Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici les nouvelles les plus importantes concernant la biomasse et les filières vertes.

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2016/09/07

Biogaz : plus d'installations vont pouvoir bénéficier du nouveau tarif d'achat


Source : Actu-Environnement



Biogaz : plus d'installations vont pouvoir bénéficier du nouveau tarif d'achat

Un projet d'arrêté, rendu public par le cabinet Green Law, prévoit d'étendre les nouvelles conditions tarifaires octroyées en novembre 2015 à plus d'installations de méthanisation. La revalorisation du tarif d'achat concernait initialement les installations de moins de 500 kW qui bénéficiaient déjà au 1ernovembre 2015 d'un contrat d'achat et celles dont le producteur avait déposé avant le 15 octobre 2015 un dossier complet d'identification auprès de l'Ademe.


Les aides aux petites chaufferies bois en Nouvelle Aquitaine


Source : Bioénergies International



Les aides aux petites chaufferies bois en Nouvelle Aquitaine

Chaufferie à bois de la commune de Lanouaille en Dordogne, photo Frédéric Douard

Chaufferie à bois de la commune de Lanouaille en Dordogne, photo Frédéric Douard

Première région forestière de France, la région Nouvelle Aquitaine soutient le développement de la filière bois-énergie. Pour cela, au-delà d’une volonté de mobilisation de la ressource, la Région souhaite valoriser la ressource forestière en énergie. Aussi, l’objectif est de soutenir financièrement les chaufferies bois plaquettes ou granulés, avec ou sans réseau de chaleur, consommant moins de 100 tonnes équivalent pétrole par an, et approvisionnés par les filières locales. Les projets de chaufferies consommant plus de 100 tonnes équivalent pétrole sont quant à elles éligibles au Fonds Chaleur.

Cet appel à projets s’adresse à toutes cibles confondues hors Particuliers, Collectivités de plus de 30 000 habitants, État, établissements publics d’État, Établissements d’enseignement privé.

Pour bénéficier des aides de cet appel à projets, les conditions suivantes sont requises :

  • la réalisation d’une étude de faisabilité préalable à l’investissement (selon le cahier des charges de l’ADEME),
  • une puissance minimale de 30 kW,
  • la chaudière bois devra délivrer une énergie sortie chaudière inférieure ou égale à 100 TEP par an (soit environ 1.163 MWh thermique /an) pour être éligible. En point de repère pour le maître d’ouvrage, la puissance bois installée devra donc être inférieure à 700 kW thermique installée pour respecter ce seuil de production d’énergie,
  • le rendement thermique à puissance nominale des chaudières bois devra être > à 85% (selon engagement contractuel ou documentation constructeur relatif au modèle),
  • la densité thermique du réseau de chaleur (quantité de chaleur livrée ramenée à la longueur du réseau) devra être > 600 kWh/mètre linéaire de réseau,
  • la ressource en bois contractualisée devra être située au plus près de l’installation et à minima dans la nouvelle région (région forestière) ou dans un département limitrophe. La ressource en plaquettes devra être issue d’une exploitation forestière ou bocagère. Le rayon d’approvisionnement (lieu de coupe et de stockage) sera au maximum de 300 km du lieu d’utilisation pour veiller à la lutte contre le changement climatique. L’approvisionnement ne pourra en aucun cas faire appel à des cultures énergétiques à destination de l’alimentation humaine ou animale,
  • Sont exclues les chaudières fonctionnant au bois bûche.

Documents à télécharger :

Prochaines dates de dépôts des candidatures :

  • 15 décembre 2016,
  • 16 mars 2017.

Contacts :


2016/09/02

A quoi vont servir les 9 milliards d'euros de green bonds que la France veut émettre ?


Source : Usine Nouvelle



A quoi vont servir les 9 milliards d'euros de green bonds que la France veut émettre ?

La France veut  être le premier Etat à émettre des green bonds. Le Trésor compte émettre pour 9 milliards d’euros de green bonds sur trois ans à partir de 2017. A quoi serviront-ils ?

A quoi vont servir les 9 milliards d'euros de green bonds que la France veut émettre ?

Ce sera une première. L’Etat français prévoit d’émettre plusieurs milliards de green bonds dès l’année prochaine pour financer le volet environnemental du troisième Programme d’investissements d’avenir. Au travers de l’Agence France trésor, la France compte lever jusqu’à 9 milliards d’euros, sur trois ans à partir de 2017, d’obligations vertes.

Les green bonds sont des obligations d’un type un peu particulier. Pour obtenir le label, les émetteurs doivent flécher l’argent collecté vers des projets liés à la transition énergétique. Puis ils s’engagent à effectuer un reporting régulier auprès des investisseurs sur l’utilisation des fonds, pour vérifier que l’obligation verte est utilisée à bon dessein.

Un marché encore marginal

Ce marché tout neuf, qui a débuté autour de 2012, reste encore marginal par rapport à celui des obligations traditionnelles, estimé aux alentours de 90 000 milliards de dollars dans le monde. En 2015, selon le rapport de Climate Bonds initiative pour la banque HSBC, 48 milliards de dollars de nouvelles obligations vertes ont été émises dans le monde. Le rapport chiffre le marché total des green bonds à 118 milliards de dollars et à 694 milliards de dollars en prenant en compte des obligations liées au climat mais non labélisées "green".

Le fait qu’un Etat commence à émettre pour son compte des green bonds devrait permettre de développer ce marché. Celui-ci n’a jusqu’à maintenant pas été utilisé par des Etats. Selon le ministère de l’Environnement, 32 % des émetteurs de green bonds sont des entreprises, 28 % des banques, 26 % des organismes publics (banques publiques, etc.) et le reste par des collectivités locales.
Les Etats comme la France se financent déjà assez largement, et à des taux très bas, grâce à des obligations traditionnelles. Les obligations de reporting peuvent s’avérer complexes à mener pour le budget de l’Etat. Le Trésor semble néanmoins prêt à franchir le pas, "sous réserve des conditions de marché".


Vosges : Norske Skog va devenir producteur de biogaz


Source : Biomasse Conseil



Vosges : Norske Skog va devenir producteur de biogaz

L'industrie papetière Norske Skoge à Golbey diversifie ses activités pour pallier la baisse mondiale de consommation de papier journal, en investissant 7,1 M€ dans une unité de production de biogaz, qui entrera en service fin 2017.

La production de biogaz sera issue de la valorisation des effluents de la station d'épuration de la papeterie dans un premier temps puis, dans une seconde phase avec un deuxième investissement, des déchets ménagers collectés sur le territoire d'Epinal.

Le site vosgien est moteur du cluster Green Valley, dédié à la valorisation de la filière bois. Il devrait prochainement s'enrichir de projets dans le secteur de la chimie verte. Par ailleurs, Norske Skoge devrait construire une bioraffinerie qui transformera la biomasse non alimentaire en glucose, pentose et lignine. L'objectif est de produire des biocarburants ou des bioplastiques. L'investissement est estimé à 50 millions d'euros et pourrait créer une quarantaine d'emplois.


2016/08/31

Biogaz : forte baisse de la puissance raccordée au premier semestre 2016


Source : Actu-Environnement



Biogaz : forte baisse de la puissance raccordée au premier semestre 2016

D'après le tableau de bord biogaz publié par le ministère de l'Environnement ce 31 août, 12 MW d'installations produisant de l'électricité à partir de biogaz ont été raccordés au cours du premier semestre de l'année : 4 MW au premier trimestre et 8 MW au deuxième trimestre. Ce qui représente une baisse de deux tiers par rapport au premier semestre 2015, alors que les cinq années précédentes avaient été relativement stables.


2016/08/22

Développement durable : une nouvelle norme ISO à destination de collectivités


Source : Actu-Environnement



Développement durable : une nouvelle norme ISO à destination de collectivités

L'organisation internationale de normalisation (ISO) a publié le 15 juillet une nouvelle norme : l'ISO 37101, Développement durable des communautés - Système de management pour le développement durable - Exigences et lignes directrices pour son utilisation.

Dans sa présentation de la norme, l'organisation estime que l'outil permettra d'aider les communautés à définir leurs objectifs de développement durable et à mettre en place la stratégie pour les atteindre.


Renouvelables : le ministère de l'Environnement reconnait un développement insuffisant


Source : Actu-Environnement



Renouvelables : le ministère de l'Environnement reconnait un développement insuffisant

Le rythme de développement des renouvelables en France n'est pas suffisant pour atteindre l'objectif européen de 23% de la consommation énergétique en 2020. L'éolien ainsi que la chaleur et le froid renouvelables affichent un retard conséquent.


Les régions doivent élaborer leur schéma biomasse avant février 2017


Source : Actu-Environnement



Les régions doivent élaborer leur schéma biomasse avant février 2017

Le décret qui fixe le contenu des schémas régionaux biomasse et leur articulation avec la stratégie nationale est paru au Journal officiel. Etat et régions doivent les élaborer conjointement avant le 18 février 2017.


2016/08/16

Résultats de l’appel à projet BCIAT


Source : Réseaux de chaleur



Résultats de l’appel à projet BCIAT

Source : www.developpement-durable.gouv.fr

En automne 2015, Ségolène Royal avait lancé le 8ème appel à projet du Fonds chaleur pour la biomasse, BCIAT (Biomasse Chaleur Industrie Agriculture Tertiaire).

Objectif : poursuivre le développement d’installations industrielles, agricoles et tertiaires assurant une production énergétique à partir de biomasse, couplées ou non à d’autres énergies renouvelables ou de récupération.

Les 10 projets lauréats ont été désignés par l’ADEME et Ségolène Royal et de nouveaux objectifs (arrêté du 24/04/2016) de développement des énergies renouvelables en France ont été fixés, notamment l’augmentation de 21% de la production de chaleur à partir de biomasse d’ici 2023.

Les 10 projets lauréats 2016

2016_08_10_Fonds_chaleur_2016_rassemblé

Bilan des Appels à projets BCIAT entre 2009 et 2016

Chiffres_cles_Fonds_Chaleur_2009a2016

 

Fonds chaleur_Secteurs concernes

Extrait du communiqué de presse, voir sur le site www.developpement-durable.gouv.fr.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le communiqué de presse du 3 août 2016 sur le Fonds chaleur et la nomination des 10 lauréats de l’appel à projet biomasse chaleur industrie agriculture tertiaire (BCIAT) 2016.


2016/08/11

Epandage août 2016 (mise à jour)


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Epandage août 2016 (mise à jour)

La majorité des déchets organiques (effluents d'élevages, boues de station d'épuration, digestats...) sont épandus directement en agriculture. L'épandage bien qu'ayant de nombreux avantages (pratiques, économiques), nécessite une technicité importante autour de sa mise en oeuvre : quels stockages pour les matières à épandre, quels matériels d'épandage utiliser en fonction des caractéristiques des produits épandus.

L'encadrement réglementaire des pratiques d'épandage est détaillé dans cet article. Cet encadrement permet une limitation des différents impacts des épandages pouvant être positifs (pour les sols), mais également négatifs du point de vue sanitaires et environnementaux : Eléments traces métalliques, composés traces organiques, pathogènes et pollution de l'air.

L'intérêt économique de la filière est présenté autour d'une analyse des coûts des épandages, en fonction des produits épandus, des choix de mise en oeuvre, mais aussi de la taille de la station d'épuration.

Malgré un encadrement strict de l'épandage, les éléments de connaissance présentés dans cet article n'empêchent pas l'émergence de questions sur cette filière qui ne sont toujours pas résolues. 


Gérer les déchets organiques sur un territoire août 2016 (mise à jour)


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Gérer les déchets organiques sur un territoire août 2016 (mise à jour)

Mis à jour - Mis en ligne le : 11/08/2016 - Date d'édition : 01/08/2016

Parce que les filières biologiques plus que toutes autres ne sont pas indépendantes les unes des autres. Elles concernent souvent les mêmes flux, génèrent des produits qui ont souvent les mêmes destinations. Il est donc indispensable pour éviter des conflits d'approvisionnement ou d'usage des produits et pour éviter des choix économiques inadaptés de coordonner et de rationaliser sur un secteur donné la mise en place des différentes filières de gestion des déchets organiques.

Il est important de prendre en compte tous les déchets organiques, toutes les filières existantes et possibles, ainsi que tous les acteurs concernés.

Pour trouver des solutions cohérentes dans les domaines de la prévention, de la collecte, du traitement, de la valorisation des déchets organiques sur un même territoire, une organisation territoriale doit être mise en place, au sein de laquelle les collectivités ont tout intérêt :

  • à éviter les compétitions entre les différents traitements existant sur le marché
  • à essayer de leur trouver des complémentarités
  • et à encourager toutes les synergies possibles

Chaleur issue de la méthanisation : de réelles opportunités


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Chaleur issue de la méthanisation : de réelles opportunités

Nouveau - Mis en ligne le : 11/08/2016 - Date d'édition : 01/05/2016

La méthanisation se développe de plus en plus à la ferme et en collectivité pour produire de l'énergie renouvelable. Lors du montage d'un tel projet, il est essentiel d'optimiser l'installation d'un point de vue énergétique afin de répondre aux enjeux locaux.

Ce guide a pour objectif d'informer et d'orienter sur les différentes voies de valorisation de la chaleur produite par méthanisation. Il a été réalisé sur la base de retours d'expérience, d'exemples concrets et de données chiffrées fournis par des acteurs de terrain et des spécialistes du domaine. Il vous apportera une vision concrète et des pistes d'amélioration pour mieux valoriser la chaleur que vous produisez ou produirez.

En plus d'éléments généraux, ce guide comprend 13 fiches pratiques détaillant les différents usages de la chaleur. 


2016/08/09

L'ordonnance encadrant la production d'électricité renouvelable est publiée


Source : Actu-Environnement



L'ordonnance encadrant la production d'électricité renouvelable est publiée

L'ordonnance relative à la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables a été publiée le 5 août. Elle décline des mesures pour mieux intégrer les EnR au marché et au système électrique et revient sur les procédures d'appel d'offres.


2016/08/04

Dynamic Bois : 19 nouveaux projets retenus


Source : Actu-Environnement



Dynamic Bois : 19 nouveaux projets retenus

Le ministère de l'Environnement a désigné les lauréats de l'édition 2016 de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) Dynamic Bois qui vise à accélérer l'utilisation du bois dans les chaufferies.


Appel à projets pour la biomasse : dix lauréats composent le millésime 2016


Source : Actu-Environnement



Appel à projets pour la biomasse : dix lauréats composent le millésime 2016

Pour sa huitième édition, l'appel à projets BCIAT s'inscrivant dans le cadre du fonds chaleur récompense dix nouveaux projets. Il vise à promouvoir la production d'énergie à partir de biomasse.


2016/08/02

Biogaz : une extension de la durée des contrats d'achat en préparation


Source : Actu-Environnement



Biogaz : une extension de la durée des contrats d'achat en préparation

Après avoir revalorisé le tarif d'achat d'électricité issue du biogaz, l'Etat envisage d'allonger de cinq ans la durée des contrats d'achat pour les installations existantes. Une demande récurrente des professionnels qui convainc le régulateur.


2016/08/01

Méthanisation : les tarifs d'achat n'ont plus la cote


Source : Actu-Environnement



Méthanisation : les tarifs d'achat n'ont plus la cote

Le nouveau mécanisme de soutien à la méthanisation prend forme. Pour les nouvelles installations de plus de 500 kilowatts (kW), il se traduira par un complément de rémunération accessible sur demande (en guichet ouvert) pour les stations d'épuration et les centres de stockage de déchet (ISDND) et en appel d'offres pour les sites agricoles et territoriaux.

Pour les installations inférieures à 500 kW, l'Etat envisage de maintenir un tarif d'achat d'électricité produite à partir du biogaz.


2016/07/29

Energie renouvelable : feu vert à l'autoconsommation


Source : Actu-Environnement



Energie renouvelable : feu vert à l'autoconsommation

L'ordonnance permettant de mettre en oeuvre l'autoconsommation d'énergie renouvelable a été publiée. Très attendue, elle encadre les installations destinées à consommer tout ou partie de leur production et permet une autoconsommation collective.


2016/07/28

Etude au champ des potentiels agronomiques et méthanogènes des cultures intermédiaires à vocation énergétique


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Etude au champ des potentiels agronomiques et méthanogènes des cultures intermédiaires à vocation énergétique

Nouveau - Mis en ligne le : 28/07/2016 - Date d'édition : 01/03/2016

Les Cultures Intermédiaires à Vocation Energétique (CIVE) constituent une ressource essentielle au développement d'unité de méthanisation à la ferme. Insérées dans des rotations de trois cultures en deux ans, deux cultures alimentaires et une non alimentaire, elles assurent une couverture longue du sol et diminuent les risques environnementaux à l'interculture (lixiviation, ...). Toutefois leur valorisation en méthanisation est conditionnée par la variabilité des rendements des CIVE et leur coût de production.

Suite aux résultats du projet sur les CIVE à cycle court mené en 2012 par l'ADEME, Caussade semences et Méthaneva, un nouvel essai a été mené sur l'été 2013 pour tester des CIVE à cycle court et l'hiver 2013-2014 pour tester des CIVE à cycle long. Il avait pour but d'évaluer les caractéristiques agronomique, énergétique, économique et environnementale de différents couverts lors d'essais en plein champ sur 24 sites répartis sur la France entière. L'influence de la fertilisation a également été étudiée puisque certains sites ont amendé la moitié des parcelles d'essai.

Ainsi, 9 CIVE à cycle court et 3 CIVE à cycle long ont été testées. Les récoltes ont été faites par pesée géométrique entre Octobre et début Novembre pour les premières et sur le mois d'Avril pour les secondes. Les rendements agronomiques ont été déterminés pour chaque espèce et chaque site. Le pouvoir méthanogène de chaque couvert a été déterminé afin de définir le rendement énergétique de chaque CIVE. Le coût de production en ¤/tMS a été calculé pour chaque couvert. L'impact environnemental de chaque CIVE a été déterminé par Analyse de Cycle de Vie (ACV).

Au final, 3 couverts à cycle court et 2 couverts à cycle long ont été mis en avant. De manière plus générale, quel que soit le type de CIVE implanté, cycle court ou cycle long, il est important d'implanter au bon moment et au bon endroit pour obtenir un maximum de biomasse, c'est-à-dire un maximum d'énergie pour le coût de production le plus faible possible. 


2016/07/27

Stockage de gaz renouvelable : la recherche s'intéresse aux cavités salines


Source : Actu-Environnement



Stockage de gaz renouvelable : la recherche s'intéresse aux cavités salines

Un programme de recherche piloté par le BRGM étudie la possibilité de stocker les excédents d'électricité sous forme de gaz dans des cavités salines souterraines. Ce gaz vert pourrait accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables.


2016/07/25

Biocarburants durables : la Cour des comptes européenne tacle les critères d'évaluation


Source : Actu-Environnement



Biocarburants durables : la Cour des comptes européenne tacle les critères d'évaluation

La Cour des comptes européenne critique la fiabilité de la certification des biocarburants durables via des régimes volontaires reconnus par la Commission européenne. Elle pointe des lacunes dans la procédure.


2016/07/20

Le pôle de compétitivité Fibres-Energivie n’oublie pas ses racines vertes


Source : Biomasse Conseil



Le pôle de compétitivité Fibres-Energivie n’oublie pas ses racines vertes

Le pôle de compétitivité Fibres-Energivie vient d'annoncer son nouveau plan d'actions pluriannuel. Il espère porter 40 projets de recherche et développement d'ici à 2018.

Le bâtiment oui, mais pas que. Le pôle Fibres-Energivie de l’Est, issu l’an dernier de la fusion des deux structures lorraine et alsacienne, ne renie pas les thèmes autres que la construction durable à laquelle il est identifié. Dans son plan d’actions pluriannuel décidé le 20 juin, la chimie verte (biomasse lignocellulosique), les fibres innovantes, les réseaux et flux d’énergie et l’économie circulaire occupent le même rang de priorité que les « processus et systèmes constructifs ». « Outre la transformation de co- et sous-produits, nous englobons dans l’économie circulaire l’éco-conception autour de notre programme CIM-Eco, ainsi que les projets d’écologie industrielle », précise Jean-Luc Sadorge, directeur général du pôle.

Dans le bâtiment, de plus, la rénovation énergétique tient une place essentielle, notamment dans la nouvelle initiative du pôle : la constitution d’une plate-forme d’accompagnement des entreprises locales au BIM (building information modeling), la « maquette numérique ». Trois chantiers de réhabilitation (deux maisons et une copropriété) contribuent à la mise en place d’une offre de services d’ici à 2018. « Le BIM s’inscrit dans la suite logique des programmes « 50 chantiers pionniers » puis « Je rénove BBC » que nous avons accompagnés en Alsace», poursuit Jean-Luc Sadorge.

Le pôle de 14 personnes a labellisé 31 projets de R&D l’an dernier, représentant un montant cumulé de 100 millions d’euros. Il veut accélérer sa cadence annuelle à 40 sur la période 2016-18.

Avis aux intéressés.

Mathieu Noyer


2016/07/16

Le mode de séchage du bois énergie, clé de sa fraîcheur et donc sa qualité


Source : Bioénergies International



Le mode de séchage du bois énergie, clé de sa fraîcheur et donc sa qualité

Article publié dans le Bioénergie International n°43 de mai-juin 2016

Installations de séchage de bûches et bois déchiqueté dans la Loire, photo Sylveo

Installations de séchage de bûches et bois déchiqueté dans la Loire, photo Sylveo

En matière de fourniture de bois-énergie pour les particuliers ou les petites et moyennes chaufferies, que ce soit en plaquettes ou en bûches, tout le monde connaît les problèmes d’humidité en hiver. Et il suffit souvent que l’hiver soit juste un peu plus rigoureux ou plus long que d’habitude pour qu’à un moment, il devienne impossible de trouver du bois sec, une situation qui empoisonne la vie des consommateurs et qui nuit fortement à la crédibilité de la filière.

Pour remédier à ce problème, deux écoles se côtoient chez les fournisseurs de bois-énergie : les adeptes du séchage naturel, avec fermentation pour les plaquettes et air libre pour les bûches, ou alors le séchage artificiel.

Chacune de ces philosophies présente des inconvénients économiques. Pour le séchage naturel des plaquettes, il faut de grandes surfaces couvertes afin de stocker tout ou partie des besoins de la période de chauffe, avec donc de forts besoins en investissement et en trésorerie. Pour le séchage naturel des bûches, il faut aussi une trésorerie solide car il faut conserver les bois de 6 à 12 mois minimum, en fonction de la période de préparation, et ensuite il faut les rentrer pour éviter qu’ils ne se dégradent.

Grilles de séchage Les Mergers por tous types de biomasse

Grilles de séchage Les Mergers pour tous types de biomasse

Pour le séchage artificiel, la difficulté vient également de l’investissement à consentir, pour le sécheur et le stockage, mais surtout pour la génération de chaleur. Mais à côté de ces inconvénients financiers qui se valent entre séchage naturel et artificiel, le séchage artificiel dégage pourtant un avantage contre lequel le séchage naturel ne peut rivaliser : la fraîcheur du produit.

Sur cette question, les réflexions sont encore bien timides dans la filière. En effet, alors que ce critère de consommation est communément pris en compte pour les biomasses alimentaires, il n’est quasiment jamais mis en valeur pour les biomasses énergétiques. Pourtant, de la même manière que des légumes ou de la viande se détériorent dans le temps selon leurs conditions de conservation, la biomasse humide fait de même.

Prenons le cas d’une bûche que l’on laisse sécher, selon certaines Bonnes Pratiques désuètes mais toujours promues, entre un et deux ans aux intempéries. Cette bûche, qui aura subi les outrages du temps, aura perdu une partie de son écorce, donc de son poids, aura été attaquée par les êtres xylophages (insectes, bactéries, champignons), et elle aura perdu une partie de ses éléments volatils (COV), tout au moins en surface, sous les effets combinés et répétés du soleil, de la pluie et du gel. Au final, elle aura perdu une partie non négligeable de son contenu énergétique de départ, alors qu’une bûche séchée artificiellement en quelques jours le restituera en presque totalité.

Cellule de séchage sur caillebotis, photo Sylvéo

Cellule de séchage sur caillebotis, photo Sylvéo

Prenons maintenant le cas des plaquettes forestières. Si le bois à déchiqueter est laissé à sécher avant déchiquetage de la même manière que les bûches dont nous parlions précédemment, alors il subira les mêmes affronts que les bûches et même plus car le diamètre de ce bois est souvent inférieur à celui des bûches, ce qui le rend plus vulnérable. Et ensuite s’ajoutera la perte due à la fermentation dans le stockage qui sera d’autant plus importante que sa durée sera longue.

Nous voyons donc clairement que les pratiques de stockage long engendrent des pertes de matière qui peuvent être importantes et que la fraîcheur constitue un repère de qualité fondamental, en particulier sur le contenu énergétique. Alors il est certain qu’aujourd’hui, les produits étant vendus soit au volume, soit au poids avec uniquement un contrôle éventuel d’humidité, le consommateur n’a aucune garanti du contenu énergétique effectif de ce qu’il a acheté. Et je n’ai pas insisté ici sur les conséquences d’aspect et de poussières du stockage long sur ces combustibles.

Malheureusement, nous disposons de bien trop peu d’études scientifiques pour illustrer plus précisément le propos, mais de telles études sont en cours en Scandinavie et nous en reparlerons dès qu’elles seront disponibles. En attendant, on ne peut qu’inviter les autorités à investir dans ce domaine de recherche, afin de rendre l’offre bois-énergie plus mature, à l’image de ce qui se fait fort bien dans l’agriculture et l’alimentation.

Frédéric Douard


2016/07/08

Un décret limite à 15% l'approvisionnement des méthaniseurs par des cultures alimentaires


Source : Actu-Environnement



Un décret limite à 15% l'approvisionnement des méthaniseurs par des cultures alimentaire

Le décret qui fixe le seuil maximal d'approvisionnement des installations de méthanisation par des cultures alimentaires est paru vendredi 8 juillet au Journal officiel. Ce texte, qui est pris en application de l'article 112 de la loi de transition énergétique, entrera en vigueur le 1er janvier 2017.


Le point sur les projets de centrales à biomasse en Belgique


Source : Bioénergies International



Le point sur les projets de centrales à biomasse en Belgique

Centrale biomasse des Awirs, photo Electrabel

Centrale biomasse des Awirs, photo Electrabel

Un article de Pierre Martin dans le ValBiomag de juin 2016

La Belgique possède actuellement deux centrales électriques qui produisent de l’électricité verte à partir de biomasse. D’autres projets ont été annoncés, mais certains d’entre eux peinent à se concrétiser. Tentons de faire le point.

Deux centrales existantes pour 495 000 ménages

La plus grande centrale électrique fonctionnant à partir de biomasse se situe en Flandre, dans le port de Gand. Construite en 1979, cette unité utilisait initialement du fioul et des gaz de haut fourneau, puis a subi une première transformation pour brûler du charbon et du gaz naturel, pour enfin être convertie en 2011 pour fonctionner uniquement avec de la biomasse (granulés de bois). Cette centrale développe une puissance électrique de 205 MW. Elle fournit annuellement 1100 à 1200 GWh d’électricité verte, soit l’équivalent de la consommation électrique de 320 000 ménages. Pour produire cette quantité, la centrale consomme jusqu’à 800 000 tonnes de pellets par an, en provenance du Canada et des Etats-Unis. Ils sont transportés par bateau depuis le continent américain jusqu’à la centrale. Afin d’éviter les dérives, l’approvisionnement de la centrale est soumis à une procédure de contrôle stricte permettant de garantir le caractère durable de la biomasse utilisée (respect de la législation, gestion forestière, consommation d’énergie et émissions liées à la fabrication et au transport).

La seconde centrale biomasse se situe à proximité de Liège (Flémalle), le long de la Meuse. Initialement, la centrale comprenait 5 unités fonctionnant soit au charbon, soit au gaz naturel, et développait une puissance de 670 MW. L’unité qui est encore en fonctionnement actuellement a été mise en service en 1967. Elle utilisait du charbon jusqu’en 2005, date de sa conversion vers l’utilisation d’un combustible 100 % biomasse (granulés de bois). Cette conversion fut une première mondiale. Elle développe actuellement 80 MW de puissance électrique, pour une production annuelle de 600 GWh d’électricité verte, soit l’équivalent des besoins de 175.000 foyers. Elle consomme environ 400.000 tonnes de pellets par an, provenant principalement du continent nord-américain, et des Pays-Bas. L’approvisionnement est soumis aux mêmes contrôles que celui de la centrale de Gand en termes de durabilité. Il est prévu que cette centrale soit définitivement fermée en 2020, car elle ne disposera plus d’aides pour sa production d’électricité verte via les certificats verts, ce qui plombe fortement sa rentabilité si aucun autre système de compensation n’est mis en place pour être compétitif par rapport aux combustibles fossiles.

Ces deux centrales, appartenant à Engie (Electrabel), permettent annuellement d’éviter l’émission de 1 700 000 tonnes de CO2 grâce à la substitution d’un combustible fossile, le charbon, par le combustible renouvelable qu’est le bois. Depuis le début 2016, la Belgique a d’ailleurs définitivement abandonné le charbon pour sa production d’électricité.

Des projets de centrale biomasse mis à mal en Flandre

Un premier projet vise à effectuer la conversion de la centrale à charbon de langerlo (556 MW) en une centrale 100% biomasse (pellets de bois)*. Le problème, c’est que le nouveau propriétaire de la centrale, German Pellets, s’est déclaré en insovabilité au début de cette année. Même si selon le CEO de German Pellets, le projet d’investissement de 125.000.000 € a été désolidarisé de la faillite par un rachat in-extremis de la centrale, les curateurs du groupe doivent encore valider la légalité de cette procédure. Cette situation fait planer une grande incertitude quant à la réalisation effective de cette centrale biomasse.

L’autre projet, porté par Belgian Eco Energy (BEE), consiste quant à lui en la construction dans le terminal portuaire de Gand d’une toute nouvelle centrale biomasse de 215 MW électriques et 110 MW thermiques, ce qui en ferait la plus grande centrale biomasse au monde. Ce projet d’investissement de 450 M€, qui était exemplaire sur bien des aspects (technologie permettant une valorisation optimale de la biomasse via cogénération, durabilité de l’approvisionnement, coûts réduits sur le long terme, collaboration avec l’administration dans le montage du dossier), était entré depuis début mai dans sa phase finale avant la construction qui devait débuter dans le courant du premier semestre 2016. Les porteurs du projet attendaient la décision concernant l’octroi des certificats verts, qui devaient apporter un soutien de quelques 100 millions par an pendant 15 ans (alors que la durée de vie de la centrale est planifiée à 45 ans). La réponse du Gouvernement flamand est tombée comme un couperet, provoquant un arrêt brutal du projet : les subsides sont refusés, suite à « un dossier incomplet après la date limite ».

Tel est l’argument donné par le Gouvernement. Remise dans son contexte, la décision du Gouvernement pourrait s’avérer plus politique que pragmatique. En effet, suite à l’impopularité de la taxe pour l’énergie verte proposée par l’ex-ministre flamande de l’énergie, Annemie Turtelboom (la « turteltaks »), cette dernière a finalement démissionné, victime d’une critique médiatique très virulente. Cette fameuse taxe doit permettre de refinancer la dette des certificats verts flamands accumulée depuis le boom du photovoltaïque, mais le subside prévu pour la centrale de BEE venait encore alourdir cette taxe s’il devait être accordé. Ce refus sonne donc plus comme un rattrapage du politique face à l’opinion publique, fortement influencée ces derniers mois par les campagnes négatives à l’encontre des projets de centrale biomasse, jugés trop coûteux et « pas si durable que ça ». En définitive, il est regrettable qu’un projet biomasse s’inscrivant en tous points dans la transition énergétique durable subisse les conséquences néfastes d’une taxe mise en place avant tout pour amortir le coût du photovoltaïque.

L’opinion publique défavorable montre quant à elle que la filière biomasse doit encore effectuer un travail didactique important pour que la biomasse cesse d’être le mouton noir du mix énergétique renouvelable.

Une solution de transition

Au vu du coût du soutien au MWh produit, les centrales biomasses restent un bon moyen d’allier électricité renouvelable et coût limité pour la société. Quant à la durabilité, souvent remise en question, la procédure de contrôle mise en place actuellement par la CWaPE pour l’octroi des C.V. est l’une de plus poussée en Europe. Il ne faudrait pas oublier que, même dans le cas d’un approvisionnement basé sur l’importation, les économies de CO2 sont substantielles par rapport à la filière fossile. De plus, l’implantation d’unités de grande puissance jouit d’une facilité de mise en œuvre que ne connaît pas l’éolien, qui rencontre des recours pour chaque projet. Les nouvelles centrales biomasses sont un moyen rapide et efficace (technologies haut rendement) de fournir à la société une grande quantité d’électricité verte non intermittente dans le cadre d’une transition urgente vers un mix énergétique plus durable.

Valbiom

Auteur : Pierre MARTIN– Facilitateur Bioénergies – p.martin@valbiom.be

Consiulter le ValBiomag de juin 2016 dans son intégralité


2016/07/06

ValBiom et la consultation européenne sur la durabilité des biomasses solides


Source : Bioénergies International



ValBiom et la consultation européenne sur la durabilité des biomasses solides

Un article de Laurent Anzalone dans le ValBiomag de juin 2016

Epandage de digestat à la ferme du Faasch à Attert en Région wallonne dans la province de Luxembourg, photo Lee Sarl

Epandage de digestat à la ferme du Faasch à Attert en Région wallonne dans la province de Luxembourg, photo Lee Sarl

La consultation publique de la Commission européenne concernant le cadre législatif de la durabilité des bioénergies post-2020 s’est clôturée le 10 mai 2016. Reprenons les éléments-clés de la réponse de ValBiom, association d’étude et de promotion des bioénergies en Wallonie.

Les avantages des bioénergies sont de natures diverses

ValBiom a mis l’accent sur certains avantages phares des bioénergies.

Les bioénergies contribuent à l’amélioration de la sécurité énergétique. En effet, selon la Commission européenne, 93 % de la biomasse consommée en Europe en 2012 provenait d’Europe. Même si, de par sa configuration, la Belgique nécessite des importations de biomasse, ces importations contribuent à une diversification des approvisionnements en provenant d’autres pays que les énergies fossiles.

Les bioénergies sont une source d’énergie modulable, elles pourraient contribuer (à leur échelle) à la stabilité des réseaux électriques.

L’utilisation des bioénergies peut apporter des effets environnementaux bénéfiques. Par exemple, des projets de chaufferies utilisant des tailles de haies permettent une réimplantation de haies localement, tout en étant économiquement viables.

Les bioénergies permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux combustibles fossiles.

Il est important d’avoir un cadre assurant la durabilité des bioénergies

ValBiom est en faveur de la mise en place d’un système assurant la durabilité de l’ensemble des bioénergies, tels que ceux instaurés pour les biocarburants et bioliquides. La méthodologie recommandée par la Commission en 2010, et confirmée en 2014 dans son état des lieux de la durabilité des combustibles solides et gazeux nous semble appropriée.

Cette méthodologie comprend un calcul de réduction d’émissions de gaz à effet de serre par rapport aux énergies fossiles qui inclut les émissions liées à la production/extraction, le transport des matières et du combustible final, la transformation des matières premières en combustible final et le rendement de l’unité finale. En parallèle, la méthodologie prévoit des mesures pour protéger les zones sensibles d’une extraction de matière qui poserait des problèmes de durabilité. Ces zones sensibles comprennent les tourbières, les zones à haut stock de carbone et les zones à haute valeur de biodiversité.

Cependant, dans de nombreuses régions, des règles permettant d’encadrer la durabilité existent déjà. L’agriculture européenne est en effet soumise à la Politique Agricole Commune (PAC). Cette législation, revue récemment, assure notamment que les productions agricoles sont durables. En ce qui concerne le secteur forestier, chaque Etat Membre a ses règles de gestion permettant d’assurer un certain degré de durabilité.

D’autres systèmes, tels les certifications PEFC ou FSC, permettent des vérifications plus approfondies. Ce type de certifications pourrait être encouragé notamment dans des zones qui semblent plus « risquées ».

Tout ajout de systèmes complémentaires de vérification devrait au préalable considérer la possibilité de reconnaitre les systèmes existants en vue d’éviter une redondance. Cette reconnaissance pourrait éviter d’ajouter des charges administratives peu utiles.

L’importance de la participation de tous les secteurs

La question des changements indirects d’affectation des sols (iLUC) fait débat depuis 2010 dans le secteur des biocarburants. Pour pouvoir réellement atténuer ces impacts, ValBiom est d’avis que tous les secteurs utilisant la biomasse ou utilisant de grandes surfaces doivent faire des efforts pour limiter leurs impacts en terme d’émissions de gaz à effet de serre liés aux changements d’affectation des sols.

Des règles adaptées à la réalité

S’il est crucial de trouver la meilleure solution pour atténuer les risques éventuels liés à l’utilisation des bioénergies, il est également important de définir des règles adaptées à la réalité. En effet, il serait contre-productif de mettre des règles si difficilement atteignables ou créant une charge administrative telle que les entreprises et particuliers intéressés par les énergies renouvelables optent finalement pour des énergies d’origine fossile. Énergies d’origine fossile qui conduisent sans aucun doute à l’augmentation des quantités de dioxyde de carbone dans le cycle naturel du
carbone. Ressources fossiles qui sont aussi épuisables et posent des incertitudes importantes sur la sécurité d’approvisionnement.

Valbiom

Auteur : Laurent ANZALONE – l.anzalone@valbiom.be
Lien vers la réponse complète (en anglais) sur le site de www.valbiom.be

Consulter le ValBiomag de juin 2016


Le biohydrogène-carburant de Trifyl issu du biogaz des déchets ménagers


Source : Bioénergies International



Le biohydrogène-carburant de Trifyl issu du biogaz des déchets ménagers

Trifyl station H2 vert web

Trifyl est syndicat mixte départemental de valorisation des déchets ménagers et assimilés. Il compte 21 collectivités adhérentes représentant 331 communes, soit près de 308 000 habitants sur un territoire de plus de 6000km² composé notamment du Tarn, d’une partie de l’Hérault et de la Haute-Garonne. Avec plus de 240 agents, Trifyl gère 30 déchèteries, deux centres de tri, quatre réseaux de chaleur, deux plateformes bois-énergie et deux autres de compostage. Sur le Pôle des énergies renouvelables de Labessière-Candeil, Trifyl valorise chaque année dans le bioréacteur 180 000 tonnes de déchets résiduels en chaleur, électricité, bio méthane carburant, et en hydrogène énergie.

Depuis 2014, Trifyl produit de l’hydrogène vert issu directement du biogaz des déchets ménagers. Fort de cette réussite inédite, Trifyl vient de mettre en oeuvre un nouvel équipement : la première station en France distribuant cet hydrogène vert.

Avec l’installation de cette station et l’acquisition d’un véhicule H2, Trifyl poursuit son programme de développement autour de l’hydrogène issu de la valorisation des déchets ménagers. Les étapes du projet Vabhyogaz 1 et 2 ont permis à Trifyl et à ses partenaires historiques de démontrer la faisabilité du reformage du biogaz directement en H2. À présent Trifyl continue dans sa voie, en utilisant cet hydrogène vert pour faire rouler un véhicule, un Kangoo ZE H2. La démonstration est faite de la validité technique de ce projet à petite échelle. La suite du programme, VABHYOGAZ 3, va consister en un déploiement industriel d’unités de production et de distribution d’hydrogène issu du reformage de biogaz. Il s’agira d’être présent au moment où le marché de la mobilité hydrogène va s’amplifier.

Station Trifyl

La station de stockage et de distribution

C‘est l’entreprise WH2 située à Lyon qui a remporté le marché de fourniture de cette station. Elle est composée :

  • d’un compresseur qui monte l’hydrogène à la pression nécessaire pour son stockage, soit 400 à 450 bars,

  • d’une aire de stockage qui peut contenir environ 14 kg d’H2,

  • d’un pistolet de distribution qui réalise un plein en 5 minutes, à une pression de 350 bars.

Cette station est dimensionnée pour 3 à 4 pleins par jour, soit une distribution quotidienne de 7 à 8 kg. L’idée est biens sûr d’alimenter le véhicule H2 de Trifyl, mais aussi les éventuels véhicules des partenaires situés dans les environs immédiats (Exemple possible : la Poste du Tarn pourrait se positionner à Graulhet.)

Le Kangoo ZE H2

Le Kangoo électrique Renault de Trifyl est équipée d’un prolongateur d’autonomie (pile à combustible) alimenté en hydrogène. La batterie d’origine au lithium permet seule de parcourir environ 120 km. Le prolongateur procure une autonomie totale d’environ 300 km en mode éco conduite. (Démarrages et arrêts fréquents par exemple pour La Poste). La pile est positionnée derrière les sièges, par-dessus le réservoir d’hydrogène de 76 litres que l’on recharge en 5 minutes… contre six heures pour le Kangoo ZE en mode simplement électrique.
L’atout majeur de ce Kangoo Trifyl, c’est qu’il roule à l’hydrogène vert, qu’il n’émet aucun gaz, et ne rejette que de l’eau. Une précision : le Kangoo ZE H2 n’est pas pour l’instant un véhicule grand public.

Il est employé comme véhicule utilitaire propre pour des flottes captives d’entreprises ou de services publics. Avec 650 kg de charge utile, il permet de transporter 4,5 m3 de matériel. Le Kangoo ZE H2 « habillé » aux couleurs de Trifyl symbolise la volonté du service public de poursuivre sa démarche de recherche et développement. N’émettant aucune pollution, il circule sur les routes du territoire de Trifyl afin de montrer que l’innovation est au service de la population.

Le Kangoo ZE Hé de Trifyl

Données technique du Kangoo

  • Durée du plein = 5 mn
  • Contenance du réservoir = 1.8 kg H2
  • Distance parcourue avec 1 kg H2 = 100 km
  • Réservoir à 350 bars de pression
  • Vitesse maxi : 130 km/h
  • Poids à vide : 1550 kg
  • Volume transporté : 4,5 m3

www.trifyl.com

 

2016/07/04

Les déchets alimentaires de Londres valorisés en biogaz et fertilisant


Source : Bioénergies International



Les déchets alimentaires de Londres valorisés en biogaz et fertilisant

Digesteurs de Willem Biogas à Londres, photo Xergi

Digesteurs de Willem Biogas à Londres, photo Xergi

L’unité de méthanisation de Willen Biogas va permettre la valorisation durable des déchets organiques de Londres. Xergi, l’ensemblier de l’unité de méthanisation, assurera également, pour le compte de son client et pendant les deux prochaines années, l’exploitation du site.

La satisfaction était palpable lorsque Willen Biogas a réceptionné en mai dernier la nouvelle unité de méthanisation. L’unité qui valorise les déchets organiques de Londres tourne à plein régime et produit du biogaz et des fertilisants organiques.

Le projet s’est amorcé en août 2014 avec un calendrier précis permettant d’assurer la réalisation et la mise en service du projet dans les temps.

« Au final, le projet a avancé à un bon rythme et le temps imparti a été respecté. Nous avons même pu produire de l’électricité plus tôt que prévu, de même que le budget a été parfaitement respecté. Aucun doute là-dessus, nous aurons recours à Xergi et son équipe pour notre prochain projet de méthanisation » assure Adrian Williams, l’un des investisseurs du projet.

L’unité de méthanisation a été construite dans la ferme Cattlegate Farm, non loin de Londres, qu’Adrian possède avec ses deux frères Howard et Brian Williams. Parmi les autres investisseurs, il faut compter Mark Lennon, ainsi que le Foresight Group qui gère deux fonds d’investissement ayant investi dans l’unité de méthanisation.

Pré-déconditionnement de biodéchets chez Willen Biogas à Londres, photo Xergi

Pré-déconditionnement de biodéchets chez Willen Biogas à Londres, photo Xergi

Les déchets transformés en énergie renouvelable et en fertilisants

Willen Biogas doit valoriser annuellement 25 000 tonnes de déchets des ménages, de restaurants, d’écoles, d’universités et de l’industrie alimentaire. Les déchets étaient jusque-là mis en décharge engendrant alors des gaz à effet de serre lors de leur décomposition.

L’unité de méthanisation se compose de plus étapes successives. C’est ainsi, qu’avant leur introduction dans la ligne de digestion, les déchets subissent des prétraitements en deux grandes étapes permettant la séparation des emballages et autres corps étrangers. La première consiste à retirer l’emballage et ensuite, la biomasse subit une nouvelle étape de prétraitement visant à séparer les petites particules plus fines et la fraction organique de la biomasse.

Enfin, les déchets organiques sont introduits dans l’unité de méthanisation générant du biogaz utilisé pour la production d’électricité renouvelable. Le procédé de méthanisation transforme en même temps les déchets en fertilisants organiques, aussi appelés digestats, dont la valorisation agricole se fait par les frères Williams sur leur ferme Cattlegate Farm et leur permet ainsi la substitution à des fertilisants chimiques.

Système FlexFeed d'hygiénisation totale avec récupération d'énergie à Londres, photo Xergi

Système FlexFeed d’hygiénisation totale avec récupération d’énergie à Londres, photo Xergi

La chaleur excédentaire est employée pour la concentration du digestat. La concentration du digestat engendre une baisse des coûts de transport et des émissions de CO2 associées. L’eau évaporée est condensée pour être recyclée sur l’unité de méthanisation et permet ainsi d’économiser au maximum sur la consommation en eau de l’unité.

« La France devra se doter de plus d’unités de ce type pour répondre aux enjeux de valorisation de ses déchets organiques et de la production d’énergies renouvelables. On voit à travers cet exemple que la méthanisation est l’outil le plus efficace pour valoriser la matière organique issue des déchets en énergie en fertilisants organiques. Xergi a déjà construit en France des unités permettant la valorisation de biodéchets. A elles seules, ces unités de méthanisation produisent 26 GWh électriques par an. Ce chiffre, certes encourageant, indiquent aussi qu’une marge de progression notable est possible si les engagements pris lors de la COP21 sont tenus » indique Guillaume LOIR, Directeur Exécutif de la filiale Xergi en France.


2016/06/27

Analyse chimique des fauches de bords de route en vue de méthanisation


Source : Bioénergies International



Analyse chimique des fauches de bords de route en vue de méthanisation

Bords-de-route

Dans le cadre du programme CARMEN (CARactérisation des HAP et des métaux dans les herbages fauchés en bord de route pour la MEthanisatioN), l’association AILE, en partenariat avec l’INERIS et le CEREMA, suit actuellement les chantiers d’exportation de fauches de bords de route en Mayenne et dans les Côtes d’Armor.

AILE

Ces fauches sont valorisées sur les unités de méthanisation à proximité des chantiers. Une première campagne de prélèvements a eu lieu début juin pour identifier les risques de transfert de polluants sur des routes à plus ou moins fort trafic (entre 5 000 et 100 000 véhicules/jour). Ces prélèvements ont été réalisés en Mayenne, sur le secteur de Loudéac et sur la rocade rennaise.

Les premiers résultats sont attendus pour la fin de l’été 2016.


2016/06/20

Forexpo 2016 confirme la réalité nouvelle du bois énergie en Aquitaine


Source : Bioénergies International



Forexpo 2016 confirme la réalité nouvelle du bois-énergie en Aquitaine

28000 visiteurs ont parcouru les 3 km de Forexpo 2016, ici devant le stand Vermeer dans le secteur bois-énergie, photo Frédéric Douard

28000 visiteurs ont parcouru les 3 km de Forexpo 2016, ici devant le stand Vermeer dans le secteur bois-énergie, photo Frédéric Douard

Du 15 au 17 juin 2016, s’est tenu à Mimizan dans le département des Landes, FOREXPO, le salon européen de la sylviculture et de l’exploitation forestière, un événement organisé tous les 4 ans. Cette 25èmeédition a accueilli près de 400 exposants et marques représentées, ainsi que 28000 visiteurs français et internationaux sur une boucle de plus de 3 km dans la forêt de pins maritimes qui jouxte l’aérodrome de Mimizan. Sur 70 ha, cinq pôles de la filière forestière étaient représentés : le reboisement, le bois-énergie, l’exploitation forestière, le transport et les services.

Selon les organisateurs du GIE Forexpo, Bruno Lafon, président, et Christian Pinaudeau, directeur, le millésime 2016 a présenté une densité d’offre jamais atteinte jusqu’alors. Et pour le magazine Bioénergie International, présent sur le salon en tant qu’exposant et partenaire presse, nul doute que le bois-énergie a contribué à cette dynamique de l’offre forestière, totalisant pas moins de 20% des professionnels présents sur la boucle 2016.

La dernière déchiqueteuse du constructeur Albach, sur FOREXPO 2016, photo Frédéric Douard

La dernière déchiqueteuse automotrice du constructeur Albach sur le stand Ropa à Forexpo 2016, photo Frédéric Douard

Répondant aux questions de Frédéric Douard, Christian Pinaudeau rappelle que le bois-énergie était présent formellement à FOREXPO pour la troisième fois, avec une apparition timide en 2008, renforcée en 2012 et véritablement consacrée en 2016, avec une participation massive des équipementiers de la production de plaquettes, de broyats combustibles (notamment des souches) et du bois de chauffage. Après les salons BOIS ENERGIE et EUROFOREST, FOREXPO rejoint donc la liste des principaux salons français d’extérieur pour la présentation des équipements de mobilisation du bois-énergie.

Démonstration avec une déchiqueteuse Wüst sur le stand SOMTP à Forexpo 2016, photo F. Douard

Démonstration avec une déchiqueteuse Wüst sur le stand SOMTP à Forexpo 2016, photo F. Douard

Le bois-énergie en Aquitaine, la fin d’un tabou

Alors que l’Aquitaine possède le premier massif forestier français et même sud européen, l’ancienne région faisait paradoxalement dans le même temps et depuis de décennies, figure de lanterne rouge française du développement du bois-énergie dans le collectif, le tertiaire et l’industrie hors filière bois. Durant plus de 50 ans, les milieux économiques et politiques locaux, n’ont en effet eu d’yeux bienveillants que pour les activités de sciage, de production de panneaux et de papier.

Sur le stand Noremat, photo Frédéric Douard

Sur le stand Noremat, photo Frédéric Douard

Le département des Landes fut pourtant pionnier dans les années 80 en chauffant une quinzaine de ses collèges au bois. Mais cette dynamique publique, fut largement combattue par les industries locaux, par crainte d’une concurrence sur les approvisionnements.

La valorisation énergétique des souches dans les Landes permet de mobiliser plus de biomasse, photo Frédéric Douard

La valorisation énergétique des souches dans les Landes permet de mobiliser plus de biomasse, photo Frédéric Douard

Pourtant, le bois-énergie n’est absolument pas exigent en qualité de bois et s’accommode fort bien des restes des autres filières : écorces, sciures, branches, souches, mais aussi les bois dépérissants ou les nombreux bois feuillus, forts peu valorisés. Inversement, en Scandinavie, une région forestière d’Europe qui ressemble à l’Aquitaine, très tôt, les industries du bois, scieurs et papetiers, ont pris conscience de la complémentarité des filières, et notamment de l’atout économique que représentaient ces déchets de bois, pour la compétitivité de leurs propres activités, en utilisant eux-même très tôt ces biocombustibles, mais aussi en matière de marché en alimentant les villes en bois déchiqueté et les particuliers en granulés.

Démonstration de broyage et calibrage de souches sur le stand Hantsch à Forexpo 2016, photo Frédéric Douard

Démonstration de broyage et calibrage de souches avec des machines Komptech sur le stand Hantsch à Forexpo 2016, photo Frédéric Douard

Dans la « vieille » Aquitaine, cette prise de conscience fut tardive, mais l’important est de constater qu’elle se réalise depuis quelques années, pour le plus grand bénéfice de l’économie locale, avec la création de nouvelles richesses, de nouveaux emplois, mais aussi pour la plus grand bénéfice de la propriété forestière qui voit venir, avec ces compléments de revenus et à un moment où les activités traditionnelles sont mises à mal par la mondialisation, le moyen de poursuivre une sylviculture productive et de qualité, une sylviculture capable à la fois de fournir l’industrie du bois et la filière énergie. FOREXPO 2016 fut en ce sens un témoignage de cette nouvelle dynamique forestière, un témoignage de la vivacité de la Nouvelle Aquitaine.


2016/06/17

Le miscanthus : source d'énergie et paillage pour les territoires


Source : Biomasse-territoire.info



Le miscanthus : source d'énergie et paillage pour les territoires

France Miscanthus publie cette année deux brochures sur les valorisations du miscanthus en énergie et en paillage. En paillage pour les jardins et espaces verts avec un annuaire des fournisseurs en énergie avec la présentation et des témoignages sur 14 projets de chauffage au miscanthus en France. contact@france-miscanthus.org.

 Voir le fichier joint (2.53 MB, application/pdf)


2016/06/14

Fonds chaleur : évolution des aides et prise en compte de la densification


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Fonds chaleur : évolution des aides et prise en compte de la densification

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Le fonds chaleur est un dispositif de soutien financier aux projets de chaleur renouvelable, créé en 2009. Les réseaux de chaleur peuvent bénéficier du fonds chaleur, sous certaines conditions (…). Voir notre article « Fonds chaleur et réseaux de chaleur« .

L’ADEME, qui gère ce fonds chaleur, ajoute une aide pour la densification afin d’aider au raccordement des bâtiments situés à proximité d’un réseau de chaleur.

Les principaux critères sont les suivants:

  • Le réseau devra être alimenté par plus de 50% d’EnR&R et les raccordements être alimentés par une production supplémentaire d’au moins 50% d’EnR&R (sauf pour les réseaux à 70% d’EnR&R : la production supplémentaire devra être à 25% min. d’EnR&R) ;
  • L’opération de densification portera sur un programme de 5 années d’investissement maximum et sur une densification de 200ml de tranchée cumulée au minimum.
  • La demande devra être appuyée par un schéma directeur ou une étude de faisabilité à l’échelle du réseau et être portée par une stratégie commerciale et technique.
  • Il faudra expliquer les mécanismes de répercutions prévus des bénéficies financiers de la densification auprès des abonnés

D’autres modifications ont fait leur apparition également en mai 2016, se traduisant globalement par une augmentation des aides.

Le fonds chaleur doit doubler d’ici 2017 et ces évolutions permettront d’asseoir l’équilibre économique de nouveaux projets, dans un contexte difficile où le prix des énergies fossiles reste bas.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter les fiches suivantes, extraites du site www.ademe.fr :


2016/06/13

ADEME & Vous : Le Mag n° 93


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



ADEME & Vous : Le Mag n° 93

Au sommaire du Mag :

  • Dossier / Temps Fort : Quel avenir pour la forêt ?
    • Zoom sur : Installations industrielles: de quels bois se chauffent-elles ?
    • Regards croisés: Dynamic Bois : quelles perspectives ? avec Alexandre Dozières, chef du bureau Économies d'énergie et chaleur renouvelable au MEEM-DGEC et Luc Bovarel, directeur général de Fransylva.
    • Reportages : Une nouvelle dynamique sylvicole.
    • Avis d'expert : Caroline Rantien, animatrice du secteur Forêt Bois au service Agriculture et forêt de l'ADEME.
  • Décryptage : «Le contexte actuel joue en faveur de l'hydrogène» - Daniel Clément, Directeur scientifique adjoint de l'ADEME.
  • Recherche : Bioéconomie : renforcer les filières de demain.
  • Faits et chiffres-clés : Le solaire photovoltaïque.
  • Terrain :
    • Rénovations énergétique : SIMUL'AIDES, l'outil malin de l'ADEME. (Haute-Normandie)
    • Réseaux urbains : Chaleur fatale, rien ne se perd ! (Usine Arcelor à Dunkerque)
    • Mobilité : Rézo pouce, quand l'auto-stop s'organise. (Transdev - Initié en Tarn-et-Garonne)
    • Audit énergétique: La plateforme de dépôts des dossiers bientôt en ligne ! (DiagADEME)

La biomasse est la première source d'énergie renouvelable en France. Comment est-elle produite, qui la gère et quel rôle jouera-t-elle dans l'avenir ?

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2016/06/08

La production électrique renouvelable dans les nouvelles régions de France


Source : Bioénergies International



La production électrique renouvelable dans les nouvelles régions de France

Le biogaz et le bois-énergie sont les deux biomasses productrices d'électricité en France. Ici les 3 moteurs de cogénération biogaz des Ets Baudelet Environnement dans les Hauts de France, photo Frédéric Douard

Le biogaz et le bois-énergie sont les deux principales biomasses productrices d’électricité en France. Ici les 3 moteurs de cogénération biogaz des Ets Baudelet Environnement dans les Hauts de France, photo Frédéric Douard

Le Syndicat français des énergies renouvelables vient de publier la photographie 2015 des énergies renouvelables électriques pour chacune des treize nouvelles régions du pays. On y trouve ainsi la puissance installée par filière (Hydraulique, éolien, biomasse et solaire), la production de 2015 et d’autres points de repères et de classement.

On y voit en particulier lez régions montagneuses dont le taux de couverture moyen des besoins électriques par les énergies renouvelables est particulièrement intéressant, du fait de l’hydraulique : 39% pour Rhône-Alpes-Auvergne, 38% pour Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, 29% pour Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et 26 % pour PACA. L’ile de France est lanterne rouge avec 1 % !

Ce recensement a pu être réalisé grâce à différentes publications et études auxquelles le Syndicat participe : le Panorama de l’électricité renouvelable, avec RTE, ENEDIS et l’ADEEF, le Panorama du gaz renouvelable, avec GRDF, GRTgaz, le SPEGNN, et le TIGF, le projet européen BASIS, porté par l’AEBIOM, l’association européenne de la biomasse, dont SER FBE est membre, et qui a recensé toutes les installations de biomasse européennes supérieures à 1 MW.

Ces fiches se veulent un outil d’information rapide et synthétique sur le développement des différentes formes d’énergies renouvelables électriques dans les nouvelles grandes régions françaises. Elles s’efforceront d’intégrer de nouvelles données et seront actualisées chaque année.

Télécharger le document : SER-Régions France ENR électriques 2015


2016/06/06

R&D ADEME : Gérer, produire et valoriser les biomasses


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



R&D ADEME : Gérer, produire et valoriser les biomasses

Le colloque « Production, transformation et valorisation des biomasses : une bioéconomie au service de la transition écologique et énergétique » a été organisé par l'ADEME le 31 mars 2016 à la maison de la Chimie de Paris.

Mieux gérer les ressources biologiques renouvelables, la collecte des flux de déchets organiques puis leur transformation en produits à valeur ajoutée dans une logique de croissance verte : tels sont les principaux enjeux de la bioéconomie. Les défis sont multiples : assurer la sécurité alimentaire, limiter la consommation de ressources fossiles, valoriser et utiliser durablement les ressources renouvelables, réduire l'impact environnemental des activités humaines...

Devant les communautés de recherche réunies pour la 1re fois, la journée a permis de faire en quatre tables rondes le bilan de quatre programmes de recherche BIP, DOSTE, GESIPOL et REACCTIF et de lancer le nouvel appel à projets de recherche GRAINE qui leur fait suite.

L'intervention lors du séminaire R&D organisé par l'ADEME le 31 mars 2016 :

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2016/06/02

Tableau de bord du biogaz pour la production électrique


Source : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie



Tableau de bord du biogaz pour la production électrique

Le tableau de bord porte :

  • D’une part sur le suivi trimestriel du parc biogaz raccordé au réseau électrique
  • D’autre part sur les projets en cours d’instruction pour lesquels une demande de raccordement a été déposée auprès d’un opérateur

La production d’électricité est également estimée chaque trimestre sur la base des obligations d’achat facturées.


2016/06/01

Le biométhane pour les nuls, par Engie


Source : Bioénergies International



Le biométhane pour les nuls, par Engie

Biométhane Engie

Le biométhane est une énergie 100% renouvelable produite à partir de la dégradation de déchets organiques : déchets verts, ordures ménagères, déchets agricoles, déchets agroalimentaires ou encore déchets industriels. La décomposition de ces déchets dans une enceinte privée d’oxygène produit du biogaz qui, une fois épuré, devient du biométhane. Celui-ci peut être utilisé comme carburant, mais aussi comme gaz de ville ou comme source d’électricité verte.


2016/05/30

Fin des subventions aux énergies fossiles à l'horizon 2025, annonce le G7


Source : Actu-Environnement



Fin des subventions aux énergies fossiles à l'horizon 2025, annonce le G7

Au sommet du G7, qui s'est tenu à Ise-Shima (Japon) les 26 et 27 mai, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et Union européenne se sont engagés à éliminer les subventions aux énergies fossiles d'ici une décennie et ont encouragé le reste du monde à faire de même.

"Etant donné le fait que la production et l'utilisation d'énergies fossiles représentent les deux tiers des émissions globales de gaz à effet de serre, nous reconnaissons le rôle crucial que le secteur de l'énergie doit jouer pour combattre le changement climatique. Nous restons engagés dans l'élimination de subventions inefficaces aux énergies fossiles et encourageons l'ensemble des pays à faire de même d'ici à 2025", affirme la déclaration des chefs d'Etat.

Cet engagement remonte au G7 (connu à l'époque sous le nom de G8) de 2009, mais ne comportait pas d'échéance datée à l'époque. Aujourd'hui, les soutiens aux énergies fossiles sont en diminution dans les pays du G7 en raison de la baisse conjoncturelle du prix du baril.

Exception notable, le Royaume-Uni a augmenté ses subventions en consentant des exonérations de taxes aux producteurs de pétrole de la Mer du Nord. Quant au Japon, il a été critiqué pour son soutien à des projets de centrales à charbon, tant domestiques qu'à l'international.

Cette déclaration du G7 rejoint les orientations de l'Organisation de coopération et de développement économique et de la Banque mondiale préconisées en 2015 dans le contexte de la COP 21.


Biogaz : le développement de la filière passera par les stations d'épuration


Source : Actu-Environnement



Biogaz : le développement de la filière passera par les stations d'épuration

La filière biogaz a un bon potentiel en France. La digestion anaérobie dans les stations d'épuration est très prometteuse. Emmanuel Adler, président du Réseau interprofessionnel des sous-produits organiques (Rispo) détaille pour Actu-environnement, les moyens de conforter cette filière.

Emmanuel Adler

Président du Réseau interprofessionnel des sous-produits organiques, responsable du pôle “eaux & déchets”, Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris et expert judiciaire.

Si, à l'issue du dernier salon Biogaz Europe, organisé fin janvier 2016 à Nantes, les professionnels du secteur agricole ont manifesté leur déception face aux difficultés de développement de la filière, comme l'a illustré la position commune arrêtée par la Fnsea, l'APCA, Coop de France, l'Association des Agriculteurs Méthaniseurs et le Club Biogaz, certains créneaux apparaissent très porteurs. C'est tout particulièrement le cas de la digestion anaérobie en station d'épuration, qui supprime tout risque d'opposition des riverains, car l'usine existe en général de longue date !

L'objet de la présente analyse vise précisément à souligner le grand intérêt de la digestion anaérobie des boues, dont le potentiel méthanogène théorique maximal a été estimé à 2,13 TWh/an, alors que seule la moitié est actuellement valorisée. Pourtant, si avec la station d'épuration de Lille Marquette en 1994, la France était précurseur pour la production de biogaz carburant valorisé dans des bus, il a fallu attendre 2015 pour que Strasbourg, dans le cadre du projet Biosalvan grâce à des financements LIFE+, devienne la première station en France à injecter du biométhane produit à partir de boues d'épuration. Depuis, d'autres trop rares projets sont en cours, à l'instar de Grenoble (38), Angers (49), Elancourt (78), La Roche sur Foron (74) ou Valenton (94), unité qui pour sa part dispose d'un démonstrateur nommé Biognval appuyé financièrement par l'Ademe pour la production de biométhane liquide (BioGNL) et de BioCO2 par cryogénie. Avec un parc d'une centaine de stations d'épuration équipées de digesteurs en 2015, la France a de la marge au regard de la situation observée dans d'autres pays développés.

La France, en hutième position au niveau mondial

Ainsi, une récente publication de l'Agence Internationale de l'Energie sur la méthanisation place l'Hexagone en 8ème position pour la production de biogaz en station d'épuration rapportée au total de la production totale nationale de biogaz. Si la Suisse se place sur la première marche de ce podium, la toute puissante Allemagne, dans cet échantillon de 10 pays et en dépit de la plus forte production en biogaz obtenu en station d'épuration (41,6 TWh par an), se place pourtant en dernière position. Car Outre-Rhin, c'est l'activité agricole, avec des cultures dédiées, qui constitue la part prépondérante de cette activité biogaz. Pour la Grande-Bretagne, seconde derrière l'Allemagne en termes de production de biogaz sur station d'épuration, ce sont en revanche les fermentations d'ordures en décharges qui influencent le bilan.

Quant à la France, son mauvais classement est la conséquence des obstacles administratifs et financiers qui nuisent au développement de la filière, en particulier sur les stations d'épuration, qui ne rencontrent en général pas d'opposition de riverains ou de zadistes, comme c'est très souvent le cas pour les projets territoriaux, agricoles ou à base de déchets ménagers. Au niveau d'un benchmark international, avec un peu plus de 1,2 TWh par an produit sur ses stations d'épuration, la France produit trois fois moins que la Grande Bretagne, qui dispose pourtant d'une population équivalente.

Faible part de biogaz dans les Step

En complément à ce décevant constat, la réalité du marché hexagonal confirme la faiblesse de la digestion anaérobie sur les stations d'épuration, et souligne le besoin de former les professionnels, et en particulier les élus en charge de l'assainissement. C'est précisément dans ce contexte que le Réseau Interprofessionnel des Sous-Produits Organiques (Rispo), nouvelle dénomination du Réseau Qualité Compost, a organisé une journée technique le 31 mars 2016 sur la codigestion sur l'exceptionnelle station d'épuration du SIVOM de Morillon (Haute Savoie). Cette unité se distingue en effet par une unité de cogénération alimentée par les boues de la station, complétées par des biodéchets issus de la restauration et du lisier bovin. Alors, au-delà d'une sensibilisation des collectivités en charge de l'assainissement et de la gestion des boues d'épuration, quelles solutions envisager pour développer cette activité ?

Plusieurs idées sont ainsi à considérer et tout particulièrement celles qui facilitent l'admission de déchets exogènes sur les stations d'épuration. L'inspiration peut en particulier venir d'expériences originales à l'étranger, à l'instar de villes aussi variées que Pékin et Shanghai en Chine, Boston, Milwaukee, Philadelphie ou Tacoma aux Etats Unis, ou encore Göteborg et Stockholm en Suède, qui ont mis en place des broyeurs sous éviers pour envoyer par les égouts les restes alimentaires des foyers pour produire du biogaz !

Mais en France, de fortes réticences, souvent de nature dogmatique, font obstacle à l'expérimentation de ce type de solution, qui simplifie pourtant la délicate question de la collecte des biodéchets des particuliers en porte à porte. Signe positif, l'article L541-1 du Code de l'environnement, modifié par la Loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, stipule que "le développement d'installations de broyeurs d'évier de déchets ménagers organiques peut faire partie de ces expérimentations. A ce titre, au plus tard au 1er janvier 2017, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant ses avantages et ses inconvénients sur la base, notamment, d'une comparaison avec les systèmes existant à l'étranger".

Une autre solution consiste à développer le biodéconditionnement des invendus de supermarchés et autres grandes surfaces, comme le réalise par exemple l'unité territoriale Agrivalor en Alsace, qui produit de l'électricité et fournit de l'énergie pour chauffer les activités thermales d'un casino voisin. Equipement sensible, le désemballeur permet ainsi de produire une soupe organique à partir des aliments empaquetés qui ne peuvent plus être consommés. Une journée technique du Rispo, en partenariat avec Biogaz Vallée a d'ailleurs été organisée à Troyes le 10 mai dernier sur ce dernier sujet.

En guise de conclusion, il apparait que la France dispose d'un fort potentiel qui reste très sous-exploité, à charge des maîtres d'ouvrage publics, mais également des industriels de développer cette activité. Signe positif, la Loi Notre, qui réorganise les collectivités territoriales dans le sens d'une mutualisation, devrait favoriser l'émergence de projets associant les services de l'assainissement avec ceux en charge de la gestion des déchets ménagers.

Avis d'expert proposé par Emmanuel Adler, président du Réseau interprofessionnel des sous-produits organiques.


Le bois énergie entre en licence professionnelle


Source : InfoEcoLorraine



Le bois énergie entre en licence professionnelle

L'IUT Hubert Curien d'Epinal et l'EPLEFPA (Etablissement public local d'enseignements et de formation professionnelle agricole) de Mirecourt viennent de signer une convention de partenariat autour d'une nouvelle licence professionnelle, unique dans l'hexagone, "Management de la production industrielle et gestion des flux - Parcours gestion des flux du bois énergie".


2016/05/27

Les réseaux de chaleur en France en 2014


Source : Réseaux de chaleur



Les réseaux de chaleur en France en 2014

Le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) vient de sortir une fiche Chiffres et statistiques intitulé  « Les réseaux de chaleur en France en 2014 » (lien cliquable vers la fiche à partir de l’image).

Cette fiche explique les caractéristiques, le bouquet énergétique des réseaux de chaleur, leur répartition en France (cartes à l’appui) et la méthodologie.

Les réseaux de chaleur en France en 2014

Source : MEEM/CGDD

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2016/05/23

Déchets : le cadre règlementaire des combustibles solides de récupération est fixé


Source : Actu-Environnement



Déchets : le cadre règlementaire des combustibles solides de récupération est fixé

Un décret définit les CSR et crée la rubrique ICPE dédiée aux chaudières qui les emploieront. Les CSR sont des déchets solides non dangereux qui seront brûlés dans des unités de production d'énergie, et non d'élimination de déchets.


2016/05/16

Collectivités territoriales : une méthode pour élaborer le rapport développement durable


Source : Actu-Environnement



Collectivités territoriales : une méthode pour élaborer le rapport développement durable

Le Commissariat général au développement durable a publié un outil de 96 pages pour réaliser le rapport sur la situation en matière de développement durable, obligatoire pour les collectivités territoriales et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, de plus de 50.000 habitants. Cette obligation s'inscrit dans le cadre de l'article 255 de la loi portant engagement national pour l'environnement, dite Grenelle 2 de 2010.

Le document s'appuie sur des études menées par le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) et des réflexions issues de groupes de travail pilotés par des associations d'élus, des directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), des collectivités territoriales et des agences régionales de l'environnement.

Il rappelle notamment le but du rapport, qui est de "mettre au centre des débats les choix politiques et leur cohérence sur le territoire au regard des enjeux locaux et des finalités du développement durable". Celui-ci s'appuie sur cinq fondements qui sont : la lutte contre le changement climatique et laprotection de l'atmosphère, la préservation de la biodiversité, la protection des milieux et des ressources, l'épanouissement de tous les êtres humaines, la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et entre générations, et enfin des dynamiques de développement suivant des modes de production et de consommation responsables. La démarche se traduit par une logique d'amélioration continue, de transversalité, de participation locale et d'évaluation partagée.

Une méthode est ainsi proposée aux acteurs publics locaux avec des outils pour analyser les politiques publiques et utiliser le rapport développement durable. Des extraits de rapports développement durable de collectivités territoriales viennent illustrer les propos.


2016/05/12

Elaboration d'un modèle économique global de production et valorisation de CSR


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Elaboration d'un modèle économique global de production et valorisation de CSR

Les combustibles solides de récupération (CSR) sont en plein développement en France, pulsion donnée par la loi de transition énergétique pour une croissance verte (réduction de la mise en décharge de déchets non dangereux non inertes et augmentation des flux de déchets triés, valorisation énergétique des déchets qui ne peuvent être recyclés en l'état des techniques disponibles et qui résultent d'une collecte séparée ou d'une opération de tri).

L'étude s'est attachée à élaborer un modèle économique global de production et de valorisation des CSR, en tenant compte de leur origine. En effet le développement de la filière CRS dépend de la capacité à produire une énergie à un prix compétitif notamment face à des énergies fossiles actuellement bon marché et à préparer les CSR a un coût proche des traitements actuels des déchets.

L'étude a démontré que la production de CSR pouvait atteindre un équilibre économique notamment lorsque le gisement est constitué des refus de tri de DAE (Déchets d'Activités Economiques) ou de tri méthanisation ou tri compostage d'ordures ménagères résiduelles en comparant ce coût au stockage de ces même déchets sans préparation.

Le CSR est alors fourni à l'unité de valorisation à un coût nul s'il s'agit d'un CSR cimentier (haute qualité) et supporte un coût d'évacuation de 30 € / t s'il s'agit d'un CSR qualité chaufferie. Il faut ajouter un coût de 10¤/t de transport, le CSR devant rester une énergie locale.

Par contre une unité de production de chaleur à partir de CSR n'atteint pas l'équilibre économique.

Elle aurait besoin d'une subvention entre 35 et 45 % du montant d'investissement pour une unité valorisant de la chaleur avec les coûts de l'énergie à la date de l'étude soit 30 € / MWh. Une unité valorisant de l'électricité a besoin d'un tarif d'achat pour atteindre l'équilibre économique.


2016/05/10

Filière forêt-bois : trois priorités identifiées dans le plan recherche et innovation 2025


Source : Actu-Environnement



Filière forêt-bois : trois priorités identifiées dans le plan recherche et innovation 2025

Proposer les bases pour le plan d'actions "Forêts-bois : recherche et innovation 2025" : tel était l'objectif de la mission confiée en décembre dernier par les ministères de la Recherche, de l'Economie, de l'Environnement et du Logement au président de l'Institut pour le développement forestier (Antoine d'Amécourt), au directeur général de la Caisse des Dépôts (Pierre-René Lemas), au président de l'Alliance nationale de recherche pour l'environnement (François Houllier) et au président de l'Institut technologique Forêt, Cellulose, Bois-construction (Jean-Claude Sève).

Ces orientations devraient venir en appui des arbitrages réalisés dans le cadre du troisième programme d'investissement d'avenir. Les membres de la mission ont présenté leurs conclusions, lundi 9 mai, à Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture et à Thierry Mandon, secrétaire d'Etat en charge de la recherche ainsi qu'aux représentants de la filière forêt-bois. Ce plan recherche et innovation 2025 pour la filière forêt-bois fera également l'objet d'une restitution au comité stratégique de la filière bois (CSF Bois).

Trois priorités, 13 projets et 29 actions

La mission a identifié trois grandes priorités, déclinées en 13 projets et 29 actions. Tout d'abord, elle vise l'accroissement des performances du secteur par des approches systèmes. Pour cela, elle préconise par exemple de caractériser et d'améliorer les performances notamment environnementales du secteur forêt-bois. Ce qui passe par le développement de méthodes et indicateurs permettant d'intégrer les contributions environnementales des produits forestiers.

Seconde priorité : développer les usages du bois dans une perspective bio-économique. Cela comprend notamment le développement de la construction bois. Pour cela, la mission conseille de "rendre le matériau bois et ses multiples produits dérivés, efficients et robustes du point de vue technique, environnemental et socio-économique pour leur permettre de se positionner sur les marchés d'avenir et en particulier sur les ouvrages et infrastructures d'envergure présents dans les différentes représentations d'une ville durable habitée".

Enfin, la mission a mis l'accent sur la nécessité d'adapter la forêt et de préparer les ressources forestières du futur. Parmi les projets à conduire, elle a identifié le renforcement de la résilience aux changements climatiques, le renouvellement des forêts françaises, la stimulation de la foresterie de précision, mais également le suivi de la biodiversité forestière (ainsi qu'une évaluation des liens entre la biodiversité et les services écosystémiques).


2016/05/04

Recyclage des déchets organiques: comment limiter les risques d’écotoxicité pour les sols


Source : CIRAD



Recyclage des déchets organiques: comment limiter les risques d’écotoxicité pour les sols

Des chercheurs du Cirad et leurs partenaires ont testé la toxicité de certains déchets organiques sur les sols de la région de Dakar, où le maraîchage est particulièrement développé. Leurs résultats montrent que l’application de ces déchets organiques augmente la disponibilité de certains éléments traces métalliques - zinc, cuivre, plomb… - dans les sols concernés. Afin de minimiser les risques d’écotoxicité, les chercheurs recommandent de diversifier les types de déchets appliqués aux sols et d’en modérer la quantité.


2016/05/01

Les vertus de la biomasse : agroforesterie et couverts végétaux


Source : Bioénergies International



Les vertus de la biomasse : agroforesterie et couverts végétaux

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Editorial de la Lettre de l’Agroforesterie du 30 avril 2016

Maximiser la couverture des sols tout au long de l’année avec une grande diversité de plantes, annuelles et pérennes, apparaît comme le meilleur moyen de suivre la nature, produire bien, beaucoup et longtemps, tout en assurant le renouvellement des ressources et le bon fonctionnement des écosystèmes. La lumière est l’intrant premier de l’agriculture.

De la prairie à la forêt, en passant par les constructions bocagères, l’appel du sol pour un maximum de plantes et d’usages remonte à la nuit des temps… Et il recommence aujourd’hui à être entendu, dans un monde agricole fragilisé par les effets de l’hyper-spécialisation, qui délaisse tant de richesses et de potentialités du monde vivant. Plus de photosynthèse et de bon sens partagé pour enrayer la spirale de dégradation des sols et des revenus : les mesures “couverts végétaux” qui s’annoncent et le Plan national agroforesterie constitueront, à condition que des moyens suffisants y soient affectés, une avancée majeure pour l’agriculture.

Pour en savoir plus : Association Française d’Agroforesterie


2016/04/29

10 mai 2016, journée technique biodéchets et déconditionnement


Source : Bioénergies International



10 mai 2016, journée technique biodéchets et déconditionnement

Déconditionnement 10 mai 2016

En France, à l’heure de l’entrée en vigueur du tri à la source pour les producteurs de 10 tonnes de biodéchets par an, Biogaz Vallée® et le Réseau Interprofessionnel des Sous-Produits Organiques (RISPO) s’associent pour mettre en lumière le déconditionnement des biodéchets et les challenges posés pour leur valorisation dans les filières méthanisation et compostage.

Cette journée technique aura lieu le 10 mai de 9h15 à 17h à Troyes dans l’Aube.

Alliant conférences le matin et visite de site l’après-midi, cet événement s’adresse tout particulièrement aux :

  • producteurs de biodéchets : agro-alimentaire, distribution, restauration, collectivités, etc.
  • porteurs de projets et exploitants d’installations de méthanisation et de compostage
  • acteurs du développement de la filière : institutionnels, sociétés d’ingénierie et de conseil, fournisseurs d’équipements et de services, développeurs, investisseurs, financeurs, etc.

Le programme est disponible sur www.biogazvallee.eu

L’inscription se fait en ligne ici.

Biogaz_Vallee

Conditions :

  • 50 € HT pour les adhérents de Biogaz Vallée® et du RISPO
  • 130 € HT pour les non adhérents
  • Gratuit pour les agriculteurs porteurs de projet

17-18 mai 2016, objectifs biodéchets, quels outils pour les collectivités ?


Source : Bioénergies International



17-18 mai 2016, objectifs biodéchets, quels outils pour les collectivités ?

Objectif biodéchets

Avec ce colloque qui se tiendra à Paris, AMORCE souhaite montrer comment des acteurs locaux peuvent utiliser différents outils pour prévenir la production de biodéchets et lutter contre le gaspillage alimentaire, généraliser le tri à la source des biodéchets et les valoriser. Les dispositions réglementaires issues de la loi sur la transition énergétique pour la croissante verte posent de nouveaux objectifs et un nouveau cadre permettant aux collectivités territoriales urbaines ou rurales de conforter ou d’aller plus loin dans leurs actions.

PROGRAMME (3,1 Mo)

BULLETIN D’INSCRIPTION (361,2 Ko)

amorce

Contact : Audrey PENELLE, colloque@amorce.asso.fr


La filière bois, réelle opportunité de marché pour les agriculteurs


Source : Bioénergies International



La filière bois, réelle opportunité de marché pour les agriculteurs

Mehdi Bounab, conseiller Forêt, Arbres et Bois à la CA 09

Mehdi Bounab, conseiller Forêt et Bois à la CA 09

La demande en bois (toutes catégories confondues) des particuliers, des collectivités, des entreprises et des industries est importante et croissante en Ariège. Elle concerne le bois-énergie (bûches et plaquettes), les copeaux bois pour le paillage en espaces verts, la litière animale ou l’amendement organique des sols (BRF ou Bois Raméal Fragmenté), le bois d’œuvre (sciage, charpente, bardage extérieur) et le bois de service (piquets de clôture).

Cette demande est partiellement satisfaite grâce aux efforts des pouvoirs publics mettant en place des programmes d’actions en faveur d’une mobilisation accrue de bois. Elle s’accompagne d’une exigence grandissante des consommateurs et de la société, sur la transparence vis-à-vis des modalités de production des matières premières agricoles et forestières et de leurs impacts sur l’environnement et la santé humaine.

Agroforesterie, photo Agroof

Agroforesterie, photo Agroof

Le taux de boisement représente 50 % du territoire ariégeois avec plus de 15 000 ha détenus par des agriculteurs. Les exploitations agricoles ariégeoises contribuent ainsi à ces enjeux. Sur la forêt, l’accompagnement de la chambre d’agriculture est proposé depuis plusieurs années et a incité les agriculteurs à aller vers de la vente directe pour augmenter la valeur ajoutée de cette ressource.

Et face à la demande croissante des agriculteurs pour développer des projets en agroforesterie, avec l’objectif de toujours travailler sur l’augmentation du revenu des exploitants et en saisissant les opportunités de marché, la chambre d’agriculture d’Ariège propose de nouvelles prestations dans le cadre du Contrat de Suivi Annuel. Celles-ci sont basées sur la création de nouvelles filières destinées à augmenter les marges. Avec le même volume de bois, les marges peuvent être multipliées par dix par rapport à de la vente de bois sur pied. Il est important de rappeler que le développement d’un atelier bois peut rentrer dans le cadre juridique de l’exploitation agricole.apca

En savoir plus  :


Coordonnées

BIOMASSE CONSEIL

Adresse : 4 rue Pierre Curie 88110 RAON-L'ETAPE

Téléphone fixe : 09 84 28 92 90

Téléphone mobile : 07 82 24 84 22

E-Mail : contact@biomasse-conseil.fr

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