA, photo Frédéric Douard

Le site des Bois Ariégeois & Charpente à Saint-Paul-de-Jarrat héberge le projet BGA, photo Frédéric Douard.

Un projet difficile à sortir

Le projet a été lauréat de l’appel d’offre CRE3 pour la production d’électricité à partir de biomasse mais la décision de lancer effectivement le projet n’est intervenue qu’en 2013. En effet, la centrale devait initialement livrer sa chaleur à un réseau de chauffage public, mais celui-ci n’ayant pu se concrétiser, la création d’une production de granulés bois et la localisation d’unité de panneaux funéraires sur le site ont été imaginées en substitution pour valoriser la chaleur cogénérée fatalement avec l’électricité, et pour garantir la pérennité économique et écologique du projet.

C’est donc sur le site de la scierie des Bois Ariégeois & Charpente (Forestis), située entre les communes de Montgailhard et de Saint-Paul-de-Jarrat, près de Foix que 22 M€ ont été investis : 15 M€ pour la centrale de cogénération et 7 M€ pour l’usine de granulés, avec à la clé la création de 20 emplois directs et 45 induits notamment dans l’approvisionnement. La fourniture de bois sera constituée de 55 000 t de rondins et plaquettes forestières pour la partie combustible, et 35 000 t de matière à granuler dont 11000 t de sciures et plaquettes blanches de la scierie à résineux sur site, le reste étant acheté sur le marché.

La production de la centrale ABC (Ariège Bois Cogénération) sera de 32 GWh/an d’électricité et 84 GWh/an de chaleur. Pour cela, elle est équipée d’une chaudière à bois Urbas de 18,5 MWth et d’un turboalternateur de 4 MWé. Le contrat de vente de l’électricité a été conclu pour 17,5 ans. La capacité de production de l’usine de granulés Kwatt Bois est de 21 000 tonnes par an pour la première tranche engagée.

Les travaux de génie civil ont débuté en septembre 2014. La partie chaufferie est montée et ayant été mise à feu le 15 juin 2015. La partie granulation a été mise en service en septembre 2015.

La centrale

Cette usine clé-en-mains de marque Urbas représentée par les Ets André Technologies est alimentée en déchets de scierie et plaquettes forestières à partir de deux silos actifs totalisant 170 tonnes de capacité et 24 h d’autonomie. Ceux-ci sont alimentés quotidiennement au chargeur depuis un bâtiment de stockage attenant et d’une surface de 800 m² pouvant contenir 900 tonnes de bois broyé. Le broyage est réalisé en amont par un broyeur Rudnick & Enners.

La chaudière à grille dispose en matière de maitrise des émissions de particules, d’une vaste zone de sédimentation des poussières dans la zone de combustion, d’un filtre multicyclone et d’un électrofiltre SaveEnergy, le tout garantissant le respect des normes environnementales.

Côté production de vapeur, la chaudière dispose d’un surchauffeur original régulé par un clapet refroidi à l’eau qui permet le contrôle de la température de la vapeur surchauffée. Deux économiseurs permettent d’atteindre le rendement global de combustion de 90% en bois humide. L’air primaire de combustion est puisé en haut du bâtiment chaufferie, récupérant ainsi des températures pouvant dépasser 50°C en été. Cet air récupéré est ensuite monté à 150°C par le refroidissement des grilles, avant injection sous la grille qui dispose de 4 zones de combustion. Notons également qu’en raison de leur conception, la chaudière, le surchauffeur et les économiseurs n’ont besoin d’aucun ramonage régulier, hormis lors de l’entretien annuel. La disponibilité de l’installation est d’au moins 8000h par an.

La chaudière produit 21 tonnes de vapeur à 480°C et à 60 bar à l’heure. La totalité de la vapeur est utilisée pour la production électrique sans aucun soutirage de la turbine MAN Marc1 à réaction. En cas d’arrêt des besoins thermiques, l’installation est équipée d’aérothermes pour dissiper la chaleur.

Les séchoirs

La chaleur en sortie de turbine, à 75°C, alimente trois séries de séchoirs pour l’usine de granulés, pour l’usine de panneaux en massif pour les cercueils et pour la scierie-charpente. 5 MW de chaleur basse température en fin de boucle seront consommés en continu par le séchoir à bande Urbas de la granulation, 2 à 3 MW seront consommés dans les actuelles cellules de séchage de la scierie et la même quantité de MW sera dirigée vers les nouveaux séchoirs de l’unité de panneaux funéraires. Le surplus de chaleur (3 à 4 MW) sera utilisé quand le doublement de la production de granulés sera réalisé ou si les besoins des autres activités du site évoluent. En cas de seconde presse, il est ainsi prévu de rallonger le séchoir à bande.

La granulation

L’ensemblier de l’usine KWatt Bois est la société 2Ei, du groupe CEM et basée à Tarascon sur Ariège qui a collaboré avec l’entreprise espagnole Afau pour l’ingénierie et le broyage en ligne verte. 2Ei a également fabriquée elle-même tous les convoyages en ligne verte et les silos/stockages hors silos de granulés. L’unité est équipée d’une presse CPM de 4t/h.

Celle-ci est alimentée en bois sec par un séchoir à bande Urbas de 108 m² et par un affineur Champion. Notons une première en France en matière de convoyage : la matière à granuler est transportée du séchoir à la presse par un convoyeur à vis sans âme de fabrication PST en Suède. Ce système économique en maintenance, qui commence à faire ses preuves en Europe dans les usines de granulation et dans les chaufferies biomasse, est distribué depuis cette année par France Biomasse à Cestas.

La sécurité anti-explosion a été réalisée par GreCon. Le stockage des granulés est réalisé dans deux silos Phénix Rousies de 1500 tonnes chacun. La chaine d’ensachage plastique a été réalisée par l’entreprise espagnole Boga Tecnica, et l’aspiration est l’œuvre de Cattin Filtration.

Le marché

Au vu de sa situation géographique, BGA n’a aucun souci à se faire pour écouler ses 21 000 tonnes de granulés, tant le sud de la France est jusqu’ici déficitaire en production. La proximité de Toulouse est également un atout fort pour une commercialisation à courte distance.

Contacts des entreprises :


13 au 15 octobre 2015, les conférences Biogaz Vallée à World Efficiency Paris


Source : Bioénergies International



13 au 15 octobre 2015, les conférences Biogaz Vallée à World Efficiency Paris

Biogaz_Vallee

L’édition 2015 de Pollutec a lieu cette année dans Paris intramuros à la Porte de Versailles sous un nouveau nom : WORLD EFFICIENCY Show & Congress. Cette nouvelle manifestation est dédiée aux solutions et démarches innovantes développées par les entreprises de l’environnement, de l’énergie, du bâtiment, du transport, et de l’ingénierie, permettant aux professionnels de faire autrement pour être moins impactant sur les ressources et le climat.

A cette occasion le cluster Biogaz Vallée® propose une série de conférences dont voici le programme :

Mardi 13 octobre 2015 de 16h15 à 17h

  • Développer le biogaz en France – Le financement et la structure des coûts en ligne de mire

Mercredi 14 octobre 2015 de 16h15 à 17h

  • Exploitation et efficacité énergétique – Relever le défi de la maîtrise des charges en méthanisation

Jeudi 15 octobre de 9 à 9h45

  • Comité national de suivi biogaz – Quelles avancées ?

Pour en savoir plus, télécharger le programme détaillé


2015/10/02

La part du renouvelable va augmenter rapidement prédit l'Agence internationale de l’énergie


Source : Usine Nouvelle



La part du renouvelable va augmenter rapidement prédit l'Agence internationale de l’énergie

L’Agence internationale de l’énergie estime dans un rapport publié ce vendredi 2 octobre que les énergies renouvelables (EnR) fourniront 26% de l’électricité mondiale en 2020. 700 GW de capacités d’EnR – l’équivalent de 450 réacteurs EPR- seront installés en cinq ans.

La progression s’accélère. De quoi parler de bascule. Le rapport publié ce vendredi 2 octobre par l’Agence international de l’énergie (AIE) prédit que les énergies renouvelables fourniront 26 % de l’électricité mondiale en 2020. La part des énergies renouvelables était de 22 % en 2013. Il s’agit "d’un changement remarquable sur une période de temps très limitée", estime l’Agence, dans un communiqué. Résultat, la production d’électricité d’origine renouvelable sera supérieure à la demande actuelle de la Chine, de l’Inde et du Brésil.

Ce sont quelque 700 gigawatts de capacité – l’équivalent de 450 réacteurs EPR – qui seront installés en cinq ans, calcule l’AIE. Ce qui représente les deux tiers de l’ensemble des capacités de production d’électricité installées sur la période. Les nouvelles énergies renouvelables, id est hors hydro-électricité, capteront près de la moitié des installations globales.

Cette accélération des renouvelables a peu à voir avec le bond de la fin des années 2000 où le marché, notamment dans le solaire, était limité à une poignée pays européens affichant de généreuses subventions. Il s’agit aujourd’hui d’une bascule durable.

COÛTS EN BAISSE ET EXPANSION DANS LES ÉCONOMIES ÉMERGENTS

Ce sont "des coûts en baisse et une expansion agressive dans les économies émergentes" qui sont les moteurs de l’expansion des renouvelables.  "Les énergies renouvelables bon marché sont prêtes à dominer les systèmes électriques émergents du monde", a déclaré le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, cité dans le communiqué.

Et encore les renouvelables sont-elles bridées, note l’AIE. Elles pourraient croître 25% plus vite s’il y avait moins d’incertitudes liées au politique. "Dans les pays émergents, le déploiement rapide des renouvelables impose de réduire les centrales thermiques fossiles, ce qui mettra les producteurs en place sous pression.

Les engagements politiques hésitants […] peuvent miner la confiance des investisseurs", prévient l’agence. A ce titre, relève l’AIE, un message fort de soutien aux renouvelables à l’issue de la COP21 pourrait créer un cercle vertueux. Réponse dans deux mois.


2015/10/01

Le Groupe Agri inaugure sa plateforme de valorisation de matières végétales dans le Tarn


Source : Usine Nouvelle



Le Groupe Agri inaugure sa plateforme de valorisation de matières végétales dans le Tarn

Le Groupe Agri, inaugure ce jeudi 1er octobre à Montans, dans le Tarn, sa plateforme de valorisation de matières végétales, qui conjugue une unité de méthanisation et une usine de biomasse. Un investissement que le groupe cherche maintenant à dupliquer.

Né sur la base d’une exploitation agricole céréalière de 236 hectares, le Groupe Agri se lance dans une nouvelle diversification avec la méthanisation. L'industriel tarnais inaugure ce jeudi 1er octobre une nouvelle plateforme de valorisation de matières végétales, à Montans, au cœur même de son exploitation agricole. Le groupe développe déjà en parallèle des activités de travaux publics, via sa filiale Agri Environnement et des activités forestières, via Agri 2000.

UN INVESTISSEMENT DE 7 MILLIONS D’EUROS

Cette nouvelle plateforme industrielle associe sur le même site, une unité de méthanisation par voie sèche discontinue et une usine de biomasse. 10 000 tonnes de matières végétales, en provenance à 80% de l’exploitation agricole, seront valorisées chaque année dans l’unité de méthanisation, pour une puissance de 550 KW électrique, le site est raccordé au réseau depuis le mois de décembre 2014, et de 440 KW thermique.


Opération pilote de tri des biodéchets dans 80 établissements de restaurants parisiens


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Opération pilote de tri des biodéchets dans 80 établissements de restaurants parisiens

Présentation des résultats d’une opération pilote de tri des biodéchets dans 80 établissements de restauration commerciale à Paris, commanditée par le Synhorcat..

Elle vise à établir les clés de réussite du tri des biodéchets dans le secteur de la restauration commerciale et à proposer des solutions aux professionnels pour se préparer à l’entrée en application en 2016 de l’obligation réglementaire faite aux « gros » producteurs de biodéchets de plus de 10t/an de trier leurs biodéchets pour valorisation par retour au sol.

Ce document présente différents moyens pour limiter les pertes alimentaires aux différentes étapes des processus de restauration, action préventive indissociable du tri et de la valorisation des biodéchets. Enfin, des ratios permettent aux restaurateurs d’évaluer les quantités de biodéchets dans leur propre établissement, et évalue l’intérêt environnemental de ce tri sélectif.

A été réalisé :

  • Un guide et divers outils d’accompagnement de l’opération
  • Un état des lieux et une enquête sociologique au départ qui sera renouvelée en fin d’étude ;
  • Un test préalable auprès des quelques restaurateurs pour mise au point avant élargissement à 80 Une collecte par mini-benne à des horaires adaptés ;
  • Un traitement par méthanisation des biodéchets collectés sur la plate-forme de SARIA à Étampes.

2015/09/28

Fracture au coin du bois


Source : InfoEcoLorraine



Fracture au coin du bois

En 2014, 580.000 m3 de grumes de chêne ont été exportées vers la Chine contre 50.000 m3 cinq ans auparavant.

Les professionnels lorrains du bois sont particulièrement touchés par le phénomène et dénoncent la situation, notamment le dirigeant de la scierie de Rupt-de-Mad, implantée à Bayonville qui vient d'investir 5 millions d'euros dans la construction de nouveaux locaux.

En 2014 sur une récolte de 200.000 m3 de chêne, 120.000 m3 ont été exportés alors que les besoins lorrains étaient de 100.000 m3. La conséquence a été la fermeture de nombreuses scieries (62 en 5 ans). Pour lutter contre l'exportation massive vers la Chine des ressources en bois français, la label "transformation UE" a été créé.


Du chardon dans nos sacs plastiques !


Source : Actu-Environnement



Du chardon dans nos sacs plastiques !

En Sardaigne, plusieurs centaines d'hectares de chardons sont mis au service de la chimie verte. La bioraffinerie Matrica-Novamont a en effet mis au point un procédé qui lui permet de s'affranchir encore plus des compléments fossiles dans la fabrication des bioplastiques.

C'est sur les côtes de la Sardaigne, à Porto Torres que Novamont a ouvert en 2011 la bioraffinerie Matrica où l'on fabrique un bioplastique de nouvelle génération grâce à la culture du chardon. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette plante n'a rien d'une mauvaise herbe. Sa graine a en effet la capacité de produire une huile d'où est extrait l'acide azelaïque, une substance permettant de remplacer des compléments d'origine pétrolière dans la conception des bioplastiques à base d'amidon fabriqués par l'entreprise. Grâce à une structure chimique simple et une combinaison adaptée, ce composé d'origine végétale favorise la biodégradation du plastique.

En partenariat avec des agriculteurs, 500 hectares de chardons sont cultivés au service de la chimie vertemais aussi pour l'alimentation énergétique de l'usine grâce aux tiges de ces plantes. Novamont souhaite aller jusqu'à 4.000 hectares pour augmenter sa production et être autonome en énergie grâce à la biomasse. Si l'on pourrait croire à une concurrence avec les cultures alimentaires, l'entreprise, elle, affirme développer cette production sur des terres abandonnées en raison de leur manque de rentabilité.

Les bioplastiques comme alternative aux emballages classiques ?

Alors que les déchets plastique mettent des centaines d'années à se dégrader dans l'environnement, et que la France s'apprête à interdire les sacs plastique à usage unique, certains bioplastiques d'origine végétale permettent eux de fabriquer des sacs ou des emballages biodégradables et compostables. A Milan, où l'on pratique la collecte des biodéchets, ils sont utilisés comme sacs poubelles pour les déchets organiques.

Mais pour le moment, ces produits représentent moins d'1% du marché du plastique traditionnel en raison de leur coût, deux à trois fois plus cher que leur équivalent d'origine fossile.


Electricité à partir de biogaz : les projets d'arrêtés sur le nouveau mécanisme de soutien sont connus


Source : Actu-Environnement



Electricité à partir de biogaz : les projets d'arrêtés sur le nouveau mécanisme de soutien sont connus

Le ministère de l'Ecologie a présenté deux projets d'arrêtés relatifs au nouveau mécanisme de soutien à l'électricité produite à partir de biogaz. Ces arrêtés complètent le projet de décret qui met en place le dispositif dans le respect des nouvelles lignes directrices européennes en matière d'aide d'état.

Un premier arrêté concerne l'électricité produite à partir de biogaz issu d'installations de stockage de déchets non dangereux. Le second arrêté concerne l'électricité produite à partir de biogaz issu de la méthanisation de boues de station d'épuration.

Dans les deux cas, les installations d'une puissance électrique supérieure à 500 kW seront concernées par le nouveau complément de rémunération alors qu'elles bénéficiaient jusqu'à maintenant d'un tarif d'achat. Pour les installations inférieures à 500 kW, le dispositif du tarif d'achat sera maintenu.

Les deux textes seront prochainement soumis au Conseil supérieur de l'énergie ainsi qu'à la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Ils feront également l'objet d'une notification à la Commission européenne.


2015/09/25

Recherche innovation biogaz méthanisation, 10-12 février 2016 à Limoges


Source : Bioénergies International



Recherche innovation biogaz méthanisation, 10-12 février 2016 à Limoges

JRI 2015 à Rennes

Après le succès des «Journées Recherche Industrie biogaz méthanisation» de Rennes en 2015, la prochaine édition des JRI se déroulera à Limoges, du 10 au 12 février 2016.

La filière biogaz se développe et évolue, les JRI aussi. Pour accompagner l’élargissement du champ de ces journées au-delà de la recherche et de l’industrie à l’ensemble des parties prenantes de la filière (exploitants, agriculteurs, collectivités territoriales …), les JRI désignent désormais les «Journées Recherche Innovation». Pour cette nouvelle édition, le Club Biogaz ATEE s’associe à l’OIEau (Office International de l’Eau) et au GRESE (Groupement de Recherche Eau Sol Environnement – Université de Limoges).

L’objectif de ces journées est de promouvoir un dialogue et une collaboration accrus entre le monde de la recherche et les acteurs de la filière, pour une meilleure contribution de l’effort de recherche au développement d’une filière adaptée au contexte français. La présentation des travaux de recherche en cours et à venir, les retours d’expérience, les tables rondes et les moments d’échanges permettront de faire le point sur la recherche actuelle et d’identifier les besoins pour l’avenir dans un contexte collaboratif.

La journée du 10 février sera entièrement dédiée aux digestats sous trois thématiques : l’azote, la matière organique et la microbiologie.
Les sessions des 11 et 12 février seront consacrées à la présentation de travaux de recherche couvrant l’ensemble des thématiques Digestats, Mobilisation des substrats, Procédés de méthanisation, Valorisation du biogaz et Enjeux sociétaux.

Voir le recueil des présentations des JRI biogaz méthanisation 2015 à Rennes.


2015/09/22

L'OCDE dénonce les subventions massives aux énergies fossiles


Source : Usine Nouvelle



L'OCDE dénonce les subventions massives aux énergies fossiles

Selon l'organisation internationale, les énergies fossiles reçoivent chaque année 160 à 200 milliards de dollars de subventions rien que dans l'OCDE et 6 pays émergents. De quoi risquer de pérpétuer des technologies polluantes et émettrices de CO2.

Dans un rapport publié le lundi 21 septembre, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a dénoncé les importantes subventions versées aux énergies fossiles. L'étude, qui porte sur les 34 pays membres et 6 pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Russie), calcule que 160 à 200 milliards de dollars de soutiens ont été consacrées aux énergies émettrices de CO2 entre 2010 et 2014. Ces aides concernent pour 82 % le pétrole, 10 % le gaz et 8 % le charbon.

800 SUBVENTIONS

Leurs formes sont très variables. L'OCDE a recensé 800 subventions dans les 40 pays de l'étude. Il s'agit d'exemptions de taxes, de TVA réduites, d'aides directes, de bons d'essences pour les ménages à faibles revenus... De même, les bénéficiaires sont très nombreux. Une part va directement à l'exploration et à la production, principalement en Russie, aux Etats-Unis et au Canada. Le reste concerne les zones insulaires, les taxis, les routiers, les administrations nationales, etc.

"Ces subventions accentuent le risque de perpétuer pendant des années, voire des décennies, des technologies polluantes", jugent les auteurs du rapport. Leur diminution permettrait de réduire les émissions de CO2, un message important à deux mois et demi du sommet sur le climat à Paris (COP21). Mais l'OCDE juge aussi que ces subventions diminuent les recettes fiscales qui pourraient servir l'éducation ou la santé.

DES SUBVENTIONS À LA BAISSE

Déjà, en 2014, une étude de l'Agence Internationale de l'énergie (AIE) assurait qu'en 2013, les énergies fossiles avaient bénéficié de 548 milliards de dollars principalement dans les grands pays exportateurs du Moyen-Orient et de l'Afrique. Le périmètre géographique et la méthodologie de l'étude de l'AIE étaient différents de celle de l'OCDE. Aussi, fort de ces deux travaux, l'OCDE estime que les subventions fossiles s'établissent entre 500 et 600 milliards de dollars par an dans le monde entier.

Cependant, le rapport de l'OCDE juge aussi que ces subventions sont légèrement à la baisse depuis 2012. Le Mexique et l'Indonésie ont par exemple ont réduit leurs soutiens à la consommation de carburant. Plusieurs efforts de pays européens sont cités comme par exemple aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore en France. Cette dernière a mis en place une taxe carbone sur les produits pétroliers, dont les effet reste à mesurer, expliquent les analystes.


La biomasse, première source d’énergie renouvelable du Royaume-Uni


Source : Bioénergies International



La biomasse, première source d’énergie renouvelable du Royaume-Uni

EnR UK

L’office des Sciences & Technologies des chambres du parlement britannique vient de publier un rapport qui dresse les principales tendances de la filière énergétique au Royaume-Uni. Concernant la production d’énergie renouvelable on y voit, comme en France, que la biomasse est la première énergie renouvelable, mais avec une grosse différence : la biomasse est aussi la seconde source d’électricité renouvelable derrière l’éolien, ce qui n’est pas du tout le cas en France.

Alors que la situation politique risque de changer dans les prochains mois, la politique climat de ces dernières années à fait décollé la part des énergies renouvelables et du bois-énergie dans le mix national, avec en particulier le passage massif de centrales électriques à charbon aux granulés de bois importés d’Amérique du Nord ou de la Baltique. Notons également un démarrage de la filière biogaz comme en France. La production d’électricité à partir de biomasse (granulés ou biogaz) représentait ainsi 11% du total de la production des unités de cogénération en 2014, soit 11% sur 2000 installations totalisant 6 GW.

Du côté de la chaleur renouvelable par contre, le ratio est proche de celui de la France avec 94% de chaleur renouvelable produite à partir de biomasse.

Enfin, pour le secteur des transports, les biocarburants contribuent actuellement à 3,3% des carburants, pour un objectif national de 4,75%.

Evolution des sources renouvelables de production électrique au Royaume Uni

Evolution des sources renouvelables de production électrique au Royaume Uni

Cette politique anti-carbone fut « aidée » également par une désindustrialisation forte du pays et par la crise économique au point que la consommation globale d’énergie a baissé de 18% de 2000 à 2014 et que la baisse d’émissions de gaz à effet de serre à baissé de 36% de 1990 à 2014 !

Pour en savoir plus, télécharger la synthèse en anglais (6 pages)


2015/09/21

La valorisation énergétique des déchets verts, 13 octobre 2015 à Saint-Brieuc


Source : Bioénergies International



La valorisation énergétique des déchets verts, 13 octobre 2015 à Saint-Brieuc

Déchetterie pour les déchets verts

Dans le cadre du projet européen Combine pour la valorisation des produits issus de l’entretien des espaces naturels, l’association AILE et le Conseil départemental des Côtes d’Armor organisent une journée d’information technique sur la valorisation des déchets verts le mardi 13 octobre à Saint-Brieuc.

Programme

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Pratique :

  • Horaires : 10 à 16h30
  • Lieu : Conseil départemental, 9 place du général de Gaulle à Saint-Brieuc
  • Repas à la charge des participants (9€ par chèque)

Inscription :


C2E, les fiches d’opérations standardisées pour la biomasse


Source : Bioénergies International



C2E, les fiches d’opérations standardisées pour la biomasse

Chaufferie automatique à bois, photo Frédéric Douard

Chaufferie automatique à bois, photo Frédéric Douard

Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (C2E) constitue en France l’un des instruments de maîtrise de la demande énergétique. Il repose sur une obligation triennale de réalisation d’économies d’énergie en C2E (1 C2E = 1 kWh cumac d’énergie finale) imposée par les pouvoirs publics aux fournisseurs d’énergie (les « obligés »). Ceux-ci sont ainsi incités à promouvoir activement l’efficacité énergétique auprès de leurs clients : ménages, collectivités territoriales ou professionnels.

Les C2E sont attribués, sous certaines conditions, par les services du ministère chargé de l’énergie, aux acteurs éligibles (obligés mais aussi d’autres personnes morales non obligées) réalisant des opérations d’économies d’énergie. Ces actions peuvent être menées dans tous les secteurs d’activité (résidentiel, tertiaire, industriel, agricole, transport, etc.), sur le patrimoine des éligibles ou auprès de tiers qu’ils ont incités à réaliser des économies d’énergie. Les obligés ont également la possibilité d’acheter des CEE à d’autres acteurs ayant mené des actions d’économies d’énergie, en particulier les éligibles non obligés.

Des fiches d’opérations standardisées, définies par arrêtés, sont élaborées pour faciliter le montage d’actions d’économies d’énergie. Elles sont classées par secteur (résidentiel, tertiaire, industriel, agricole, transport, réseaux) et définissent, pour les opérations les plus fréquentes, les montants forfaitaires d’économies d’énergie en kWh cumac. Les économies d’énergie réalisées en dehors des opérations standardisées correspondent à des opérations spécifiques.
Voici celle qui concernent la biomasse au 1 septembre 2015.

Agriculture

Résidentiel

Tertiaire

La troisième période d’obligations d’économies d’énergie a commencé le 1er janvier 2015, pour une durée de trois ans, avec un objectif d’économies d’énergie de 700 TWh cumac, soit une multiplication par 2 de l’ambition de la deuxième période en cours. Cet objectif sera réparti équitablement entre les vendeurs d’énergie sur la base du prix TTC des énergies (à hauteur de 75 %) et des volumes de ventes en kWh (à hauteur de 25 %). Cela représente un effort substantiel : sur la période 2015-2017, ce sera près de 3 milliards d’euros consacrés aux économies d’énergie par le secteur.

Le terme « cumac » correspond à la contraction de « cumulée » et « actualisés ». Ainsi, par exemple, le montant de kWh cumac économisé suite à l’installation d’un appareil performant d’un point de vue énergétique correspond au cumul des économies d’énergie annuelles réalisées durant la durée de vie de ce produit. En outre, les économies d’énergie réalisées au cours de chaque année suivant la première sont actualisées en divisant par 1,04 les économies de l’année précédente (taux d’actualisation de 4 %).

Pour en savoir beaucoup plus : www.developpement-durable.gouv.fr


Le bois redevient un enjeu pour les agriculteurs français


Source : Bioénergies International



Le bois redevient un enjeu pour les agriculteurs français

Vache montbéliarde en forêt, photo Chambre d'agriculture du Jura

Vache montbéliarde en forêt, photo Chambre d’agriculture du Jura

La France, bien que puissance forestière de premier plan, présente malheureusement un solde commercial déficitaire d’environ 5 milliards d’euros par an. Après quelques décennies d’abandon du bois par les pouvoir publics, la valorisation du bois redevient une priorité économique, en forêt bien sûr mais aussi dans les exploitations agricoles, forêts et exploitations agricoles représentent ensemble et à égalité 80% des surface de la France.

Un dossier réalisé par les chambres d’agriculture de France dans leur revue de mars 2015 détaille les grands chiffres de la filière bois en France, les politiques incitatives mises en œuvre au niveau national, les structurations des groupements de forestiers en France, toutes les mesures de soutiens du Pilier 2 de la PAC à destination des forêts et souligne l’urgence d’une meilleure considération du bois issu de la haie et du bocage dans les politiques de la filière.

Au sommaire de ce dossier :

  • La forêt en France et dans le monde, se remettre les idées en place
  • La filière bois en France
  • Les groupements de développement forestier en France
  • Le conseil de l’arbre une diversité de métiers et de compétences
  • L’Europe investit en forêt : les sept mesures de soutien pour les forestiers
  • Pression sur le bois forestier : de l’urgence de la gestion de la haie

Télécharger le dossier de la revue des chambres d’agriculture de France n°1041 du mois de Mars 2015


2015/09/18

Agrocarburants : les règles européennes sont fixées


Source : Actu-Environnement



Agrocarburants : les règles européennes sont fixées

Les nouvelles règles relatives aux agrocarburants sont publiées. Outre le plafond d'incorporation, la directive fixe les règles pour la seconde génération et les estimations d'émissions liées aux changements indirects d'affectation des sols.

Agrocarburants : les règles européennes sont fixées


Terreal produit des tuiles "bio" avec du gaz "bio" à Chagny (71)


Source : Enerzine.com



Terreal produit des tuiles "bio" avec du gaz "bio" à Chagny (71)

Terreal produit des tuiles

Pour la première fois, du biométhane issu du traitement de déchets ménagers locaux de l'usine du SMET 711, a été injecté dans le réseau de transport de GRTgaz à Chagny, en Saône-et-Loire (71).

L'injection de biométhane dans le réseau de transport doit permettre aux consommateurs de gaz (industriels, consommateurs domestiques raccordés aux réseaux de distribution) d'accéder à une énergie renouvelable sans changer leurs installations.

La production de biométhane par une collectivité publique, le SMET 71, son transport dans le réseau de GRTgaz puis son utilisation par un industriel situé à proximité, TERREAL, représentent ainsi un formidable exemple d'économie circulaire.

Dès 2016, sur le site de Chagny, 28 GWh/an de biométhane seront produits à partir de 73.000 tonnes de déchets. Ces quantités de gaz renouvelable, issues de la plus grande installation de production de biométhane en France, sont équivalentes à la consommation annuelle de 120 bus ou de 2 500 logements chauffés au gaz.

GRTgaz indique mettre tout en oeuvre pour créer les conditions favorables au développement de cette nouvelle énergie. A ce jour, plus de 70 projets sont à l'étude et 16 conventions ont été signées ces derniers mois. GRTgaz prévoit la concrétisation de 3 à 5 projets par an dans les prochaines années pour atteindre jusqu'à 1 000 GWh/an de biométhane injecté dans son réseau en 2020.

"Cette 1re injection illustre la détermination des équipes de GRTgaz à mettre nos infrastructures gazières et nos compétences au service de l'industrie et des collectivités pour leur permettre d'accéder à une nouvelle énergie renouvelable, le biométhane" a déclaré à l'issue de la cérémonie inaugurale, Thierry Trouvé, Directeur général de GRTgaz.

** SMET 71 : Syndicat Mixte d'Etudes et de Traitement des déchets ménagers et assimilés de la Saône-et-Loire.


Forêt : une instruction précise les modalités de reconnaissance des GIEEF


Source : Actu-Environnement



Forêt : une instruction précise les modalités de reconnaissance des GIEEF

Une instruction technique du ministère de l'Agriculture, publiée mercredi 16 septembre, vient préciser aux Draaf les modalités de reconnaissance et de suivi des groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEEF) créés par la loi d'avenir pour l'agriculture d'octobre 2014.

"Les GIEEF sont des regroupements volontaires de propriétaires forestiers privés constitués en vue de gérer durablement leurs forêts de façon concertée au niveau d'un territoire forestier en améliorant la mobilisation des bois tout en prenant en compte les enjeux environnementaux", rappelle l'instruction, qui préciser les dispositions contenues dans la loi et son décret d'application du 24 juin 2015.

Ces textes prévoient trois conditions à la reconnaissance d'un GIEEF : les propriétés regroupées doivent être situées dans un territoire géographique cohérent, un document de diagnostic doit exposer les modalités de gestion retenues, les propriétaires doivent adopter un plan simple de gestion.

L'instruction précise que les groupements doivent engager au moins 300 hectares de bois et forêts, ou au moins 100 hectares s'ils réunissent au moins 20 propriétaires. En zone de montagne, le programme régional de la forêt et du bois peut fixer un seuil minimal différent. "Le territoire forestier peut être discontinu, notamment dans les régions les moins boisées, tant qu'il reste homogène et cohérent d'un point de vue sylvicole, économique et écologique", précise le ministère de l'Agriculture.

Les GIEEF peuvent prendre des formes juridiques diverses : organisation de producteurs, association syndicale, etc., indique le document. Les propriétaires regroupés peuvent faire appel à un gestionnaire forestier commun, qui peut être un expert forestier, un gestionnaire forestier professionnel ou une société coopérative forestière. Ils peuvent établir des contrats pour commercialiser leur bois.


2015/09/16

L’ADEME lance le nouvel appel à projets BCIAT 2016


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



L’ADEME lance le nouvel appel à projets BCIAT 2016

BCIAT 2016 : Biomasse Chaleur Industrie, Agriculture et Tertiaire

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte publiée le 18 août 2015 ainsi que les plans d’action qui l’accompagnent vont permettre à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique et de renforcer son indépendance énergétique en équilibrant mieux ses différentes sources d’approvisionnement. Avec le Fonds Chaleur, l’ADEME donne aux entreprises et aux collectivités les moyens d’agir pour  répondre à plusieurs enjeux économiques et environnementaux dans une optique de développement durable :

  • limiter sa dépendance à la hausse du coût des énergies fossiles,
  • garantir ses approvisionnements énergétiques sur le long terme,
  • réduire ses impacts environnementaux,
  • réduire ses coûts de fonctionnement,
  • développer l’emploi local.

Le Fonds Chaleur doit permettre de répondre aux objectifs ambitieux qui ont été fixés à l’horizon 2020 pour les énergies renouvelables, avec une forte contribution de la biomasse.

Pour atteindre ces objectifs, l’ADEME lance chaque année depuis 2009 un appel à projets BCIAT afin de susciter le développement de projets de production de chaleur à partir de biomasse dans l’industrie, l’agriculture, et le tertiaire. L’ADEME finance avec le BCIAT plus de 100 installations dont 58 sont en fonctionnement. Ces installations couvrent les différents secteurs d’activité (agroalimentaire, papier-carton, chimie, industrie du bois, etc.)

Date d'ouverture du dépôt des dossiers : 14/09/2015.

Plus d'informations sur le site de l'ADEME.


Bois énergie et méthanisation : la CRE consulte sur le cahier des charges de l'appel d'offres


Source : Actu-Environnement



Bois énergie et méthanisation : la CRE consulte sur le cahier des charges de l'appel d'offres

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) lance une consultation publique auprès des acteurs du marché sur les dispositions du cahier des charges de l'appel d'offres portant sur des installations de production d'électricité à partir de biomasse. Ces derniers pourront se prononcer sur la rémunération des lauréats, leur notation, les conditions relatives à l'approvisionnement, la garantie financière, la résiliation du contrat par le producteur et la procédure à suivre pour modifier un projet.

L'appel d'offres comporterait deux lots : l'un concernant le bois énergie (pour des installations d'une puissance comprise entre 0,3 et 25 MWe ou pour des augmentations de puissance d'installations existantes de 0,5 à 25 MWe, pour une puissance totale recherchée de 50 MWe) et l'autre la méthanisation (pour des installations d'une puissance comprise entre 1 et 5 MWe ou pour des augmentations de puissance d'installations existantes de 0,2 à 5 MWe, pour une puissance totale recherchée de 5 MWe).

Les contributions sont attendues avant le vendredi 2 octobre 2015 à 20h00.


2015/09/15

Economie circulaire : l'Ademe lance un nouvel appel à projets


Source : Actu-Environnement



Economie circulaire : l'Ademe lance un nouvel appel à projets

L'Ademe vient d'ouvrir les candidatures d'un nouvel appel à projets consacré à l'économie circulaire dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA). Elle veut sélectionner des solutions innovantes (équipements, procédés, systèmes, services, usines) et leur apporter un financement pour les concrétiser. Trois axes sont visés : l'éco-conception, réparation, l'économie de fonctionnalité ; le recyclage (collecte, tri et préparation des déchets et des matières) et la transformation, utilisation et réintégration des matières issues de déchets dans de nouveaux produits.

L'agence attend surtout des projets permettant de développer le recyclage matière en aval des filières REP, de concevoir un centre de tri capable de produire un flux à valoriser sous forme de matière ou d'énergie en intégrant les fluctuations des quantités et qualités entrantes. Le recyclage des plastiques et composites et le développement de la filière des combustibles solides de récupération (CSR) sont également en ligne de mire.

Cet appel à projets concerne l'ensemble des déchets sauf les déchets radioactifs, les sédiments, les terres excavées et les déchets biomasse destinés à la production de biocarburants. L'Ademe portera une attention particulière aux projets qui concernent les déchets du bâtiment et la gestion des biodéchets issus des gros producteurs.

Pour être éligibles, les projets devront avoir un budget total supérieur à 2 M€. Les entreprises dont le budget est supérieur à 1 M€ seront aidées partiellement ou uniquement en avances remboursables.

Les candidatures peuvent être déposées au plus tard le 21 novembre 2016 avec trois clôtures intermédiaires fixées au 11 janvier, 11 avril et 12 septembre 2016.


Paris va expérimenter la collecte séparée des biodéchets


Source : Actu-Environnement



Paris va expérimenter la collecte séparée des biodéchets

A l'occasion des Etats Généraux de l'économie circulaire du Grand Paris, la maire de Paris Anne Hidalgo a lancé une étude de faisabilité pour la mise en place de la collecte séparée des biodéchets. Attendue pour janvier 2016, cette étude ne portera pas sur la totalité du territoire parisien mais uniquement sur les 2e et 12e arrondissements. Ces deux quartiers seront les premiers à expérimenter une collecte en porte-à-porte des déchets verts et déchets de cuisine.

Cette initiative fait partie des 65 mesures mises en avant dans le livre blanc publié lors des Etats Généraux de l'économie circulaire du Grand Paris.


Suez compte porter sa production de biogaz à 50% en cinq ans


Source : Usine Nouvelle



Suez compte porter sa production de biogaz à 50% en cinq ans

Suez a annoncé mardi 15 septembreson intention d'augmenter sa production de gaz à partir de déchets et de boues de 30% à 50% d'ici à 2020, le groupe misant en particulier sur l'injection croissante de biométhane dans le réseau de gaz français.

Le biogaz, qui alimente également des centrales et des réseaux de chaleur, représente aujourd'hui un Térawattheure d'électricité produite par an pour le spécialiste du traitement de l'eau et des déchets.

"On a vraiment intérêt aujourd'hui à jouer la réutilisation du biogaz en tant que gaz plutôt que de le transformer en énergie électrique", a déclaré lors d'une conférence de presse Thierry Mallet, directeur de l'innovation, du marketing et de la performance industrielle de Suez.

LA FRANCE, EN RETARD

"La France, par rapport au reste de l'Europe, est extrêmement en retard en matière de production de biogaz (...) On est dans un rapport de un à dix entre ce que nous produisons en France et ce que produit l'Allemagne."

GrDF, le gestionnaire du réseau de distribution français, estime que le biométhane - du biogaz épuré - devrait représenter 1% de la consommation française en 2020, la loi de transition énergétique ayant fixé un objectif de 10% en 2030. Il a également élaboré un scénario selon lequel 73% du gaz consommé en France pourrait être d'origine renouvelable en 2050.

Suez envisage de participer à plus d'une centaine de projets de méthanisation dans les cinq ans qui viennent, alors qu'il en compte aujourd'hui 170.

Les producteurs de biométhane - dont l'injection sur les réseaux français est autorisée depuis 2011 - bénéficient de tarifs d'achat garantis sur 15 ans.

GrDF estime que le surcoût du biométhane par rapport au gaz naturel, compensé par une contribution payée par les consommateurs, devrait représenter cette année 0,30 euro pour une maison individuelle et un montant compris entre 7 et 24 euros par an pour le même foyer en 2020.


2015/09/14

La chimie du végétal fait sa rentrée


Source : Info Chimie



La chimie du végétal fait sa rentrée

Grâce à l'Association chimie du végétal (ACDV) créée en 2008, et le pôle de compétitivité Industries et Agroressources (IAR), qui a fêté ses dix ans, la chimie du végétal a fait du chemin sur la décennie qui vient de s'écouler. C'est en tout cas le constat dressé par Christophe Rupp Dahlem, président de l'ACDV, lors d'une réunion de l'AJE (Associations des journalistes de l'environnement). En chiffres, la chimie du végétal pèse aujourd'hui 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploie 23 000 personnes. Quant à la part de la biomasse dans les achats de l'industrie chimique, elle est attendue à 20 % en 2020, contre 10 % en 2010.

« Bientôt une feuille de route sur la bioéconomie »

De nombreux produits ont été lancés sur le marché ces dernières années. Thierry Stadler, président du pôle IAR, a cité les trois grands segments les plus actifs : les biomolécules (tensioactifs, lubrifiants ou intermédiaires chimiques), les bioplastiques ou agromatériaux et les protéines et autres ingrédients alimentaires. Guy Noël Sauvion de Solvay, spécialiste de l'analyse de cycle de vie, a évoqué les importants progrès réalisés dans son domaine, ainsi que la réglementation qui avance à grand pas. Une norme européenne sur les produits biosourcés est attendue d'ici à la fin de l'année. Elle a été développée sur la base des travaux entamés au sein de son groupe de travail à l'ACDV.

Deux grands instituts de transition énergétique (ITE) ont aussi vu le jour : Pivert sur la bioraffinerie des huiles, et Ifmas dans les biomatériaux. Dans les mois à venir, Thierry Stadler a expliqué que le concours mondial de l'innovation devrait pouvoir sacrer six ou sept projets stratégiques encore confidentiels, en vue d'une industrialisation.

La loi sur la transition énergétique, récemment adoptée et dont on attend les décrets d'applications, devrait, quant à elle, inciter à l'usage de sacs de fruits et légumes biodégradables et biosourcés, dès 2017, dans les supermarchés. Une opportunité pour localiser une production de sacs en bioplastique sur le territoire français, au lieu d'une importation de sacs asiatiques en polyéthylène d'origine fossile. La loi devrait aussi contribuer à mettre en place une préférence pour les produits biosourcés dans les achats publics.

En parallèle, l'Europe bouge aussi. On peut rappeler la récente mise en route du PPP BBI, un partenariat public privé qui contribuera à injecter 3,8 Mrds €, dont 1 Mrd € d'argent public, dans l'aide à de premières unités industrielles. Ceci pour contrer la compétition de pays très attractifs pour attirer les premiers investissements de sociétés innovantes, à l'image de la Malaisie ou du Canada.

En résumé, les projets et réalisations sont si foisonnants qu'il est parfois difficile de s'y retrouver. C'est pourquoi Christophe Rupp Dahlem se félicite d'une initiative interministérielle qui vise à rédiger une feuille de route française sur la bioéconomie.

Pour finir, il s'est exprimé sur la baisse du cours du pétrole qui peut être perçue comme un mauvais signal pour la compétitivité des produits biosourcés. « Avec la baisse du cours du pétrole, il sera de plus en plus difficile de remplacer des commodités d'origine fossile par des équivalents biosourcés. C'était déjà très difficile en France et en Europe et c'est pourquoi les acteurs se sont orientés vers la chimie de spécialité », a-t-il déclaré. Et d'ajouter qu'« à terme, le prix du pétrole va remonter et nous gagnerons dans la durée ».


19 novembre 2015 à Grenoble, la récolte forestière en zone de pente


Source : Bioénergies International



19 novembre 2015 à Grenoble, la récolte forestière en zone de pente

Débardage de bois-énergie par téléphérique

Débardage de bois-énergie par téléphérique

Cette rencontre organisée par le FCBA de Grenoble sera l’occasion de dresser un panorama des innovations récentes dans le domaine des systèmes de récolte et des outils d’aide à la décision.

Des temps d’échanges permettront aux professionnels et institutionnels d’échanger sur les enjeux et les moyens déployés dans les différents massifs montagneux français.

Programme prévisionnel

  • LA RESSOURCE FORESTIERE EN ZONE DE PENTE : Alain Thivolle‐Cazat, Chargé des études de ressource au Pôle Economie, Energie, Prospective

  • LES MATERIELS ET SYSTEMES D’EXPLOITATION UTILISES EN FRANCE, ET PERSPECTIVES : Stéphane Grulois, Délégué Territorial Sud‐Est

  • LE DEBARDAGE PAR CÂBLE : actions de développement – outils d’aide à la décision : Paul Magaud, Ingénieur d’étude, Pôle Première Transformation Approvisionnement

  • CARTOMOB : outil de choix technico‐économique des méthodes d’exploitation : Thomas Carrette, Ingénieur d’étude, Pôle Première Transformation Approvisionnement

  • LOGISTIQUE : les spécificités en montagne – les voies d’optimisation : Christophe Ginet, Ingénieur d’étude, Pôle Première Transformation Approvisionnement

  • LES INNOVATIONS EN FRANCE ET A L’ETRANGER : le projet SIMWOOD et autres idées de projets : Paul Magaud, Ingénieur d’étude, Pôle Première Transformation Approvisionnement

  • TABLE RONDE sur les attentes de la profession animée par Francis de Morogues, Ingénieur d’étude, Délégation Territoriale Sud‐Est, avec la participation de professionnels de l’exploitation forestière et de transporteurs. Echanges avec la salle.

L’accès à cette manifestation est gratuit, y compris le cocktail déjeunatoire, merci de vous inscrire avant le 9 novembre auprès d’annick.goyt@fcba.fr

Lieu : Délégation territoriale Sud-Est Domaine Universitaire – CS 90251 38044 Grenoble Cedex 9 Tél +33 (0)4 76 15 40 70


2015/09/10

Strasbourg va s'alimenter avec du biométhane de Station d'Epuration


Source : Enerzine.com



Strasbourg va s'alimenter avec du biométhane de Station d'Epuration

Strasbourg va s'alimenter avec du biométhane de Station d'Epuration

Le 8 septembre, les premiers m3 de biométhane produits à partir des eaux usées de l'Eurométropole de Strasbourg ont été injectés dans le réseau local de gaz naturel. C'est une première en France.

L'installation produira 1,6 millions m3 de gaz vert/an, soit l'équivalent de la consommation de 5000 logements BBC, et permettra d'éviter 7000t/an de rejets de CO2.

Au terme d'un an de travaux, l'unité de production et d'injection implantée sur le site de la station d'épuration de Strasbourg a été inaugurée en présence de Ségolène Royal, Roland Ries, Maire de Strasbourg, Robert Herrmann, Président de l'Eurométropole, Olivier Bitz, Président de Réseau GDS, Jean-Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ.

Ce dispositif industriel est piloté par l'énergéticien local Réseau GDS (ex-Gaz de Strasbourg) et SUEZ qui exploite la station d'épuration de l'Eurométropole de Strasbourg.

Dénommé BIOVALSAN, le projet avait obtenu en 2012 l'appui du programme LIFE+ de la Commission Européenne, pour son exemplarité en matière de transition énergétique du territoire. BIOVALSAN est né en 2012 de l'étroite coopération entre acteurs publics et privés, à savoir le distributeur local de gaz naturel Réseau GDS et SUEZ, spécialiste de l'environnement et délégataire de service public en charge de l'exploitation et du développement de la station d'épuration de Strasbourg – La Wantzenau, 4e station d'épuration de France avec une capacité de traitement d'effluents de 1 million d'équivalent-habitants. Ce projet produit à partir du 8 septembre 2015 un volume de 1,6 millions de m3/an de biométhane purifié puis injecté dans le réseau de distribution de gaz naturel.

Le biogaz est le produit de la décomposition dematière organique dans une enceinte privée d’oxygène. Le gaz ainsi obtenu va subir un processus de purification pour devenir du biométhane. Parfaitement compatible et miscible avec le gaz naturel, celui-ci peut alors être injecté sans limitation dans le réseaude distribution degaz naturel. Dans le cadre du projet Biovalsan, le biométhane est obtenu par un système de filtration membranaire qui sépare les différents composés du biogaz.

Strasbourg, première ville en France qui injecte du biométhane de station d'épuration dans son réseau de gaz naturel

BIOVALSAN, dont l'ambition était de démontrer la faisabilité, l'intérêt écologique et économique de l'exploitation de biogaz de station d'épuration à grande échelle, a été proposé en 2012 à la Commission Européen en vue d'une admission au programme LIFE+. Grâce à ce soutien fort de l'Europe, dont le co-financement s'élève à 50% des investissements, soit un peu plus de 2 millions d'euros, BIOVALSAN a pleinement rempli sa fonction de projet pilote, en se dotant notamment d'un important volet recherche au bénéfice de la communauté scientifique et de l'ensemble des acteurs de la filière. BIOVALSAN est l'unique projet de cette nature en France à bénéficier du soutien de LIFE+.

Pour SUEZ, le dispositif permet de faire baisser de 2/3 les émissions de CO2 de la station d'épuration de La Wantzenau, dont il assure l'exploitation pour le compte de l'Eurométropole de Strasbourg. L'optimisation conjointe de la filière de traitement des boues et de la valorisation énergétique du biogaz, sous forme de biométhane permet à la station d'épuration de devenir l'une des plus vertueuses de France au regard de son empreinte environnementale, avec 7 000 tonnes d'émissions de CO2 évitées.

Jean Louis Chaussade, Directeur Général de SUEZ a déclaré : "Notre partenariat avec l'Eurométropole est une première en France. Le projet BIOVALSAN permet une meilleure performance énergétique de la station d'épuration, conformément aux objectifs que nous a fixés la Communauté urbaine de Strasbourg, et une meilleure valorisation du biogaz qui y est produit. Notre site permet à la région de réduire ses émissions CO2 tout en produisant de l'énergie verte. SUEZ s'inscrit positivement dans cette économie circulaire afin de préserver les ressources et de réduire les impacts environnementaux. Notre partenariat est un exemple réussi d'économie circulaire et de boucle locale de valorisation qui s'inscrit en amont de la COP 21."

Pour l'opérateur d'infrastructures énergétiques Réseau GDS, SEM de la ville de Strasbourg dont l'action est fortement ancrée dans les enjeux de la transition énergétique du territoire, le projet BIOVALSAN constitue une avancée majeure sur le terrain des énergies renouvelables et permet de développer localement une offre « gaz vert ».

A la différence de la plupart des solutions de production d'Energies Renouvelables, l'injection de biométhane de Station d'Epuration propose une équation énergétique inégalée : elle valorise une ressource inépuisable - les eaux usées - ne nécessite aucun véhicule de transport contrairement à la biomasse, ne souffre d'aucune perte en ligne contrairement à l'électricité ou la chaleur et répond sans aucune restriction aux critères d'un circuit court local.

Un projet pilote très suivi par les grandes collectivités

Depuis le lancement des travaux en septembre 2015, de nombreuses collectivités de toute la France ont été reçues sur le site de Strasbourg-La Wantzenau pour une visite des installations.

Plusieurs projets d’injection de biométhane d’épuration sont d’ores et déjà proches de leur aboutissement, comme à Grenoble, Elancourt et Valenton.

A Strasbourg, la mise en route de l’injection de 1,6 millions de m3 de biométhane dans le réseau apportera une contribution décisive à l’ambition de devenir la collectivité au réseau de gaz naturel le plus « vert » de France.

Pour Olivier BITZ, Président de Réseau GDS, "BIOVALSAN est un projet emblématique et structurant. Il constitue l’un des piliers du pôle de l’énergie publique de Strasbourg, lancé en 2013 pour porter la stratégie de transition énergétique de notre territoire. Aujourd’hui, nous lançons une nouvelle filière de l’énergie renouvelable, avec la meilleure équation énergétique qui soit : production locale 100% verte à partir d’une source inépuisable, transportée sans camion, et sans aucune perte dans nos réseaux, le tout dans une logique de circuit court. C’est la preuve que la transition énergétique sera locale ou ne sera pas".

* BIOVALSAN : C’est la juxtaposition d’aspects environnementaux, industriels et scientifiques qui est à l’origine du nom « BIOVALSAN », dont les trois syllabes évoquent respectivement le BIOméthane, sa VALorisation énergétique et sa caractérisation SANitaire.


2015/09/04

10 nov. 2015, les 10 ans à venir du bois-énergie aux 10 ans du colloque du CIBE


Source : Bioénergies International



10 nov. 2015, les 10 ans à venir du bois-énergie aux 10 ans du colloque du CIBE

2015-08-25 Demi-page Annonce Colloque CIBE 2015 VF

Le mardi 10 novembre 2015, exceptionnellement à Paris, pour le 10ème anniversaire de son colloque, le CIBE souhaite mettre en perspective les enjeux et objectifs de la filière pour les 10 ans à venir au regard de son développement des 10 années passées.

Voici les premiers éléments d’informations sur cet évènement : (programme complet et bulletin d’inscription disponibles courant septembre)

Le chauffage collectif et industriel au bois est né, en France, au moment des chocs pétroliers, à la charnière des années 80. Son développement a été accéléré ou entravé par le prix des énergies fossiles et par les politiques publiques qui l’ont accompagné, notamment le Fonds Chaleur.

Aujourd’hui, la filière est à la croisée des chemins, avec :
– des objectifs ambitieux résultant de la transition énergétique et de la lutte contre l’effet de serre ;
– une conjoncture caractérisée par la baisse du prix du pétrole et du gaz compensée par des financements (subventions) ou une fiscalité favorable au bois-énergie (TVA) ou défavorable aux énergies conventionnelles (taxe énergie-climat).

Dans ce contexte, la filière doit s’attacher à lever les obstacles qui permettront de déclencher les décisions des collectivités et des industriels :
– en améliorant la qualité des combustibles bois, afin qu’ils correspondent aux référentiels existants ;
– en recherchant toujours l’excellence énergétique (rendements) et environnementale(rejets solides et gazeux) ;
– en optimisant le montage des projets aux plans économique (prix de la chaleur), financier et juridique.

Objectif
Les experts du CIBE et leurs partenaires, après un bilan rétrospectif et un état des lieux, aborderont les perspectives qui s’ouvrent au bois-énergie à l’horizon 2020-30.
Ce colloque, à partir de retours d’expériences de terrain, a pour objet de montrer aux utilisateurs potentiels (collectivités, industriels,…) les avancées réalisées par le bois-énergie au cours des dernières années et les pistes d’optimisation qui vont se concrétiser dans un futur proche.

CIBE

Associées aux politiques publiques d’encouragement, les technologies désormais disponibles et les savoir-faire des professionnels devraient permettre d’affronter une conjoncture énergétique moins favorable que celle qui prévalait autour des années 2010.

Pour rappel, voici le lien vers notre site internet pour avoir plus de détails sur les possibilités de partenariat : www.cibe.fr


2015/09/01

Méthanisation en PACA : deux appels à projets sont lancés


Source : Actu-Environnement



Méthanisation en PACA : deux appels à projets sont lancés

L'association Geres, avec le soutien de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et de la région Provence Alpes Côte d'Azur, lancent deux appels à candidatures pour accompagner l'appel à projets national 1.500 méthaniseurs. Ce dernier se clôture le 4 septembre 2017.

Les appels à projets régionaux ciblent les projets à caractère individuel et ceux à caractère collectif ou territorial, valorisant le biogaz sous formes de chaleur, cogénération ou injection. Les dossiers retenus bénéficieront d'un accompagnement gratuit facilitant le parcours du porteur de projet, indique Geres.

Le premier appel à candidatures, destiné aux projets individuels, vise la réalisation d'un pré-diagnostic du projet de valorisation des matières organiques résiduelles sous forme de biogaz. Il est ouvert aux secteurs agricole, industriel, agro-alimentaire et aux collectivités territoriales. Le second porte sur le démarrage d'un projet de méthanisation territoriale multi-partenarial. Il s'adresse aux collectivités et collectifs d'acteurs. L'accompagnement des dossiers retenus se déroulera de janvier à avril 2016. Les professionnels intéressés doivent envoyer leur demande avant le 1er décembre 2015.


2015/08/31

Transition énergétique : rouler au biométhane ?


Source : Enviro2B



 
L’amendement voté le 19 mai dernier à l’Assemblée Nationale et introduit à l’article 9 du Projet de loi sur la transition énergétique a été l’occasion pour la DGEC* de réunir tous les acteurs de la filière, dont la FNTV, afin de prendre leur avis sur un projet préliminaire.
 
À l’issue de cette réunion, différentes zones ont été définies en fonction des PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) existants ou en cours de définition, de la taille des villes concernées et des décisions de restriction de circulation qui peuvent être prises localement par les Préfets.
 
Au regard des bus urbains, dans les zones moyennement sensibles, seules les technologies GNV, Bio Méthane, Hybrides électriques et électriques seraient envisagées. En revanche, pour les autocars, le sujet est plus complexe : de fait, seule la technologie Diesel est ici utilisée en masse. Or, l’Etat souhaite imposer une solution alternative au Diesel dans les zones où la qualité de l’air est la plus médiocre. Les filières Gaz Naturel ou Bio Méthane semblent envisageables pour tenir cet objectif. Soit ! Cela ne pourra pour autant se faire qu’à la condition express que leur distribution soit suffisamment maillée !
 
En Vendée, une action pilote C’est pourtant dans ce contexte – et avec ces contraintes ? – qu’au printemps dernier Yves Auvinet, Président du Conseil départemental de Vendée, présentait une action pilote** en France : l’expérimentation d’un autocar roulant au bio-méthane sur un circuit scolaire puis sur une ligne régulière. « Avec sa forte croissance démographique et économique, la Vendée consomme de plus en plus d’énergies. C’est pourquoi,le Département a mis en place le plan “Vendée Energies Nouvelles”. L’objectif est que 50 % de l’énergie électrique consommée en Vendée soit produite de manière renouvelable à partir de 2025. La mise en place de cette expérimentation est une action emblématique de ce plan ».
 
Bilan de l’expérimentation ?
 
Testé du 4 mai au 16 juin dernier, cet autocar n’a donné que des motifs à satisfaction, observe Freddy Pasquet, Directeur d’exploitation chez Sovetours qui évoque un premier bilan “à chaud” établi début juillet avant un rapport qui sera remis cet automne : « tant au niveau de la clientèle que des autorités organisatrices, nous n’avons rencontré aucun écueil ni contrainte. Certains clients nous ont même fait part de leur satisfaction à voyager dans un car propre, par ailleurs autonome sur 500 à 700 km, ce qui est suffisant en transport scolaire. Au regard de l’exploitation, nous avons pu compter sur des conducteurs eux-mêmes très investis. Il est vrai que le car était stationné proche du site de méthanisation, près de la pompe en quelque sorte. La problématique de la logistique ne peut être sous-estimée ».
 
À terme, pareil projet ne peut se déployer sans une écoute des politiques comme des autorités organisatrices : la source de distribution doit être sérieusement envisagée. « C’est un paramètre qui ne peut être dissocié si l’on veut réussir. »
 
* Service du Ministère de l’écologie, en charge de la rédaction de ce décret 
**Si le Conseil départemental pilote le projet, celui-ci a été rendu possible grâce à l’implication de cinq partenaires privilégiés : Agribiométhane qui regroupe une dizaine d’agriculteurs (elle s’engageait à fournir le gaz nécessaire au fonctionnement de l’autocar), Sovetours-FNTV, Scania, GDF-SUEZ et la Communauté de communes du canton de Mortagne-sur-Sèvre.
 
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50% DE BUS ET DE CARS A “FAIBLES EMISSIONS” EN 2020
 
Selon un amendement gouvernemental voté par les députés en mai dernier, les transports publics devront comprendre au moins 50% d’autobus et d’autocars à faibles émissions à compter de 2020.
 
Cet amendement  “fixe des jalons temporels précis pour le renouvellement des flottes, mais permet une certaine souplesse dans son application via un décret en Conseil d’État“, insiste le gouvernement dans l’exposé de cette mesure qui a bien entendu* la nécessité « d’une souplesse dans l’application pour tenir compte des usages, des territoires dans lesquels ils circulent et du degré de développement des technologies, tout particulièrement du réseau d’avitaillement »*
 
Ainsi, dès lors qu’ils gèrent directement ou indirectement un parc de plus de 20 autobus et autocars pour assurer des services de transport public, L’État, ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs groupements devront acquérir ou utiliser lors du renouvellement du parc, des autobus et autocars à faibles émissions** dans la proportion minimale de 50% à partir du 1er janvier 2020 puis en totalité à partir du 1er janvier 2025.
 
*lors de la table ronde avec les représentants des collectivités locales, des autorités organisatrices des transports, des entreprises de transport public et des constructeurs de bus et cars.
** Définis en référence à des critères fixés par décret, selon l’amendement.
 
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2015/08/27

Le salon Bois Energie 2016 aura lieu à Nancy et ne sera ouvert qu’aux professionnels


Source : Bioénergies International



 
Salon BOIS ENERGIE 1998 à Lons le Saunier, photo ITEBE
Salon BOIS ENERGIE 1998 à Lons le Saunier, photo ITEBE
 
La société organisatrice annonce que le Salon Bois Energie 2016 aura lieu l’année prochaine pour la première fois à Nancy, du mardi 15 au jeudi 17 mars. Un changement significatif a été apporté dans l’orientation de la prochaine édition, à savoir qu’elle se déroulera uniquement en semaine et avec un visitorat exclusivement professionnel. Historiquement, l’événement comprenait un weekend et était aussi ouvert aux visiteurs Grand Public.
La décision de changer l’orientation du Salon vers le visitorat uniquement professionnel a été prise sur la base des résultats d’une enquête auprès des acteurs du bois-énergie et elle sera testée pour la première fois en 2016.
Il est aussi intéressant de souligner que la tendance des dernières années montre que le visitorat Grand Public a été plutôt volatile, alors que le visitorat professionnel a été beaucoup plus stable. De plus, en repositionnant l’événement vers les visiteurs uniquement professionnels, les dates d’un mardi à un jeudi faciliteront grandement la possibilité pour les visiteurs professionnels nationaux et internationaux d’y participer.
Comme il l’a été depuis sa création en 1998 à Lons-le-Saunier par l’ITEBE, le Salon Bois Energie reste l’événement leader en France pour le bois-énergie, couvrant tout le secteur, de la forêt à la flamme, incluant équipement forestier, production et distribution de combustibles bois, industrie et collectivités locales, chauffage domestique,… plus de 400 exposants et sociétés représentées, venant de 20 pays.

2015/08/20

La loi de transition énergétique pour la croissance verte adoptée et publiée


Source : Réseaux de chaleur



 
logo medde
 
Un vaste chantier et des actions déjà commencées
 
Cette loi, adoptée le 22 juillet en dernière lecture à l’Assemblée nationale, puis validée en quasi totalité le 13 août par le Conseil constitutionnel, a été publiée au JORF du 18 août.  La moitié des textes d’application sont prêts pour la consultation ; tous devraient être publiés d’ici la fin 2015.
De nouveaux appels à projets vont être lancés : pour les collectivités locales, un nouvel appel à projet « territoire à énergie positive » ; pour les particuliers, un appel à projet des copropriétés à énergie positive et pour les entreprises, un appel à projet s’adressera plus spécifiquement aux PME qui s’engagent dans des actions de rénovation énergétique et d’économie circulaire.
 
Traitant à la fois de la rénovation des bâtiments, des modes de déplacement propres, de l’économie circulaire mais aussi des énergies renouvelables, la LTECV est une nouvelle pierre à la politique sobre en carbone du pays.
Les réseaux de chaleur et la loi
 
Pour les réseaux de chaleur, la LTECV apporte un socle juridique plus précis (art 194) et un objectif fort à horizon 2030 (art 1): multiplier par 5 la chaleur renouvelable  et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid.
 
Une meilleure coordination locale et nationale
 
Les réseaux de chaleur seront également mieux pris en compte dans les documents d’urbanismes (PADD du PLU) , afin de concilier aménagement et développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, les établissements publics d’aménagement, sont à présent compétents pour assurer un service de distribution de chaleur et de froid de manière temporaire, dans le cadre de l’opération d’aménagement et avant de la transmettre à un autre entité compétente (art 195).
 
Toujours pour un développement cohérent des réseaux de chaleur sur le territoire national, la programmation pluriannuelle de la chaleur s’intègre complétement dans une nouvelle programmation  globale toutes énergies. Les investissements pour la chaleur sont ainsi pensés et traités avec ceux pour l’électricité et le gaz. L’exercice de programmation veillera au développement équilibré des réseaux, du stockage et de la transformation des énergies ainsi que du pilotage de la demande d’énergie pour favoriser notamment la production locale d’énergie, le développement des réseaux intelligents et l’autoproduction. Il identifiera notamment les interactions entre les réseaux d’électricité, de gaz et de chaleur aux différentes échelles pour en optimiser le fonctionnement et les coûts (art 176).
 
Au niveau régional, un recensement des installations de réseaux de chaleur dans le cadre du SRCAE (art 196)devra être réalisé. Certaines régions l’ont déjà initié (Pays de la LoireIle-de-France), ce travail permet d’avoir une vision énergétique plus globale de son territoire et des besoins par filières (biomasses, géothermie, etc). Aujourd’hui l’enquête nationale sur les réseaux de chaleur pratique déjà un premier recensement mais concerne essentiellement les réseaux d’une certaine taille (en savoir plus sur la réalisation d’un recensement).
 
La loi rappelle également que les gestionnaires en charge des réseaux de chaleur public doivent mettre à disposition de la personnes publiques les données de production et de consommation (art 179). Un décret encadrera également mieux le contenu de ces données.
 
Les collectivités, quant à elle, ont obligation de réaliser un schéma directeur de leur réseaux de chaleur avant le 31 décembre 2018 (art 194).
 
Le gaspillage de chaleur, ciblé
 
La récupération de la chaleur fatale est vivement encouragée, notamment au niveau des industries. La loi rappelle également que la priorité en ce qui concerne les déchets reste la réduction et le recyclage, seulement ensuite vient la valorisation de ces derniers. Celle-ci, reste ainsi fortement encouragée mais l’adaptabilité des installations de valorisation énergétique des déchets à d’autres combustibles doit être recherchée (art 70). En ce qui concerne la cogénération, celles d’une puissance électrique supérieure à 12MW peuvent bénéficier d’un complément de rémunération si la chaleur alimente des sites en base (art 159).
 
De plus, toute sous-station doit désormais posséder un système de comptage (art 27) que cela soit pour les réseaux de chaleur ou pour les réseaux de froid. Le contrôle de ces compteurs est par ailleurs renforcé.
 
D’autres mesures dans le domaine de la qualité de l’air ou du bâtiment peuvent également concerner indirectement les réseaux de chaleur.
En savoir plus:

2015/08/16

Quand les déchets agricoles se transforment en or


Source : Enerzine.com



Quand les déchets agricoles se transforment en or
Le coût élevé des biocarburants peut être réduit en valorisant les déchets végétaux, par exemple en les transformant en composés chimiques de haute valeur. Une récente étude en a fait l’expérience en se concentrant sur une source précise de biomasse : les résidus provenant de la fabrication d’huile de palme au Brésil.
Ce n’est pas encore demain que les biocarburants offriront une alternative durable aux énergies fossiles, des obstacles de nature sociale et environnementale restant à franchir.
L’un des plus importants d’entre eux est le prix, qui doit être réduit pour que ces carburants deviennent compétitifs. L’un des moyens d’y parvenir est de rendre le processus global de production économiquement viable en transformant la biomasse en produits à haute valeur destinés à l’industrie chimique. Dans le journal Industrial Crops and Products, des chercheurs de l’EPFL ont publié les résultats d’une étude démontrant qu’une source spécifique de biomasse – les résidus agricoles provenant de la fabrication d’huile de palme au Brésil – pouvait servir à développer du bioéthanol ainsi que deux autres produits supplémentaires : du furfural, un composé très utilisé dans le monde industriel, et de la lignine, un combustible solide qui pourrait trouver sa place dans les bioraffineries.
Les fruits du palmier poussent en grappes, qui sont récoltées puis pressées pour en extraire de l’huile. Celle-ci est entre autres utilisée en cuisine, pour la confection de cosmétiques et la production de biodiesel. Les résidus fibreux restants au terme du processus de production sont généralement jetés. Or, comme l’explique Edgard Gnansounou et Jegannathan Kenthorai Raman, du Groupe de recherche sur les bioénergies et la planification énergétique de l’EPFL (BPE), ces déchets sont loin d’être sans valeur. « On peut en faire au moins trente composés chimiques différents », expliquent-ils.
Une fois vidées, les grappes de palmier sont-elles une source de biomasse durable ? Et si c’est le cas, en quels produits doivent-ils être transformés ? Tel est le genre de questions auquel les chercheurs tentent de répondre. Dans cette étude en particulier, leur travail a consisté à déterminer la composition de ces résidus et d’optimiser le processus chimiques destiné à leur transformation. Toutes ces données seront ensuite intégrées à l’examen de l’impact environnemental et des coûts économiques d’une telle bioraffinerie.
De la raffinerie traditionnelle à la bioraffinerie
« Utiliser ces déchets pour faire uniquement du bioéthanol revient bien trop cher pour faire réellement concurrence aux carburants fossiles, explique Edgard Gnansounou et Jegannathan Kenthorai Raman. Or, on peut retirer un profit et baisser le prix du biocarburant en adoptant le concept des bioraffineries pour produire des composés supplémentaires tels que le furfural, qui a de nombreuses applications dans l’industrie chimique. Il est notamment utilisé pour la fabrication de fongicides, d’adhésifs spéciaux, de saveurs ou de solvants. » Mais, avertissent les scientifiques, cette démarche peut ne pas suffire pour rivaliser économiquement avec les carburants fossiles, qui sont aujourd’hui très bon marché.
Pour le moment, les bioraffineries n’existent que sur le papier ou comme modèles informatiques. Une fois concrétisées, elles pourront transformer et valoriser une grande partie des résidus agricoles, tels que les enveloppes de riz, les tiges et les feuilles de maïs, la paille de blé et tous les déchets verts issus des tailles de forêts ou de jardins. Ces résidus ont une structure commune - une alternance de longues et de plus courtes chaînes de polymères de sucre (cellulose et hémicellulose) contenant de la lignine dure et difficile à digérer. C’est pourquoi ils peuvent être traités de manière similaire.
Vers des carburants durables
La matière première utilisée pour la fabrication de biocarburants entrant potentiellement en compétition avec les cultures alimentaires, leur production n’est pas sans susciter des controverses. Mais selon les chercheurs, la deuxième génération de ces carburants pourrait bien résoudre ce problème en recourant uniquement à une biomasse issue de récoltes non-arables ou de déchets agricoles communément destinés à être incinérés ou abandonnés dans les champs.
« Les bioraffineries à vocation commerciale ont énormément d’avenir », estiment les chercheurs, qui font référence aux buts fixés par l’Union Européenne de parvenir à ce que les carburants utilisés pour les transports proviennent au moins à 10% de source d’énergie renouvelable d’ici 2020 et à ce qu’un soutien accru soient octroyé aux produits chimiques de base biologique. Toutefois, augmenter la production nécessite la mise en place de solutions durables pour rassembler la biomasse issue de fermes, de plantations et de sites de traitement agricoles, ainsi qu’une amélioration des processus technologiques mis en place dans les bioraffineries.
« En tant que fils de fermier, je suis enthousiasmé par l’idée que l’on puisse ajouter de la valeur à ce que les agriculteurs possèdent en grande quantité : les déchets de plantes », dit Jegannathan Kenthorai Raman. Et de noter que la création de bioraffineries peut potentiellement stimuler l’économie des sociétés rurales et, dans la foulée, générer des emplois, développer les transports et plus généralement offrir de nouvelles opportunités. Un processus qui pourrait contrer l’exode qui vide certaines communautés de leur substance.

2015/08/10

Le grand retour de la biomasse, le film pour tout comprendre


Source : Bioénergies International



La biomasse qui était la principale source d’énergie avant l’ère du pétrole, est encore la première source d’énergie renouvelable au monde. Les enjeux énergétiques, alimentaires, et de développement durable, ouvrent à la biomasse lignocellulosique, en particulier aux résidus agro-industriels et forestiers, de nouvelles perspectives vers la production de carburants biosourcés. Un retour de la biomasse est possible.
Chiffres et données scientifiques à l’appui, ce film de 40 minutes pose le problème de la transition énergétique. A travers des témoignages de terrain il apparaît que la part de la biomasse dans le bouquet énergétique pourrait être doublée, et que son utilisation raisonnée doit être optimisée et adaptée localement.

Réalisation : Mathias Fyferling
Conseiller scientifique : Gérard Goma
Production 2012 : Nuits Blanches, CNRS, INSA Toulouse, LISBP, INRA, UE, Toulouse Métropole

L’avenir de la filière bois-énergie en Pays de la Loire vu par Atlanbois


Source : Bioénergies International



Livraison d'une chaufferie à bois, photo BEMA
Livraison d’une chaufferie à bois, photo BEMA
Créée en 1990, Atlanbois, l’association de l’interprofession du bois pour la région Pays de la Loire, déploie depuis 10 ans une partie de son énergie à la filière bois-energie.
Après avoir développé de consert les chaufferies bois, leurs réseaux de chaleur et l’approvisionnement en plaquette, Atlanbois met en place un schéma de production de bois déchiqueté à partir des taillis pauvres. Le principe est de couper ces taillis pour approvisionner les chaufferies afin de replanter les parcelles avec du bois d’œuvre. La région et Atlanbois ont délibérément choisi de limiter la taille des futures chaufferies à des consommations de moins de 30 000 tonnes de bois.
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