Articles biomasse et filières vertes

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2015/09/01

Méthanisation en PACA : deux appels à projets sont lancés


Source : Actu-Environnement



Méthanisation en PACA : deux appels à projets sont lancés

L'association Geres, avec le soutien de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et de la région Provence Alpes Côte d'Azur, lancent deux appels à candidatures pour accompagner l'appel à projets national 1.500 méthaniseurs. Ce dernier se clôture le 4 septembre 2017.

Les appels à projets régionaux ciblent les projets à caractère individuel et ceux à caractère collectif ou territorial, valorisant le biogaz sous formes de chaleur, cogénération ou injection. Les dossiers retenus bénéficieront d'un accompagnement gratuit facilitant le parcours du porteur de projet, indique Geres.

Le premier appel à candidatures, destiné aux projets individuels, vise la réalisation d'un pré-diagnostic du projet de valorisation des matières organiques résiduelles sous forme de biogaz. Il est ouvert aux secteurs agricole, industriel, agro-alimentaire et aux collectivités territoriales. Le second porte sur le démarrage d'un projet de méthanisation territoriale multi-partenarial. Il s'adresse aux collectivités et collectifs d'acteurs. L'accompagnement des dossiers retenus se déroulera de janvier à avril 2016. Les professionnels intéressés doivent envoyer leur demande avant le 1er décembre 2015.


2015/08/31

Transition énergétique : rouler au biométhane ?


Source : Enviro2B



 
L’amendement voté le 19 mai dernier à l’Assemblée Nationale et introduit à l’article 9 du Projet de loi sur la transition énergétique a été l’occasion pour la DGEC* de réunir tous les acteurs de la filière, dont la FNTV, afin de prendre leur avis sur un projet préliminaire.
 
À l’issue de cette réunion, différentes zones ont été définies en fonction des PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) existants ou en cours de définition, de la taille des villes concernées et des décisions de restriction de circulation qui peuvent être prises localement par les Préfets.
 
Au regard des bus urbains, dans les zones moyennement sensibles, seules les technologies GNV, Bio Méthane, Hybrides électriques et électriques seraient envisagées. En revanche, pour les autocars, le sujet est plus complexe : de fait, seule la technologie Diesel est ici utilisée en masse. Or, l’Etat souhaite imposer une solution alternative au Diesel dans les zones où la qualité de l’air est la plus médiocre. Les filières Gaz Naturel ou Bio Méthane semblent envisageables pour tenir cet objectif. Soit ! Cela ne pourra pour autant se faire qu’à la condition express que leur distribution soit suffisamment maillée !
 
En Vendée, une action pilote C’est pourtant dans ce contexte – et avec ces contraintes ? – qu’au printemps dernier Yves Auvinet, Président du Conseil départemental de Vendée, présentait une action pilote** en France : l’expérimentation d’un autocar roulant au bio-méthane sur un circuit scolaire puis sur une ligne régulière. « Avec sa forte croissance démographique et économique, la Vendée consomme de plus en plus d’énergies. C’est pourquoi,le Département a mis en place le plan “Vendée Energies Nouvelles”. L’objectif est que 50 % de l’énergie électrique consommée en Vendée soit produite de manière renouvelable à partir de 2025. La mise en place de cette expérimentation est une action emblématique de ce plan ».
 
Bilan de l’expérimentation ?
 
Testé du 4 mai au 16 juin dernier, cet autocar n’a donné que des motifs à satisfaction, observe Freddy Pasquet, Directeur d’exploitation chez Sovetours qui évoque un premier bilan “à chaud” établi début juillet avant un rapport qui sera remis cet automne : « tant au niveau de la clientèle que des autorités organisatrices, nous n’avons rencontré aucun écueil ni contrainte. Certains clients nous ont même fait part de leur satisfaction à voyager dans un car propre, par ailleurs autonome sur 500 à 700 km, ce qui est suffisant en transport scolaire. Au regard de l’exploitation, nous avons pu compter sur des conducteurs eux-mêmes très investis. Il est vrai que le car était stationné proche du site de méthanisation, près de la pompe en quelque sorte. La problématique de la logistique ne peut être sous-estimée ».
 
À terme, pareil projet ne peut se déployer sans une écoute des politiques comme des autorités organisatrices : la source de distribution doit être sérieusement envisagée. « C’est un paramètre qui ne peut être dissocié si l’on veut réussir. »
 
* Service du Ministère de l’écologie, en charge de la rédaction de ce décret 
**Si le Conseil départemental pilote le projet, celui-ci a été rendu possible grâce à l’implication de cinq partenaires privilégiés : Agribiométhane qui regroupe une dizaine d’agriculteurs (elle s’engageait à fournir le gaz nécessaire au fonctionnement de l’autocar), Sovetours-FNTV, Scania, GDF-SUEZ et la Communauté de communes du canton de Mortagne-sur-Sèvre.
 
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50% DE BUS ET DE CARS A “FAIBLES EMISSIONS” EN 2020
 
Selon un amendement gouvernemental voté par les députés en mai dernier, les transports publics devront comprendre au moins 50% d’autobus et d’autocars à faibles émissions à compter de 2020.
 
Cet amendement  “fixe des jalons temporels précis pour le renouvellement des flottes, mais permet une certaine souplesse dans son application via un décret en Conseil d’État“, insiste le gouvernement dans l’exposé de cette mesure qui a bien entendu* la nécessité « d’une souplesse dans l’application pour tenir compte des usages, des territoires dans lesquels ils circulent et du degré de développement des technologies, tout particulièrement du réseau d’avitaillement »*
 
Ainsi, dès lors qu’ils gèrent directement ou indirectement un parc de plus de 20 autobus et autocars pour assurer des services de transport public, L’État, ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs groupements devront acquérir ou utiliser lors du renouvellement du parc, des autobus et autocars à faibles émissions** dans la proportion minimale de 50% à partir du 1er janvier 2020 puis en totalité à partir du 1er janvier 2025.
 
*lors de la table ronde avec les représentants des collectivités locales, des autorités organisatrices des transports, des entreprises de transport public et des constructeurs de bus et cars.
** Définis en référence à des critères fixés par décret, selon l’amendement.
 
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2015/08/27

Le salon Bois Energie 2016 aura lieu à Nancy et ne sera ouvert qu’aux professionnels


Source : Bioénergies International



 
Salon BOIS ENERGIE 1998 à Lons le Saunier, photo ITEBE
Salon BOIS ENERGIE 1998 à Lons le Saunier, photo ITEBE
 
La société organisatrice annonce que le Salon Bois Energie 2016 aura lieu l’année prochaine pour la première fois à Nancy, du mardi 15 au jeudi 17 mars. Un changement significatif a été apporté dans l’orientation de la prochaine édition, à savoir qu’elle se déroulera uniquement en semaine et avec un visitorat exclusivement professionnel. Historiquement, l’événement comprenait un weekend et était aussi ouvert aux visiteurs Grand Public.
La décision de changer l’orientation du Salon vers le visitorat uniquement professionnel a été prise sur la base des résultats d’une enquête auprès des acteurs du bois-énergie et elle sera testée pour la première fois en 2016.
Il est aussi intéressant de souligner que la tendance des dernières années montre que le visitorat Grand Public a été plutôt volatile, alors que le visitorat professionnel a été beaucoup plus stable. De plus, en repositionnant l’événement vers les visiteurs uniquement professionnels, les dates d’un mardi à un jeudi faciliteront grandement la possibilité pour les visiteurs professionnels nationaux et internationaux d’y participer.
Comme il l’a été depuis sa création en 1998 à Lons-le-Saunier par l’ITEBE, le Salon Bois Energie reste l’événement leader en France pour le bois-énergie, couvrant tout le secteur, de la forêt à la flamme, incluant équipement forestier, production et distribution de combustibles bois, industrie et collectivités locales, chauffage domestique,… plus de 400 exposants et sociétés représentées, venant de 20 pays.

2015/08/20

La loi de transition énergétique pour la croissance verte adoptée et publiée


Source : Réseaux de chaleur



 
logo medde
 
Un vaste chantier et des actions déjà commencées
 
Cette loi, adoptée le 22 juillet en dernière lecture à l’Assemblée nationale, puis validée en quasi totalité le 13 août par le Conseil constitutionnel, a été publiée au JORF du 18 août.  La moitié des textes d’application sont prêts pour la consultation ; tous devraient être publiés d’ici la fin 2015.
De nouveaux appels à projets vont être lancés : pour les collectivités locales, un nouvel appel à projet « territoire à énergie positive » ; pour les particuliers, un appel à projet des copropriétés à énergie positive et pour les entreprises, un appel à projet s’adressera plus spécifiquement aux PME qui s’engagent dans des actions de rénovation énergétique et d’économie circulaire.
 
Traitant à la fois de la rénovation des bâtiments, des modes de déplacement propres, de l’économie circulaire mais aussi des énergies renouvelables, la LTECV est une nouvelle pierre à la politique sobre en carbone du pays.
Les réseaux de chaleur et la loi
 
Pour les réseaux de chaleur, la LTECV apporte un socle juridique plus précis (art 194) et un objectif fort à horizon 2030 (art 1): multiplier par 5 la chaleur renouvelable  et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid.
 
Une meilleure coordination locale et nationale
 
Les réseaux de chaleur seront également mieux pris en compte dans les documents d’urbanismes (PADD du PLU) , afin de concilier aménagement et développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, les établissements publics d’aménagement, sont à présent compétents pour assurer un service de distribution de chaleur et de froid de manière temporaire, dans le cadre de l’opération d’aménagement et avant de la transmettre à un autre entité compétente (art 195).
 
Toujours pour un développement cohérent des réseaux de chaleur sur le territoire national, la programmation pluriannuelle de la chaleur s’intègre complétement dans une nouvelle programmation  globale toutes énergies. Les investissements pour la chaleur sont ainsi pensés et traités avec ceux pour l’électricité et le gaz. L’exercice de programmation veillera au développement équilibré des réseaux, du stockage et de la transformation des énergies ainsi que du pilotage de la demande d’énergie pour favoriser notamment la production locale d’énergie, le développement des réseaux intelligents et l’autoproduction. Il identifiera notamment les interactions entre les réseaux d’électricité, de gaz et de chaleur aux différentes échelles pour en optimiser le fonctionnement et les coûts (art 176).
 
Au niveau régional, un recensement des installations de réseaux de chaleur dans le cadre du SRCAE (art 196)devra être réalisé. Certaines régions l’ont déjà initié (Pays de la LoireIle-de-France), ce travail permet d’avoir une vision énergétique plus globale de son territoire et des besoins par filières (biomasses, géothermie, etc). Aujourd’hui l’enquête nationale sur les réseaux de chaleur pratique déjà un premier recensement mais concerne essentiellement les réseaux d’une certaine taille (en savoir plus sur la réalisation d’un recensement).
 
La loi rappelle également que les gestionnaires en charge des réseaux de chaleur public doivent mettre à disposition de la personnes publiques les données de production et de consommation (art 179). Un décret encadrera également mieux le contenu de ces données.
 
Les collectivités, quant à elle, ont obligation de réaliser un schéma directeur de leur réseaux de chaleur avant le 31 décembre 2018 (art 194).
 
Le gaspillage de chaleur, ciblé
 
La récupération de la chaleur fatale est vivement encouragée, notamment au niveau des industries. La loi rappelle également que la priorité en ce qui concerne les déchets reste la réduction et le recyclage, seulement ensuite vient la valorisation de ces derniers. Celle-ci, reste ainsi fortement encouragée mais l’adaptabilité des installations de valorisation énergétique des déchets à d’autres combustibles doit être recherchée (art 70). En ce qui concerne la cogénération, celles d’une puissance électrique supérieure à 12MW peuvent bénéficier d’un complément de rémunération si la chaleur alimente des sites en base (art 159).
 
De plus, toute sous-station doit désormais posséder un système de comptage (art 27) que cela soit pour les réseaux de chaleur ou pour les réseaux de froid. Le contrôle de ces compteurs est par ailleurs renforcé.
 
D’autres mesures dans le domaine de la qualité de l’air ou du bâtiment peuvent également concerner indirectement les réseaux de chaleur.
En savoir plus:

2015/08/16

Quand les déchets agricoles se transforment en or


Source : Enerzine.com



Quand les déchets agricoles se transforment en or
Le coût élevé des biocarburants peut être réduit en valorisant les déchets végétaux, par exemple en les transformant en composés chimiques de haute valeur. Une récente étude en a fait l’expérience en se concentrant sur une source précise de biomasse : les résidus provenant de la fabrication d’huile de palme au Brésil.
Ce n’est pas encore demain que les biocarburants offriront une alternative durable aux énergies fossiles, des obstacles de nature sociale et environnementale restant à franchir.
L’un des plus importants d’entre eux est le prix, qui doit être réduit pour que ces carburants deviennent compétitifs. L’un des moyens d’y parvenir est de rendre le processus global de production économiquement viable en transformant la biomasse en produits à haute valeur destinés à l’industrie chimique. Dans le journal Industrial Crops and Products, des chercheurs de l’EPFL ont publié les résultats d’une étude démontrant qu’une source spécifique de biomasse – les résidus agricoles provenant de la fabrication d’huile de palme au Brésil – pouvait servir à développer du bioéthanol ainsi que deux autres produits supplémentaires : du furfural, un composé très utilisé dans le monde industriel, et de la lignine, un combustible solide qui pourrait trouver sa place dans les bioraffineries.
Les fruits du palmier poussent en grappes, qui sont récoltées puis pressées pour en extraire de l’huile. Celle-ci est entre autres utilisée en cuisine, pour la confection de cosmétiques et la production de biodiesel. Les résidus fibreux restants au terme du processus de production sont généralement jetés. Or, comme l’explique Edgard Gnansounou et Jegannathan Kenthorai Raman, du Groupe de recherche sur les bioénergies et la planification énergétique de l’EPFL (BPE), ces déchets sont loin d’être sans valeur. « On peut en faire au moins trente composés chimiques différents », expliquent-ils.
Une fois vidées, les grappes de palmier sont-elles une source de biomasse durable ? Et si c’est le cas, en quels produits doivent-ils être transformés ? Tel est le genre de questions auquel les chercheurs tentent de répondre. Dans cette étude en particulier, leur travail a consisté à déterminer la composition de ces résidus et d’optimiser le processus chimiques destiné à leur transformation. Toutes ces données seront ensuite intégrées à l’examen de l’impact environnemental et des coûts économiques d’une telle bioraffinerie.
De la raffinerie traditionnelle à la bioraffinerie
« Utiliser ces déchets pour faire uniquement du bioéthanol revient bien trop cher pour faire réellement concurrence aux carburants fossiles, explique Edgard Gnansounou et Jegannathan Kenthorai Raman. Or, on peut retirer un profit et baisser le prix du biocarburant en adoptant le concept des bioraffineries pour produire des composés supplémentaires tels que le furfural, qui a de nombreuses applications dans l’industrie chimique. Il est notamment utilisé pour la fabrication de fongicides, d’adhésifs spéciaux, de saveurs ou de solvants. » Mais, avertissent les scientifiques, cette démarche peut ne pas suffire pour rivaliser économiquement avec les carburants fossiles, qui sont aujourd’hui très bon marché.
Pour le moment, les bioraffineries n’existent que sur le papier ou comme modèles informatiques. Une fois concrétisées, elles pourront transformer et valoriser une grande partie des résidus agricoles, tels que les enveloppes de riz, les tiges et les feuilles de maïs, la paille de blé et tous les déchets verts issus des tailles de forêts ou de jardins. Ces résidus ont une structure commune - une alternance de longues et de plus courtes chaînes de polymères de sucre (cellulose et hémicellulose) contenant de la lignine dure et difficile à digérer. C’est pourquoi ils peuvent être traités de manière similaire.
Vers des carburants durables
La matière première utilisée pour la fabrication de biocarburants entrant potentiellement en compétition avec les cultures alimentaires, leur production n’est pas sans susciter des controverses. Mais selon les chercheurs, la deuxième génération de ces carburants pourrait bien résoudre ce problème en recourant uniquement à une biomasse issue de récoltes non-arables ou de déchets agricoles communément destinés à être incinérés ou abandonnés dans les champs.
« Les bioraffineries à vocation commerciale ont énormément d’avenir », estiment les chercheurs, qui font référence aux buts fixés par l’Union Européenne de parvenir à ce que les carburants utilisés pour les transports proviennent au moins à 10% de source d’énergie renouvelable d’ici 2020 et à ce qu’un soutien accru soient octroyé aux produits chimiques de base biologique. Toutefois, augmenter la production nécessite la mise en place de solutions durables pour rassembler la biomasse issue de fermes, de plantations et de sites de traitement agricoles, ainsi qu’une amélioration des processus technologiques mis en place dans les bioraffineries.
« En tant que fils de fermier, je suis enthousiasmé par l’idée que l’on puisse ajouter de la valeur à ce que les agriculteurs possèdent en grande quantité : les déchets de plantes », dit Jegannathan Kenthorai Raman. Et de noter que la création de bioraffineries peut potentiellement stimuler l’économie des sociétés rurales et, dans la foulée, générer des emplois, développer les transports et plus généralement offrir de nouvelles opportunités. Un processus qui pourrait contrer l’exode qui vide certaines communautés de leur substance.

2015/08/10

Le grand retour de la biomasse, le film pour tout comprendre


Source : Bioénergies International



La biomasse qui était la principale source d’énergie avant l’ère du pétrole, est encore la première source d’énergie renouvelable au monde. Les enjeux énergétiques, alimentaires, et de développement durable, ouvrent à la biomasse lignocellulosique, en particulier aux résidus agro-industriels et forestiers, de nouvelles perspectives vers la production de carburants biosourcés. Un retour de la biomasse est possible.
Chiffres et données scientifiques à l’appui, ce film de 40 minutes pose le problème de la transition énergétique. A travers des témoignages de terrain il apparaît que la part de la biomasse dans le bouquet énergétique pourrait être doublée, et que son utilisation raisonnée doit être optimisée et adaptée localement.

Réalisation : Mathias Fyferling
Conseiller scientifique : Gérard Goma
Production 2012 : Nuits Blanches, CNRS, INSA Toulouse, LISBP, INRA, UE, Toulouse Métropole

L’avenir de la filière bois-énergie en Pays de la Loire vu par Atlanbois


Source : Bioénergies International



Livraison d'une chaufferie à bois, photo BEMA
Livraison d’une chaufferie à bois, photo BEMA
Créée en 1990, Atlanbois, l’association de l’interprofession du bois pour la région Pays de la Loire, déploie depuis 10 ans une partie de son énergie à la filière bois-energie.
Après avoir développé de consert les chaufferies bois, leurs réseaux de chaleur et l’approvisionnement en plaquette, Atlanbois met en place un schéma de production de bois déchiqueté à partir des taillis pauvres. Le principe est de couper ces taillis pour approvisionner les chaufferies afin de replanter les parcelles avec du bois d’œuvre. La région et Atlanbois ont délibérément choisi de limiter la taille des futures chaufferies à des consommations de moins de 30 000 tonnes de bois.
Plus d’informations :

2015/08/06

Produire du biogaz et des briquettes avec de l’herbe de bord de route


Source : Bioénergies International



Frank Hensgen, Universität Kassel, image Watts-New
A l’occasion du salon Biogaz Europe 2015, Frank Hensgen de l’université de Kassel en Allemagne présente le projet qui a vu la conception d’un procédé tout à fait particulier de méthanisation de déchets verts de bord de route et de briquetage du digestat fibreux.
La technologie est entièrement incluse dans un conteneur mobile. La biomasse est préalablement lavée pour en extraire le plus possible les minéraux afin qu’il ne viennent ensuite pas contrarier la combustion des briquettes.

Prototype Blue Conrad, photo UniKASSELversität
Prototype Blue Conrad, photo UniKASSELversität

2015/08/05

Méthanisation agricole : voie sèche et voie liquide ?


Source : Bioénergies International



Alimentation d'un digesteur en voie sèche
Alimentation d’un digesteur en voie sèche
Lors du salon BIOGAZ EUROPE 2015, Cécile Hubert, chargée de mission énergie à la Chambre d’Agriculture du Maine et Loire et coordinatrice régionale du pôle énergie des Chambres d’Agriculture des Pays de la Loire précise les critères de choix technologique pour la méthanisation agricole entre les voies sèche ou liquide.
Les clés du choix :
  • Voie sèche : une logistique classique proche de celle du fumier avec un besoin de fraicheur nécessaire du fumier.
  • Voie liquide : maitrise des corps étrangers et préparation des substrats
Cécile Hubert élargit également le sujet en présentant la voie visqueuse.

>> Télécharger la pésentation de Cécile Hubert à Nantes : Méthanisation voie sèche, voie liquide: les critères de choix (4,1 Mo)

Les points à lever pour le développement de la méthanisation en France


Source : Bioénergies International



Lors du salon BIOGAZ EUROPE 2015 à Nantes, Jean Grellier, Député PS des Deux-Sèvres et Président du Groupe parlementaire sur le biogaz à l’Assemblée Nationale, répond aux questions de Juleiite Talpin sur les blocages à lever pour atteindre l’objectif des 1500 méthaniseurs en France et sur le travail parlementaire en faveur de cet objectif.


2015/08/04

Plan élevage et méthanisation : les deux projets d'arrêtés tarifaires soumis au Conseil supérieur de l'énergie


Source : Actu-Environnement



Le Conseil supérieur de l'énergie a donné, le 31 juillet, un avis favorable aux deux projets d'arrêtés tarifaires pour l'électricité produite dans les installations de méthanisation, annoncés dans le cadre du plan de soutien à l'élevage.

2015/08/01

Les énergies renouvelables progressent désormais plus vite que les fossiles


Source : Bioénergies International



Ecofin Bloomberg
Les sources renouvelables dépassent pour la première fois les combustibles fossiles dans la course à l’énergie. Le Bloomberg New Energy Finance (BNEF) a révélé lors de son assemblée annuelle qu’en 2013, 143 GW de capacité d’énergies renouvelables ont été installés contre 141 GW pour les énergies fossiles.
A la base de cette évolution, les investissements massifs effectués dans les énergies renouvelables en Inde, au Chili, en Asie du Sud-est et en Afrique sub-saharienne.
L’organisation prévoit l’accentuation de cet écart, nonobstant la baisse des prix du pétrole et du gaz. Ainsi, en 2030, 279 GW de centrales à sources renouvelables seront installées contre 64 GW de centrales utilisant les combustibles fossiles, mais ce, à condition que le rythme d’investissement dans le renouvelable se maintienne. « Le système électrique est en train de devenir plus propre.» s’est enthousiasmé Michael Liebreich le fondateur du BNEF.
Cependant, le chemin pour atteindre ces objectifs est encore long du fait du caractère intermittent des énergies renouvelables telles que le solaire ou l’éolien et de leur coût assez élevé. Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, les énergies fossiles, bien qu’en baisse, représenteront encore 76% du mix énergétique mondial en 2035 contre 18% pour les renouvelables.
Source : Agence Ecofin

Les perspectives de distribution des bioénergies en réseaux (chaleur et gaz)


Source : Bioénergies International



Interview de Christian Couturier, co-directeur de l’association Solagro et président du réseau négaWatt, réalisée lors des Salons Bois Energie, Biogaz Europe, Hypac Expo en mars 2015 à Nantes par Julette Talpin et Bert Hanna de Watts New.
Sujets abordés : réseaux de chaleur biomasse, biométhane en réseau, biohydrogène, méthanation de la biomasse et décarbonisation totale des effluents gazeux de la méthanisation.
Pour en savoir plus : www.biogaz-europe.com et www.boisenergie.com


2015/07/31

La méthanisation, activité complémentaire du Gaec du Millier à Beuzec Cap Sizun


Source : Bioénergies International



L'élévage d'André Sergent à Beuzec Cap Sizun, image Tébéo
L’élévage d’André Sergent à Beuzec Cap Sizun, image Tébéo
André Sergent, Président de la chambre d’Agriculture du Finistère, présente son unité de méthanisation en cours de montage.
L’unité de méthanisation :
  • Production électrique de 207 kW.
  • Chaleur de méthanisation valorisée pour le chauffage de la nurserie porcine.
  • Temps de retour sur investissement : 7 ans.
  • Conception & réalisation : www.maiveo.com

Une vidéo de la chaîne Tébéo, Télé Bretagne Ouest, chaîne de télévision locale privée diffusant dans le Finistère, l’Ouest des Côtes-d’Armor et une partie du Morbihan.

Vers des territoires à énergie positive, rencontres nationales les 2, 3 et 4 septembre 2015


Source : Bioénergies International



Tepos 2015
Les 2, 3 et 4 septembre 2015, la Communauté de Communes du Thouarsais accueillera les 5ème Rencontres Nationales «Énergie et Territoires ruraux : vers des territoires à énergie positive» (TEPOS) avec le soutien de la Région Poitou-Charentes.
Ces rencontres rassemblent chaque année des élus de collectivités locales, des directeurs et chargés de mission des territoires ruraux, des services de l’État, des professionnels du secteur de l’énergie, des chefs d’entreprises, des membres de coopératives agricoles et citoyennes, etc. Il s’agit d’un événement national à part entière, destiné à des professionnels, comprenant des débats et retours d’expériences locaux, nationaux et européens, des ateliers, des visites et des temps d’échanges conviviaux. Les précédentes éditions ont réuni entre 300 et 400 participants chacune et ont eu un retentissement dans les médias à tous les niveaux.
Les objectifs visés par les rencontres nationales TEPOS sont les suivants :
  • Permettre les échanges d’expériences entre territoires ruraux en matière d’économie d’énergie, de développement des énergies renouvelables.
  • Favoriser la mise en contact de partenaires, d’acteurs, de développeurs, de collectivités.
  • Accueillir au sein du réseau national et mettre en lumière les nouveaux territoires engagés, notamment via l’appel à manifestation d’intérêt du Ministère : « Territoires à Énergie Positive pour la Croissance Verte ».
  • Porter à connaissance la politique régionale et la politique menée sur le Thouarsais ainsi que les réalisations.
  • Promouvoir les accompagnements existants (dont font partie les dispositifs portés par la Caisse des Dépôts et Consignations par exemple), les projets exemplaires, les technologies nouvelles.
L’exemplarité des territoires à énergie positive
Un territoire à énergie positive vise l’objectif de réduire ses besoins d’énergie au maximum, par la sobriété et l’efficacité énergétiques, et de les couvrir par les énergies renouvelables locales (“100% renouvelables et plus”).
L’accomplissement de la transition énergétique représente la fin première du territoire à énergie positive : elle répond aux enjeux fondamentaux du changement climatique, de l’épuisement des ressources fossiles et de la réduction des risques industriels majeurs à l’échelle du territoire.
Pour cette nouvelle édition, le territoire organisateur est la Communauté de Communes du Thouarsais. Le Thouarsais est un territoire où les réalisations sont bien avancées et les résultats palpables. Il bénéficie d’installations et de retours d’expériences très concrets, visibles pour les participants (ex. : Tiper solaire, Tiper et Capter méthanisation, des bâtiments à énergie positive, des rénovations de particuliers exemplaires, des entreprises engagées, des collectivités qui réalisent des réhabilitations très performantes, éolien, lotissement AEU, etc.).
La manifestation va permettre de valoriser le territoire, lequel s’est donné comme objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 et devenir un territoire à énergie positive.
Pour plus d’informations consulter le site tepos 2015

Comment aborder la filière bois-énergie en tant que propriétaire forestier ?


Source : Bioénergies International



Retour sur une journée qui a mobilisé près de 100 participants le 20 mars 2015 en Bretagne.
Démonstration de déchiquetage le 20 mars 2015 au Faouët, photo Abibois
Démonstration de déchiquetage le 20 mars 2015 au Faouët, photo Abibois
C’est en souhaitant apporter une réponse possible parmi bien d’autres, qu’une journée a été organisée dans le cadre des rencontres forestières du CRPF, en clin d’œil à la journée Internationale des Forêts, le 20 mars 2015 au Faouët dans le Morbihan. Cette réunion organisée en partenariat avec Abibois et les Cetef du Morbihan et du Finistère, a réuni près de 100 personnes, majoritairement propriétaires forestiers mais également acteurs professionnels de la filière bois.
Après un rappel des principaux chiffres décrivant l’état des lieux du bois-énergie en Bretagne, le contexte des programmes des « 10 Chantiers Tests » et de « Breizh Forêt Bois » a été présenté. C’est en effet dans ce cadre que le gérant du Groupement Forestier de l’Inam a accepté de se prêter au jeu des relevés de terrain avant la coupe rase de peuplement pauvres, dont les caractéristiques leurs permettaient d’entrer dans les cahiers des charges de l’un et l’autre des programmes.
Mais l’engagement du Groupement Forestier de l’Inam pour le bois énergie n’a pas attendu l’existence de ces 2 programmes. C’est par une présentation conjointe du Président du GF ainsi que de son gestionnaire qu’a été détaillée la réflexion qui a mené les propriétaires des 240 ha du groupement à investir en 2012 dans une plateforme de stockage du bois énergie d’une capacité de 2500 m3. Près de 20% de la surface forestière est constitué de peuplements naturels correspondants pour la plupart à une définition de peuplements pauvres. L’orientation prise par le GF sur cette part de la surface est la coupe rase pour un reboisement avec des espèces plus adaptées aux sols, de type résineux, ayant pour objectif principal la production de bois d’œuvre. En dehors des bois aptes à cette valorisation, les débouchés étaient limités. Cela a conduit le groupement à se rapprocher de la SCIC Energies Bois Sud Cornouaille pour étudier la possibilité de valoriser ces bois en plaquette pour l’alimentation des chaufferies automatiques livrées par cette dernière. Dans cette logique de circuit court, le groupement forestier a évalué la production de bois énergie dans différentes situations : premières éclaircies de résineux, coupe rase d’une plantation d’aulnes en échec ou de taillis de bouleau et de saules.
La journée a mobilisé près de 100 participants, photo Abibois
La journée a mobilisé près de 100 participants, photo Abibois
Après 3 années de retours d’expérience, il s’avère que les coûts de débardage sont les plus variables d’un chantier à l’autre. Le choix le plus économique pour le GF a été de débarder les bois en grande longueur sur la plate-forme et de faire le déchiquetage en plan fixe. La rémunération du bois souhaitée par le GF est de 18€ par tonne humide produite. C’est un choix assumé que de chercher à valoriser au mieux ce produit qui, sans cela, resterait sur pied et ne participerait ni à une dynamique forestière, ni au développement local d’une énergie renouvelable.
C’est cette partie qu’a ensuite développé Alain RICHARD, gérant de la SCIC Energies Bois Sud Cornouaille qui gère des plateformes d’approvisionnement de chaufferies bois sur un territoire équivalent au quart sud-est du département du Finistère.
La journée s’est ensuite poursuivie autour d’une démonstration de déchiquetage sur la plateforme de stockage du Groupement Forestier de l’Inam, réalisée par la société DANTEC.
Plus d’informations / contacts : CRPF, Nicolas DUVAL, nicolas.duval@crpf.fr // Abibois, Nathalie BRAC, nbrac.energie@abibois.com // Cetef 56, Samuel LE PORT, samuel.leport@morbihan.chambagri.fr  // Cetef 29, Alain COÏC, alain.coic@finistere.chambagri.fr

Trier les biodéchets de l’hôpital de Paimpol pour les valoriser


Source : Bioénergies International



Trier au mieux et sans perdre de temps
Trier au mieux et sans perdre de temps
En France, la réglementation sur les biodéchets impose le tri et la valorisation des biodéchets aux personnes et structures produisant plus de 40 tonnes de déchets alimentaires et 300 litres d’huiles alimentaires usagées par an pour 2014, et jusqu’à 10 tonnes et 60 litres pour 2016. Soucieuse d’encourager les acteurs à anticiper la réglementation et à favoriser la prévention des déchets, l’ADEME Bretagne a lancé en mai 2013 un appel à candidatures à destination des acteurs de la restauration collective. L’objectif est de proposer, sur la base d’un dossier de candidature, un accompagnement et un suivi sur un an de dix établissements pour la mise en oeuvre d’actions de prévention et de valorisation des biodéchets.
Le positionnement du Centre Hospitalier Max Querrien de Paimpol dans les Côtes d’Armor
L’établissement a mis en place le tri des cartons et papiers, des DASRI, et a créé en 2013 un groupe de travail interne « développement durable » afin de réfléchir à la façon d’améliorer les pratiques de l’établissement sur ce thème. Interpellée par le coût des denrées alimentaires jetées, et convaincue par la nécessité de s’améliorer sur la question des déchets, l’équipe (responsable restauration, responsable déchets-espaces verts, responsable qualité, responsable du groupe de travail développement durable) a souhaité mettre en place une réduction, un tri et une valorisation des déchets alimentaires. La difficulté réside dans la multiplicité des lieux de production des déchets : les 12 satellites de l’hôpital, dont 4 EHPAD2 (dont deux sont délocalisés), le self du personnel.
Une mise en place progressive du tri et de la valorisation
Parmi les 7 actions envisagées, les principales concernent la quantification des biodéchets et la mise en place du tri et de la valorisation. Une opération pilote est alors mise en place pour répondre à ces deux objectifs, et une recherche de prestataire est lancée en parallèle. La valorisation sur site n’est pas envisagée en raison des quantités et de la composition des biodéchets (déchets carnés, traces de médicaments).
Présentation et résultats
Afin de mieux connaitre les quantités de déchets alimentaires produits par l’hôpital, une opération pilote est menée avec trois services volontaires et très divers : la Résidence Terre Neuvas (EHPAD sur site, 55 personnes en salle à manger) ; le service de péri-chirurgie (20 lits, service en chambre sur plateau) ; le restaurant du personnel (150 personnes, self en ligne). Le tri est fait par le personnel de service sur l’EHPAD et sur le service de péri-chirurgie. Pour le restaurant du personnel, la mise en place du tri s’est accompagnée d’une campagne de communication (présence des équipes sur site, affichage, quizz ludique avec un repas à gagner). Ces données ont permis d’affiner la connaissance des quantités jetées : 46 tonnes annuelles estimées sur l’établissement.
Un contenant de plus destiné à recevoir les biodéchets lors du débarrassage de chaque plateau
Un contenant de plus destiné à recevoir les biodéchets lors du débarrassage de chaque plateau
En parallèle, une recherche de prestataire a été menée. Elle s’est avérée assez difficile car peu de structures dans la région disposent de l’agrément SPA 33nécessaire pour prendre en charge les déchets de l’établissement. Le SMITRED Ouest d’Armor4 se positionne sur ce type de déchets et a accepté d’organiser une collecte pour l’établissement (bien que la collecte ne fasse pas partie de ses compétences) – la collecte est lancée à partir d’octobre 2014.
Une réflexion est menée sur la mise en place de contenants adaptés pour faire le tri au sein des établissements, en particulier sur les chariots de distribution et de débarrassage des plateaux dans les services. Ceux-ci ont été adaptés afin de pouvoir accueillir un contenant de plus destiné à recevoir les biodéchets lors du débarrassage de chaque plateau (seaux en plastique de récupération). Le responsable déchets-espaces verts a communiqué auprès du personnel de service et leur a donné des clés pour trier au mieux et sans perdre de temps.
Focus
Au vu du nombre des sites de production de biodéchets différents, une mise en place progressive a été privilégiée. Ainsi, les trois sites pilotes sont d’abord concernés par une mise en oeuvre complète (tri sur site, transfert en zone déchets de l’hôpital dans des contenants dédiés, collecte par le prestataire). Une fois le fonctionnement rôdé sur ces trois sites pilotes, la collecte sera progressivement mise en place sur l’ensemble des services : la généralisation est prévue pour la fin de l’année 2014.
Cette mise en place en plusieurs étapes permet de contrôler le déploiement de la démarche et de prendre le temps de communiquer de manière directe auprès de l’ensemble du personnel lorsque le tri est mis en place dans son service. Cela a également évité de mettre en place un tri des biodéchets sur l’ensemble de l’établissement avant qu’il y ait une réelle valorisation de ces déchets – ce qui aurait été mal perçu par le personnel.
Contacts

Gecco collecte et valorise les huiles alimentaires en biodiesel


Source : Bioénergies International



Véhicule de collecte des huiles usagées GECCO, photo D. Bokalo
Véhicule de collecte des huiles usagées GECCO, photo D. Bokalo
Depuis 2007, cette entreprise nordiste collecte et recycle l’huile alimentaire usagée. Demain, elle souhaite accompagner les territoires pour faire du recyclage d’huile alimentaire, une filière locale de biodiesel, depuis la collecte à l’utilisation du produit. La structure juridique choisie est la SARL, avec l’agrément étatique « Entreprise solidaire ». Gecco combine ainsi deux modèles économiques : l’économie circulaire et celui de l’ESS.
Julien Pilette, jeune entrepreneur originaire d’Artres, co-fondateur et gérant de Gecco
Julien Pilette, jeune entrepreneur originaire d’Artres, co-fondateur et gérant de Gecco
En 2007, l’entreprise Gecco est née, avec une collecte innovante de l’huile alimentaire : elle est récupérée gratuitement dans 1500 restaurants (90%) et déchetteries (10%), en triporteur sur Lille ou en camionette dans le reste de la région, en partenariat avec des entreprises d’insertion. Elle est ensuite recyclée chez un partenaire belge qui la revend aux usines de biodiesel en Europe. 300 tonnes sont collectées par an (dont 35 tonnes par triporteur). Dès 2008, Julien va s’associer avec Michel Millares, un scientifique, pour mener parallèlement un travail de recherche et développement dans ce domaine.
Une entreprise de l’Economie sociale et solidaire
Aujourd’hui, deux tiers des ressources de l’entreprise proviennent de la vente d’huile usagée à l’entreprise de recyclage. Le reste provient d’activités d’audit et conseil (ex : réalisation de diagnostic qualité-sécurité-environnement auprès d’entreprises …), activités que Michel Millares réalisait avant son arrivée chez Gecco et qu’il a poursuivies.
Le budget de Gecco (chiffre d’affaires et crédit impôt recherche) avoisinait les 300 000 euros sur 2013. Au capital, on trouve une quinzaine de partenaires comme sept CIGALES, Autonomie & Solidarité et six particuliers, dont trois salariés. La structure juridique choisie est la SARL, avec l’agrément étatique « Entreprise solidaire » : « nous travaillons selon la logique de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) puisque nous mettons l’economie au service de l’homme et de l’environnement et non l’inverse. » Gecco combine ainsi deux modèles économiques : l’économie circulaire et celui de l’ESS.
Vers de nouveau mix énergétiques locaux
La collecte d’huile stagnant depuis quelques années, Julien Pilette pressent que l’entreprise doit changer d’échelle, innover pour continuer à se développer. Il imagine un concept, « un nouveau modèle économique local : que l’huile alimentaire collectée localement soit recyclée en bio-diésel et réutilisée sur le même territoire. Il s’agit de relocaliser ainsi une filière sur un territoire. Cette relocalisation valorise les circuits courts et diminue l’empreinte écologique de la filière. » Pour ce faire, Gecco souhaite accompagner les territoires pour développer ce type de filière de recyclage à l’échelle locale : « il faut que ceux qui possèdent des déchets, se les réapproprient. J’ai conscience que nous ne pouvons pas vivre immédiatement sans pétrole : nous allons vivre avec un bouquet énergétique et le bio-diésel-déchet sera l’une des branches de ce bouquet. » Surtout dans nos territoires gros consommateurs de frites…
Du brevet à la levée de fonds, avec la Troisième Révolution Industrielle en perspective
Pour ce faire, depuis trois ans, Gecco investit dans la recherche, au travers de son laboratoire dirigé par l’associé Michel Millares, et en partenariat avec l’Université Lille 1. L’objectif est de développer un programme de recherche scientifique en matière de recyclage d’huile alimentaire en biocarburant, via un procédé biologique et non chimique, limitant ainsi son empreinte écologique. Soutenue financièrement dans cette démarche, l’entreprise a été également lauréate 2013 du programme Scale-up de la Fondation Rotschild (programme dédié au changement d’échelle des entreprises sociales).
 
Collecte des huiles usagées par GECCO, photo D. Bokalo
Collecte des huiles usagées par GECCO, photo D. Bokalo
Durant ce premier semestre 2014, Gecco mène un premier tour de table pour lever des fonds : « le travail de laboratoire s’achève, il est temps de passer au semi-industriel pour valider le modèle. ». L’objectif est de financer un pilote industriel dans le Nord-Pas de Calais : la première usine régionale qui va recycler l’huile alimentaire en biodiesel. « Nous n’avons pas encore fixé pour l’instant ni le lieu, ni la collectivité qui va nous accompagner sur ce projet. Mais nous nous inscrivons dans la dynamique de la Troisième Révolution Industrielle (TRI) : le CCI de la région Nord de France soutient notre démarche, nous présente des investisseurs. » Avec à la clé, un probable nouvel élan pour les activités de Gecco et l’élargissement de son activité de collecte auprès des restaurateurs, leur première cible, et des déchetteries gérées par les communes.
Les huiles alimentaires usagées bientôt dotées d’un réseau national de valorisation ?
Pour autant, Gecco ne s’interdit pas de prospecter d’autres régions françaises. A terme, Julien Pilette se voit bien gérer un réseau national de collecte et de transformation d’huiles alimentaires, selon les envies des territoires : « Nous conseillons déjà une association en Ardèche qui collecte et recycle l’huile alimentaire pour des chaînes de tronçonneuses. » L’entreprise est également en réseau informel avec de petites structures qui collectent les huiles alimentaires usagées « A six ans, l’objectif serait d’atteindre un millions d’euros en terme de chiffre d’affaires, généré tant par l’activité conseil que par le recyclage. Notre ambition est de gérer un réseau de franchises de recyclage et d’apporter conseil et ingénierie, aussi bien en recyclage d’huile qu’en développement de nouvelles technologies. »
Une Analyse du Cycle de Vie innovante
Julien Pilette est en tout cas très confiant sur cette filière locale de biocarburant conçue par Gecco : « cette démarche est très innovante en matière d’ACV – Analyse de Cycle de Vie – tant d’un point de vue environnemental que social. » Les recherches ont permis en effet d’imaginer une filière éco-conçue de biodiésel avec un faible impact sur l’environnement et sans impact sur l’agriculture, en capacité de contribuer à l’autonomie énergétique du territoire. Et socialement, l’entreprise propose une relocalisation, mettant en valeur les circuits courts, les usagers locaux et la création d’emplois.

En 2015, le producteur mondial de frites surgelées McCain, implanté en région Nord Pas-de-Calais, s’est associé à Gecco.

Sources : www.cerdd.org et www.gecco.fr

Les bioénergies permettent de contribuer aux objectifs de durabilité


Source : Bioénergies International



Bioenergy & sustainability
En avril 2015, le comité scientifique sur les problèmes de l’environnement (SCOPE en anglais, une organisation non gouvernementale internationale), a publié un rapport sur la durabilité des bioénergies. Ce rapport de 779 pages explique comment les bioénergies permettent de contribuer aux objectifs de durabilité. Ce ne sont pas moins de 137 experts de 82 institutions de 24 pays qui ont collaboré à ce document.
ont collaboré à ce document.
Y-a-t-il suffisamment de terres disponibles pour produire durablement l’alimentation humaine et animale, et la biomasse pour des usages énergétiques pour une population croissante ?
Tel était une des questions abordées par le rapport. Plusieurs types de terres sont disponibles pour les bioénergies, par exemple les terres dégradées, les terres non adaptées pour l’agriculture mais convenant aux bioénergies et les terres rendues accessibles en intensifiant l’utilisation des pâturages (certaines pâtures sont peu voire pas exploitées). Sur base des hectares disponibles estimés,
les auteurs du rapport considèrent que « la question cruciale à se poser n’est pas la gestion de la concurrence de l’utilisation des terres entre énergie et alimentation mais plutôt comment la production des bioénergies peut être incorporée au mieux dans les systèmes humains et naturels. »
Comme indiqué dans la conclusion, « suffisamment de terres sont disponibles, les bioénergies ne devraient pas constituer une menace pour la sécurité alimentaire, la biodiversité et les services écosystémiques. De plus les améliorations de cette industrie (améliorations des sols, chaines intégrées, l’utilisation des co-produits, l’amélioration des technologies de conversion) renforcent
l’atténuation du changement climatique tout en améliorant les performances économiques au profit des besoins sociétaux plus larges. »
Valbiom
Laurent ANZALONE, l.anzalone@valbiom.be

Le pôle bois énergie de Decize cherche désespérement un producteur de granulés de bois


Source : Bioénergies International



Projet d'unité de cogénération & granulation au bois à Decize sur le modèle de Enerbois en Suisse, photo Frédéric Douard
Projet d’unité de cogénération & granulation au bois à Decize sur le modèle de Enerbois en Suisse, photo Frédéric Douard
Dans la Nièvre, la Communauté de Communes du Sud-Nivernais est en cours de négociation et de recherche active de partenaires pour la création à Decize, en 2016, d’un pôle bois-énergie. Il y est prévu la création de 200 emplois directs sur le site répartis en 6 activités :
  • Une centrale de cogénération bois
  • Une unité d’exploitation forestière interne à la centrale
  • Des serres maraîchères
  • Une plate-forme d’expédition
  • Une production de granulés bois
  • Une unité de déroulage de contreplaqué
L’intelligence du projet réside dans la complémentarité des activités, la centrale d’énergie consommant les déchets de production de contreplaqué et des serres et une unité de granulation devant valoriser la chaleur de cogénération.
Cliquer sur l'image pour agrandir.
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Le problème aujourd’hui pour véritablement lancer le projet est qu’il manque un maillon à la chaine vertueuse : le producteur de granulés. La production estimée serait comprise entre 75 000 et 100 000 tonnes par an, qu’on se le dise, avis aux candidats !
Contact : www.ccsn.fr – 03 86 77 09 45 – accueil@ccsn.fr

2015/07/30

Visite de l’unité de méthanisation de Gaillon dans l’Eure


Source : Bioénergies International



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L’ARENE Île-de-France a co-organisé avec le cluster Biogaz Vallée, une visite de l’unité de méthanisation Biogaz de Gaillon dans l’Eure le 15 juin 2015, en marge du Salon ExpoBiogaz. La présence de l’exploitant et du constructeur ont permis à la cinquantaine de participants de bénéficier d’un tour d’horison complet de l’unité de méthanisation.
Le processus a été explicité dans sa globalité : réception des intrants (déchets organiques, solides, liquides ou pâteux et biodéchets déconditionnés) dans la partie dépotage et stockage des déchets, production du biogaz par le passage dans les cuves de méthanisation et de maturation, valorisation du biogaz dans un moteur de cogénération pour produire à la fois de l’électricité et de la chaleur et stockage des digestats liquides et solides avant épandage.
Cette journée a également été l’occasion de présenter les collaborations développées avec les partenaires locaux (les « apporteurs » de déchets, les collectivités territoriales, le gestionnaire du réseau d’électricité, les agriculteurs valorisant le digestat, les financeurs…).
La visite a mis en lumière un certain nombre de facteurs de reproductibilité sur le territoire francilien ainsi que les principales spécificités de cette unité de méthanisation (comme la cuve de maturation qui permet de maximiser la production de biogaz ou la production de chaleur qui alimente la piscine municipale).
Depuis 2014, ce site de 725 kWél produit l’équivalent de la consommation en électricité de 865 familles, avec un bilan carbone positif de 3 028 tonnes de CO2évitées par an.
Informations techniques
  • Conception-construction : Naskéo en 2014
  • Substrat : 26 000 tonnes de gisements par an pré-traités par broyage et hygiénisation, dont 2 000 tonnes de fumiers équins
  • Procédé : infiniment mélangé
  • Deux digesteurs d’une capacité unitaire de 3000 m3
  • Deux réservoirs de stockage de digestat d’une capacité unitaire de 7000 m3
  • Production électrique : 725 kWél,
  • Valorisation thermique au centre aquatique dela Communauté de Communes Eure Madrie Seine et au collège Gaillonnais
  • Epandage des digestats sur 40 commune (3000 ha)
Sources :

L’impact du bois énergie dans la lutte contre l’effet de serre


Source : Bioénergies International



Le bois-énergie est considéré comme une énergie non émettrice de gaz à effet de serre (GES) car la quantité de CO2 émise par l’oxydation naturelle et la combustion de bois (le carbone « biogénique ») correspond à celle captée pendant la croissance de l’arbre. L’intensification des prélèvements de bois en forêt pourrait toutefois avoir un impact sur le bilan gaz à effet de serre de la filière forêt bois qu’il convient d’analyser à l’échelle nationale.
Forêt jurassienne vue du ciel, photo Frédéric Douard
Forêt jurassienne vue du ciel, photo Frédéric Douard
Cette analyse est d’autant plus importante car les nouvelles règles adoptées par l’Union européenne pour la 2ème période d’engagement du protocole de Kyoto (2013-2020), imposent de prendre en compte, dans la comptabilisation des émissions et absorptions de gaz à effet de serre vis-à-vis de l’objectif global de réduction d’émissions, les variations de stocks de carbone dans la forêt et les produits bois.
Afin d’éclairer cette thématique complexe, l’ADEME a mené une revue de la littérature scientifique et a réalisé une première évaluation de l’impact que pourrait avoir un accroissement des prélèvements en forêt pour un usage énergétique et matériau sur le bilan effet de serre de la forêt française et de la filière bois.
Résumé de l’avis
Le manque éventuel de séquestration de carbone en forêt est compensé par le stockage additionnel de carbone dans les produits bois et par les émissions fossiles évitées par la substitution énergie et matériau. Il y a un délai temporel, un « temps de retour carbone », nécessaire avant l’obtention de bénéfices en termes de gaz à effet de serre évités.
La période de temps de retour carbone - qui peut être considérée comme une « dette carbone » ou un « investissement carbone » – dépend des conditions du territoire (productivité des essences, type de sol, antécédents culturaux, risque d’événement extrême…), du type de gestion forestière (niveau de prélèvement, type de coupe, utilisation de techniques d’augmentation de la production…), de la répartition de la récolte entre les différents usages (matériaux, industrie, énergie) et de l’ampleur de la substitution énergétique et de la substitution matériau. Selon les hypothèses, la période de temps de retour carbone peut aller jusqu’à plusieurs décennies.
Le temps de retour carbone est d’autant plus court que l’usage du bois prélevé est optimisé. Ainsi, si la récolte de gros bois est uniquement destinée à la production d’énergie, sans risque avéré de dépérissement de ces arbres sur pied, le temps de retour carbone pourrait dépasser la centaine d’années. Ce dernier cas n’est toutefois pas représentatif de la situation française, où la filière bois énergie est principalement orientée par l’action publique sur des coproduits, sous-produits forestiers, connexes et produits en fin de vie de la filière bois matériau. En revanche, si l’on récolte, pour des fins énergétiques, du bois qui se serait de toute façon décomposé en forêt ou dans la filière (menu bois19, premières éclaircies, bois provenant de coupes faisant suite à des évènement extrêmes, bois récolté sans débouché dans la filière matériau, déchets, sous-produits et co-produits de la transformation du bois et produits en fin de vie), les bénéfices peuvent être attendus à très court terme.
Plusieurs travaux scientifiques, notamment étrangers montrent que, selon la ressource utilisée pour produire de l’énergie, les gains en matière d’émissions de gaz à effet de serre évitées par rapport à des sources d’énergie fossile peuvent être réalisables soit à court terme (10 ans) soit à moyen ou long terme (50 ans ou plus).

Mise en service de la centrale de cogénération biomasse d’Epinal


Source : Bioénergies International



La centrale de cogénération au bois de la ville d'Epinal, photo Agglomération d'Epinal
La centrale de cogénération au bois de la ville d’Epinal, photo Agglomération d’Epinal
« Après plusieurs mois de travaux, le chantier de construction de la troisième chaufferie biomasse de la ville d’Epinal vient de toucher à sa fin. La nouvelle unité de production de chaleur et d’électricité vient de démarrer ses machines en juin 2015.
Cette dernière chaufferie biomasse de la région vient d’ouvrir ses portes du côté du quartier de Razimont à Epinal, en bordure de l’échangeur routier avec la RN 57. Le chantier entamé depuis l’automne 2013 vient en effet de s’achever.
Cette nouvelle unité de production de chaleur et d’électricité consomme 12 camions de  plaquettes forestières par jour durant toute l’année.
Au niveau des émissions de poussière, la centrale biomasse est bien au delà des normes prévues au plan de protection de l’air 2017 avec un ordre de performance 3 fois plus important.
Cette nouvelle chaufferie équipée d’une chaudière finlandaise Renewa produira 5 MWh d’électricité et 12 MWh de chaleur, qui seront revendus à EDF ou réutilisés.
La chaufferie emploie 10 salariés permanents de Cofely pour la faire tourner et impulsera environ 60 emplois directs et indirects. L’ensemble du projet de construction de cette nouvelle chaufferie bois aura couter 30 Millions d’euros. La centrale utilisera 58 000 tonnes de plaquettes forestières, issus des Vosges et achetées dans un rayon de 80 à 100 km maximum autour du site.
La centrale permettra d’économiser 32 000 tonnes de CO2 et devrait booster la filière bois sur le département des Vosges. Elle permettra également de réduire le coût pour l’usager Spinalien. »

Rapport d'activité de l'observatoire économique de France Bois Forêt pour l'année 2014-2015


Source : Fordaq



Cet outil fournit des statistiques et données économiques fiables et actualisées relatives à la filière forêt bois : sylviculture, exploitation forestière, scierie, emballage léger, palette, caisses industrielles, négoce, parquet, charpentes et menuiseries, construction, énergie….
Ces données permettent d’appuyer les acteurs économiques du secteur dans leur développement, en leur permettant d’agir sur les marchés, d’anticiper les tendances et de contribuer au développement de toutes les activités économiques de la filière. Elles sont particulièrement nécessaires aux nombreux plans et programmes d’actions: Plan National Forêt Bois, Plan de la Nouvelle France Industrielle, …
Le rapport d’activité 2014 – 2015 dévoile un bilan complet de la filière
Le rapport de l’observatoire économique FBF contient le bilan de conjoncture de l’année 2014, ainsi que des informations sur l’activité du premier trimestre 2015. Vous trouverez également dans le rapport les données économiques relatives à l’activité économique de l’amont forestier, de l’exploitation et des industries du bois, et de la construction bois. Les études réalisées, aussi bien conjoncturelles que structurelles, sont régulièrement actualisées, les données étant majoritairement trimestrielles.

Une unité de cogénération biogaz pour chauffer un hôtel de luxe


Source : Bioénergies International



BARRIERE-RIBEAUVILLE
Une combinaison gagnante bien qu’improbable : un hôtel de luxe, des agriculteurs et les déchets alimentaires de toute une région. Ce tiercé repose, on le devine, sur la méthanisation. Trois agriculteurs d’Alsace, Noël Adam, Philippe Meinrad et René Van der Meijden, deux céréaliers et un éleveur, se sont en effet lancés dans la production de biogaz. Leur société Agrivalor dont le méthaniseur est installé à Ribeauvillé, a produit ses premiers kWh en 2012.

Le biogaz est converti, au moyen d’un cogénérateur, en 11 104 MWh électriques fournis au réseau EDF (l’équivalent des besoins de 3400 ménages) et 10 600 MWh thermiques, affectés en partie à l’unité de méthanisation et aux bâtiments de la ferme voisine et pour 70% au centre de balnéo du casino Lucien Barrière de Ribeauvillé qui couvre ainsi la quasi totalité de ses besoins et évite le rejet dans l’atmosphère de 5 240 tonnes de CO2…
Lire la suite sur www.faiteslepleindavenir.com

2015/07/28

Développer les réseaux de chaleur au bois, le 6 octobre 2015 à Janzé


Source : Bioénergies International



Janzé CIBE
Le CIBE organise, en partenariat avec le Plan Bois-Energie de Bretagne et avec le soutien de l’ADEME, une nouvelle journée technique le mardi 6 octobre à Janzé (Ille et Vilaine) : Développement des réseaux de chaleur au bois : Optimisation du montage juridique, Délégation de la maîtrise d’ouvrage ».
Le programme détaillé de cette journée sera communiqué fin août sur www.cibe.fr

Le granulé de bois va dépasser le demi-million de clients en France en 2015


Source : Bioénergies International



Poêle Supra
En 2014, le parc français d’appareils de chauffage a dépassé les 400 000 poêles et les 50 000 chaudières à granulé de bois. Depuis 10 ans, la croissance annuelle des appareils à granulé de bois est de 42% pour les poêles et de 38 % pour les chaudières (source Observ’ER). Le marché reste toutefois à conquérir puisque le chauffage au granulé de bois ne représente encore aujourd’hui qu’une faible part du marché global du chauffage.
En 2015, le cap des 500 000 utilisateurs au granulé de bois devrait être dépassé !
La production du granulé de bois, quant à elle, a dépassé le million de tonnes en 2014.
Sur les 10 dernières années, la progression annuelle a été de 45%.
Production de granulé de bois en 2014 : 1 050 000 t
Consommation de granulé de bois en 2014 : 900 000 t (source SNPGB)
Ces chiffres confirment que cette jeune filière se développe à un rythme soutenu.
Cela s’explique par le fait que le chauffage au granulé de bois répond clairement aux attentes des consommateurs grâce à des arguments forts en termes de CONFORT et de PERFORMANCE
tout en utilisant une ENERGIE PROPRE ET LOCALE. De plus, le prix du granulé reste indéniablement COMPETITIF.
Evolution du prix du granulé de bois en mars 2015. Cliquer pour agrandir.
Evolution du prix du granulé de bois en mars 2015. Cliquer pour agrandir.
En savoir plus sur www.propellet.fr

Le papetier Norske Skog s’intéresse aux granulés de bois !


Source : Bioénergies International



NaturesFlame
Le géant papetier norvégien a annoncé le 29 mai 2015 avoir repris le principal producteur de granulés de bois de Nouvelle Zélande, Nature’s Flame. Cette société qui ne produit à l’heure actuelle que 20 000 tonnes par an détient néanmoins près de 70% du marché du pays. Pour Norkke Skog, cet investissement est faible, mais l’industriel espère monter la production de sa nouvelle filiale à 80 000 tonnes en fin d’année 2016.
Mais ce qui intéresse Norske Skog, c’est le potentiel d’exportation vers l’Asie compte tenu de l’emplacement favorable de la Nouvelle-Zélande. L’industriel envisage d’ailleurs également une production de granulés sur son site de production de papier journal de Kawerau toujours en Nouvelle Zélande (Tasman mill).
Le plus amusant à noter dans tout cela est le positionnement tout à fait NOUVEAU et opportuniste d’un papetier dans le commerce d’énergie renouvelable, alors que depuis 30 ans, les professionnels du papier assènent l’idée que cette filière n’a pas d’avenir !

Le papetier Norske Skog s’intéresse au biogaz


Source : Bioénergies International



L'usine Norske Skog de Saugbrugs
L’usine Norske Skog de Saugbrugs
Le géant papetier Norske Skog a annoncé le16 Juillet 2015 vouloir installer des unités de méthanisation sur ses site de production de pâte, à parti des biodéchets de la fabrication du papier (boues d’épuration). Le premier projet est prévu à Saugbrugs en Norvège, pour un investissement 150 millions de NOK (16,5 millions €). 
L’industriel souhaite ainsi augmenter la compétitivité de ses usines et compte engrange ces bénéfices dès 2016.
AGA sera le principal acheteur de biogaz à Saugbrugs. L’entreprise fournit du biogaz pour les véhicules lourds depuis 2008. Chaque jour, 550 autobus et camions du comté d’Østfold s’alimentent à partir de stations de remplissage AGA. Le volume de biogaz apporté par le projet sera en mesure de fournir du biogaz à une flotte de 70 véhicules lourds et une réduction des émissions de CO2 d’environ 6500 tonnes par an.
Norske Skog Saugbrugs compte 500 employés et l’usine a une capacité annuelle de production de 500 000 tonnes de papier magazine. Norske Skog envisage ensuite de reproduire le projet de méthanisation de ses boues d’épuration de l’eau dans ses autres usines.

Deux chaudières à biomasse à la ville des Mureaux


Source : Bioénergies International



La chaufferie biomasse des Mureaux a été inaugurée le 8 juin 2015 par Pierre Moscovici, Commissaire européen, Noura Kihal Flégeau, sous-préfète à la Ville, François Garay, maire des Mureaux et président de la communauté d’agglomération Seine&Vexin, Gwenaël Guyonvarch, directeur de l’Action Régionale Nord-Est de l’ADEME, et Yves Lederer, président de Coriance.
L’équipement, mis en service cet hiver, fournit de la chaleur à plus de 2000 équivalents-logements raccordés au réseau de 4,2 km. La construction de la chaufferie répond à l’ambition de la Ville des Mureaux, dans le cadre de sa politique de maîtrise de l’énergie et de rénovation urbaine, de doter son réseau d’une unité de production de chaleur fonctionnant à partir d’énergies renouvelables.
Quartier alimenté par le réseau de chaleur des Mureaux, photo MBE
Quartier alimenté par le réseau de chaleur des Mureaux, photo MBE
En effet, la chaleur du réseau est désormais produite à 70% à partir de cette ressource renouvelable. Les 12 000 tonnes par an de bois-énergie consommées par la chaufferie sont exclusivement en provenance d’un rayon de 100 kilomètres, ce qui permet à la fois de limiter l’impact environnemental en matière de transport mais également de créer 12 emplois locaux pour l’approvisionnement en biomasse.
La large diminution des consommations d’énergies fossiles permet une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre : 6 500 tonnes de CO2 devraient ainsi être évitées chaque année.
Livraison des chaudières Weiss France en juillet 2014, photo MBE
Livraison des chaudières Weiss France en juillet 2014, photo MBE
Les avantages de cette nouvelle chaufferie sont non seulement écologiques, mais également économiques pour les abonnés. Ils bénéficient en effet d’un tarif compétitif par rapport à un chauffage traditionnel et plus stable dans la durée.
La construction de la chaufferie bois et le développement du réseau représentent un investissement de 9 millions d’euros pour MBE (Les Mureaux Bois Energie), exploitant de l’installation. MBE est une filiale du groupe Coriance (www.groupe-coriance.fr). Les travaux ont été réalisés avec le concours financier de l’ADEME Île-de-France à hauteur de 1 399 203€, de la Région Île-de-France à hauteur de 680 210€ et de l’Union européenne à hauteur de 250 000€.
Les deux chaudières biomasse de marque Weiss France, d’une puissance respective de 4,2 MW et 1,6 MW, ont été livrées et installées au mois de juillet 2014.
Pour en savoir plus sur le projet : www.mbe-coriance.fr

2015/07/27

France : un fonds d'investissement dédié aux énergies renouvelables


Source : Enerzine.com



France : un fonds d’investissement dédié aux énergies renouvelables
La Banque européenne d'investissement (BEI) a annoncé avoir signé sa première prise de participation dans le cadre du plan d'investissement pour l'Europe (« plan Juncker »), soit un engagement de 50 millions d'euros dans un fonds d'investissement géré par Omnes Capital et entièrement dédié au développement des énergies renouvelables : Capenergie 3.
"La BEI est plus que jamais mobilisée pour réussir la mise en œuvre du plan d'investissement pour l'Europe en France. Avec cette première prise de participation dans un fonds, notre objectif est double : réussir la première levée de fonds de Capenergie 3 tout en attirant d'autres investisseurs en Europe et à l'international. La compétitivité croissante des énergies renouvelables offre de nouvelles opportunités d'investissement, il faut les saisir. C'est en agissant rapidement et de façon très ciblée que nous réussirons à relancer durablement la croissance par l'investissement" a déclaré Ambroise Fayolle, Vice-Président de la BEI.
Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, a ajouté : "Ce projet montre que nous sommes en train de passer à la phase concrète du plan Juncker. Après 6 mois de mise en place du dispositif, il faut maintenant multiplier ces projets : la relance de l'investissement, c'est en 2015, pas dans deux ans. Ce qui compte pour la croissance, c'est que le plan Juncker vienne débloquer des projets nouveaux, innovants, qui ont du mal à boucler leur financement via les instruments traditionnels."
Pour sa part, Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, a précisé : "L'Europe de l'investissement avance. En moins de 6 mois, le plan d'investissement a été mis sur pied, les premiers projets sont financés et la France est pleinement mobilisée, dans tous les domaines : innovation, numérique, infrastructures, transition énergétique… Nous ne devons pas relâcher nos efforts, pour renforcer l'investissement en France et en Europe."
"Les économies nationales sont confrontées à une forte diminution des investissements. Le plan d'investissement pour l'Europe vise à relancer les investissements dans l'économie réelle, la croissance et la création d'emploi. En finançant des projets innovants, ce plan donnera le coup de fouet nécessaire à la compétitivité européenne qui est au centre des priorités de la Commission Juncker. En tant que responsable du programme de financement Horizon 2020, je continuerai à jouer mon rôle pour que l'innovation, les PME et les nouvelles technologies dans des domaines tels que l'énergie renouvelable contribuent au succès de ce plan d'investissement" a indiqué Carlos Moedas, Commissaire européen pour la recherche, la science et l'innovation a déclaré.
Première prise de participation de la BEI en France dans le cadre du plan d'investissement pour l'Europe, ce projet constitue aussi la première intervention du plan Juncker dans le développement des énergies renouvelables. Ce projet d'investissement permettra de financer des moyens de production d'énergie d'une capacité globale de plus de 500 mégawatts ; il permettra aussi la création de plus de 1.000 emplois dans les phases de construction et d'exploitation des projets d'énergies renouvelables soutenus. La participation de la BEI sous forme d'apport de capitaux propres devrait attirer d'autres investisseurs à l'international, ce qui permettra d'accélérer la collecte de fonds et d'amplifier l'action de Capenergie.
Le fonds Capenergie 3, dont l'objectif est d'atteindre 200 millions d'euros, permettra de mobiliser au total 1 milliard d'investissement. Fort de son expertise sur ce secteur, le Fonds Capenergie 3 (taille cible de 200 M€) axera son action sur des projets d'infrastructure de production d'énergies renouvelables européens. Décentralisés, ces projets sont développés par des PME du secteur (éolien, solaire, hydroélectricité et réseaux de chaleur) qui y jouent un rôle central. Omnes Capital, partenaire de ces PME depuis 10 ans, est un acteur incontournable sur le marché des énergies renouvelables.
"Avec le soutien de la BEI, Capenergie 3 pourra d'une part réaliser plusieurs centaines de mégawatts synonymes de création d'emplois dans nos territoires et d'autre part favoriser le développement international des PME partenaires de nos projets. Le contexte de marché est favorable : les énergies renouvelables sont désormais compétitives par rapport aux sources traditionnelles. C'est donc le bon moment pour les investisseurs institutionnels d'investir dans cette classe d'actifs" a conclu Serge Savasta, Associé gérant chez Omnes Capital.

Granulés bois : une production en hausse en France


Source : Actu-Environnement



Depuis 10 ans, la filière de chauffage au granulé de bois affiche une progression d'année en année. En 2014, la production de granulés en France a dépassé le million avec 1.050.000 tonnes produites. Sur les 10 dernières années, la progression annuelle a été de 45%.
Aujourd'hui, 50 producteurs fournissent le marché hexagonal. Un marché encore limité puisque le chauffage au granulé de bois ne représente qu'une faible part du marché global du chauffage : 9% du marché des appareils indépendants et 1% du marché des chaudières.
Depuis 10 ans, la croissance annuelle des appareils à granulé de bois est de 42% pour les poêles et de 38 % pour les chaudières (source Observ'ER). En 2014, le parc a dépassé les 400.000 poêles et les 50.000 chaudières.

2015/07/26

Alsace Combustible Bois Naturel, la marque régionale du bois déchiquété


Source : Bioénergies International



Réunion chez Broyage Noeppel à Romanswiller le 6 juillet 2015, photo Fibois Alsace
Réunion chez Broyage Noeppel à Romanswiller le 6 juillet 2015, photo Fibois Alsace
Les acteurs de la plaquette bois combustible pouvant être utilisé dans les chaufferies collectives ou industrielles, appuyés par FIBOIS Alsace, en partenariat avec la Région Alsace, l’ADEME et l’Etat, se sont donné pour objectif de promouvoir ce type de biomasse bois sur le territoire alsacien grâce à la marque « Alsace Combustible Bois Naturel : des entreprises qui s’engagent ».
Une réunion a été organisée le 6 juillet 2015 avec les professionnels concernés.
Les thématiques abordées ont été les suivantes :
  • Résultats de l’étude de la région Alsace sur la qualité des plaquettes livrées en chaufferies alsaciennes
  • Intervention de la DREAL Alsace sur la qualité de l’air en Alsace et le bois énergie
  • Point sur le fonctionnement de la marque par FIBOIS Alsace
« Alsace Combustible Bois Naturel : des entreprises qui s’engagent » est une marque collective simple, créée en 2011. Elle compte à ce jour 5 ayants droit, dont la production annuelle représente environ les 2/3 de la production totale alsacienne (2012). Cette démarche volontaire, quasiment unique en France à l’échelle régionale, est soutenue par des institutions comme la Région, l’ADEME ou encore la DRAAF.
Alsace Combustible Bois Naturel
Elle a pour objectif principal de promouvoir ce combustible, mais aussi :
  • Promouvoir un combustible de qualité en termes de rendement énergétique et d’impact environnemental
  • Standardiser l’offre
  • Aider les gestionnaires de chaufferies dans leur choix de matière première
  • Donner une image professionnelle et structurée de la filière
  • Mettre en avant les acteurs régionaux
La réunion était complétée par la visite de la société Broyage NOEPPEL, qui s’est engagée dans la marque en 2013
Broyage NOEPPEL, une entreprise jeune et dynamique
Démonstration chez Broyage Noeppel à Romanswiller le 6 juillet 2015, photo Fibois Alsace
Démonstration chez Broyage Noeppel à Romanswiller le 6 juillet 2015, photo Fibois Alsace
L’entreprise Charpentes Noeppel a été créée en 2001 à Romanswiller (Bas-Rhin). Elle intervient dans tous les types de charpente, depuis la rénovation à la conception. En parallèle de cette activité, et dans un souci de valorisation des produits connexes de bois liés à l’activité de charpente, la société a développé en 2010 une activité de broyage de bois afin d’approvisionner les chaudières à plaquette de bois. Ainsi est née la société Broyage NOEPPEL, dans le but de répondre toujours davantage aux attentes des utilisateurs de plaquettes. L’entreprise propose ainsi notamment un service de broyage et de livraison, par bennage ou soufflage de plaquettes bois pour le chauffage.
M. NOEPPEL et ses associés ont ainsi procédé à une démonstration de broyage et de soufflage sur le site de l’entreprise en plein cœur du pays savernois, de quoi intéresser les nombreux visiteurs présents, parmi lesquels figuraient 7 autres professionnels de la plaquette alsaciens.
La filière forêt-bois en Alsace en quelques chiffres
20 500 emplois (450 000 emplois en France, soit plus que la filière automobile)
Une forêt qui couvre 38% du territoire alsacien
Plus de 74% de la surface forestière certifiée gérée durablement PEFC (1ère région française)
700 000 m3 de sciages produits par an en moyenne
73 000 m3 de plaquettes vendues par l’intermédiaire de la marque Alsace Combustible Bois Naturel, soit les 2/3 de la production alsacienne en 2012
Retrouvez toutes les informations de la marque Alsace Combustible Bois Naturel sur : www.alsacechauffagebois.com ou www.fibois-alsace.com

Un méthaniseur pilote en Essonne


Source : Bioénergies International



L’association NOVA GREEN vient d’acquérir un pilote de méthanisation de 50 m3 en seconde main, via le groupe Veolia. Basée en Essonne en plein cœur du campus Paris-Saclay, l’association NOVA GREEN fédère un réseau de collectivités, d’acteurs économiques, industriels et académiques pour contribuer ensemble au développement local de l’économie verte et des filières des éco-activités.
Digesteur pilote de Nova Green
Digesteur pilote de Nova Green
L’opération s’est déroulée suite à une expérimentation de Veolia sur 3 ans de son procédé « ExcelysTM » de réduction et de valorisation des boues de station d’épuration. Le projet comprenait le fonctionnement en continu d’une hydrolyse thermique des boues (température de 165°C, pression de 9bar) associée à leur digestion anaérobie mésophile. L’expérimentation terminée, Veolia nous a proposé la récupération de l’une des cuves, en résine, facilement démontable et transportable. Cette cuve, accompagnée d’instrumentation, d’un échangeur thermique et d’un désodoriseur sont aujourd’hui propriété de NOVA GREEN en vue de leur remise en fonctionnement.
Ce pilote permettra à l’association de disposer de moyens d’expérimentation à une échelle réaliste, pour de nouveaux projets avec des partenaires industriels ou académiques. En effet la méthanisation et la valorisation des déchets est l’un des axes technologiques stratégiques pour le département de l’Essonne, notamment via l’initiative de la plateforme de démonstration éco-industrielle sur l’ecosite de Vert-Le-Grand.
Ce pilote matérialise enfin cette orientation, tout comme les adhésions à NOVA GREEN des entreprises Plantagas, Green Tropism ou encore les partenariats scientifiques
et académiques avec l’IRSTEA, l’Université d’Evry ou encore le CEA.
Contact : contact@nova-green.org – 09 72 27 29 30 – www.nova-green.org

2015/07/24

Convention d’affaires du biogaz à Lille les 28 et 29 septembre 2015


Source : Bioénergies International



Convention biogaz Lille
Réunissant plus de 150 participants venus de toute la France, cette troisième Convention d’affaires du biogaz et de la méthanisation se tiendra dans les prestigieux salons du Nouveau Siècle à Lille. Cette année, le Cluster de la méthanisation Biogaz Vallée®, le Pôle de compétitivité à vocation mondiale Industries et Agro-Ressources (IAR) ainsi que le programme Méthania allient leurs forces et leurs réseaux pour un événement de haute qualité et une audience ciblée. Gratuit pour les porteurs de projet !
Des opportunités…
→ Plus de 400 rendez-vous organisés lors de la précédente édition
→ Invitations VIP gratuites pour les porteurs de projet d’unité de méthanisation
→ L’implication de la Chambre d’agriculture du Nord-Pas de Calais et du Pôle Industries et Agro-Ressources (IAR) auprès des publics agricoles et agroindustriels
→ L’action reconnue du cluster Biogaz Vallée®, du programme Méthania, de la CCI de région Nord de France et des Pôles d’excellence régionaux Mecanov’ et ENERGIE 2020
Vous initiez ou confortez vos activités commerciales et technologiques lors des rendez-vous d’affaires avec des partenaires, prospects ou investisseurs participant à l’événement.
Vous rencontrez vos homologues décideurs et échangez sur les perspectives et opportunités du secteur, dans un cadre alliant proximité, convivialité et efficacité.
Les rendez-vous d’affaires sont limités à 150 participants. lnscrivez-vous vite !
Du contenu…
Convention biogaz Lille 3
Vous assistez à des tables rondes sur des thématiques clés : exploitation et maintenance des unités de méthanisation – Meilleures pratiques et solutions ; injection biométhane et bioGNV – Nouvelles avancées et opportunités.
→ Des tables rondes sur les 2 jours
→ Des temps pour les échanges et les débats
→ Un événement réservé à 150 participants qualifiés
→ Invitations VIP gratuites pour les porteurs de projet d’unité de méthanisation
Vous initiez de nouveaux contacts et poursuivez les débats devant un café ou lors du dîner de gala.
→ Télécharger le pré-programme des tables rondes (pdf)
→ Consulter les inscrits de la précédente édition 2014 à Troyes (pdf)
De la convivialité…
→ Un cadre magnifique alliant proximité, convivialité et efficacité
→ Des horaires conçus pour faciliter votre venue
→ Une touche culturelle pour les amateurs et les curieux
Grand'place
Vous êtes accueilli en plein cœur de Lille, dans les salons prestigieux du Nouveau Siècle, siège de l’orchestre national de Lille.
Vous participez au cocktail et au dîner de gala organisés dans un cadre de networking chaleureux.
Vous saisissez l’opportunité d’une visite guidée pour découvrir le patrimoine architectural du vieux Lille.
Dates et horaires :
Lundi 28 septembre 2015
  • 13h30 à 18h30 : Tables rondes et rendez-vous d’affaires
  • 18h30 à 20h00 : Temps libre ou visite guidée gratuite du vieux Lille (inscription sur place – nombre de places limité)
  • 20h00 à 23h30 : Dîner de gala et de networking
Mardi 29 septembre 2015
  • 8h30 à 13h30 : Tables rondes et rendez-vous d’affaires
  • 13h30 à 14h30 : Cocktail déjeunatoire de clôture
Convention biogaz Lille 2
Tarifs pour toute la manifestation :
  • 100 € HT / 120 € TTC pour les membres du cluster Biogaz Vallée®, du Pôle IAR, du Pôle ENERGIE 2020 et des groupes de travail Méthania
  • 200 € HT / 240 € TTC pour les non membres
  • Possibilités de tarifs à la journée
Des questions sur l’événement, contacter :
Cet événement est rendu possible grâce au soutien financier de CARAKTERS et de GrDF, et à nos partenaires : la Région Nord-Pas de Calais, le Conseil départemental de l’Aube, la CCI de région Nord de France, la Chambre d’agriculture de région du Nord-Pas de Calais, l’ADEME Nord-Pas de Calais, le Pôle d’Excellence Régional ENERGIE 2020, le Pôle d’Excellence Mécanique Régional Mecanov’ et le magazine Bioénergie International.

Vidéo : vers l'économie circulaire de la filière bois


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Le bois, une ressource locale, des usages complémentaires, un potentiel d'emplois non délocalisables ! Une vidéo de l'Ademe, diffusée à l'occasion des 2e assises de l'économie circulaire les 16 & 17 juin 2015.

La France revalorise le tarif de vente d’électricité des petites cogénérations au biogaz


Source : Bioénergies International



Elevage de Clottes en Dordogne, photo Frédéric Douard
Elevage de Clottes en Dordogne, photo Frédéric Douard
Alors que les éleveurs français manifestent sur les routes du pays, la ministre de l’écologie Ségolène Royal annonce une revalorisation de 10 à 20 % du tarif de vente de l’électricité des petits et moyens méthaniseurs.
Le tarif d’achat de l’électricité produite en cogénération par les installations de méthanisation sera revalorisé, tant pour les installations nouvelles que pour les installations existantes, par arrêté ministériel. Selon les configurations (taille, valorisation d’effluents d’élevages) la revalorisation sera comprise entre 10 et 20 % et permettra de trouver un bon équilibre économique pour la réalisation de ces projets.
Exemple : pour un méthaniseur de 300 kWé regroupant des troupeaux pour un total de l’ordre de 200 vaches le gain obtenu représentera de l’ordre de 40 000 à 50 000 euros par an.
Ségolène ROYAL a aussi décidé que dans le cadre de l’injection de biogaz dans les réseaux la prime d’injection sera élargie aux effluents d’élevage.
Le ministère estime que ceci pourrait représenter des soutiens supplémentaires de 9 à 13 M€ en 2016 et de l’ordre de 15 – 20 M€ en 2017.
Des procédures simplifiées pour les projets d’énergie renouvelables
Par ailleurs, il est important d’accélérer les procédures de réalisation des projets tout en garantissant un haut niveau de protection environnementale. Dans cet objectif la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte votée hier a décidé deux mesures importantes :
  • extension à toute la France de l’expérimentation de permis unique pour les méthaniseurs et les éoliennes terrestres en place depuis mai 2014 dans sept régions. Ce permis unique couvre les autorisations environnementales, de défrichement, au titre du code de l’énergie et du code de l’urbanisme (permis de construire),
  • encadrement des délais de raccordement au réseau électrique des projets de production d’électricité d’origine renouvelable.
Ceci contribuera à fluidifier les projets et à en améliorer aussi la rentabilité.
Pour mémoire on rappellera que les procédures de création et encadrement des élevages ont été simplifiées dans un souci de proportionnalité avec depuis 2014 :
  • la soumission des élevages porcins à la procédure d’enregistrement plus courte au lieu de la procédure d’autorisation pour 90 % des élevages précédemment soumis à autorisation, en 2014,
  • la révision des prescriptions relatives à l’épandage en 2014,
  • la révision des seuils pour les élevages de volailles (régimes d’enregistrement et déclaration, texte en cours d’examen au conseil d’Etat),
  • l’expérimentation de permis unique pour les élevages soumis à autorisation.
Enfin un projet de dématérialisation de la procédure de déclaration pour les plus petites installations est en cours de finalisation et s’accompagnera d’une simplification forte des dossiers à fournir.

La BEI engage 50 millions d’euros pour les énergies renouvelables en France


Source : Bioénergies International



Capénergie 3 interviendra dans les investissements de réseaux de chaleur alimentés en biomasse
Capénergie 3 interviendra dans les investissements de réseaux de chaleur alimentés en biomasse
23 juillet 2015, au lendemain de l’accord signé à Bruxelles entre le Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) et la Commission européenne pour mettre en œuvre le plan d’investissement pour l’Europe (« plan Juncker »), la BEI signe sa première prise de participation dans le cadre de ce plan, soit un engagement de 50 M€ dans un fonds d’investissement géré par Omnes Capital et entièrement dédié au développement des énergies renouvelables : Capenergie 3.
La cérémonie de signature était présidée par Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, en présence de Carlos Moedas, Commissaire européen pour la recherche, la science et l’innovation, et des trois signataires du contrat de financement : Ambroise Fayolle, Vice-Président de la BEI, Fabien Prevost, Président d’Omnes Capital et Serge Savasta, Associé gérant chez Omnes Capital.
« Avec cette première prise de participation dans un fonds, notre objectif est double : réussir la première levée de fonds de Capenergie 3 tout en attirant d’autres investisseurs en Europe et à l’international. La compétitivité croissante des énergies renouvelables offre de nouvelles opportunités d’investissement, il faut les saisir. C’est en agissant rapidement et de façon très ciblée que nous réussirons à relancer durablement la croissance par l’investissement » a déclaré Ambroise Fayolle, Vice-Président de la BEI.
Première prise de participation de la BEI en France dans le cadre du plan d’investissement pour l’Europe, ce projet constitue la première intervention du plan Juncker dans le développement des énergies renouvelables. Ce projet d’investissement permettra de financer des moyens de production d’énergie d’une capacité globale de plus de 500 mégawatts ; il permettra aussi la création de plus de 1 000 emplois dans les phases de construction et d’exploitation des projets d’énergies renouvelables soutenus. La participation de la BEI sous forme d’apport de capitaux propres devrait attirer d’autres investisseurs à l’international, ce qui permettra d’accélérer la collecte de fonds et d’amplifier l’action de Capenergie.
Le fonds Capenergie 3, dont l’objectif est d’atteindre 200 M€, permettra de mobiliser au total 1 Md€ d’investissement. Fort de son expertise sur ce secteur, le Fonds Capenergie 3 (taille cible de 200 M€) axera son action sur des projets d’infrastructure de production d’énergies renouvelables européens. Décentralisés, ces projets sont développés par des PME du secteur (éolien, solaire, hydroélectricité et réseaux de chaleur) qui y jouent un rôle central. Omnes Capital, partenaire de ces PME depuis 10 ans, est un acteur incontournable sur le marché des énergies renouvelables.

Loi transition énergétique adoptée : Ségolène Royal passe la France en bleu blanc vert


Source : Usine Nouvelle



Baisse des consommations d’énergie, installation de parc à éoliennes, et surtout, réduction de la part du nucléaire auront bien lieu. Le Parlement a adopté, mercredi 22 juillet, la loi sur la transition énergétique. Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, aura tenu son texte jusqu’au bout puisqu’il reste très proche du projet de loi initial.
La loi sur la transition énergétique entrera bel et bien en application. Après de nombreux amendements au Sénat et un passage en commission mixte paritaire, le texte avait dû retourner devant l’Assemblée nationale pour un vote définitif. Au final, le texte reste assez proche du projet initial présenté par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal il y a maintenant un an.
LA TAXE CARBONE AUGMENTE
L’adoption de la loi était attendue mais la séance à tout de même réservé une surprise de taille. Avec l’appui de Ségolène Royal, l’amendement du Sénat sur une augmentation de la taxe carbone a été retenu. La taxe pénalisant les émissions de CO2 va augmenter drastiquement. Aujourd’hui à 14,50 euros par tonne de CO2 émise, elle passera à 56 euros en 2020 et 100 euros en 2030. Au départ, la loi ne prévoyait qu’une hausse de 7,50 euros par tonne pour l’année prochaine. Cette hausse reste nuancée par un allégement d’autres taxes. La ministre voulant "donner la direction" plus qu’alourdir la charge fiscal. 
VERS LA FIN DU NUCLÉAIRE ?
Principale mesure de la loi, la réduction du nucléaire. Une baisse de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité est attendue d’ici 2025. Le texte va même jusqu’à brider la quantité d’énergie que le nucléaire pourra fournir. La limite de 63,2 gigawatts représente la puissance totale actuelle du parc nucléaire français.
De ce fait, lors de la mise en fonction de l’EPR (réacteur pressurisé européen) de Flamanville dans la Manche, EDF sera obligé de compenser avec la fermeture d’une (ou plusieurs) autres centrales. Le gouvernement a bien sûr en tête le site de Fessenheim dont François Hollande, le président de la République, souhaite la fermeture avant la fin de son quinquennat. Pour sa part, le Sénat voulait un plafonnement de puissance plus haut pour pouvoir accueillir l’EPR normand sans devoir fermer un autre site.
TRANSPORTS ET BÂTIMENTS PASSENT AU VERT
Des quotas de véhicules propres seront imposés à différentes échelles. Les sociétés de l’Etat devront composer leur parc de modèles à faible consommation à hauteur de 50% minimum. Cette restriction s’applique également aux taxis et aux loueurs de voitures, certes dans une moindre mesure, puisqu’elle sera seulement de 10%. Les véhicules électriques devraient aussi bénéficier de 7 millions de bornes de charge supplémentaires. En plus d’une prime de reprise pouvant aller jusqu’à 10 000 euros, les Français sont clairement poussés vers les modèles électriques.
La rénovation énergétique des bâtiments occupera aussi un pan important de la réforme. L’objectif est que tous passent aux normes basses consommations d’ici 2050. Pour ce faire, des obligations de rénovation lors de travaux d’aménagement sont mises en place. Des compteurs électriques intelligents feront leur apparition et les réseaux d’électricité et de gaz mettront en place des alertes en cas de surconsommation.
LE DÉVELOPPEMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
Afin d’accompagner les baisses de consommations d’énergie, l’Etat met en avant l’éolien. Des emplacements de parcs doivent être trouvés : en off-shore pour 2017, mais aussi sur le territoire puisque le périmètre de sécurité avec les habitations baisse à 500 mètres (les préfets pourront tout de même l’augmenter). En plus de rendre le pays plus écologique, Ségolène Royal assure que ce plan de développement permettra, dans les trois ans à venir, de créer 100 000 emplois.
Cette série de mesures peut en tout cas donner à la France une certaine "fierté", selon les mots de Ségolène Royal à l'approche de la COP21, la conférence mondiale sur le climat, qui débutera le 30 novembre prochain à Paris. La ministre de l’Ecologie allant même jusqu’à qualifier la France comme la nation de "l’excellence environnementale".
Pierre Monnier

La méthanisation, un bon coup de pouce pour l’élevage porcin de Jean-Frédéric Fritsch


Source : Bioénergies International



L'unité de méthanisation de Jean-Frédéric Fritsch, photo Chambre d'agriculture d'Alsace
L’unité de méthanisation de Jean-Frédéric Fritsch, photo PHR
Jean-Frédéric Fritsch est producteur de porcs à Friesenheim en Alsace. Depuis 2009, il s’est lancé dans la méthanisation, une activité complémentaire à l’élevage qui lui permet de produire de l’énergie et d’augmenter ses revenus.
Le moteur de cogénération de Jean-Frédéric Fritsch, photo Chambre d'agriculture d'Alsace
Le moteur de cogénération SCHNELL de Jean-Frédéric Fritsch, photo PHR
Voir la vidéo réalisée par le magazine Paysan du Haut-Rhin avec le soutien de la Chambre d’agriculture d’Alsace dans le cadre d’Innov’action 2015.

Source www.phr.fr

2015/07/20

Energie durable : l'Ademe financera quinze projets de recherche


Source : Actu-Environnement



L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a retenu quinze projets de recherche dans le cadre de l'appel à projets "Energie durable : production, gestion et utilisation efficaces". Cet appel visait à accompagner l'article 53 du projet de loi relatif à la transition énergétique, en cours de finalisation. Son objectif : encourager les projets de recherche finalisée impliquant des organismes de recherche, centres techniques, entreprises, associations professionnelles, etc.
Sur les quinze lauréats, huit projets traitent de la gestion et l'utilisation efficace de l'énergie, quatre la production d'énergie et trois la mutualisation énergétique. Au total, les projets représentent un montant de 6,6 millions d'euros dont 3,6 millions seront financés par l'Ademe.
Parmi les innovations sélectionnées, le projet porté par Certisolis TC vise à connaître et analyser les pathologies des modules photovoltaïques et prévenir les désordres, le cabinet GTA souhaite mutualiser lesréseaux de chaleur à l'échelle d'îlots de bâtiments, Ionwatt va développer un prototype de batterie redox pour le stockage stationnaire d'électricité, le Centre technique du papier va coupler le séchage du papier à la vapeur d'eau surchauffée avec la récupération de chaleur par recompression mécanique de vapeur, ou encore TurboXX développera des ventilateurs basse consommation.
L'Ademe annonce qu'une nouvelle édition de cet appel à projets sera lancée au cours du 3ème trimestre 2015.

2015/07/16

A Mirecourt, le biogaz va couvrir 100% des besoins d’eau chaude sanitaire d’un hôpital


Source : Bioénergies International



Signature du contrat Méthavigne et Hôpital le Le 5 décembre 2014
Methavigne insertion paysagere Domaix
A Mirecourt dans le département des Vosges, le Centre Hospitalier Ravenel va bientôt être alimenté avec la chaleur récupérée sur une installation de cogénération alimentée en biogaz agricole.
Le projet Méthavigne porté par la famille Jacquot s’est établit sur la base d’une exploitation agricole de 850 bovins. La production végétale de l’exploitation se décompose en 300 ha de céréales, 75 ha de maïs-ensilage plus de l’herbe. Il est prévu que le méthaniseur soit alimenté à 70 % par du lisier, fumier et purin, et à 30% par des déchets agroalimentaires.
Methavigne perspective Domaix
Methavigne perspective Domaix
Le projet défini avec le prestataire alsacien Domaix Energie et par le constructeur allemand WELTEC produira 255 kW d’électricité revendue sur le réseau ErDF. Sur la question de la valorisation de la chaleur de cogénération récupérée sur le refroidissement et l’échappement du moteur, l’idée a germé de fournir de la chaleur l’hôpital, sachant que celui-ci était déjà engagé depuis 2008 dans une démarche environnementale. Il fait en effet par exemple réaliser depuis cette date la tonte des 15 hectares autour de l’établissement par des moutons.
Le centre hospitalier se trouve par ailleurs à seulement 1 km du site de méthanisation et la mise en place d’un réseau de chaleur s’est avéré une solution économiquement réalisable. La production de chaleur du cogénérateur devrait ainsi à partir de cet automne 2015 couvrir 100% des besoins en eau chaude sanitaire de l’établissement, ce qui représente une économie de 5 à 7 % sur la consommation de gaz naturel .
La chaleur de cogénération est disponible tout au long de l’année et donc bien en relation avec les besoins d’eau chaude sanitaire d’un hôpital. Et en l’occurrence, la production thermique de Méthavigne est telle qu’elle assure non seulement la totalité des besoins en eau chaude sanitaire de l’’hôpital, mais aussi ceux de l’’habitation des cinq membres de la famille Jacquot. Un contrat de fourniture de chaleur de dix ans a ainsi été conclut entre la famille Jacquot et l‘’hôpital.
Signature du contrat Méthavigne et Hôpital le Le 5 décembre 2014
Signature du contrat Méthavigne et Hôpital Le 5 décembre 2014
A partir de cet ’automne, le digesteur de 2126 m3 en acier inoxydable sera alimenté par un mélange quotidien composé de 28 tonnes de lisier et fumier bovins, d’’ensilage de maïs, de poussières de céréales, de paille, d’’herbe, de marcs de fruits, de graisses de flottaison et de restes alimentaires.
Le système d’’incorporation des substrats est une trémie à fond mouvant de 60 m3 qui permet de préparer les substrats fibreux comme le fumier ou l’’herbe. Le matériel est ensuite transféré au deuxième niveau d’’incorporation par une vis de mélange verticale, est mélangé avec du lisier et incorporé dans le digesteur. Le digestat sera stocké dans une cuve également en acier inoxydable de 5000 m3 et sera utilisé comme amendement sur les champs de l’’exploitation.
Photo du chantier Méthavigne
Photo du chantier Méthavigne
Ce partenariat public-privé entre un hôpital et une exploitation agricole est a priori une première en France.

2015/07/13

Le territoire du Mené sera autonome en énergie renouvelable dès 2025


Source : Bioénergies International



La chaufferie de Saint-Jacut du Mené, photo Atelier d'Architecture Gautier & Guilloux
La chaufferie de Saint-Jacut du Mené, photo Atelier d’Architecture Gautier & Guilloux
Le Mené en Bretagne,territoire déjà bien engagé dans la transition énergétique, produit d’ores et déjà 30% de ses besoins en énergie. Des investissement en ce sens ont ainsi été engagés depuis 2005 : six chaufferies communales à bois, une huilerie-carburant, une usine de méthanisation territoriale, des parcs éoliens et photovoltaïques sans oublier bien entendu des effort soutenus de réduction des consommations.
Les élus tablent aujourd’hui, après 10 ans de politique soutenue, vers une autonomie complète en 2025 grâce à la poursuite de leur programme.
Retour sur un démarche collective initiée il y a déjà 40 ans.

2015/07/10

Adour Méthanisation valorise les biodéchets alimentaires


Source : Bioénergies International



Informations clés – Cogénération à partir de biogaz – Matières premières : 21 000 tonnes de biodéchets – Unité de méthanisation construite par Xergi - Production électrique : 526 kWé – Mise en service en septembre 2014.
Camion de collecte de Labat assainissement vidange, photo LAV
Camion de collecte de Labat assainissement vidange, photo LAV
Depuis 1944, la société française Labat Assainissement Vidange gère des déchets issus de restaurants et de l’industrie alimentaire. Elle offre désormais une solution durable à la valorisation des déchets de sorte que ces derniers sont réutilisés dans la production d’énergie verte et d’engrais. Pour ce faire, elle travaille en collaboration avec la coopérative locale Maïs Adour.
Tout a commencé en 1944 par l’achat d’un camion-citerne destiné à la ferme. Depuis lors, trois générations de la famille d’agriculteurs Labat ont développé une entreprise dynamique dans la commune d’Aire-sur-l’Adour à 30 km aux sud-est de Mont-de-Marsan. L’entreprise propose la vidange de fosses septiques et la collecte de déchets gras et autres déchets organiques dans les restaurants, chez les traiteurs et les entreprises alimentaires locales.
En collaboration avec la coopérative Maïs Adour, Labat Assainissement Vidange réalise une avancée majeure dans le traitement des déchets qui sont transformés en biogaz et en engrais vert pour l’agriculture locale.
Chaque année, 21 000 tonnes de matière organique sont traitées sur l’unité de méthanisation d’Adour Méthanisation. L’installation a été livrée par Xergi.
Les déchets transformés en énergie et en engrais
Le biogaz est utilisé comme source d’énergie sur un moteur de cogénération qui produit de l’électricité et de la chaleur. L’électricité est distribuée via le réseau électrique et la chaleur est utilisée en partie en interne à l’unité de méthanisation et en partie pour sécher certaines biomasses afin d’optimiser le recyclage.
Lorsqu’une partie de la matière organique est transformée en gaz, il en résulte un produit résiduel, le digestat, qui convient à la fois comme engrais et comme substance pour améliorer la qualité du sol. En effet, le digestat contribue à augmenter la teneur en éléments nutritifs et en humus dans le sol.
Guillaume Loir de Xergi-France estime que la méthanisation peut prendre une grande importance dans la valorisation des déchets en France et constitue en cela un formidable outil pour la transition énergétique.
« La technologie de méthanisation est une technologie arrivée à maturité qui peut contribuer efficacement au traitement des déchets organiques. Elle permet de produire de l’énergie verte tout en recyclant les nutriments pour les terres agricoles afin de boucler la boucle. La France produit chaque année d’importantes quantités de déchets organiques qui peuvent être transformés dans unités de méthanisation. Le potentiel offert par la méthanisation dans le cadre de la transition énergétique est à saisir », indique Guillaume Loir.
Quelques uns des équipements de l’installation
Réception et pré-traitement : Flexfeed® de Xergi : système exclusif de pré-traitement assurant à la fois le dosage, le mélange et l’hygiénisation.
Déconditionnement des déchets alimentaires sous emballages : Biodec HS640 de Ideal Technologies.
BDHM Container de Xergi : solution containérisée comprenant la distribution de la biomasse, la distribution de la chaleur, les armoires électriques et un système de contrôle commande SCADA.
Digesteurq de Xergi : 1 digesteur primaire Gasmax®, 1 digesteur secondaire.

L’unité de méthanisation de déchets alimentaires Méta-Bio Energies


Source : Bioénergies International



Informations clés – Cogénération à partir de biogaz – Matières premières : 20 000 tonnes de biodéchets (Déchets de céréales, graisses agro-alimentaires, produits de GSM déconditionnés, biodéchets industriels) – Unité de méthanisation construite par Xergi - Production électrique : moteur Jenbacher de 1063 kWé – Mise en service en 2012.
Les digesteurs de l’unité de méthanisation Méta-Bio Energies
Les digesteurs de l’unité de méthanisation Méta-Bio Energies
Cuve Xergi chez META Bio Energies
L’unité de méthanisation réalisée par la société Xergi peu recevoir des biomasses solides, liquides et pâteuses. « Elle permet un degré de flexibilité très élevé afin que nous ne soyons pas tributaires d’un type particulier de biomasse », comme l’explique Jean-Paul Chazé, président de META-BIO Energies.
Depuis 2007, META-BIO Energies a produit des composts de très haute qualité pour permettre la fertilisation des cultures maraîchères. Outre la production d’énergie verte, la flexibilité de l’unité de méthanisation permet également à l’entreprise de développer sa gamme de produits de fertilisation grâce au digestat produit lors du processus de digestion.
Pour cela, Xergi SAS, filiale française d’Xergi A/S, a livré courant 2011 une unité de méthanisation à la société française, META-BIO Energies, implantée à Bel-Air de Combrée, dans le Maine-et-Loire, avec la participation de la Caisse des Dépôts, en fonds propres à hauteur de 23 % du capital, aux côtés de la Société Groupe Chazé Environnement.
Bâtiment de cogénération Jenbacher chez chez META Bio Energies
Bâtiment de cogénération chez chez META Bio Energies
Biomasse transformée en énergie et en fertilisant
L’unité de méthanisation a une capacité annuelle de traitement de 23 000 tonnes de biomasses. Cette biomasse est essentiellement issue de l’industrie alimentaire, de l’agriculture et des déchets verts municipaux. Les installations ont été construites pour la réception de tous les types de biomasses.
La production d’énergie se fait à l’aide d’un moteur à gaz d’une puissance installée de un mégawatt. L’électricité verte sera vendue sous le régime de l’obligation d’achat.
L’eau chaude provenant du refroidissement du moteur à gaz est utilisée dans des serres avoisinantes.
Valoriation de la chaleur de cogénération de META Bio Energies en serres
Valoriation de la chaleur de cogénération de META Bio Energies en serres
La production d’électricité et de chaleur assure une réduction de l’émission de dioxyde de carbone de l’ordre de 1 400 tonnes par an. Il est également important de souligner que l’engrais fabriqué à partir de biomasse se substitue à l’engrais chimique dont on sait que la production est consommatrice d’énergies fossiles.
Investissements en énergie renouvelable
L’unité de méthanisation permet de renforcer son compostage tout en mettant à profit l’énergie contenue dans les déchets organiques produisant de l’électricité et de la chaleur.
Xergi possède plus de 20 années d’expérience dans la construction et l’exploitation d’usines de méthanisation en Europe et aux États-Unis et l’unité de méthanisation Méta-Bio Energies fut sa première réalisation en France.

Valoriser les déchets alimentaires non comestibles via le biogaz


Source : Bioénergies International



Barkip, Ecosse, unités de 80 000 tonnes, de biodéchets avec production de 2,2 MWé, photo Xergi
Barkip, Ecosse, unités de 80 000 tonnes, de biodéchets avec production de 2,2 MWé, photo Xergi
L’Europe s’efforce d’organiser la gestion des déchets alimentaires provenant des ménages, des supermarchés et de l’industrie. Les technologies de méthanisation ouvrent la voie à une valorisation efficace des déchets qui n’ont plus de valorisation alimentaire possible mais qui n’ont pour autant plus leur place à la décharge. Leur méthanisation va permettre de produire de l’énergie verte et des fertilisants pour l’agriculture. C’est ce que le constructeur d’unités de méthanisation danois Xergi a réalisé à Barkip en Ecosse.
Une orientation claire en Europe
« D’une manière générale, la population mondiale continue de croître et la population rurale a tendance à rejoindre les villes. Cela donne naissance à d’immenses métropoles qui ont réellement besoin de développer une gestion durable des déchets », explique Ole Trudslev, de l’entreprise Xergi, et qui a étudié l’évolution du traitement des déchets alimentaires sur le marché international.
« En Europe, on constate une croissance particulièrement importante de cette valorisation des biodéchets alimentaires au Royaume-Uni et en Suède et en partie aussi en France, alors qu’un pays comme le Danemark est moins concerné », explique-t-il. Certains endroits d’Asie et des États-Unis par exemple se mettent à trier les déchets ménagers de manière à ce qu’ils puissent être réutilisés dans les installations de méthanisation.
Ce qui motive les acteurs européens du marché comme les municipalités, c’est en premier lieu, comme en France, une réglementation qui contraint à la valorisation. Quand ce n’est pas le cas, dans l’industrie en particulier, les entreprises peuvent faire une analyse de rentabilité en comparant les coûts d’élimination et un investissement producteur d’énergie. Ces deux démarches contribuent à faire avancer la pratique.
L'usine de méthanisation de Barkip en Ecosse, photo Xergi
Vue sur l’usine de méthanisation de Barkip en Ecosse, photo Xergi
Les technologies de préparation et de méthanisation des biodéchets ne cessent de progresser
« C’est une tâche relativement complexe que de choisir les technologies de pré-traitement appropriées pour le mélange de déchets à utiliser dans son usine de méthanisation. Cependant, les technologies s’améliorent rapidement ces dernières années. Chez Xergi, nous avons contribué à la fois à développer des installations de biogaz plus efficaces et de nouvelles technologies de pré-traitement comme le X-chopper. Ainsi, le développement technologique permet de traiter de plus en plus de déchets avec un prix raisonnable », explique Ole Trudslev.
Xergi a déjà livré trois unités de méthanisation qui traitent les déchets alimentaires : une à Barkip en Écosse, et deux en France, Méta-Bio Energies à Combrée dans le Maine-et-Loire et Adour Méthanisation à Aire-sur-Adour dans les Landes de Gascogne. Et l’opérateur est est en train de construire deux nouvelles usines de ce type à Londres (Willen Biogas) et à Stockholm (Scandinavian Biogas Sofielund).

2015/07/09

Demowood, optimisation de la valorisation des déchets de bois


Source : Bioénergies International



Tri manuel des déchets de bois, photo Demowood
Tri manuel des déchets de bois, photo Demowood
Le projet DEMOWOOD a analysé la situation de gestion des déchets de bois en France, Allemagne et Finlande, les quantités dans 5 pays et au niveau communautaire, et les pratiques de gestion ; de fortes différences de règlementations, classifications et options de récupération ont été identifiées.
Trois technologies de détection et tri des déchets bois ont été testées avec des résultats positifs pour détecter les différents types de contaminants. Le bois de palette pourrait représenter une ressource partielle intéressante pour la production de pâte TMP. Des panneaux de particules en bois recyclé à 100 % ont des performances mécaniques acceptables. La combustion de déchets bois, comparée à celle de plaquettes forestières dans une chaudière pilote à lit fluidisé, n’a montré aucune différence significative dans les émissions. Au laboratoire, la possibilité d’utiliser des déchets de bois pour la production de bioéthanol dans un processus biotechnique « standard » a été démontrée.
Tous ces concepts de recyclage et valorisation présentent des bénéfices économiques lors du remplacement des matières premières avec des produits issus de déchets bois, ainsi qu’un avantage de réduction des impacts environnementaux pour le recyclage matière (panneaux) par rapport aux voies énergétiques.
Pour en savoir plus : Résumé de l’étude en français et www.wwnet-demowood.eu (informations et rapports en anglais)
Etude complète accessible aux cotisants à la Taxe Affectée du CODIFAB.
Contact en France : www.codifab.fr et www.fcba.fr

Le nouveau centre de valorisation organique de Faulquemont


Source : Bioénergies International



Informations clés – Cogénération à partir de biogaz – Matières premières : 19 000 tonnes de biodéchets – Production électrique : 500 kWé et 4 GWh/an – Quantité de chaleur valorisée (y compris dans le processus) : 4 GWh/An – Investissement : 4,2 millions d’euros – Exploitation : Terralys – Mise en service en 2015.
CVO_Faulquemont
Ancien centre de compostage, le centre de valorisation organique de Faulquemont, situé sur la commune voisine de Créhange, permet désormais de produire du compost normé mais également des énergies vertes (électricité, chaleur), une solution concrètes et locale au service des collectivités, agro-industriels et entreprises. Multi-intrants, c’est la première unité de méthanisation en propre de SITA France et a été inaugurée le 23 juin 2015.
A 40km de Metz, la mise en service de la nouvelle unité de Créhange-Faulquemont marque une étape concrète dans la transition énergétique du territoire mosellan. SUEZ environnement y valorise en nouvelles ressources énergétiques les déchets organiques issus de l’industrie et de la distribution, des collectivités et de l’agriculture. Utilisée localement, l’énergie verte produite permet de couvrir plus de 70% des besoins de l’industriel voisin ISMERT, spécialisé notamment dans le lavage de citernes et conteneurs, et d’alimenter en électricité le réseau de la Ville de Metz. Une solution locale et concrète de transition énergétique pour le territoire.
Le nouveau centre de valorisation organique de Faulquemont valorisera en nouvelles ressources énergétiques jusqu’à 19 000 tonnes de déchets issus du territoire par an, pour produire 4 000 MWh de chaleur verte et 4 000 MWh d’électricité verte, soit l’équivalent de la consommation électrique de 1000 foyers. l’unité de méthanisation a été construite par l’allemand EnviTec.
Le CVO de Faulquemont valorise également chaque année 35 000 tonnes de déchets organiques (boues urbaines, déchets végétaux, digestat issu du processus de méthanisation) sous forme de matières fertilisantes et de compost normé.
Séchage de bois déchiqueté au CVO de Faulquement
Séchage de bois déchiqueté au CVO de Faulquement
En s’associant avec les acteurs du territoire, SUEZ environnement a mis en place une boucle courte de valorisation. Les matières fertilisantes et le compost normé sont réutilisés par les agriculteurs locaux, et l’intégralité de l’énergie produite est réutilisée localement, en substitution d’énergies fossiles. La chaleur produite alimente les processus de l’industriel ISMERT, dont l’usine est située à quelques mètres, et est par ailleurs utilisée pour les besoins en chaleur des équipements du centre de valorisation organique de Faulquemont. L’électricité produite est quant à elle redistribuée sur le réseau électrique de la Ville de Metz.

31 juillet 2015, appel à projets Chaleur Renouvelable en Aquitaine


Source : Bioénergies International



Silos à bois de plain pied de la chaufferie bois Delpeyrat
Silos à bois de la chaufferie bois Delpeyrat dans les Landes
Pour atteindre les objectifs européens de lutte contre changement climatique et de développement des énergies renouvelables, la région Aquitaine doit porter à 32 % en 2020 la part des énergies renouvelables (EnR) dans la consommation d’énergie finale soit 16 % de plus qu’en 2005.
Le présent appel à projets, géré par la Direction régionale de l’ADEME et le Conseil Régional Aquitaine, s’inscrit dans ce cadre.
Il vise à soutenir des investissements dans les domaines suivants :
  1. L’énergie solaire thermique ;
  2. La biomasse forestière ou agricole ;
  3. Les réseaux de chaleur alimentés par une source d’énergie renouvelable ou fatale ;
  4. La valorisation de chaleur fatale ;
  5. La géothermie et les pompes à chaleur géothermiques.
ATTENTION : POUR DU FINANCEMENT SUR 2015 LA DATE LIMITE EST LE 31 JUILLET 2015
CONTACTS :
Au Conseil Régional :
A l’ADEME :
Documents et instructions concernant l’appel
Pour ouvrir un dossier : appelsaprojets.ademe.fr

18 août 2015, appel à projets chaleur renouvelable en Guadeloupe


Source : Bioénergies International



 
Chaudière biomasse à la distillerie Bologne en Guadeloupe, photo Atlantique Thermique
Chaudière de la distillerie Bologne en Guadeloupe, photo Atlantique Thermique
Un des objectifs du Grenelle Environnement puis de la loi de transition énergétique pour la croissance verte est de porter à 23% en 2020 la part des énergies renouvelables (EnR) dans la consommation d’énergie finale soit 13% de plus qu’en 2005. Les projets de développement de chaleur renouvelable dans les secteurs de l’habitat collectif, du tertiaire et de l’industrie comptent pour environ 5,5 Mtep dans l’objectif 2020, soit plus de 25 %. Afin d’accompagner l’essor de ces projets le Fonds Chaleur renouvelable (FC) a été mis en place en tant que soutien financier. Ce fonds est géré par l’ADEME.
Un volet régional, objet du présent appel à projets, géré par la Direction Régionale de l’ADEME Guadeloupe en partenariat avec la Région Guadeloupe , porte sur les projets éligibles suivants :
1. L’énergie solaire thermique : le projet possède à minima une surface de capteurs solaires de 25 m² dans sa globalité
2. La biomasse : la production énergétique minimum du projet est de 100 tep/an
3. La méthanisation  biogaz, production minimum valorisée de 100 tep/an, efficacité énergétique minimum annuelle de 55% (cogénération), 85% (chaudière et l’injection)
4. Les réseaux de chaleur et de froid : le réseau doit être alimenté au minimum par 50% d’ENR
5. La récupération et la valorisation de la chaleur fatale sur site industriel
6. La géothermie
DATE LIMITE DE DÉPÔT DU DOSSIER : 14/08/2015 à 12:00
Documents et instructions concernant l’appel :
Contacts :
ADEME : Marianna MARTEL – marianna.martel@ademe.fr
Conseil Régional de Guadeloupe : Julien Laffont – julien.laffont@cr-guadeloupe.fr
Il est vivement conseillé de contacter les personnes ci-dessus, en amont du dépôt du dossier, pour tous renseignements ou conseils relatifs au montage et à la soumission de votre dossier.
Pour ouvrir un dossier : appelsaprojets.ademe.fr

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