Articles biomasse et filières vertes

Retrouvez ici les nouvelles les plus importantes concernant la biomasse et les filières vertes.

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2018/09/21

La pyrogazéification, l’une des voies d’avenir pour un gaz 100 % renouvelable


Source : Bioénergies International



La pyrogazéification, l’une des voies d’avenir pour un gaz 100 % renouvelable

Installation de gazéification de biomasse de la SOPREMA à Strasbourg, photo Frédéric Douard

En France, le gaz est le deuxième vecteur d’énergie en réseau après l’électricité. Ses usages sont multiples : chauffage, cuisson, production d’électricité, applications industrielles … bref, une énergie au coeur du quotidien et de l’activité des entreprises. Appréciée, elle a cependant deux inconvénients majeurs : elle est à 99 % d’origine fossile et parcours des milliers de kilomètres depuis les sites de productions mondiaux. Cette réalité fait de la production de gaz vert constitue une voie majeure dans la transition énergétique en cours, appuyée par les récentes projections de l’ADEME – GRDF et GRT gaz, vers un mix de gaz 100 % renouvelable à l’horizon 2050. C’est donc “à point nommé” que se tiennent ces 26 et 27 septembre 2018 à Rennes les premières Assises nationales de la pyrogazéification, procédé de production de gaz qui pourrait représenter 15 à 40 % de ce mix renouvelable.

Hier, un procédé à l’origine des énergies fossiles. Aujourd’hui, une technologie au service de l’énergie renouvelable.

  • La pyrolyse consiste en un traitement thermique de la matière organique sèche, en l’absence d’oxygène, produisant une phase gazeuse (“gaz de synthèse” ou “syngaz”), liquide (huile) et solide (charbon).

  • La gazéification est le processus de transformation de la partie carbonée solide en gaz de synthèse par ajout d’une petite quantité d’oxygène ou de vapeur d’eau.

  • La pyrogazéification regroupe les procédés de pyrolyse et de gazéification.

En partant d’un procédé connu et utilisé depuis des siècles, il s’agit aujourd’hui d’en appliquer le principe en élaborant des systèmes à très haute performance énergétique dans des délais sans commune mesure avec ceux des origines.

Une valorisation énergétique complémentaire à la méthanisation

Bien que produisant toutes les deux un mélange gazeux combustible, la méthanisation et la pyrogazéification diffèrent, dès le départ, par la ressource en jeu : pour la méthanisation, il s’agit de biomasse humide (notamment, biodéchets, déchets et effluents d’élevage) et pour la pyrogazéification de biomasse sèche, soit une grande variété de ressources dont : les bois ne pouvant pas être brûlés dans de bonnes conditions en chaufferies, les CSR (Combustibles Solides de Récupération), les bois non dangereux de démolition (portes, fenêtres, vieux meubles, panneaux d’industrie…). Pour cette catégorie de bois, la pyrogazéification constitue une issue très attractive, quand on sait que la France doit gérer chaque année sept millions de tonnes de ce type de déchet bois (dit de Classe B) et qu’en 2020, 70 % des déchets du BTP devront être valorisés (contre 50 % aujourd’hui).

Une énergie renouvelable propre, de proximité et stockable

Les territoires sont « en première loge » pour favoriser l’exploitation des gisements disponibles, dans le cadre d’une économie circulaire où les déchets deviennent une ressource pour les usages énergétiques locaux, et au-delà.

Avec un bilan environnemental favorable (réduction du bilan carbone, des polluants et poussières atmosphériques) le recours à la pyrogazéification constitue aussi un atout financier pour les entreprises, face à la hausse continue du prix du carbone, et pour les collectivités locales, dans la perspective de la hausse des coûts de l’enfouissement des déchets (dont le volume devra être réduit de moitié d’ici 2025).

Enfin, la pyrogazéification lève le frein majeur au développement des énergies renouvelables : leur production irrégulière (en fonction des conditions climatiques le plus souvent) et leur difficulté de stockage. Le gaz renouvelable a le grand avantage de pouvoir être produit en continu et être stocké afin de s’adapter à la demande d’énergie. Une aptitude au stockage, associée au maillage du réseau existant, dans lequel le gaz peut être injecté, qui apporte une grande flexibilité d’usage en termes de production, saison, lieu et variabilité de la demande, faisant de la pyrogazéification une solution d’avenir.

Des Assises nationales comme acte fondateur de la filière en pleine évolution

Face à ces atouts d’envergure, les Assises nationales qui se tiendront les 26 et 27 septembre 2018 à Rennes à l’initiative du Club Pyrogazéification et de ses partenaires, Bretagne Eco-Entreprises et CEEI Créativ, permettront de présenter pour la première fois en France, toutes les facettes de cette filière innovante auprès d’un large public : industriels, entrepreneurs, collectivités …

Les deux journées se répartiront entre visites et conférences :

  • Mercredi 26 septembre : visite à Nantes de la Halle technologique de l’IMT Atlantique dédiée à la valorisation énergétique de la biomasse, et à Locminé, du pilote de pyrogazéification sur le Pôle LIGER avec présentation des enseignements pour l’injection de gaz renouvelable.

  • Jeudi 27 septembre : Les conférences développeront les gisements disponibles et les ressources les plus appropriées à la pyrogazéification, les 10 raisons pour avoir recours à cette technologie et les conditions à mettre en place pour le développement de cette filière “force de dynamisation massive” de la transition énergétique.

>> Voir le programme complet des assises


2018/09/19

Pour doubler la production de sucre issu des plantes


Source : Enerzine.com



Pour doubler la production de sucre issu des plantes

Des chimistes de l’EPFL ont développé une méthode susceptible d’accroître de manière significative le rendement en sucre des plantes, améliorant ainsi la production de carburants renouvelables, de produits chimiques et de matériaux.

Produire des carburants et des produits chimiques à partir de la biomasse (bois, herbe, etc.) constitue l’une des solutions les plus prometteuses pour développer une économie renouvelable. Le processus implique de décomposer, ou de «déconstruire» des plantes, pour produire des hydrates de carbone simples, principalement sous la forme de sucres simples tels que le xylose et le glucose. Mais si ces sucres sont précieux, les processus courants utilisés pour déconstruire les plantes finissent souvent par les dégrader.

Le laboratoire de Jeremy Luterbacher à l’EPFL vient de développer une méthode chimique qui stabilise les sucres simples et prévient leur dégradation. Cette méthode pourrait signifier que les chimistes n’auront plus à chercher un juste milieu pour déconstruire la plante tout en évitant la dégradation du produit final.

La nouvelle méthode change la susceptibilité chimique des sucres à la déshydratation et à la dégradation en leur attachant des aldéhydes. Le processus est réversible, ce qui signifie que les sucres peuvent être récupérés après déconstruction.

Les chimistes ont testé leur méthode sur du bois de hêtre. D’abord, ils l’ont réduit en pulpe au moyen d’une technique de fabrication du papier appelée organosolve, qui solubilise le bois en acétone et en éthanol. Mais pour fixer des aldéhydes sur les sucres, les scientifiques ont mélangé le bois de hêtre avec du formaldéhyde.

Grâce à cette approche, ils ont pu récupérer 90% de sucres de xylose, contre seulement 16% sans formaldéhyde. Lorsqu’ils ont décomposé la pulpe résiduelle en glucose, le rendement en hydrate de carbone a dépassé 70%, contre 28% sans formaldéhyde.

«Jusqu’ici, les gens se sont toujours tournés vers des systèmes souvent coûteux pour limiter la dégradation du sucre», dit Jeremy Luterbacher. «Avec la stabilisation, vous vous préoccupez moins de cette dégradation, ce qui vous rend plus libre pour développer des transformations de la plante plus rapides et meilleur marché, en accélérant potentiellement l’émergence de produits de consommation renouvelables».


2018/09/05

Transformer les déchets des restaurants parisiens en gaz renouvelable


Source : Bioénergies International



Transformer les déchets des restaurants parisiens en gaz renouvelable

La colllecte des biodéchets des restaurants parisiens, image GRTGaz

A travers dix vidéos, GRTgaz présente dix acteurs et dix innovations en faveur de la transition écologique. Ces dix témoignages recueillis au plus près du terrain, la série « L’Énergie des Possibles » présente dix initiatives innovantes et concrètes pour une transition écologique via le vecteur méthane. Cette série s’inscrit dans le cadre de la campagne « Le Gaz. L’Énergie des Possibles », une initiative lancée en octobre 2017 par GRTgaz pour révéler toutes les innovations du gaz en faveur de la transition écologique.

Ces épisodes, d’une minute trente chacun, sont visibles sur le site gazenergiedespossibles.fr.

Le troisième concerne la production de gaz renouvelable à partir des biodéchets de plus de 400 restaurants parisiens, avec le témoignage de Stephan Martinez de la société Moulinot.

Stephan Martinez : « La gestion des déchets issus de la restauration est un enjeu majeur pour la transition écologique. J’ai décidé de transformer ces déchets en gaz renouvelables qui deviendront ainsi une énergie positive. Je collecte pour cela les biodéchets dans plus de 400 restaurants parisiens. »


Produire du gaz naturel renouvelable à partir de cultures intermédiaires


Source : Bioénergies International



Produire du gaz naturel renouvelable à partir de cultures intermédiaires

L’unité de production de biométhane Valois Energie à Barbery dans l’Oise, image GRTGaz

A travers dix vidéos, GRTgaz présente dix acteurs et dix innovations en faveur de la transition écologique. Ces dix témoignages recueillis au plus près du terrain, la série « L’Énergie des Possibles » présente dix initiatives innovantes et concrètes pour une transition écologique via le vecteur méthane. Cette série s’inscrit dans le cadre de la campagne « Le Gaz. L’Énergie des Possibles », une initiative lancée en octobre 2017 par GRTgaz pour révéler toutes les innovations du gaz en faveur de la transition écologique.

Ces épisodes, d’une minute trente chacun, sont visibles sur le site gazenergiedespossibles.fr.

Le premier concerne la production de biométhane à partir de cultures intermédiaires chez des céréaliers du département de l’Oise, avec le témoignage de Pierre-Henri ROLAND de Valois Énergie à Barbery.

Pierre-Henri ROLAND : « À chaque fois que l’on met des déchets dans un méthaniseur, on va faire du du biométhane pour les citoyens qui sont branchés au gaz. On va aussi faire un fertilisant biologique pour nos sols. Cela nous permet de produire 200 m3/heure de biométhane, ce qui représente la consommation énergétique de milliers de foyers ».


2018/09/03

Journées Recherche Innovation Biogaz Méthanisation, du 2 au 4 octobre 2018 à Rennes


Source : Bioénergies International



Journées Recherche Innovation Biogaz Méthanisation, du 2 au 4 octobre 2018 à Rennes

Bulles de biogaz à la surface d’un digesteur, photo Frédéric Douard

Les Journées Recherche Innovation Biogaz Méthanisation organisées par l’ATEE ont pour but de promouvoir les échanges entre le monde de la recherche et les acteurs du développement agricole et industriel de la filière (industriels, agriculteurs, chercheurs et acteurs du territoire) afin de poursuivre le développement d’une filière adaptée au contexte français, c’est l’objectif de ces JRI 2018.

Pendant trois jours, les travaux de recherche, retours d’expérience, réflexions seront partagées au travers des présentations, tables rondes, posters et moments d’échange.

  • le 2 octobre 2018, la Journée de l’exploitant

  • les 3 et 4 octobre 2018, les travaux de recherche en 5 sessions
    Ressources, opportunités et territoires
    Processus et procédés
    Biogaz et biométhane
    Digestats et valorisation
    Aspects sanitaires liés à la méthanisation.

Programme complet et bulletin d’inscription des JRI 2018
Informations pratiques et plan d’accès

Contact : Patricia COTTURA – ATEE – 01 46 56 35 41 – p.cottura@atee.fr


2018/08/29

Guide méthodologique de l’épandage des digestats de méthanisation


Source : Bioénergies International



Guide méthodologique de l’épandage des digestats de méthanisation

La méthanisation, déjà présente historiquement sur des sites industriels ou stations d’épuration urbaines du bassin Artois Picardie, est aujourd’hui en fort développement. Elle regroupe le traitement de nombreux déchets organiques de producteurs et d’origines diverses (résidus d’industries agro-alimentaires, effluents d’élevage, résidus de récoltes, boues d’épuration, fractions fermentescibles de déchets ménagers, graisses alimentaires etc.…). La réglementation est différente selon la nature et la quantité du gisement traité par l’unité de méthanisation. De nombreuses questions sont soulevées concernant les règles d’épandage, de stockage et de suivi des digestats.

C’est pour répondre à un certain nombre de ces interrogations que les SATEGE Nord-Pas-de-Calais et Somme, la MUAD de l’Aisne, en collaboration avec les DDPP, DREAL, Agence de l’Eau Artois Picardie et l’ADEME, ont réalisé ce guide paru en 2016.

Ce guide méthodologique a pour objet d’apporter des éclaircissements aux porteurs de projet de méthanisation, sur le contexte réglementaire. Ce guide reprend les règles de traçabilité et transparence imposées sur le site, les règles d’épandage, de stockage et le suivi annuel à respecter pour les digestats. Il concerne l’épandage des digestats non transformés par compostage ou non homologués et donc soumis à plan d’épandage.

Ce guide intègre 4 grands chapitres :

  • suivi et traçabilité imposé au site ;
  • contenu type d’un plan d’épandage ;
  • suivi annuel des épandages ;
  • distances d’épandage et règles de stockage.

Sont exclues de ce document :

  • les unités de méthanisation qui ne traitent que des effluents d’élevage et des matières végétales brutes issus d’une seule exploitation agricole. Dans le cas d’un élevage, le plan d’épandage initial de l’éleveur doit juste être remis à jour pour tenir compte du changement de nature de l’effluent.
  • les stations d’épurations et les industries qui méthanisent leurs effluents, sans mélange avec des effluents extérieurs à leur unité de production. Dans ce cas, les conditions d’épandage sont celles prévues par la réglementation qui s’applique à l’unité de production.
  • Les digestats importés pour lesquels une réglementation spécifique s’applique liée à l’introduction des déchets en France. Même venant de l’étranger, un digestat ne peut être commercialisé et doit respecter les règles d’un plan d’épandage décrites dans les parties Contenu type du plan d’épandage et Suivi annuel des épandages.

>> Télécharger le guide


2018/07/22

7 novembre 2018, le bois-énergie, des flux territoriaux aux flux internationaux


Source : Bioénergies International



7 novembre 2018, le bois-énergie, des flux territoriaux aux flux internationaux

Le 7 novembre 2018, le Comité Interprofessionnel du Bois-Energie organise à Strasbourg, avec le soutien de l’ADEME et de la Région Grand Est, son prochain colloque intitulé : Origines et usages, des flux territoriaux aux flux internationaux – DESTINATION BOIS-ENERGIE.

En amont de cette journée seront organisées des visites de sites pour illustrer la thématique.

Le programme détaillé de cette journée et les modalités d’inscription seront prochainement mis en ligne.

Date à retenir !


2018/07/18

Comment se répartit la biomasse sur la planète


Source : Actu-Environnement



Comment se répartit la biomasse sur la planète

Comment se répartit la biomasse sur la planète© Masyanya

La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a publié une synthèse des résultats d'un article intitulé "Répartition globale de la biomasse au sein de la biosphère" et paru en mai 2018 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas).

L'équipe de recherche, menée par Yinon M. Bar-On, s'est fondée sur des centaines d'études portant sur les principaux groupes d'espèces qui composent le vivant. Elle résume les connaissances actuelles sur la répartition de la biomasse mondiale, c'est-à-dire sur la masse totale des organismes vivants.

Parmi les résultats, on apprend que la biomasse marine ne représente qu'un pourcent de la biomasse totale, la biomasse souterraine 42% et la biomasse terrestre 57%. Les plantes représentent plus de 82% de l'ensemble du vivant, les bactéries 12,84%. L'équipe de recherche avance aussi que sur les onze millions d'espèces estimées, seulement 1,4 million sont aujourd'hui décrites.

Parce que "[l]'étude [de la biodiversité] devient un enjeu prioritaire", la FRB a décidé de publier des synthèses d'articles scientifiques récents sur ce thème. Deux autres suivront donc au cours de l'été. L'une sur la difficulté de l'étude objective de toutes les espèces, et l'autre sur le paradoxe entre la capacité d'empathie pour certaines des espèces et la réalité de leur statut de conservation.


2018/07/13

La première usine française de black pellets ouvrira en 2020 dans la Marne


Source : Bioénergies International



La première usine française de black pellets ouvrira en 2020 dans la Marne

Black pellets, photo Européenne de Biomasse

La société Européenne de Biomasse et ses partenaires Meridiam et Caisse des Dépôts ont annoncé le 13 juillet 2018 l’implantation de l’ensemble industriel FICA-HPCI (Filière industrielle Champagne-Ardennes – Haut Pouvoir Calorifique Industriel) sur la plateforme agro-industrielle de Pomacle-Bazancourt près de Reims. Cet ensemble industriel inédit en France, qui sera mis en construction dès l’automne 2018 pour une mise en service en 2020, comprend une centrale de cogénération biomasse (société COGECAB) qui fournira de l’électricité verte à Enedis et de la vapeur à l’amidonnerie voisine Chamtor, et une usine de granulation et préparation de combustible (société FICAP) qui produira chaque année 120 000 tonnes de biocombustibles HPCI®, substitut renouvelable au charbon de terre. 

Pour la partie granulation et préparation du combustible, l’actionnariat de FICAP est réparti entre trois entités : 24% Caisses des Dépôts, 25% Alpha pellets 25% et 51% Européenne de Biomasse, et c’est Alpha Pellets qui en sera l’exploitant. Pour la partie production d’énergie, l’actionnariat de COGECAB se réparti comme suit : 55% Atlante Gestion, 30% CDC, 10% Dalkia et 5% Européenne de Biomasse et c’est la société Dalkia qui est en charge de la livraison clé en main de l’équipement et qui sera en charge de son exploitation et de sa maintenance.

Un projet inédit en France pour accompagner la sortie du charbon fossile

A partir des résidus de bois issus des forêts de la région, FICAP assurera la première production mondiale de granulés HPCI® Black pellet en continu à partir d’un procédé de vapocraquage ou explosion vapeur.

Zoom sur le HPCI® Black Pellet

Le granulé HPCI® Black Pellet a été mis au point par Européenne de biomasse au terme de 12 ans de R&D. Ces granulés noirs sont obtenus par le procédé d’explosion à la vapeur de la matière première. L’explosion vapeur (steam explosion en anglais) consiste à monter la matière première en température jusque 240°C et se conclue par une dépressurisation rapide qui fait exploser les cellules du bois et opère une dépolymerisation de ses longues chaines carbonées. Cette opération rend le bois plus facile à broyer et surtout le rend hydrophobe donc stockable en extérieur et transportable par voie maritime sans risque de dégradation. L’explosion vapeur est aussi utilisée comme prétraitement des matières lignocellulosiques avant méthanisation.

C’est l’entreprise Valmet qui fournira le procédé de vapocrackage. Le groupe, spécialiste de la grande industrie du bois, avait travaillé sur le même produit dès le début des années 2010 avec le fabricant américain Zilkha Biomass, implanté à Selma en Alabama. Ce producteur avait d’ailleurs en 2015 alimenté la chaufferie de la CPCU à Saint-Ouen avec du black pellet avant d’interrompre brutalement ses livraisons. Ces granulés étaient alors importées en France par le port de Rouen.

Avec un bilan très favorable en CO2 et de très hautes performances techniques (résistance à l’eau, densité, pouvoir calorifique), ce combustible constitue une alternative au charbon de terre pour les chaufferies industrielles et les centrales électriques à flamme. Son utilisation ne nécessite aucun changement majeur d’équipements ni de manutention et ni de combustion.Modèle d’usine de black pellets, Crédit Valmet.

Alors que les autorisations d’exploitation des deux entités ont été délivrées par la préfecture de la Marne le 27 octobre 2017, l’usine de production de granulés de Pomacle sera quant à elle construite par De Smet Engineers & Contractors, membre du Groupe Moret Industries, qui a signé le contrat le 21 juin 2018. De Smet Engineers & Contractors assurera la gestion globale du projet : l’ingénierie, les études, la fourniture des équipements et le génie civil. C’est le constructeur français Promill, également du groupe Moret Industries, qui fournira l’unité de granulation avec six presses d’une capacité horaire totale de 19 tonnes. L’usine FICAP sera réversible et pourra aussi produire du HPCI® White pellet, du granulé de bois normal donc, destiné au marché du chauffage des particuliers; une ligne d’ensachage est prévue à cet effet.

Signature du contrat de construction de l’usine Ficap le 25 juin 2018 à Paris, photo Groupe Moret. De gauche à droite Nebojsa Maksimovic & Benoît Dujardin de Dalkia, Toriki Périou de Meridiam, Jérôme Bouttiau & Guy Davister de DSEC, Nadège Beck d’Européenne de Biomasse et présidente de Cogecab, Jérôme Illouz de Moret Industries, Jérôme Verrié et Guyve Sardari de Meridiam, Jean-Baptiste Marin d’Européenne de Biomasse et président de Ficap, Mats Arnberg et Mattias Erixon de Valmet, Bernard Bourée d’Européenne de Biomasse.

C’est l’usine de cogénération COGECAB, société de la même holding, qui alimentera le séchoir à bande de l’unité de granulation (13 MW), et c’est l’usine FICAP qui alimentera l’usine de cogénération en combustible. Globalement les deux entités consommeront, matière première et combustible confondus, environ 320 000 tonnes humides de bois naturel (rondins/grumes), de bois de palettes, de sous-produits agricoles (paille de colza, menue paille de céréales, ceps, charpente et sarments de vignes, farine de chanvre et de raisin), un tonnage qui se répartit entre 200 000 tonnes de matière première pour les granulés et 120 000 tonnes de biocombustibles.

FICA-HPCI, la première étape d’une nouvelle filière ?

L’investissement des deux entités se monte à plus de 100 millions d’euros et devrait engendrer la création de 350 emplois sur le territoire dont 40 directs. GOGECAB qui va se construire sur le même terrain de sept hectares que FICAP sera équipée d’une chaudière de 49,9 MW et d’une turbine à vapeur permettant de développer 12 MW électriques et de soutirer de la vapeur pour Chamtor.

Ce nouvel ensemble industriel vient renforcer ce département de la Marne, déjà reconnu comme la « vallée de la bioéconomie » en France, avec notamment déjà implantés sur le site agro-industriel des Sohettes à Pomacle & Bazancourt, parmi les principaux établissements, la bioraffinerie Cristanol, la sucrerie Cristal Union, l’amidonnerie Chamtor, Air Liquide et le pole de recherche Futurol où travaille notamment Global Bioénergies.

Et si dans quelques années cette expérience technologique est concluante, mais surtout si ce produit a trouvé son marché, alors l’ambition des porteurs du projet est de se servir de cette usine comme tête de série industrielle pour essayer d’en vendre ou d’en construire d’autres ailleurs en France et à l’étranger.

Contact : www.ebiomass.eu


2018/07/12

26 et 27 septembre 2018 à Rennes, premières assises de la pyrogazéification


Source : Bioénergies International



26 et 27 septembre 2018 à Rennes, premières assises de la pyrogazéification

Les 26 et 27 septembre 2018 à Rennes, les premières Assises Nationale de la Pyrogazéification sont organisées par les équipes du Club Pyrogazéification, par le Club Bretagne Eco Entreprises et par le Centre européen d’entreprise et d’innovation CREATIV, en partenariat avec la CCI de RENNES.

Le Club Pyrogazéification et autres Procédés Thermiques Innovants rassemble les professionnels du secteur des procédés thermiques innovants (pyrolyse, gazéification, pyrogazéification, oxydation hydrothermale, vitrification par torche à plasma … (hors combustion et incinération). Il est composé de 70 membres représentant des équipementiers, des opérateurs biomasse et déchets, des bureaux d’études, des centres de recherche et des industriels intéressés par le développement de la filière.

Les objectifs de ces assises sont les suivants :

  • Créer un rendez-vous annuel et national sur la gazéification, un moment de bilan technique, pédagogique et informatif d’un marché en pleine évolution et faire de cette première manifestation un acte fondateur pour la filière,
  • Offrir un retour d’expériences des acteurs avec une mise à disposition des informations,
  • Apporter aux donneurs d’ordres publics et privés une vision prospective sur les capacités industriels de la filière,
  • Donner aux acteurs français, leur réelle place sur le marché européen et mondial par une information concrète,
  • Faire le point des axes de recherches des centres technologiques.

Pré-programme

Le 26 septembre 2018 : deux trajets de visites techniques

Au départ de l’IMT Nantes Atlantique, des rencontres pilotées par le bureau d’études S3D :

  • Visite du laboratoire de recherche et présentation des travaux de la FLORENTAIRE,
  • Découverte de la première plateforme R&D française de gazéification par lit fluidisé circulant chez LEROUX & LOTZ,
  • Visite d’une unité de gazéification en exploitation développée par NAODEN.

Au départ de la CCI de Rennes vers le pôle LIGER à Locminé (56) :

  • Visite du site de méthanisation, cogénération, injection de biométhane et station BioGNV,
  • Retours d’expériences de GRDF sur l’injection réseau,
  • Présentation de la première installation de gazéification de EDDA,
  • Découverte de la première installation de gazéification SPANNER Re2 en France par AHCS, sur le site de Liger.

Le site de LIGER à Locminé dans le Morbihan, photo Liger

Le 27 septembre 2018 à Rennes : conférences et débats animés par Frédéric Douard, rédacteur en chef de Bioénergie International

  • Quelle place pour la filière pyro-gazéification dans le paysage énergétique français ? Témoignages d’industriels.
  • Quels sont les gisements disponibles ? Quelles complémentarités avec les autres filières de la bioénergie ?
  • Panorama mondial des technologies de pyro-gazéification.
  • Freins et leviers pour développer la filière.

Informations pratiques – Inscription en ligne gratuite et obligatoire : docs.google.com

Renseignements : Frank MAINARD – assisesdelapyro@gmail.com – Tél.: 06 09 64 10 81

Liens des partenaires : 


2018/07/06

L’association France Gaz Renouvelables va promouvoir les gaz verts dans le mix énergétique français


Source : Bioénergies International



L’association France Gaz Renouvelables va promouvoir les gaz verts dans le mix énergétique français

L’AAMF, les Chambres d’Agriculture France, le Club Biogaz ATEE, la FNCCR, la FNSEA, FRANCE BIOMETHANE, GRDF et GRTgaz viennent de lancer l’association France gaz renouvelables pour promouvoir la place des gaz verts dans le mix énergétique français. Ouverte et à but non lucratif, France gaz renouvelables entend fédérer les différentes initiatives liées à l’essor des gaz renouvelables et permettre la création d’un écosystème au sein duquel le monde agricole et le monde de l’énergie seront au service des territoires et de la transition énergétique.

Une association au service de l’agriculture et de la transition énergétique

Les gaz renouvelables, à commencer par le biométhane, constituent des filières à la croisée des enjeux d’avenir de l’agriculture, des territoires, de l’énergie et du climat. Ils favorisent la complémentarité des territoires ruraux et urbains, de l’agriculture et de l’énergie. Les gaz renouvelables contribuent au développement d’une économie circulaire pour les territoires en permettant le traitement et la valorisation des gisements agricoles et des déchets (ménagers, industriels, agroalimentaires…) et en favorisant le développement d’une agriculture durable et pérenne économiquement.

L’ensemble des partenaires partage le constat que l’essor des gaz renouvelables reposera sur la capacité de mobilisation et de convergence d’un grand nombre et d’une grande diversité d’acteurs : monde agricole, territoires, gestionnaires d’infrastructures, industriels de l’énergie, des déchets et de l’eau, développeurs de projets, financeurs, filières techniques et installateurs, utilisateurs des gaz verts (bâtiment et mobilité verte, fournisseurs d’énergies…), ONG et société civile… L’ampleur de l’ambition nécessite de créer une adhésion politique et sociétale d’envergure, qui dépendra pour beaucoup de la capacité à rassembler, à structurer et animer cette communauté d’acteurs.

Un interlocuteur privilégié auprès des pouvoirs publics, des acteurs économiques et de la société civile

Dans cette perspective, 8 membres fondateurs représentatifs de cette diversité créent l’association France gaz renouvelables. Autour d’un centre de gravité agricole (FNSEA, AAMF et Chambres d’Agriculture France), elle regroupe des représentants majeurs des infrastructures gazières (GRDF, GRTgaz), les territoires (FNCCR), le think tank (France Biométhane) et la filière technique (Club Biogaz ATEE). L’association se veut ouverte à tous les partenaires qui partagent ses objectifs et souhaiteront la rejoindre.

Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), branche bioénergies, l’Association Française du Gaz (AFG), le Syndicat Professionnel des Entreprises Gazières Non Nationalisées (SPEGNN) ou encore Téréga (ex-TIGF) ont marqué leur intérêt pour la création de cette association, qui interviendra en pleine complémentarité de leurs actions.

Une filière jeune, dynamique et déjà compétitive

Au vu du dynamisme de la filière, l’ensemble des partenaires estime aujourd’hui qu’il est possible de porter à 30% la part du gaz renouvelable en France en 2030 en s’appuyant notamment sur le potentiel agricole important de notre pays. En 2030, on estime que près de 50 000 exploitants agricoles pourraient porter des projets de méthanisation, et ainsi gagner en compétitivité à travers un complément de revenu issu de la production d’énergie renouvelable.

À fin mai 2018, 56 sites de production de biométhane sont raccordés aux réseaux gaziers ; 12 sites ont été mis en service depuis le début de l’année. L’injection de biométhane dans les réseaux de gaz en France est en forte progression. Après avoir doublé entre 2016 et 2017, elle atteint 254 GWh sur les 5 premiers mois de l’année soit une forte hausse de 67% par rapport à la même période de l’année précédente. Plus de 400 projets sont aujourd’hui à l’étude sur l’ensemble du territoire français, ce qui pourrait porter la capacité d’injection à 8 655 GWh/an. En complément du biométhane, le Power to gas et la gazéification assureront également très bientôt une contribution essentielle au développement des gaz renouvelables en France.


2018/07/02

Fiches régionales – état des lieux et potentiels de la chaleur renouvelable


Source : Réseaux de chaleur



Fiches régionales – état des lieux et potentiels de la chaleur renouvelable

Un état des lieux et un potentiel de développement de la chaleur pour chaque région.

La Fedene a fait réaliser des fiches illustrant l’état des lieux des réseaux de chaleur ainsi que leur potentiel de développement pour chaque région. Ces informations peuvent venir compléter ou alimenter les études EnR des diagnostics des SRADDET et/ou SRCAE.

De manière plus générale, ces fiches permettent d’avoir une vision synthétique du développement possible de la chaleur renouvelable par les réseaux sur le territoire. Elles ont vocation à nourrir les visions stratégiques des plans énergie.

Accès aux fiches :

http://www.fedene.fr/etudes-publications/reseaux-de-chaleur-et-de-froid/

Pour aller plus loin dans le diagnostic, voir aussi la cartographie nationale des besoins de chaleur du Cerema : http://reseaux-chaleur.cerema.fr/carte-nationale-de-chaleur-france


2018/06/29

Le stockage comme clé de voûte au développement des énergies renouvelables


Source : Enviro2B



Le stockage comme clé de voûte au développement des énergies renouvelables

Le passage progressif aux énergies renouvelables requiert de relever un défi de taille : celui du stockage durable et massif de l’électricité. Or, les solutions à très grande échelle n’existent toujours pas. Irrémédiable ? Au vu des projets émergents, l’espoir est de mise si les moyens sont mis à disposition. Eclairage.

La transition écologique est l’un des grands enjeux du quinquennat entamé depuis plus d’un an par le Président Emmanuel Macron. Sortir définitivement du charbon ? C’est désormais acté et les dernières centrales vont fermer d’ici 2022. Aujourd’hui, la France s’est fixée quatre objectifs : « Réduire nos émissions de gaz à effet de serre, réduire notre consommation, développer les énergies renouvelables et, simultanément, réduire la part du nucléaire », a déclaré Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, le 21 juin dernier. L’objectif de 40 % de production d’électricité d’origine renouvelable en 2030 reste la quête absolue.

Un problème à très grande échelle

Comme prévu dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte (TECV), la France a lancé la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le but : définir les priorités et les objectifs d’ici 5 ans et 10 ans. Au cœur de ce débat public qui se termine le 30 juin, le problème de l’intermittence des énergies renouvelables a été soulevé à plusieurs reprises. L’éolien ou le photovoltaïque sont pleinement dépendants des conditions météorologiques et, pour pouvoir alimenter en électricité les foyers durant la période hivernale notamment, il faut maîtriser le stockage de l’électricité. Or, si de grands progrès ont été réalisés à petite, moyenne et grande échelle – on y viendra après –, cette maîtrise n’existe pas encore à très grande échelle… Un exemple pour s’en rendre compte : pour combler la consommation en électricité d’une journée hivernale froide en France, il faudrait stocker près de 1800 GWh. Soit 18 fois la capacité de stockage totale des stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) françaises actuelles !

Moyen le plus utilisé dans le monde (et en France) pour stocker l’énergie, les STEP(*) ne peuvent et ne pourront pas stocker de très grands volumes. D’autres solutions existent comme les batteries. Mais leurs coûts restent élevés et leur densité énergétique (le nombre de kWh stockés par kg ou litre) encore insuffisante. Sur le marché, elles restent encore perfectibles…

Enfin, un autre moyen de stockage électrique pourrait s’inscrire à très grande échelle : l’hydrogène. Connu pour être un excellent moyen de créer de l’énergie, il peut être aisément stocké pour être réutilisé plus tard. Le Japon le prouve déjà en transportant et en stockant de l’hydrogène par bateau, camion ou encore via des pipelines. Restent deux problèmes à régler : le coût de production élevé et sa pollution générée.

L’innovation s’invite dans le débat

Ces dernières semaines, les initiatives porteuses d’espoir se multiplient. Et montrent la bonne marche à suivre. Par exemple, EDF a inauguré le 22 juin dernier un projet innovant pour la transition énergétique au Royaume-Uni. Son nom : West Burton B, du nom de la centrale britannique. Il s’agit de l’installation d’un nouveau système de stockage par batterie d’une puissance de 49MW qui va sensiblement améliorer la stabilité et la fréquence du réseau électrique.

Cette inauguration confirme l’ambition d’EDF en matière de développement du stockage de l’électricité, celle de devenir le leader européen du secteur ! En mars 2018, le groupe français a annoncé des chiffres impressionnants dans le cadre de son Plan stockage électrique : 10 GW de nouveaux moyens de stockage seront développés aux quatre coins du globe d’ici à 2035 en plus des 5 GW déjà exploités. Ce programme représente un investissement estimé à 8 milliards d’euros sur la période 2018-2035. « De par leur ampleur, le Plan stockage électrique, comme le Plan solaire, confirment la capacité d’EDF à entraîner tout un écosystème compétitif pour concrétiser notre avenir sans carbone, », a expliqué Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur Général d’EDF, dans un communiqué.

En observant d’autres projets en cours à quelques milliers de kilomètres de nos frontières, les solutions durables émergent. Comme à La Réunion où un micro-réseau solaire expérimental au cirque de Mafate fournit en courant trois bâtiments publics même quand le soleil ne brille pas. Le processus est ingénieux : les panneaux solaires produisent de l’électricité, le surplus est ensuite transformé en hydrogène pour un stockage de longue durée, permettant ainsi le développement des énergies renouvelables intermittentes. L’île table sur 50 % de renouvelables dans la production électrique dès 2020 et ambitionne l’autonomie électrique pour 2030.

Du côté de la Guyane, une annonce faite en mai 2018 par la société Hydrogène de France (HDF Energy) montre aussi la voie. La start-up girondine a annoncé la construction prochaine de la plus grande centrale à base d’énergie 100% renouvelable. Elle fournira de l’électricité pour une ville de 10.000 foyers guyanais à un prix compétitif. Comment se fera le stockage estimé à 140 MWh ? À base d’hydrogène et de batteries d’appoint.

Enfin, en France métropolitaine, les microgrids (des micro-réseaux électriques intelligents) ont également le vent en poupe. C’est le cas sur les îles d’Ouessant et de Sein où l’électricité provient des panneaux photovoltaïques, des groupes électrogènes et des batteries. Pour elles, l’objectif de parvenir à une consommation d’énergie 100% renouvelables d’ici 2030 n’est pas une illusion… Pas de doute : l’espoir d’un stockage à grande échelle est de rigueur !

(*) : Il s’agit de barrages hydrauliques stockant l’électricité sous forme d’eau, qui peut être pompée ou relâchée en fonction des besoins.


2018/06/27

Transition énergétique : inscrire les renouvelables dans le paysage pour éviter l'opposition


Source : Actu-Environnement



Transition énergétique : inscrire les renouvelables dans le paysage pour éviter l'opposition

La multiplication de petites installations de production d'électricité renouvelable modifie les paysages. Des collectivités s'emparent du sujet pour encadrer leur déploiement et planifier les zones d'implantation selon leur projet de territoire.

Transition énergétique : inscrire les renouvelables dans le paysage pour éviter l'opposition

Qui dit décentralisation et transition énergétiques, dit également multiplication de petites unités de production. Ici et là fleurissent centrales photovoltaïques et parcs éoliens. Au risque de dénaturer les paysages. Certains projets font déjà l'objet de vives oppositions de la part de riverains. Pour faciliter leur acceptation et les inscrire dans le territoire, certaines collectivités s'emparent de la question et planchent sur la dimension paysagère de la transition énergétique. "Il ne s'agit pas de sacraliser le paysage. C'est utopique de vouloir le mettre sous cloche. Le paysage doit plutôt être un outil pour questionner la manière de mettre en œuvre la transition énergétique", explique Auréline Doreau, chef de projet de la chaire Paysage et Energie, à l'Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles.

Le paysage doit plutôt être un outil pour questionner la manière de mettre en œuvre la transition énergétique.

Si, au premier abord, la rencontre entre paysagistes et énergéticiens n'est pas évidente, elle est finalement source de richesse : "Cela suppose de croiser les disciplines, mais aussi de questionner les activités sur le territoire : économie, loisirs, agriculture, mobilité, solidarité entre les territoires… Ce travail ouvre un champ de réflexion beaucoup plus large, au delà de la question initiale de la transition énergétique".

Anticiper l'arrivée des projets renouvelables

Le parc naturel régional des Préalpes d'Azur s'est saisi du sujet à l'occasion de l'installation d'un poste source électrique de 80 MW. Ce projet démultiplie les possibilités d'installer des énergies renouvelables sur ce territoire : environ 200 hectares de centrales photovoltaïques seront raccordables. Cette future infrastructure attire d'ores et déjà les porteurs de projets, au risque de conduire à des spéculations sur les terres, notamment agricoles. Le parc a donc souhaité anticiper, en élaborant des préconisations sur les futures centrales, voire en planifiant leur implantation. "L'idée est d'éviter de miter le territoire comme cela s'est fait avec les zones pavillonnaires. Il était donc nécessaire de prendre le projet très en amont", explique Joris Masafont, étudiant paysagiste chargé de mener la réflexion sur l'intégration paysagère des énergies renouvelables dans le parc. "En règle générale, les collectivités agissent en réaction à l'arrivée d'opérateurs privés. Il n'y a donc pas d'ambition paysagère. Nous souhaitions anticiper, afin d'éviter d'avoir une juxtaposition de centrales qui dénaturent le territoire", justifie Eric Mele, président du parc. D'autant qu'à terme, la capacité du poste source pourrait être triplée.

Des analyses cartographiques et des études de terrain ont permis de mieux connaître le territoire dans un périmètre de 15 km autour du futur poste source. Des critères paysagers, mais aussi des critères techniques, élaborés avec des énergéticiens, ont permis d'établir une grille de lecture du territoire.

Ce travail a permis d'identifier les lieux potentiels d'installation des parcs, en accord avec le projet de territoire. Ainsi, les plaines fertiles devraient être protégées des grands projets. Les zones ayant un intérêt patrimonial, écologique ou agricole ont été exclues d'office. En revanche, les plateaux calcaires, "lieux assez pauvres en termes de biodiversité, assez fermés, pourraient servir à la fois pour le pâturage et l'installation de centrales photovoltaïques", explique Joris Masafont. Et pourquoi pas multiplier les usages sur ces plateaux, en créant des réserves d'eau de pluie ? Au niveau des villages, des serres photovoltaïques pourraient être installées, en continuité de l'urbanisme actuel, pour alimenter les cantines ou les habitants.

Une démarche qui porte ses fruits

Ce travail, qui va être poursuivi, doit permettre au parc de se positionner sur les futurs projets. "L'avis du parc reste consultatif, mais c'est une aide à la décision pour les maires et le Préfet. Il s'agit d'inscrire ce travail d'expertise dans un ensemble d'enjeux", explique Eric Mele.

Le parc naturel régional du Verdon s'est lancé dans cette démarche il y a quelques années. Une charte, adoptée en 2010, définit des principes d'implantation pour les centrales solaires : éviter les terres agricoles, les zones naturelles à enjeux et privilégier le foncier communal afin de garantir l'intérêt général du projet. Les porteurs de projets doivent également présenter une simulation paysagère et privilégier les solutions qui optimisent l'emprise au sol.

Depuis 2007, le parc a émis 23 avis sur des projets photovoltaïques : cinq favorables, quatre avec réserves et 14 défavorables. Huit projets ont finalement été réalisés : quatre avaient reçu un avis favorable, deux un avis défavorable (car implantés sur des terrains privés) et deux des réserves. "Tous les projets sur des paysages emblématiques ont été abandonnés, souligne Dominique Imburgia, chargé de projet Energie du parc. Depuis 2011, il n'y a plus de projets en zone agricole et les deux-tiers sont sur des terrains publics".

Ce travail de longue haleine a permis d'ouvrir les discussions avec les élus et les opérateurs privés. Pour autant, la démarche se confronte parfois à des intérêts économiques : les communes sont tentées de donner leur feu vert à des projets qui dénaturent le paysage, afin de bénéficier de retombées économiques. Difficile de renoncer à une nouvelle manne financière en ces temps de disette budgétaire…

"Demain, avec le développement des intercommunalités, les projets de territoires seront plus facilement réalisables", espère Luc Courtil, chargé de mission Développement du parc. D'autant que l'objectif n'est pas de s'opposer à tous les projets mais de privilégier ceux qui s'inscrivent dans le paysage : "On engage les communes à s'approprier la question et à inverser les démarches, en utilisant les plans locaux d'urbanisme (PLU)", explique-t-il. Par exemple, la commune de Moissac-Bellevue a travaillé à l'élaboration d'un cahier des charges, avec le parc et Energie partagée. Une pré-étude environnementale a été réalisée sur le site identifié et le public a été consulté sur le projet d'implantation d'une centrale photovoltaïque. Ce n'est qu'après ces étapes qu'un opérateur a été retenu par appel d'offres pour mener à bien le projet, qui est encore en cours de montage.

A Manosque, l'hydrogène crée une bulle spéculative sur le foncier

Anticiper et s'approprier les projets, c'est également ce que comptent faire les élus de la communauté d'agglomération de Manosque (Durance-Luberon-Verdon agglomération). Un projet de production d'hydrogène, à partir de photovoltaïque, et de stockage dans les cavités salines du territoire, suscite des inquiétudes. "Ce projet nécessite l'installation de 1.500 hectares de panneaux photovoltaïques. Les opérateurs sont en train de se positionner. Nous devons être très vigilants. Ils proposent des loyers de 8.000 à 10.000€/an/ha aux propriétaires forestiers. Cela crée une bulle spéculative. Or, nous tenons à la carte postale de notre territoire, qui est très touristique", raconte le maire de Manosque, Bernard Jeanmet-Péralta. L'agglomération planche donc, avec le parc du Verdon, sur une cartographie de favorabilité ou d'exclusion des projets, en fonction des enjeux de biodiversité, de paysage, d'agriculture et de pastoralisme. Mais "il faut aller vite", prévient Luc Courtil.


2018/06/13

Création d’un Centre Technique national du Biogaz et de la Méthanisation en France


Source : Bioénergies International



Création d’un Centre Technique national du Biogaz et de la Méthanisation en France

A l’occasion du salon Expobiogaz qui s’est tenu à Strasbourg les 6 et 7 juin 2018, le Club Biogaz de l’ATEE a annoncé le lancement d’un Centre Technique national du Biogaz et de la Méthanisation. Le CTBM animera et coordonnera un réseau pour offrir les moyens techniques et humains de soutien au développement de la méthanisation en France.

Avec un gisement mobilisable en 2030 de l’ordre de 90 TWh d’énergie primaire, la filière méthanisation a un rôle essentiel à jouer dans l’atteinte des objectifs de développement des énergies renouvelables de la France. Cette filière compte déjà plus de 500 installations en France et ce parc devrait tripler pour être en phase avec les ambitions nationales. La dynamique est engagée et elle est d’autant plus positive que les avantages de la production de biogaz (réduction des émissions de gaz à effet de serre, emploi rural, traitement de déchets, retour de nutriments au sol) incluent plus largement la filière dans la transition écologique et solidaire des territoires.

Le CTBM doit aider la filière à renforcer plusieurs aspects :

  • Répondre aux spécificités nationales comme la gestion des matières fibreuses (fumiers, résidus de cultures) ;
  • Conforter les financeurs en identifiant des solutions fiables et rentables ;
  • Conduire une feuille de route industrielle ;
  • Contribuer à la professionnalisation de la filière biogaz appelée de ses vœux par Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

Le CTBM réalisera des études sur des sujets fédérateurs, comme la comparaison des moyens de prétraitement (notamment broyeurs/défibreurs), l’ajout de produits (biomolécules, oligo-éléments) pour l’augmentation des performances de méthanisation, ou encore des retours d’expériences sur la mise en place de cultures intermédiaires, sur l’origine des indisponibilités techniques des unités, sur la valeur des digestats, ou sur l’analyse du cycle de vie des différentes filières biogaz / biométhane.

Selon Michel Spillemaecker, président du Club Biogaz de l’ATEE « la filière biogaz au sens large et plus particulièrement les acteurs de la méthanisation sont à un tournant. Les projets se multiplient et la qualité doit être au rendez-vous à la fois en termes de performances économiques, d’exploitation et de sûreté des installations. Le CTBM va aider les professionnels en synthétisant et diffusant les connaissances, en fédérant l’expertise scientifique, en développant un réseau de formateurs, en évaluant et qualifiant les technologies, etc. ».

Contact : Arnaud DIARA, Chargé de mission, Club Biogaz ATEE – Tel. +33 146 56 41 42


Les énergies renouvelables thermiques, parent pauvre de la politique française


Source : Bioénergies International



Les énergies renouvelables thermiques, parent pauvre de la politique française

Editorial du Bioénergie International n°55 de mai-jun 2018

A Brest, les deux chaufferies, l’une à déchets ménagers et l’autre à bois, couvrent 93% des besoins du chauffage urbain, photo Frédéric Douard

La Cour des comptes de la République française a publié le 18 avril 2018 un rapport sur les dispositifs de soutien public aux énergies renouvelables (EnR). La Cour constate « un décalage persistant au regard des objectifs affichés. Elle note également que, faute d’avoir établi une stratégie claire et des dispositifs de soutien stables et cohérents, le tissu industriel français a peu profité du développement des EnR. […].

La FEDENE1 et AMORCE2 partagent ce constat, tant sur le retard pris sur les objectifs, que sur le niveau des moyens à allouer pour y parvenir. En outre, cette transition ne pourra se faire sans une plus grande stabilité des dispositifs de soutien.

Mieux focaliser le soutien public sur les EnR thermiques

La Cour indique également que « les EnR électriques bénéficient de l’essentiel de ces dépenses publiques avec, en 2016, 4,4 Md€ contre 567 M€ pour les EnR thermiques » pour constater « que « les EnR thermiques reçoivent aujourd’hui l’équivalent d’un dixième du volume de soutien public consacré aux EnR alors qu’elles représentent 60 % de la production nationale […]. Le soutien à ces énergies est d’autant plus nécessaire que leur développement est obéré par des freins importants, en particulier la tendance baissière des prix des énergies fossiles, qui crée un écart de compétitivité que le niveau actuel de la taxe carbone ne parvient pas à compenser ».

La FEDENE et AMORCE partagent totalement ce constat, et soutiennent naturellement la recommandation de la Cour des comptes, sur l’accroissement des moyens du Fonds chaleur pour atteindre les objectifs de développement fixés aux EnR thermiques.

Le Fonds chaleur a démontré son efficacité jusqu’en 2014, date du décrochage du prix des énergies fossiles. Depuis, les moyens sont clairement insuffisants pour rétablir l’équilibre compétitif des solutions EnR thermiques et pour impulser une dynamique de développement des réseaux de chaleur et de froid permettant d’atteindre l’objectif fixé par la loi de transition énergétique, à savoir multiplier par cinq la chaleur renouvelable et de récupération livrée par les réseaux. Un constat qui fait consensus et qui a conduit plusieurs gouvernements à s’engager à doubler son enveloppe.

L’enjeu n’est pas uniquement le doublement du Fonds chaleur, mais la mobilisation à court terme de soutiens suffisants pour lancer de nouveaux projets dont le temps de maturation est de plusieurs années.

Afin de donner à tous les acteurs du secteur les moyens d’accélérer la transition énergétique et de remettre la France sur la trajectoire qu’elle s’est fixée, les collectivités territoriales et les opérateurs de la chaleur renouvelable (rassemblés au sein d’AMORCE et de la FEDENE) réaffirment donc :

  • le besoin de mettre en cohérence les moyens financiers avec les objectifs quantitatifs de la Transition Energétique pour assurer la viabilité économique des projets3 ;
  • le renforcement immédiat du Fonds chaleur et le lancement de nouveaux appels à projets d’énergie thermique renouvelable et de récupération ;
  • la nécessité de partager une vision commune sur les principaux enjeux et un pilotage plus lisible en matière de politiques publiques énergétiques.

Enfin, la FEDENE et AMORCE saluent également les recommandations de la Cour des comptes, de recentrer le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) sur les énergies renouvelables ainsi que de rendre obligatoire, dans la réglementation thermique, l’usage des EnR thermiques dans les bâtiments neufs.

Notes :

  1. AMORCE constitue le premier réseau français d’acteurs locaux d’information, de partage d’expériences et d’accompagnement des décideurs en matière de politiques Energie-Climat des territoires.
  2. La FEDENE, Fédération des Services Energie Environnement, regroupe 500 entreprises de services centrés sur l’efficacité énergétique, la performance des bâtiments, la production et la valorisation de la chaleur et de froid renouvelables et de récupération.
  3. Porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020 et à 32 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030.

2018/06/11

Une entreprise norvégienne produit du carburant à partir de plastique recyclé


Source : Enviro2B



Une entreprise norvégienne produit du carburant à partir de plastique recyclé

Une start-up norvégienne transforme les déchets plastiques en carburants et estime que sa production pourrait être multipliée par 100 au cours de la prochaine décennie.

L’entreprise, soutenue par le géant pétrolier Vitol Group, devrait produire environ 350 barils de diesel et d’essence par jour dans son usine au Danemark dès le début 2019, et envisage un potentiel de 30 000 à 40 000 par jour d’ici 10 ans. Quantafuel a fait le pari de fabriquer du carburant à partir de plastique – un produit pétrolier – et ainsi aider à atténuer le problème environnemental croissant de la pollution plastique.

Le monde produit plus de 300 millions de tonnes de plastique chaque année, dont la moitié devient presque instantanément un déchet, selon la Plastic Oceans Foundation. Avec la prise de conscience mondiale que constitue la menace écologique du plastique, il était temps pour Quantafuel de déployer son savoir-faire.

70% du plastique transformé en diesel

« Notre objectif est de devenir une société pétrolière pertinente qui n’a pas quatre plates-formes dans la mer du Nord », a déclaré le PDG Kjetil Bohn dans une interview la semaine dernière.

Après l’annonce d’un partenariat stratégique avec Vitol en avril conclu à hauteur de 150 millions de couronnes danoise (20 millions d’euros), la société a vu sa valorisation grimper à près de 500 millions de couronnes.

Les actions de Quantafuel commenceront à être négociées sur le marché norvégien de gré à gré à la fin du mois de juin, et la société prévoit d’être cotée à la bourse d’Oslo d’ici mi 2019.

Pendant ce temps, Quantafuel se concentre la nécessité de prouver que sa technologie – l’une parmi plusieurs autres en cours d’utilisation ou de développement dans le monde entier – peut supporter une telle production.

Le plastique est chauffé à environ 450 degrés, 1 tonne de déchets produisant environ 900 kilogrammes de carburant. Environ 70% sont transformés en diesel, 15% en essence et moins de 5% en pétrole lourd, tandis que le reste constitue le gaz réutilisé dans le processus de chauffage.

Bien que l’usine aura besoin d’énergie supplémentaire et de gaz naturel liquéfié dans la phase de démarrage, elle produira à terme davantage d’énergie qu’elle n’en utilise, selon l’entreprise.

Fabrication d’un produit premium

Même si le diesel de Quantafuel émet à peu près la même quantité de carbone que les autres diesels lorsqu’il est brûlé dans un moteur de voiture, les émissions sont réduites de 90% pendant la fabrication, le classant comme carburant à faible teneur en carbone. Cela permet à l’entreprise et à Vitol, son distributeur exclusif, de le vendre en tant que carburant premium.

Les marges sont en outre stimulées par le faible coût des matières premières : alors que l’entreprise achètera une partie du plastique qu’elle utilise, elle est payée pour récupérer le reste.

« Nous créons un lien entre deux marchés qui ne sont pas connectés aujourd’hui. Sur l’un de ces marchés, vous êtes surtout payé pour recevoir des déchets », a déclaré Kjetil Bohn. « Cela donne un très bon retour sur investissement. »

L’entreprise utilise du plastique qui n’est pas actuellement recyclé. Près de 70% de tous les déchets plastiques collectés en Europe finissent dans les décharges ou sont incinérés pour la production d’énergie, selon PlasticsEurope, un groupe de producteurs. « Faire du diesel est un moyen beaucoup plus efficace de produire de l’énergie que la combustion du plastique pour se chauffer », a déclaré Kjetil Bohn.

Quantafuel prévoit de construire une deuxième usine en Norvège l’année prochaine avec la même capacité, à savoir 60 tonnes de déchets par jour. Si la production initiale au Danemark se déroule comme prévu, Vitol et Quantafuel se partageront ensuite le financement d’une installation pouvant traiter 300 à 500 tonnes à Anvers, en Belgique. Cette dernière pourrait être en marche d’ici fin 2020. Coût estimé : 63 millions d’euros.

D’ici là, l’objectif de Quantafuel est d’atteindre un taux de croissance de 60 tonnes de capacité journalière.


2018/06/08

Comment la start-up américaine NET Power capture le gaz carbonique pour le valoriser en énergie


Source : Usine Nouvelle



Comment la start-up américaine NET Power capture le gaz carbonique pour le valoriser en énergie

Générer de l’électricité “low-cost” avec zéro émission atmosphérique devrait bientôt être possible. L'américain NET Power vient de démontrer, dans le démonstrateur implémenté dans sa centrale du Texas, l’efficacité de son procédé insolite qui convertit le dioxyde de carbone en énergie, raconte le MIT Technology Review.

Comment la start-up américaine NET Power capture le gaz carbonique pour le valoriser en énergie

NET Power a annoncé la réussite du test du démonstrateur de sa centrale de Houston (Etats-Unis), mercredi 30 mai.

La start-up américaine NET Power développe une technologie permettant de convertir le dioxyde de carbone rejeté par les centrales électriques à gaz naturel en énergie électrique. Elle a annoncé le 30 mai le premier test réussi de son démonstrateur. La centrale, située à proximité d'Houston, au Texas, bénéficie d’un financement de 140 millions de dollars, précise le MIT Technology Review.

Elle emploie une technologie innovante baptisée "Allam Cycle technology”, suivie de près par la communauté des chercheurs en énergie. Son principe, récupérer le CO2 issu de la combustion du gaz pour le convertir, sous pression et chaleur, en liquide qui fera tourner les turbines.

Sa particularité est de réaliser l'opération dans de l'oxygène pur, alors que les autres centrales le font dans de l'air qui contient aussi de l'azote. Pour l'instant, cette technologie est encore au stade du prototype. En exploitation, l’excès de gaz sera récupéré, transporté et vendu. Le procédé répond au besoin de valoriser le dioxyde de carbone à moindre coût. 

Alors que les systèmes de capture traditionnels sont complexes et onéreux, la technologie de NET Power - fruit d’une collaboration entre Exelon Generation, McDermott, et 8 Rivers Capital - pourrait concurrencer les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. Le résultat serait une source d’énergie propre, bon marché, et disponible à la demande.

Selon le communiqué de presse de NET Power, Toshiba a fourni le générateur de 50 méga-watts utilisé par le démonstrateur. La start-up souhaite en associer plusieurs pour atteindre une capacité de 300 méga-watts pour la centrale. Le lancement commercial est prévu pour 2021.

 

2018/06/06

Comment la déforestation et les problèmes de l’industrie du bois peuvent être combattus par la blockchain


Source : Enviro2B



Comment la déforestation et les problèmes de l’industrie du bois peuvent être combattus par la blockchain

Environ 30% de la masse continentale mondiale est couverte de forêts. Si les forêts tropicales du monde continuent d’être détruites à ce rythme, elles disparaîtront entièrement dans les 100 prochaines années.

La population mondiale a besoin d’une solution qui empêche les mauvais acteurs de s’engager dans le commerce illicite et de profiter de la déforestation – et la blockchain pourrait y participer.

Le commerce illégal favorise la disparition de communautés

L’abattage illégal de bois représente plusieurs milliards de dollars chaque année, qui fait baisser le prix du bois et génère des recettes criminelles de 10 à 15 milliards de dollars par an. Le terme « exploitation illégale » couvre une grande variété de transgressions, y compris l’exploitation forestière d’espèces protégées, l’exploitation forestière dans des zones protégées et l’exploitation forestière avec des faux permis ou obtenus illégalement.

Les habitats qui se sont développés sur ces territoires au cours des millénaires sont régulièrement dévastés. Et une fois détruits, il est incroyablement difficile, voire impossible, de les ramener à leur état antérieur.

Les forêts tropicales agissent également comme les poumons de la planète, absorbant le dioxyde de carbone et remplissant l’air d’oxygène.

Ce ne sont pas seulement les animaux qui perdent leurs habitats par l’exploitation et le commerce illicites. Certaines communautés sont rayées de la carte pour favoriser la course au profit. La déforestation empêche par ailleurs les arbres d’absorber les eaux de pluies, empêchant les inondations, de retenir des tonnes de terre avec leurs racines et de prévenir l’érosion. L’érosion massive du sol et les inondations menacent les plus petites plantes, les animaux et les êtres humains.

La blockchain peut résoudre certains de ces problèmes.

Bien que les problèmes de déforestation soient complexes à traiter, la blockchain pourrait constituer une solution. La technologie peut être utilisée pour fournir des enregistrements plus précis, augmenter la transparence dans les chaînes d’approvisionnement du bois et encourager de meilleurs comportements de la part des acteurs de l’industrie forestière.

D’une part, une blockchain est un outil utile quand il s’agit d’enregistrer et de protéger les registres fonciers et la documentation. Alors que la préservation des terres protégées doit encore être appliquée sur le terrain par les gouvernements, la blockchain offre un moyen de s’assurer que les documents liés à cette application sont inaltérables.

De même, les registres fonciers basés sur la blockchain peuvent offrir un certain niveau de protection aux communautés et aux propriétaires fonciers dont les terres peuvent être convoitées par des exploitants forestiers illégaux.

D’autre part, la blockchain améliore également grandement la visibilité dans la chaîne d’approvisionnement du bois. Les scellements cryptographiques peuvent être appliqués au bois lui-même ou à des envois individuels, fournissant une chaîne de traçabilité à partir du moment scellement jusqu’au moment où le bois arrive à sa destination finale. Les résultats des tests d’ADN du bois peuvent être enregistrés et suivis sur une blockchain pour informer les consommateurs qu’ils ont été produits d’une manière éthique.

Des scanners portables sont disponibles pour lire le grain des bois et identifier l’espèce d’arbre. L’enregistrement de ces informations sur la blockchain aiderait à identifier quand et où les bois illégaux entrent dans la chaîne d’approvisionnement. Si une expédition de bois ne provient pas d’une source fiable, elle sera signalée immédiatement.

En extrayant du bois illégal de chaînes d’approvisionnement réputées, on réduira considérablement les effets de la déforestation et de l’exploitation illégale des forêts en asséchant la demande pour ces bois.

Enfin, la blockchain fonctionne comme outil d’éducation. Il augmente la transparence et la visibilité dans les zones autrefois opaques. Il peut fournir un aperçu de l’endroit et de la manière dont les problèmes se produisent dans les chaînes d’approvisionnement. Mais il ne peut malheureusement pas résoudre les problèmes.

Les solutions aux problèmes environnementaux mondiaux impliqueront la création de nombreux outils et le travail de multiples organisations autour de ces sujets. Résoudre la crise de la déforestation va prendre du temps, mais cela pourrait être accompli plus rapidement avec l’aide de la blockchain.


2018/06/05

Renouée du Japon : viser une gestion différenciée avec des objectifs adaptés et réalistes


Source : Actu-Environnement



Renouée du Japon : viser une gestion différenciée avec des objectifs adaptés et réalistes

Le projet Dynarp s'est intéressé à la dynamique paysagère de la Renouée du Japon sur trois types d'infrastructures de transports : les voies routières, ferrées et navigables. Présentation par André Evette, chercheur à l'Irstea.

Actu-environnement.com : La Renouée du Japon figure parmi les plantes les plus préoccupantes pour son caractère invasif en Europe. Vos travaux montrent qu'elle adopte un comportement différent en fonction des infrastructures, routes, voies ferrées, rivières, etc. Pouvez-vous me le préciser ?

André Evette : La Renouée du Japon fait des rhizomes en quantité énorme. Avec les feuilles, les tiges, nous ne voyons que la partie émergée de l'iceberg, la majorité de la biomasse est sous terre. Ce sont des plantes clonales : elles sont connectées et fonctionnent en groupe. En surface, cela fait une tache dont nous voyons bien les contours.

Nous avons remarqué que la distance séparant les taches de Renouées des infrastructures est significativement plus faible dans le cas des voies navigables comparée aux autres infrastructures, cela s'expliquant vraisemblablement par la présence d'un facteur de dissémination complémentaire sur ces milieux : les crues.

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2018/06/04

Broyage de déchets végétaux : de nouvelles prescriptions applicables


Source : Actu-Environnement



Broyage de déchets végétaux : de nouvelles prescriptions applicables

Broyage de déchets végétaux : de nouvelles prescriptions applicables

Un arrêté ministériel, publié au Journal officiel du 3 juin, fixe les prescriptions générales applicables aux installations de broyage de déchets végétaux non dangereux relevant du régime de la déclaration au titre de la rubrique 2794 de la nomenclature des installations classées (ICPE).

Curieusement, cet arrêté est publié avant la parution du décret qui doit créer cette rubrique.

Suite à une modification apportée sur ce projet de décret par le Conseil supérieur de la prévention des risques...


2018/06/01

« Le plus gros stockage d’énergie renouvelable au monde » en Guyane


Source : Enerzine.com



« Le plus gros stockage d’énergie renouvelable au monde » en Guyane

Une première mondiale : la plus grande centrale à base d’énergie 100% renouvelable fournira une électricité stable jour et nuit pour plus de 10 000 foyers en Guyane à un prix compétitif.

La société Hydrogène de France (HDF Energy) a annoncé le lancement d’une première dans l’histoire de l’énergie renouvelable avec le projet CEOG, la […]


2018/05/30

Etude territoriale de connaissance des potentiels de récupération de chaleur sur son territoire


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Etude territoriale de connaissance des potentiels de récupération de chaleur sur son territoire

Quelles sont les sources de chaleur fatale (usines d’incinération des déchets, datacenters, réseaux d’assainissement, stations d’épuration, chaleur des industries, blanchisseries, etc.) sur mon territoire ?

Comment évaluer leurs caractéristiques techniques et économiques selon les filières ?

Comment les valoriser sur site et sur mon territoire ?

Les réponses dans le guide intitulé « Etude territoriale de connaissance des potentiels de récupération de chaleur sur son territoire » de la FNCCR et l’ADEME.

Pour en savoir plus

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Introduire des algues dans l’alimentation des vaches réduit de 99% les émissions de gaz à effet de serre de leurs éructions


Source : Enviro2B



Introduire des algues dans l’alimentation des vaches réduit de 99% les émissions de gaz à effet de serre de leurs éructions

Des recherches préliminaires ont indiqué qu’une petite quantité d’algues marines ajoutée à la nourriture pour bovins peut réduire jusqu’à 99% les émissions de méthane provenant des microbes intestinaux du bétail.

Les scientifiques de l’Université de Californie espèrent aider les agriculteurs à atteindre de nouvelles cibles strictes en matière d’émissions grâce aux premiers tests opérés sur l’alimentation des vaches laitières vivantes.

Le projet du Professeur Kebreab est le premier au monde à tester des algues sur des vaches laitières vivantes

Bien que leurs premiers résultats ne soient pas encore connus, le professeur Ermias Kebreab, professeur à l’Université de Californie, a déclaré que leurs premières expériences étaient « très surprenantes et prometteuses ».

Ainsi, lors de tests en laboratoire l’an dernier, des chercheurs australiens ont constaté que seulement 2% d’algues dans les aliments pour bovins pouvaient réduire les émissions de méthane de 99%. Les algues inhibent apparemment une enzyme qui contribue à la production de méthane.

« Les résultats ne sont pas définitifs, mais jusqu’à présent, nous constatons des réductions d’émissions substantielles », a-t-il déclaré.

« Cela pourrait aider les producteurs laitiers californiens à se conformer aux nouvelles normes d’émissions de méthane et à produire durablement les produits laitiers dont nous avons besoin pour nourrir le monde » ajoute-t-il.

Une question de digestion

Les vaches et autres animaux « ruminants », comme les chèvres et les moutons, éructent continuellement tout au long de la journée alors qu’ils digèrent la nourriture dans leur rumen, la première des quatre sections de leur estomac. Le rumen abrite des millions de microbes qui aident à fermenter et décomposer les aliments riches en fibres comme l’herbe et le foin. Cette fermentation produit des gaz qui se combinent pour former du méthane, un gaz piégeant la chaleur particulièrement puissant.

Ce processus permet aux animaux de survivre avec un régime d’herbe, mais il produit également de grandes quantités de méthane – un gaz responsable d’environ un quart du réchauffement climatique anthropique.

Les bovins éructent constamment et rejettent le méthane produit dans leur estomac. Le gaz peut également être expulsé par l’autre extrémité de l’animal et être présent dans le fumier, mais dans une moindre mesure.

L’agriculture est un contributeur majeur aux émissions de gaz à effet de serre, et environ un tiers des émissions du secteur proviendrait du méthane des bovins.

Afin de tenter d’enrayer cette situation, la Californie a adopté des règlements exigeant que les producteurs laitiers réduisent de 40% les émissions de méthane de leurs 1,7 million de vaches au cours de la prochaine décennie.

Atteindre cet objectif exigera des solutions radicales, et le professeur Kebreab pense que les algues pourraient être l’une de ces solutions.

« Puisque la plupart des émissions de méthane d’une laiterie proviennent de l’animal lui-même, la nutrition peut jouer un grand rôle dans la recherche de solutions », a-t-il expliqué.

« Les chiffres que nous voyons sont incroyables – bien au-delà de la cible que les agriculteurs ont besoin d’atteindre. »

Les algues, une solution viable sur le long terme ?

Dans les étables de l’université, le professeur Kebreab et son équipe ont testé un régime d’algues sur 12 vaches laitières Holstein et ont l’intention d’élargir leurs expériences pour inclure plus de bétail cet été.

La quantité de méthane produite est mesurée grâce à un appareil quatre fois par jour. Ce dernier vérifie opère au moment où les vaches mangent.

Le travail s’appuie sur les premières études réalisées en 2015 par une équipe de chercheurs australiens qui ont indiqué qu’une petite quantité d’algues a pratiquement éliminé les émissions de méthane provenant des microbes intestinaux des vaches en laboratoire.

Un composé trouvé dans certaines algues perturbe les enzymes utilisées par les microbes pour produire du méthane

Les résultats ont été si spectaculaires que les scientifiques ont pensé que leurs instruments devaient être cassés et ont décidé de recommencer les tests pour confirmer que la chute de 99% était réelle.

« Nous avons encore beaucoup de recherches à faire pour déterminer si les suppléments d’algues pourraient fournir une solution viable à long terme », a déclaré le professeur Kebreab. « Mais nous sommes très encouragés par ces premiers résultats ».


CertiMétha, une plateforme made in France pour doper le secteur de la méthanisation


Source : Usine Nouvelle



CertiMétha, une plateforme made in France pour doper le secteur de la méthanisation

D'ici 2019, la plateforme CertiMétha devrait être lancée. Objectif, permettre aux entreprises du secteur de la méthanisation de tester leurs innovations autour d'une unité de production opérationnelle dans l'Aube. Et parvenir à 30 % de gaz vert dans le réseau français d’ici 2030. La filière de la […]


2018/05/25

La méthanisation, enjeu pour les jeunes agriculteurs du Nord et du Pas-de-Calais


Source : Bioénergies International



La méthanisation, enjeu pour les jeunes agriculteurs du Nord et du Pas-de-Calais

Vidéo de reportages et témoignages, réalisée par la Chambre d’Agriculture du Nord-Pas de Calais et financée par l’Ademe Hauts-de-France, et qui a pour ambition d’expliquer de façon simple ce qu’est une unité de méthanisation agricole et de répondre aux diverses interrogations qu’un projet peut susciter (risque d’odeur, trafic, risque d’explosion…) aux travers de témoignages (exploitants, maire…).

Retrouvez les témoignages de :

  • Pierre Pollet de Biogaz Pévèle à Wannehain
  • Jonathan Bulion de Bulion Méthanisation à Bruille-Saint-Amand
  • Sylvie Roland, maire de Thiembronne
  • et Jean-Bernard Bayard, président de la Chambre d’Agriculture Nord-Pas-de-Calais

Voir aussi les reportages sur les unités de méthanisation agricole du Nord-Pas-de-Calais :


Global Bioenergies annonce le lancement du projet européen Rewofuel


Source : Info Chimie



Global Bioenergies annonce le lancement du projet européen Rewofuel

La société de biotechnologie industrielle Global Bioenergies a annoncé le démarrage d'un projet européen de trois ans dénommé Rewofuel.

Il vise à convertir des résidus forestiers de bois tendre en isobutène renouvelable puis en essence et en kérosène.

Ce programme est porté par un consortium constitué de 11 membres : Global Bioenergies (coordinateur), Sekab, Graanul Invest, Neste Engineering Solutions, Repsol, Peab Asfalt, SkyNRG, Ajinomoto Eurolysine, IPSB, TechnipFMC et l'université de Linz. Le budget total du projet se chiffre à 19,7 millions d'euros. Une […]

Lire l'article

 


2018/05/19

La blockchain pour doper la finance verte


Source : Usine Nouvelle



La blockchain pour doper la finance verte

Les obligations vertes permettent de financer les projets en faveur de la transition énergétique. Leur cycle de vie est toutefois ponctué de nombreuses étapes impliquant l'intervention de multiples acteurs. Pour fluidifier les échanges, réduire les délais et les coûts d'émissions et favoriser l'émergence d'un marché secondaire, l'IRT SystemX et la Caisse des Dépôts planchent sur une plate-forme basée sur une blockchain de consortium. Présentation.

Les green bonds ou obligations vertes permettent aux entreprises et aux entités publiques de financer leurs projets environnementaux, plus particulièrement les investissements en infrastructures.

Mobilité, assurance, énergie… Les domaines d'application possibles de la blockchain sont de plus en plus nombreux. Lors d'une matinée dédiée à ce protocole distribué, l'institut de recherche technologique (IRT) SystemX a présenté ses derniers travaux en la matière. Parmi eux, un démonstrateur sur la finance verte élaboré en partenariat avec la Caisse des dépôts, particulièrement active sur le sujet (lire notre article : La Caisse des Dépôts investit tous azimuts dans la blockchain).

Les deux parties ont imaginé une plate-forme distribuée pour soutenir le développement des obligations vertes (les green bonds en anglais). "Il s'agit d'emprunts émis par une entreprise ou un acteur public dont le but est de financer uniquement des projets de transition énergétique. Une entreprise peut ainsi émettre des obligations vertes auprès d'investisseurs pour financer le développement d'un parc éolien par exemple. Aujourd'hui, ce sont principalement les grands groupes ou les collectivités territoriales qui émettent ces titres sur le marché", explique Nicolas Heulot, ingénieur recherche à l'IRT SystemX.

UN MARCHÉ PEU AUTOMATISÉ

Une obligation verte se distingue donc d'une obligation classique par un reporting détaillé sur les investissements qu'elle finance et le caractère vert des projets financés. Cette particularité implique l'intervention de nombreux acteurs et intermédiaires tout au long de la chaîne d'émission. L'entité qui souhaite émettre des green bonds, comme la Caisse des Dépôts, doit ainsi rédiger un prospectus pour détailler le projet qu'elle souhaite financer. Elle doit ensuite faire appel à un organisme certificateur chargé d'évaluer la qualité "verte" de ces émissions. Le certificateur publie une note, qui doit être validée par l'entité émettrice, et fournit un document la justifiant. La dernière étape consiste à allouer les titres auprès d'investisseurs. C'est un broker qui s'en charge.

Conséquence de ces procédés fastidieux : le marché reste très peu digitalisé et automatisé. "Nous estimons que la blockchain peut fluidifier les échanges en mettant en relation directe les émetteurs et les investisseurs au travers d'une plate-forme virtuelle. En optimisant les process métier, il est possible de réduire les délais et donc les coûts d'émissions", expose Nicolas Heulot.

LA BLOCKCHAIN POUR FLUIDIFIER LES ÉCHANGES

Le démonstrateur repose sur une blockchain de consortium basée sur la technologie Parity sur laquelle des smart contracts permettent de définir les règles des processus et d'établir le système de gouvernance. "La blockchain permet ainsi de tracer toutes les étapes du cycle de vie des émissions", commente l'ingénieur. Cette transparence et ce point d'entrée unique visent également à faciliter les transferts de propriété sur ces titres et donc à favoriser l'émergence d'un marché secondaire, encore très peu existant aujourd'hui.

Aujourd'hui, certains écueils doivent encore être surmontés avant de pouvoir mener des expérimentations sur le marché. Les équipes de l'IRT cherchent notamment à introduire une dose de confidentialité par des techniques de chiffrement pour que les détails de certains échanges ne soient visibles que des parties prenantes et du régulateur, comme la proposition d'achat formulée par un investisseur. "Notre objectif est de lever ces verrous technologiques pour pouvoir proposer une solution qui puisse être mise en production", avance l'ingénieur.


2018/05/18

La méthanisation en 10 questions


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



La méthanisation en 10 questions

La méthanisation permet de produire un biogaz issu de la fermentation des déchets, des effluents d'élevages, des résidus de cultures...

Ce gaz est utilisé pour produire de la chaleur, de l'électricité et pour faire fonctionner des véhicules. Cette technologie contribue à réduire la dépendance... 

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2018/05/16

Responsabilité des installations subventionnées dans le cadre du fonds chaleur et référentiels pour l'élaboration d'un bilan combustible biomasse


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Responsabilité des installations subventionnées dans le cadre du fonds chaleur et référentiels pour l'élaboration d'un bilan combustible biomasse

Responsabilité des installations subventionnées dans le cadre du Fonds chaleur et de leurs fournisseurs.

referentiel_combustibles.pdf (PDF — 711.56 Ko — 16/05/2018)


2018/05/11

Lutte contre les renouées invasives et valorisation par méthanisation


Source : Bioénergies International



Lutte contre les renouées invasives et valorisation par méthanisation

Article paru dans le Bioénergie International n°52 de novembre-décembre 2017

Récolte de rénouée asiatique avec une épareuse et aspirateur sur un VSV Noremat, photo Noremat

L’homme favorise, depuis longtemps, volontairement ou non, l’importation d’espèces végétales exotiques. Certaines d’entre elles s’intègrent très progressivement à la flore locale et contribuent ainsi à la biodiversité des milieux et sont qualifiées d’espèces naturalisées. D’autres par contre deviennent envahissantes quand leur rapide prolifération dans les milieux naturels conduit à des changements significatifs de composition, de structure et de fonctionnement des écosystèmes, on parle alors d’espèces invasives. Les 4 et 5 octobre 2017, le SPIGEst, groupe de travail Synergie plantes invasives Grand Est, accueillait à Laxou près de Nancy plus d’une centaine de personnes lors de son deuxième colloque national sur la gestion des renouées asiatiques invasives. Le SPIGEST est composé sous une forme associative de deux collectivités locales : les villes de Laxou et de Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries alimentaires (ENSAIA, Université de Lorraine), des associations des botanistes lorrains Floraine et des amis de la Chèvre de Lorraine, ainsi que de l’entreprise NOREMAT.

Ayant développé une véritable stratégie de compétition envers les autres espèces locales, les renouées asiatiques, plantes herbacées vivaces originaires de l’Extrême-Orient, sont invasives et constituent de véritables fléaux pour la biodiversité. Les renouées asiatiques se rencontrent en France et en Europe le long des cours d’eau via une dispersion par les akènes (fruit sec à graine unique) ou des morceaux de rhizomes. Ces plantes colonisent également les milieux ouverts dégradés comme les friches industrielles, routières ou ferroviaires, les zones de dépotage et de stockage de terre, par ailleurs leur présence sur les bords de route commence à poser d’importants problèmes de visibilité, impactant la sécurité des usagers.

Deuxième colloque national du SPIGEst les 4 et 5 octobre 201è à Laxou, photo Noremat

Leurs dimensions hors normes, leurs capacités extraordinaires de dissémination et de développement sont ainsi préoccupantes pour les gestionnaires d’infrastructures et les propriétaires de sites envahis. Les enjeux sont aussi économiques puisque l’espèce impacte les infrastructures, le bâtiment et les cultures agricoles. Le ministère français de l’écologie chiffrait à 38 millions d’euros en 2015 les frais de lutte engagés contre les espèces invasives.

Le fauchage, principale méthode d’épuisement des renouées, Bruno Chanudet, NOREMAT

Concrètement, les techniques envisagées doivent épuiser les réserves rhizomiales des renouées, afin de favoriser le retour à un équilibre écologique. Pour ce faire, les équipes de SPIGEst se sont inspirées des actions de lutte menées un peu partout en France, les ont adaptées et ont mesuré leurs effets : arrachage des rhizomes, pâturage, compétition écologique, bâchage et fauchage.

Le fauchage est la pratique la plus courante et des opérateurs de l’entretien des routes ont témoigné à Laxou des contraintes spécifiques à leur territoire. Pour eux, la gestion des renouées asiatiques est primordiale pour en limiter l’impact sur la sécurité routière (visibilité, accès, etc.) et sur les infrastructures.

Récolte de renouée asiatique sur accotement routier avec une épareuse et aspirateur sur un VSV, photo Noremat

65 % des gestionnaires interrogés déclarent utiliser cette méthode, seule ou combinée à d’autres. Des expérimentations de fauchage répété, broyage et collecte des tiges en vue de leur valorisation ont alors été conduites par les membres de SPIGEst, de quoi livrer des résultats précis.

Des massifs maîtrisés : les effets d’un fauchage fréquent, toutes les 5 ou 10 semaines, sont visibles dès la première année. Si, dans un premier temps, la plante réagit au stress en multipliant le nombre de ses tiges (entre 1,2 et 2 fois plus nombreuses que le témoin), leur hauteur et leur diamètre sont ensuite rapidement divisés par deux. À partir de la deuxième année, la densité de tiges réduit drastiquement, traduisant une perte de vivacité. Moins hauts et moins denses, ces massifs sont plus faciles à entretenir.

Invasion d’un accotement routier par une renouée asiatique, photo Noremat

Les opérations de gestion peuvent être menées avec du matériel de fauche traditionnel. Le fauchage répété, avec broyage et collecte limite fortement les nuisances des massifs de renouée qui, de taille inférieure, posent moins de problèmes de visibilité routière, d’accès pour la surveillance, etc.

Une plante affaiblie : au niveau du sol, les tiges sont plus éparses, donc l’accaparement des ressources et les effets allélopathiques (qualifie un végétal, qui inhibe la croissance d’autres organismes en sécrétant des substances chimiques nocives ou toxiques) de la renouée vis-à-vis des autres espèces sont moindres.

Fauche et récolte de renouée asiatique avec une épareuse et aspirateur sur un VSV, photo Noremat

La régularité du fauchage empêche également la production des graines et contraint la renouée à puiser dans ses ressources, sans lui laisser l’opportunité de les reconstituer. Le SPIGEst a quantifié l’affaiblissement de ces ressources en mesurant la teneur en amidon des rhizomes des plantes fauchées. Les quantités y sont deux fois inférieures suite à trois ans de fauche, par rapport aux rhizomes du massif témoin.

Restauration : la régression de la plante permet d’envisager l’implantation d’un couvert végétal compétitif adapté au milieu, afin de recoloniser l’espace. Sur les parcelles d’expérimentation, le semis d’espèces prairiales a été réalisé avec succès lors de la troisième saison de fauchage.

Des risques de dispersion maîtrisés : les travaux ont aussi porté sur les risques de dispersion des fragments de rhizomes, de tiges et de graines lors des opérations de gestion. D’une part, le fauchage régulier empêche la plante de monter en fleurs et de disperser ses graines. D’autre part, le broyage fin opéré lors du fauchage évite tout bouturage des tiges. Enfin, il est impératif de nettoyer les outils de coupe avant le transport pour éviter de disséminer la renouée le long des routes.

La valorisation, Yves Le Roux de l’ENSAIA

Les points de vue opérationnels et scientifiques ont permis d’appréhender les conditions de mise en œuvre des différentes techniques et leur efficacité. Les travaux sur la valorisation des résidus de renouées ont prouvé qu’il est possible de les valoriser (en compostage industriel ou en méthanisation) plutôt que de les éliminer, le tout sans risquer de disséminer la plante.

Suite au fauchage et à la collecte, la valorisation des résidus de la gestion des renouées s’est posée alors que de nombreuses préconisations indiquent une élimination pure et simple. Pourtant, la renouée est capable de générer une quantité importante de biomasse à chaque opération de fauchage (plus de 5 tonnes par hectare), ce qui rend très coûteuse son élimination via les filières déchets.

Plateforme de recherche sur la méthanisation de l’ENSAIA à Vandoeuvre-lès-Nancy

Dès 2014, le SPIGEst a cherché à investiguer les voies de valorisation, garantissant la sécurité des débouchés. D’après les travaux présentés par la société Agrivalor au premier colloque national SPIGEst en juin 2015, le compostage industriel assure une élimination efficace de la plante. En 2016, le SPIGEst a mené des expérimentations de méthanisation, afin de transformer la renouée en biogaz et en amendement.

Les analyses ont révélé le potentiel méthanogène du broyat de tiges de renouées : environ 40 Nm³ de méthane par tonne de matière brute. Si la renouée produit trois fois moins de biogaz que le maïs, c’est tout de même un potentiel non négligeable pour une biomasse réduite à un déchet. En revanche, le digestat est riche en carbone non dégradé et en retournant dans les champs, il devient un atout pour les sols agricoles.

Comparaison du pouvoir méthanogène de différents substrats, source ENSAIA.

Les tests ont aussi montré l’intérêt de pré-traiter la renouée, comme pour les autres plantes ligno-cellulosiques, pour en améliorer la digestibilité et la production de gaz. Un test d’ensilage a par ailleurs montré la faisabilité du stockage de longue durée, pour la gestion de la saisonnalité.

Les expérimentations ont enfin montré que la méthanisation stérilise les akènes fertiles et les rhizomes : après 15 jours dans le digestat, ils ne sont plus en mesure de germer, de quoi rassurer les gestionnaires et les sites de valorisation !

Conclusions

Les différentes interventions ont retranscrit la complexité des milieux rencontrés et la diversité des acteurs concernés. Les bonnes pratiques ne sont pas toujours connues et l’évaluation des travaux déjà réalisés manque.

L’invasion par la Renoué du Japon n’est pas une fatalité, photo Noremat

Pourtant, ces résultats pourraient éclairer les gestionnaires dans leurs choix, en matière de faisabilité technique, de temps et d’investissement, mais aussi rassurer les financeurs publics. Du côté des collectivités, l’inquiétude est en effet bien réelle : sans idée de coût ni d’actions concrètes à engager, la rédaction d’un cahier des charges de marché public s’avère difficile. Cependant, en tant qu’élue ayant pris à bras le corps la gestion des invasives, Laurence Wieser, maire de Laxou, peut affirmer que les difficultés ne sont pas insurmontables. Des solutions peuvent être trouvées, avec les professionnels présents sur le terrain. Ce fut le cas dès 2012 pour la commune de Laxou, co-fondatrice de l’aventure SPIGEst.

Une suite à ces rencontres est envisagée et le SPIGEst travaille en parallèle sur la méthanisation d’autres espèces exotiques envahissantes comme l’Ambroisie, les Séneçons et la Berce du Caucase…

En savoir plus sur spigestinvasives.com et retrouvez notamment l’étude réalisée par l’ENSAIA en 2014-2015 sur la méthanisation des renouées asiatiques.

Contact :


2018/05/03

Les opérateurs de réseaux d'énergie lancent un service d'open data de données énergétiques


Source : Actu-Environnement



Les opérateurs de réseaux d'énergie lancent un service d'open data de données énergétiques

Les opérateurs de réseaux d'énergie lancent un service d'open data de données énergétiques

L'agence des Opérateurs de réseaux d'électricité (ORE), présente son premier service d'open data portant sur les données de consommation d'électricité et de gaz.

ORE est l'association qui regroupe l'ensemble des acteurs français de la distribution d'électricité et de gaz. Le jeu de données qu'elle met en place "permet de visualiser les consommations annuelles d'électricité et de gaz à différentes mailles géographiques sur l'ensemble du territoire français (...) et sur plusieurs années,...

Portail Open Data de l'Agence ORE


2018/04/24

Energies renouvelables : un tarif d'achat spécifique aux installations agricoles collectives ?


Source : Actu-Environnement



Energies renouvelables : un tarif d'achat spécifique aux installations agricoles collectives ?

Lors de l'examen du projet de loi sur l'agriculture, les députés de la commission des Affaires économiques ont adopté un amendement visant à mettre en place "un prix de rachat différentiel de l'électricité produite par méthanisation ou photovoltaïque lorsque les installations sont le fruit d'une démarche collective".

Cette mesure a été adoptée avec l'avis favorable du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert.


Atlas 2018 de 1408 sites de production et transformation de biogaz, dont séchoirs


Source : Bioénergies International



Atlas 2018 de 1408 sites de production et transformation de biogaz, dont séchoirs

Atlas paru dans le Bioénergie International n°53 de janvier-février 2018

Atlas biogaz 2018 Bioénergie International. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

L’atlas 2018 Bioénergie International des sites de production et de transformation de biogaz comporte 1408 installations réparties dans le Francophonie, dont 220 références supplémentaires par rapport à l’an passé sur la France. Sur la carte deux couleurs permettent de distinguer les installations de type épuration ou industrielles en bleu, des unités agricoles ou territoriales en rouge.

Une nouveauté fait son apparition sur l’atlas 2018 : les sites en cogénération équipés d’un séchoir pour la valorisation de la chaleur sont signalés en gras dans les tableaux et par un point jaune sur la carte.

L’atlas recense 889 installations agricoles, dont 820 en France, 30 en Suisse francophone, 22 en Belgique francophone, 11 au Luxembourg, 5 au Canada francophone et 1 au Cameroun. Parmi ceux-ci, 600 seront en service en France d’ici la fin de l’année 2018.

Les installations sur sites industriels, stations d’épuration et décharges sont au nombre de 437 en France, 29 en Belgique francophone, 25 au Canada francophone, 10 au Maroc, 8 en Suisse francophone, 4 en Tunisie, 4 sur l’île Maurice et 2 au Luxembourg.

La France compte 186 sites de production de biométhane et 932 sites en cogénération (486 en service à fin 2018 et 146,9 MWé installés. Les autres installations valorisent le biogaz à l’aide de chaudières.

 

Les données sont classées par département pour la France, et par pays pour le reste de la Francophonie. Les abréviations utilisées pour distinguer le type des installations sont les suivantes : AGRicole, TERritorial, CET pour centre d’enfouissement technique, STEP pour station d’épuration, et OM pour les sites de valorisation des ordures ménagères par tri-mécano biologique et autres procédés.

Précisons enfin une chose importante quant à l’exhaustivité : nous enrichissons nos bases de données au fil de l’eau et la carte est simplement une photographie de ces bases à une date donnée. Aussi nous invitons les représentants des installations manquantes, et tous ceux dont les informations ne seraient pas totalement exactes, de nous faire passer leurs précisions pour l’édition 2019 à fbornschein@bioenergie-promotion.fr.

François Bornschein

 


2018/04/20

Données pour la planification énergétique territoriale


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Données pour la planification énergétique territoriale

L'état des lieux des données de planification énergétique territoriale est un projet ayant pour objectif la création d'un catalogue opérationnel des données de planification énergétique, à destination des collectivités territoriales en charge d'un exercice de planification.

Il s'insère dans différents accompagnements de l'ADEME sur cette thématique (club STEP, réseaux d'acteurs...). Le catalogue des données s'accompagne d'une carte mentale illustrative (télécharger le logiciel libre Xmind afin de la visualiser) et d'une plaquette explicative.


2018/04/03

L'hydrogène dans la transition énergétique


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



L'hydrogène dans la transition énergétique

Les développements technologiques et les expérimentations menées ces dernières années dans le domaine de l'hydrogène permettent d'affirmer que ce vecteur apportera des contributions majeures à la transition énergétique et écologique :

  • Des solutions de flexibilité et d'optimisation aux réseaux énergétiques dans le cadre d'un mix électrique futur associant fortement les sources renouvelables ;
  • De nouvelles perspectives pour l'autoconsommation à l'échelle d'un bâtiment, d'un ilot ou d'un village grâce au stockage permis par les technologies hydrogène ;
  • Des solutions nouvelles pour l'électromobilité grâce à l'hydrogène embarqué.

Enfin, l'industrie emploie actuellement plus de 900000 tonnes d'hydrogène par an, produit à partir de combustibles fossiles, ce qui représente 7,5% des émissions de gaz à effet de serre de l'industrie française. L'enjeu est d'améliorer les procédés et de substituer, lorsque cela est possible, des ressources renouvelables aux ressources d'hydrogène fossiles.

fiche-technique_hydrogene_dans_la_te_avril2018_2.pdf (PDF — 777.76 Ko — 03/04/2018)


2018/03/30

Énergies renouvelables : un enjeu pour l'agriculture


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Cette infographie présente les chiffres clés, contributions et opportunités des énergies renouvelables pour les exploitations agricoles.

ademe_le_mag_114_faits_et_chiffres.pdf (PDF — 542.56 Ko — 30/03/2018)


Valorisation des déchets verts et bois-énergie dans le Golfe de Saint-Tropez


Source : Bioénergies International



Valorisation des déchets verts et bois-énergie dans le Golfe de Saint-Tropez

La ligne de criblage à trois fractions à poste fixe TERRA SELECT T5 E avec à droite le système d’aspiration des plastiques, photo Frédéric Douard

La Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez a été créée le 1er janvier 2013 en lieu et place de l’ancien SIVOM du Pays des Maures et du golfe de Saint-Tropez. La collecte et la gestion des déchets figurent parmi ses compétences, de même que la protection de l’environnement et le débroussaillement pour limiter les risques d’incendies. C’est dans ce cadre que la collectivité gère l’Écopôle du Maravéou sur un terrain de 2,5 ha mis à disposition par la commune de La Mole. Créé en 2004, ce pôle traite les déchets verts, produit du compost normé pour l’agriculture biologique et du bois-énergie depuis 2008.

La fraction ligneuse des déchets verts

Par ses propres moyens logistiques, la collectivité centralise sur l’Ecopôle les déchets déposés dans les dix déchetteries de son territoire. En 2016, ce sont ainsi plus de 16 000 tonnes de déchets verts qui ont ainsi pu être valorisées. Cinq agents assurent le fonctionnement de la plateforme.

Camions de collecte des déchets verts de la Communauté de Communes, photo Frédéric Douard

Les déchets verts passent dans un broyeur dès leur arrivée sur la plateforme et le broyat est ensuite criblé pour séparer la partie fine destinée au compostage et au paillage agricole, de la partie ligneuse destinée à l’énergie.

Au premier plan la fraction fine sortant du tambour pour le compostage, et à droite un chargeur en train de prélever la partie bois-énergie sous le crible à étoiles, photo Frédéric Douard

Pour réaliser cette opération, la collectivité a engagé des investissements importants avec notamment durant l’été 2016 la mise en place par la société VERCOM d’une ligne de criblage électrique à poste fixe.

Sylvain Brehm, VERCOM à gauche et Sinon Beaujon, Ecopôle, devant le combustible destiné à la centrale de Brignoles, photo Frédéric Douard

Pour le débouché énergie, la partie ligneuse, riche en eau et en minéraux, est mélangée à du broyat de palette produit également sur la plateforme à partir des DIB collectés par la collectivité. Les palettes sont broyées et criblées sur l’Ecopôle et disposent aujourd’hui d’un seul débouché : la centrale Sylvania à Brignoles. Pour cette dernière, le broyat de palettes est additionné à la fraction ligneuse des déchets verts, dans une proportion égale, ce qui permet d’obtenir un combustible équilibré en humidité et en taux de cendres ; 1500 tonnes y sont ainsi livrées par an.

Gros plan sur la fraction ligneuse extraite des déchets verts broyés à La Mole par la ligne TERRA SELECT T5, photo Frédéric Douard

Gros plan sur la ligne de criblage des déchets verts broyés

La ligne vendue et installée par la société VERCOM est composée d’un crible rotatif, d’une table à étoiles, d’une table à rebond, d’un déferrailleur et d’une soufflerie à plastiques mous.

Gros plan sur la table à étoiles de la ligne TERRA SELECT T5 de La Mole, photo Frédéric Douard

Le crible à tambour TERRA SELECT T5 est conçu pour le criblage du compost, du bois-énergie, des déchets verts broyés et de la terre végétale. Il possède une trémie d’alimentation à tapis de 5 m³. Sa bande crantée évite de se décentrer et de patiner. Son tambour, d’un diamètre de 2 m, a une surface effective de criblage de 25 m².

La ligne de criblage à trois fractions à poste fixe TERRA SELECT T5 E à La Mole, photo F. Douard

Parmi les options disponibles dans l’offre TERRA SELECT, les gestionnaires de l’Ecopôle ont choisi de doter leur ligne d’un tapis balistique pour ôter les pierres, d’une poulie magnétique pour ôter les métaux ferreux, d’un séparateur aéraulique pour ôter les plastiques légers et enfin d’une table à étoiles pour sortir une troisième fraction. Le tambour permet de prélever en tête de ligne la fraction fine de 0 à 30 mm (50 % du volume), et la table à étoiles en fin de ligne permet de sélectionner les produits de 30 à 150 mm pour l’énergie (40 % du volume). Les surlongueurs sont repassées au broyeur.

Gros plan sur les plastiques extraits des déchets verts broyés à La Mole par la ligne TERRA SELECT T5, photo Frédéric Douard

Tous les convoyeurs font un mètre de largeur et leurs châssis sont galvanisés. De plus, la vitesse des bandes sous tambour et de refus est réglable en continu. La ligne a une capacité de traitement de 70 à 80 m³ de matière à l’heure. Elle travaille silencieusement et présente une très bonne accessibilité pour toutes les opérations de maintenance et d’entretien.

Séparateur de métaux ferreux sur la ligne de criblage TERRA SELECT T5, photo Frédéric Douard

Sur la plateforme de La Mole, la collectivité a fait le choix d’un entraînement 100 % électrique de 65 kW, ce qui permet de réduire fortement le travail de maintenance et ce qui est très économique en termes d’énergie consommée par rapport à une version thermique. Le premier bilan d’exploitation montre un prix de fonctionnement de 3 à 4 €/tonne, manutention au chargeur comprise.

La plaquette forestière

Parallèlement à la gestion des déchets, la Communauté de communes s’est engagée dans une politique de développement de la filière bois-énergie sur son territoire. Ainsi, l’Ecopôle de La Mole héberge-t-il aussi une plateforme dédiée à la production de plaquette forestière fine, calibrée et sèche pour les petites chaufferies collectives (P16 et P31,5 – M30).

La plateforme des plaquettes forestières à La Mole, photo Frédéric Douard

Cette plateforme de 4500 m² accueille des stocks de bois rond sur 2000 m² bitumé et dispose d’un hangar de séchage et de stockage de plaquettes de 400 m² pouvant contenir 1200 m³. Initialement mise en place par la collectivité, cette activité a vu sa gestion confiée à l’association Maures Bois Énergie depuis le premier janvier 2017.

Si la production de plaquettes forestières alimente aujourd’hui une bonne quinzaine de chaufferies dans le département, l’objectif est d’arriver à 4000 tonnes de production annuelle. Notons enfin qu’une partie de ce combustible haut de gamme est livrée par un caisson souffleur TRANSMANUT, ce qui permet aux porteurs de projets de faire des économies de génie civil lors de la conception et de la construction de leurs chaufferies, en permettant de valoriser des locaux existants.

Le caisson souffleur de plaquettes TRANSMANUT, photo Maures Bois Energie

Contacts :

Frédéric Douard, en reportage à La Mole – Golfe de Saint-Tropez


2018/03/13

Biogaz : 2 TWh d'électricité ont été produits en 2017


Source : Actu-Environnement



Biogaz : 2 TWh d'électricité ont été produits en 2017

La dynamique du biogaz se poursuit en France.

En 2017, 72 nouvelles installations, représentant une puissance de 40 mégawatts (MW), ont complété le parc de production d'électricité à partir de biogaz. Le rythme est plus élevé qu'en 2016 qui comptabilisait 32 MW de raccordements.

La production d'électricité s'est élevée à 1,9 terrawattheure (TWh) sur l'année 2017, en hausse de 4% par rapport à 2016, grâce aux 548 installations totales (423 MW).

C'est le bilan que dresse le ministère de la Transition écologique dans le tableau de bord du biogaz pour la production d'électricité du quatrième trimestre 2017, publié le 28 février 2018.

Par ailleurs, "70 MW étaient en file d'attente fin 2017", précise le ministère.


Biométhane : 44 installations injectent dans les réseaux de gaz naturel


Source : Actu-Environnement



Biométhane : 44 installations injectent dans les réseaux de gaz naturel

En 2017, 18 nouvelles installations ont injecté du biométhane dans les réseaux de gaz naturel, après production et épuration de biogaz, selon le tableau de bord du biométhane injecté dans les réseaux de gaz publié par le ministère de la Transition écologique. Les raccordements sont deux fois plus élevés qu'en 2016. Après un troisième trimestre moins dynamique, l'injection a accéléré sa progression au quatrième trimestre.

Cela amène à 44 le nombre total d'installations pour une capacité maximale de production de 696 GWh/an. "Sur l'ensemble de l'année, la production a atteint 406 gigawattheures (GWh), contre 125 GWh en 2016", indique le ministère. Par ailleurs, une puissance de 7.958 GWh/an de 361 projets était en file d'attente au 31 décembre 2017.

Trois régions, Grand Est, Hauts-de-France et Ile-de-France, concentrent 50% des capacités installées au 31 décembre 2017 et 54% des injections sur l'année.


2018/03/12

[VIDEO] De la vigne pour alimenter les centrales biomasse ?


Source : Actu-Environnement



[VIDEO] De la vigne pour alimenter les centrales biomasse ?

Chaque année, de nombreux ceps de vignes sont arrachés, plus assez productifs ou contaminés par des maladies. Un gisement significatif de bois qui pourrait être brûlé pour produire de la chaleur voire de l'électricité. Reportage vidéo dans le Vaucluse.

Sur une parcelle expérimentale de quatre hectares, des milliers de ceps de vignes ont été arrachés, puis réduits en fragments grâce à une broyeuse et un cribleur. Une parcelle assez grande pour optimiser le coût de déplacement de ces engins. Le but : valoriser les déchets verts au lieu de les brûler à l'air libre, comme c'est le cas généralement, ce qui participe à la pollution atmosphérique. "Aujourd'hui, les agriculteurs ont encore le droit de le faire mais mieux vaut anticiper une future interdiction en pensant dès maintenant à une méthode alternative pour se débarrasser de ces déchets verts et de façon économiquement viable", précise Gérard Gazeau, chargé de mission à la chambre d'agriculture du Vaucluse.

Alimenter la centrale biomasse de Gardanne

Une expérimentation menée conjointement avec Uniper, l'énergéticien qui gère notamment la plus grande centrale biomasse de France, à Gardanne. Cette dernière doit brûler 800.000 tonnes de bois par an pour produire de l'électricité. Mais ce n'est pas si facile de trouver autant de bois dans un périmètre local, en particulier en région PACA. Du coup, aujourd'hui 50% de son bois provient de l'étranger et pour le reste, l'entreprise doit diversifier son approvisionnement : "La moitié en provenance de ressources forestières, sur un rayon très large de 17 départements autour de l'usine, et une autre moitié de bois de fin de vie, des déchets issues de déchetteries ou de pratiques agricoles", explique Gilles Martinez, ingénieur forestier chez Uniper.

Selon Uniper, le gisement de déchets verts en provenance des activités agricoles serait considérable "en PACA, il y aurait plusieurs centaines de milliers de tonnes par an". Reste à les mobiliser, ce qui n'est pas une mince affaire, on retrouve les mêmes difficultés qu'en exploitation forestière : morcellement des parcelles, acces parfois difficile… De plus, pour faire changer les pratiques agricoles, il faudra soit une interdiction règlementaire ou bien inciter les agriculteurs en achetant ce bois à un tarif attractif. Cette première expérience devrait néanmoins permettre d'éclaircir un certain nombre de points notamment sur les coûts de fabrication du combustible


Les gaz renouvelables, mieux que le tout électrique pour réussir la transition énergétique


Source : Bioénergies International



Les gaz renouvelables, mieux que le tout électrique pour réussir la transition énergétique

Editorial du Bioénergie International n°54 de mars-avril 2018

Selon une étude publiée le 22 février 2018 par le consortium Gas for Climate, les gaz renouvelables pourraient jouer un rôle prépondérant en Europe pour parvenir à des émissions de gaz à effet de serre nulles d’ici 2050 et atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

Un tournant idéologique dans la transition énergétique : la fin du tout électrique renouvelable

Le rapport montre qu’il est possible d’augmenter la production de gaz renouvelables (biométhane et hydrogène renouvelable) d’ici 2050 de plus de 120 milliards de mètres cubes par an. Le potentiel de biométhane est fondé sur un scénario conservateur d’utilisation durable de la biomasse en Europe.

Selon le rapport, si un quart de la demande actuelle de gaz était couverte par la production de gaz d’origine renouvelable d’ici 2050, en utilisant les infrastructures gazières existantes, l’Union européenne économiserait même 140 milliards d’euros chaque année, en comparaison avec un scénario fondé sur une électrification totale. Ces économies seraient principalement réalisées par la limitation des pics de demande d’électricité, et donc des besoins d’investissement dans les capacités de production de pointe et dans la construction de nouvelles infrastructures nécessaires pour gérer ces capacités.

Retour à un paradigme de réalité : la biomasse et le gaz renouvelable, vecteurs les moins chers pour stocker l’énergie renouvelable

L’arrivée de la solution globale du gaz renouvelable, aux côtés d’une filière bioénergie représentant déjà plus de 63 % des énergies renouvelables en Europe, est une véritable bombe politique qui remet en place le dogme électrique (tout PV et éolien), les velléités hégémoniques des électriciens depuis des décennies sur les renouvelables et l’idée comme quoi la transition énergétique sera forcément électrique et coûteuse !

Le gaz renouvelable est un vecteur qui fait la synthèse entre les sources d’énergie solides, gazeuses et électriques renouvelables ! Fini l’impérieuse nécessité de batteries polluantes et coûteuses pour le stockage d’électricité, la solution est bien plus simple : produire du gaz stockable à partir de la biomasse (par méthanisation ou gazéification) ou à partir de l’électricité renouvelable excédentaire par l’électrolyse de l’eau. L’électrolyse met à disposition de l’hydrogène pour alimenter les piles à combustible des futurs véhicules électriques par exemple, ou pour produire du méthane en recyclant au passage le CO2 émis par la combustion.

Des filières plus économiques et plus sûres que le réseau électrique seul

La filière gaz renouvelable, tout comme la filière bioénergie, permet d’envisager une production massive d’énergie à bas coût sur la base des infrastructures actuelles, tant en transport, en stockage qu’en génération de l’énergie.

Du côté de la sûreté énergétique, quoi de plus facile aujourd’hui (terrorisme ou catastrophes « naturelles ») que de faire disjoncter n’importe quelle région ou pays dont le système n’est basé que sur un réseau électrique centralisé et en équilibre instable permanent ? À côté de cela, les applications thermiques directes et les productions électriques thermiques sont autonomes, décentralisées, en équilibre stable et donc globalement beaucoup plus difficiles à déstabiliser.

La montée à venir du gaz renouvelable, et la reconnaissance de la dimension stratégique des biomasses en termes de stockage, de disponibilité et de sûreté est une véritable révolution culturelle, alors que depuis 30 ans en matière d’énergie renouvelable, on ne jurait que par l’électricité !

L’étude est disponible en anglais sur le site www.gasforclimate2050.eu


2018/03/07

[JEC 2018] Du végétal dans les composites


Source : Usine Nouvelle



[JEC 2018] Du végétal dans les composites

Le JEC World réunit à Paris-Villepinte toute l'industrie mondiale des composites du 6 au 8 mars. Dans l'automobile, pour réduire le coût des grandes pièces en composites, les constructeurs s’intéressent aux agro-composites et à la fibre de carbone low cost.

[JEC 2018] Du végétal dans les composites

© L’américain Hexcel fournit à Airbus de la fibre de carbone depuis près de trente ans.

Parmi les innovations à suivre, la production de fibre carbone à moindre coût.


2018/03/05

Les énergies renouvelables et de récupération


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Les énergies renouvelables et de récupération

Cette infographie présente la part des énergies renouvelables et de récupération dans la consommation énergétique française et dans le mix énergétique français à échéance 2035 puis 2050 selon les Visions énergie-climat de l'ADEME. Le bénéfice environnemental et climatique ainsi que l'opportunité économique qu'elles représentent sont également exposés.

DOCUMENTS À TÉLÉCHARGER


2018/03/04

Le top 1000 des chaufferies à biomasse solide de la Francophonie


Source : Bioénergies International



Le top 1000 des chaufferies à biomasse solide de la Francophonie

Atlas paru dans le Bioénergie International n°52 de novembre-décembre 2017

Atlas Bioénergie-international 2017 des chaufferies à biomasse.

Cet atlas Bioénergie International 2017 présente les chaufferies collectives, industrielles ou agricoles d’au moins 1100 kW fonctionnant à la biomasse solide et réputées en fonctionnement dans la francophonie. D’année en année ce seuil de puissance évolue afin de toujours vous présenter les 1000 chaufferies les plus puissantes que nous avons pu répertorié.

Résultats 2017 : 885 chaufferies en France et 176 dans les autres pays francophones.

En termes de puissance, l’atlas recense 1031 installations représentant 2396 MW thermiques.

Les chaufferies collectives sont au nombre de 536 et représentent 46,3 % de la puissance totale (1109 MW). Au niveau de l’industrie, l’atlas compte 414 installations pour 42,5 % de la puissance totale (1019 MW). Enfin, le secteur agricole, avec quelques 111 chaufferies représente 11,2 % de la puissance totale répertoriée ici
(268 MW).

Les données sont classées par département pour la France, et par pays pour la francophonie. Les lettres AGR, IND et CT indiquent respectivement si la chaufferie est de type agricole, industriel ou collectif et tertiaire. La mention de la marque de la chaudière et des équipements installés figure également le plus souvent (83,7 % des sites mentionnés sont renseignés).

Enfin, nous enrichissons les données sur base de nos enquêtes et de vos retours. Aussi nous invitons les représentants des installations manquantes, et tous ceux dont les informations ne seraient pas totalement exactes, de nous faire passer les informations pour l’édition 2018 à fbornschein@bioenergiepromotion.


2018/02/28

Les lauréats de l’appel d’offres CRE 5-2 cogénération biomasse enfin dévoilés


Source : Bioénergies International



Les lauréats de l’appel d’offres CRE 5-2 cogénération biomasse enfin dévoilés

Conformément aux objectifs d’accélération du développement des énergies renouvelables rappelés lors du Sommet sur le Climat « One Planet Summit », Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, vient de désigner les 11 lauréats de l’appel d’offres CRE 5, année 2, pour développer des installations de production d’électricité à partir de biomasse, pour un volume de 52,9 MWé.

« La France a voté en décembre dernier une loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures sur tout notre territoire. En parallèle, notre pays doit monter en puissance sur le développement des énergies renouvelables pour répondre aux objectifs fixés dans le Plan climat. Les projets annoncés aujourd’hui répondent à cette ambition de soutenir des filières créatrices d’emplois » déclare Nicolas Hulot.

Lancé en février 2016, pour un volume total de 180 MWé, l’appel d’offres dit CRE 5 pour les installations biomasse énergie comporte trois périodes de candidature, réparties sur trois ans, et repose sur le nouveau dispositif de soutien, le complément de rémunération. Cet appel d’offres porte sur  un volume annuel de 50 MW de nouvelles installations « bois-énergie » de plus de 300 kW et de 10 MW pour de nouvelles installations de méthanisation de plus de 500 kW.

Pour cette deuxième tranche, 45 dossiers de candidature ont été reçus, pour une puissance cumulée de 176,8 MWé. Tous les dossiers transmis étaient complets et la CRE les a instruits en fonction du prix de vente de l’électricité proposée, de la qualité de l’approvisionnement, de l’efficacité énergétique et de la performance en matière de qualité de l’air.

Sur cette base, Nicolas Hulot désigne 11 projets lauréats : 9 projets pour le lot bois-énergie et 2 projets de méthanisation

Les installations des lauréats seront soutenues par un complément de rémunération garanti pendant 20 ans. Elles produiront de l’électricité renouvelable pour un volume total de 400 GWh par an et de la chaleur renouvelable à hauteur de 1 000 GWh par an.

Le projet porté par la société PV BAISSES à Villelaure (Vaucluse) est le deuxième projet « bois-énergie » qui bénéficiera du bonus mis en place en 2016 afin de soutenir les structures ayant recours à l’investissement participatif.

Cette année, le tarif moyen, pondéré par la puissance des installations des lauréats pour les installations « bois-énergie » de moins de 3 MW est égal à 137 €/MWh. Il est inférieur au tarif des lauréats de la tranche précédente, dans la même catégorie, qui était égal à 149 €/MWh.

Pour l’ensemble des lauréats, le tarif moyen, pondéré par la puissance des installations de tous les lauréats est de 122,50 €/MWh. Ce tarif est égal au tarif moyen pondéré par la puissance des installations des lauréats de la première période.

Une troisième période de candidature sera ouverte du 29 juin au 31 août 2018.

Liste des projets retenus cette année 

Installations bois-énergie de moins de 3 MW  

Projets lauréats

Région

Commune

Puissance allouée (MW)

PERENIA

Provence Alpes Côte d’Azur

Clans

1,2

NEOWAT

Normandie

Longueville sur Scie

1,2

COMBRAILLE BOIS ENERGIE (COBE)

Nouvelle Aquitaine

La Souterraine

2,5

BIOMASSE 45

Centre Val de Loire

Nogent sur Vernisson

1,18

BIOMASSE 31

Occitanie

Gratens

1,18

BIOMASSE 18

Centre Val de Loire

Lury sur Arnon

1,18

CAMPUS SAG Sud Luberon

Provence Alpes Côte d’Azur

Villelaure

1

Installations bois énergie de plus de 3 MW

Projets lauréats

Région

Commune

Puissance allouée (MW)

BIO-Watt

Provence Alpes Côte d’Azur

Tarascon

25

BiotricityMaubourguet

Occitanie

Maubourguet

15,98

Installations de méthanisation

Projets lauréats

Région

Commune

Puissance allouée (MW)

Méthanisation à la ferme de Goasmin

Bretagne

Plusquellec

0,51

MEDOC ENERGIES 2

Nouvelle Aquitaine

Hourtin

0,79


2018/02/27

Le biométhane de deuxième génération, des enjeux méconnus


Source : Bioénergies International



Le biométhane de deuxième génération, des enjeux méconnus

Le bilan énergétique du biométhane 2Gr

A l’occasion du salon Biogaz Europe 2018, Olivier Guerrini de la Direction Recherche et Technologies, Key Program Biogas d’ENGIE, répond aux questions de Jeremy HUGUES-dit-Ciles sur la synthèse de la conférence “Le Biométhane de 2ème Génération : Enjeux et perspectives industrielles” donnée le 8 février 2018 sur le salon à Nantes.

Le domaine concerne la production de méthane à partir de la pyrolyse-gazéification de biomasses solides, un travail dont le club pyro-gazéification est l’animateur professionnel.

Pour en savoir plus sur cette filière : www.clubpyrogazeification.org


Valoriser les bois de vignes et vergers en chaudière au lieu de les brûler à l’air libre


Source : Bioénergies International



Valoriser les bois de vignes et vergers en chaudière au lieu de les brûler à l’air libre

Démonstration de broyage des ceps de vigne par les Ets Gordo, photo Uniper

L’énergéticien Uniper et la Chambre d’agriculture de Vaucluse se sont associés le 23 février 2018 pour réaliser un chantier pilote de valorisation énergétique et agricole de 4 ha de vignes dans le Luberon, en alternative au brûlage à l’air libre. En soutien avec l’ADEME et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce projet s’inscrit dans le cadre du Lab’Forêt d’Uniper, programme d’expérimentation visant à structurer la filière bois locale et à assurer un approvisionnement durable de sa centrale biomasse à Gardanne. Gordo SARL, spécialisé dans les travaux agricoles et terrassements en région PACA et basé à Robion, a mis en oeuvre ce chantier. Une solution pour la gestion des déchets verts agricoles placée sous l’angle de la transition énergétique et de l’économie circulaire.

Agriculture et énergie : des voies de valorisation complémentaires

En répondant à l’appel à projet de l’ADEME pour la prévention dans le cadre du brûlage agricole, la Chambre d’agriculture de Vaucluse a fait le choix, suite à une interrogation d’élus agricoles du Groupement de Développement Agricole Sud Luberon, de se positionner sur la valorisation énergétique des souches de vigne et le stockage de carbone dans le sol. Ce sont 4 ha du vignoble de Cadenet qui ont ainsi été arrachés et broyés.

Matthieu Raby, directeur de Gordo SARL complète “La fraction fine sert à faire de la terre végétale pour enrichir les sols et stocker le carbone, tandis que les grosses fractions vont approvisionner la centrale biomasse de Gardanne pour produire de l’énergie”.

Les objectifs de ce chantier pilote étaient d’analyser le potentiel fertilisant des terres végétales et le potentiel énergétique des plaquettes, d’évaluer la rentabilité économique et réaliser un bilan énergie/gaz à effet de serre de l’opération.

Arrachage de vieux ceps de vigne au Cadenet, photo Uniper

Une alternative au brûlage à l’air libre

Comme le département voisin des Bouches-du-Rhône, le Vaucluse est confronté à une problématique de qualité de l’air avec un Plan de Protection de l’Atmosphère approuvé en 2014 sur 22 communes de la région avignonnaise.

La valorisation énergétique de la biomasse agricole est une alternative au brûlage à l’air libre. Elle apportent une solution aux agriculteurs de notre territoire qui sont confrontés à la difficulté d’évacuer ces déchets issus de la viticulture, mais également de l’arboriculture” précise Gérard Gazeau, chargé de mission agro-environnement à la Chambre d’agriculture. “

Ces résidus de cultures correspondent aux tailles et aux arrachages des arbres des vergers ou vignobles qui doivent être renouvelés tous les 30 ans.

Une économie locale méditerranéenne diversifiée et vertueuse

Cette voie de valorisation constitue une réelle opportunité pour la région PACA dont près du 1/3 des exploitations agricoles est spécialisé en viticulture.

C’est ce que confirme Matthieu Raby : “Nous avons développé la prestation d’arrachage, unique dans le Vaucluse, et c’est grâce au débouché de la centrale biomasse que nous avons pu voir plus loin en développant le bois-énergie, nous permettant de répondre à notre ambition première : l’économie circulaire et les circuits courts. Toute la vigne est valorisée, de la souche jusqu’à la petite branche.


2018/02/23

L’agriculture produit 20% des énergies renouvelables françaises, soit 4,5 Mtep


Source : Bioénergies International



L’agriculture produit 20% des énergies renouvelables françaises, soit 4,5 Mtep

Chaufferie bois et méthanisation au Gaec des Friches à Saint-Nicolas-du-Tertre dans le Morbihan, photo Frédéric Douard

L’Ademe dévoilé Le 22 février 2018 une étude inédite qui conforte la place de l’agriculture au cœur du développement des énergies renouvelables. L’agriculture produit aujourd’hui autant d’énergies renouvelables qu’elle consomme d’énergies conventionnelles. Les énergies renouvelables sont aussi une source importante de revenus pour les agriculteurs, pouvant dans certains cas générer jusqu’à 15000€ annuels de revenus complémentaires.

Pour Nicolas Hulot, Ministre d’Etat, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire « cette étude prouve une nouvelle fois que la transition énergétique est une réalité et une opportunité pour les agriculteurs. Les énergies renouvelables, c’est de l’emploi dans les territoires, c’est un revenu complémentaire pour les agriculteurs, c’est un plus pour la planète. Avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie, nous allons encore accélérer et faire en sorte que chaque agriculteur qui le souhaite puisse s’engager pour le solaire, l’éolien, ou le biogaz ».

Le secteur agricole, un important producteur d’énergies renouvelables

En 2015, le monde agricole a contribué à la production de 20% des EnR nationales. Avec 4,5 Millions de Tonnes Equivalent Pétrole (Mtep), les exploitations agricoles participent autant à la production d’EnR qu’elles consomment d’énergie non renouvelable.

Cette contribution des exploitations agricoles à la transition énergétique prend plusieurs formes :
• L’autoconsommation de chaleur et d’électricité pour réduire la facture énergétique de l’exploitation (géothermie, solaire thermique, photovoltaïque, méthanisation);
• La production et la vente de biomasse pour la production d’énergies renouvelables (cultures pour les biocarburants et la méthanisation, bois pour la chaleur) ;
• La vente d’électricité ou gaz directement sur les réseaux (photovoltaïque, méthanisation) ;
• La mise à disposition de surface pour les installations de panneaux solaires ou d’éoliennes.

Selon les estimations de l’étude, en 2015 plus de 50 000 exploitations agricoles (soit 15% des exploitations) participent déjà à la production d’EnR de manière significative. L’étude estime que cette contribution pourrait être multipliée par 2 à l’horizon 2030 et pourrait atteindre 15,8 Mtep en 2050, grâce au développement de la méthanisation, du photovoltaïque et de l’éolien notamment.

Les EnR : un plus pour le revenu des agriculteurs

Selon l’étude, en 2015 la contribution du secteur agricole à la production d’EnR représente un chiffre d’affaire d’1,4 milliard d’euros soit l’équivalent de 2% du chiffre d’affaires de l’agriculture française.
Ce chiffre d’affaires est essentiellement porté par les biocarburants, pour 1 milliard d’euros, suivi du photovoltaïque, pour 109 millions d’euros, de la méthanisation et de la biomasse chaleur, pour respectivement 88 et 85 millions d’euros et, dans une moindre mesure, 34 M€ pour la mise à disposition d’espace permettant l’installation d’éoliennes.

Ces chiffres, encore limités au regard du potentiel de l’ensemble du secteur agricole, génèrent néanmoins un impact significatif pour les agriculteurs engagés dans ces projets : le développement des EnR contribue à diversifier leur revenu, pour des montants pouvant aller de quelques milliers d’euros de réduction de leur facture énergétique à plus de 15 000 € de revenus complémentaires. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le revenu agricole moyen en 2015, évalué à 25 400 € pour l’ensemble des filières.

L’étude a identifié plus d’une cinquantaine d’opportunités offertes aux agriculteurs selon leur filière, les caractéristiques de leur exploitation, leurs possibilités d’investissements financiers ou leur volonté d’implication dans la gouvernance des projets.

Pour en savoir plus, télécharger l’étude : Agriculture et EnR : contributions et opportunités pour les exploitations agricoles


2018/02/22

Agriculture et énergies renouvelables


Source : ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie)



Agriculture et énergies renouvelables

En 2015, le monde agricole a contribué directement et indirectement à la production de 20% des EnR nationales. En définitive, les exploitations agricoles participent autant à la production d'EnR qu'elles ne consomment d'énergie (4.5 Mtep).

A ce jour, cette contribution est essentiellement liée à la production de biomasse pour les biocarburants et au développement de l'éolien sur des terres agricoles. A l'horizon 2030, la contribution des exploitations agricoles serait multipliée par 2, pour atteindre, en 2050, 15.8 Mtep, grâce au développement de la méthanisation, du photovoltaïque et de l'éolien notamment.

Selon la méthode développée dans l'étude, en 2015 la contribution du secteur agricole à la production d'EnR représente un chiffre d'affaire d'1,4 milliard d'euros soit l'équivalent de 2% du chiffres d'affaires de l'agriculture.

Le développement des EnR, la transition écologiquepermet aux agriculteurs de diversifier et de renforcer leur revenu, pour des montants pouvant aller de quelques milliers d'euros de réduction de leur facture énergétique à plus de 15 000 € de revenus complémentaires. Ces chiffres sont à mettre en perspective avec le revenu agricole moyen en 2015 évalué à 25 400 ¤ pour l'ensemble des filières.

L'étude a identifié plus d'une cinquantaine de modèles d'affaire possible offrant aux agriculteurs des opportunités selon leur filière, leur contexte pédo-climatique, leur volonté d'implication dans la gouvernance des projets, d'investissements financiers, de temps de travail, de risques et d'acceptabilité sociale.

Les EnR constituent une nouvelle filière pour le monde agricole en plein développement. Elles représentent une opportunité économique en tant qu'activité en développement qu'il faut nécessairement organiser et accompagner. Compte tenu des perspectives, l'ADEME recommande le renforcement d'une animation locale axée sur la fourniture de conseils techniques, administratifs et financiers, ainsi que celle d'un accompagnement au montage de projets. Les objectifs sont d'accélérer la diffusion des EnR et de permettre à l'agriculture d'être un véritable acteur de la transition énergétique.

De plus, les projets d'EnR collectifs intégrés aux territoires contribuent à l'acceptation des EnR par la société, et développent une image positive de l'agriculture utile aux défis énergétiques et climatiques de nos sociétés.


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